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L’Esprit à l’œuvre en Christ

Leçon 6 · 4e trimestre 2026 · 25/10/2026 · 30 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;” (Ésaïe 61:1, LSG) · Lire dans la Bible

La leçon suit la vie de Jésus dans l'ordre et trouve le Saint-Esprit à l'œuvre à chaque étape : dans la conception en Marie, au baptême dans le Jourdain, dans le désert, dans l'onction pour prêcher à Nazareth et dans le don de soi à la croix jusqu'à la résurrection. Elle montre Jésus pleinement Dieu et pleinement homme, vivant en tant qu'homme dans la dépendance de l'Esprit, répond à l'adoptianisme et à l'unicisme et se termine sur l'œuvre qui sauve : le Fils qui s'est offert à Dieu par l'Esprit éternel.

Jésus avait trente ans et n'avait jamais fait un seul miracle. Aucun. Trente ans de vie à la maison, à l'atelier, à la synagogue le jour du sabbat, et rien de ce que nous avons l'habitude de lui associer : pas de foule, pas de sermon, pas d'aveugle recouvrant la vue. Puis le ciel s'ouvre au Jourdain, le Saint-Esprit descend sur lui, le Père parle d'en haut... et la première chose qui arrive ensuite n'est pas un miracle. C'est un désert.

Avant de continuer, répondez avec sincérité : lorsque votre vie devient difficile, en concluez-vous que Dieu s'est éloigné ? Gardez cette question à l'esprit. La leçon d'aujourd'hui renverse complètement ce calcul. Elle montre une chose à laquelle la plupart des croyants n'ont jamais pris le temps de réfléchir : le Saint-Esprit était présent à chaque moment de la vie de Jésus, depuis le sein de Marie jusqu'à la résurrection. Y compris dans les endroits difficiles.

La lecture en classe comprend deux passages, et la revue demande de lire les deux : Matthieu 1:18-21, sur le début de la vie de Jésus, et Luc 4:16-22, sur le début de son ministère à Nazareth. Remarquez ce qu'ils ont en commun, car ce n'est pas évident : dans les deux cas, celui qui apparaît en train d'agir est le Saint-Esprit. Le texte d'or est la prophétie que Jésus a lue dans cette synagogue : "L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;" (Ésaïe 61:1).

Cela touche à la doctrine centrale de notre foi, la Trinité. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois Personnes distinctes, unies depuis l'éternité, et un seul Dieu. Ce ne sont pas trois dieux, et ce n'est pas non plus un Dieu qui change de costume selon l'occasion. Dans l'œuvre du salut, il n'y a jamais eu une seule Personne au travail pendant que les deux autres regardaient : chacune agit dans sa fonction, et les trois agissent ensemble. Et une chose doit être claire avant d'avancer : le Saint-Esprit est une Personne, pas une énergie. Il parle, conduit, s'attriste (Éphésiens 4:30) et intercède (Romains 8:26). Celui qui traite l'Esprit comme une force finit par le traiter comme une ressource : on l'allume quand on en a besoin, on l'éteint quand on n'en a plus besoin. Personne ne traite ainsi une personne avec qui il entretient une relation.

Le parcours compte quatre étapes, en suivant la vie de Jésus dans l'ordre de la revue : l'Esprit à sa naissance, au début de son ministère, le rendant capable durant son ministère et le rendant capable d'achever le plan divin, à la croix et à la résurrection. Et une phrase reviendra plusieurs fois jusqu'à la fin : l'Esprit n'a pas épargné le désert à Christ. Il y est allé avec lui.

I — Le Saint-Esprit et la naissance de Jésus

Matthieu ne dit pas seulement que Marie est tombée enceinte et que c'était un miracle. Il dit de qui cela venait : "Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble." (Matthieu 1:18). Remarquez l'expression elle se trouva. Cela n'avait pas été annoncé à l'avance à Joseph. Il l'a découvert. Imaginez le poids de ce jour-là dans la vie de cet homme.

🏛 Curiosité — être fiancée était déjà un engagement sérieux. Dans la coutume juive de l'époque, les fiançailles n'étaient pas une fréquentation que l'on rompait par un simple message. C'était la première étape du mariage, ayant déjà valeur d'engagement public, avant même que le couple n'habite ensemble. C'est pourquoi le texte appelle Joseph son époux et Marie sa femme (Matthieu 1:19, 20) avant même que le mariage ne soit achevé. Rompre cet engagement n'était pas simple, et exposer Marie pouvait ruiner sa vie.

Et c'est ici qu'entre en scène Joseph, la figure la plus oubliée de cette histoire et peut-être celle qui vous ressemble le plus. "Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle." (Matthieu 1:19). Il prenait la décision la plus digne possible avec l'information dont il disposait. Or, son information était incomplète. Joseph n'était pas mauvais ; il était juste et ne voulait exposer personne. Il ne savait tout simplement pas encore ce que Dieu faisait.

Alors Dieu parle : "Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ;" (Matthieu 1:20). Remarquez que la Bible insiste : elle dit deux fois, dans deux versets proches, de qui venait cet enfant. Le texte ne laisse pas cela en suspens comme un joli mystère, et ne dit pas seulement « par miracle » ou « par une puissance divine ». Il donne un nom : le Saint-Esprit. Luc raconte la même chose du côté de Marie : "L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu." (Luc 1:35).

❤ Pour votre vie. Vous avez quinze ou seize ans et vous prenez des décisions importantes avec la moitié des informations : études, amitiés, fréquentations, que faire face à un problème à la maison. Joseph aussi a décidé avec la moitié des informations, et Dieu ne l'a pas traité en ennemi pour autant. Dieu l'a rejoint au milieu de sa décision et lui a montré le reste. Lorsque vous ne comprenez pas encore, priez, attendez, demandez conseil à quelqu'un de mûr dans la foi. Dieu ne vous traite pas en ennemi parce que vous ne comprenez pas encore.

La conception par l'Esprit est la garantie de deux vérités en même temps. Jésus est né vraiment homme, d'une femme, avec de la chair, du sang et la faim. Et il est né saint, sans péché, comme l'être saint qui devait naître d'elle (Luc 1:35). Mais prenez garde à une erreur. Être conçu en Marie ne veut pas dire que le Fils de Dieu a commencé à exister à Bethléem. Il existait déjà : "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu." (Jean 1:1). Ce qui a commencé dans le sein de Marie, c'est la vie humaine du Fils éternel : "Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père." (Jean 1:14). L'Esprit n'a pas créé un Fils nouveau. Il a formé l'humanité du Fils qui a toujours été.

Regardez maintenant le nom que l'ange ordonne de lui donner : "elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés." (Matthieu 1:21). Le nom était déjà la mission. Et Matthieu ajoute un autre nom, tiré d'Ésaïe, disant qu'on l'appellera Emmanuel, ce qui se traduit par Dieu avec nous (Matthieu 1:23). Retenez cet « avec nous » ; il reviendra dans le désert. Et concluons le raisonnement : si l'Esprit a agi pour que Jésus vienne au monde, alors le salut n'a pas été l'idée d'un seul. Ce fut l'œuvre des trois Personnes, chacune dans sa fonction. Le Père a envoyé, le Fils est venu, l'Esprit a engendré. La revue insiste là-dessus : dans le dessein de Dieu, rien n'est arrivé par hasard ni n'a été une improvisation de dernière minute. Tout est venu au temps qu'il avait déterminé.

Il y a encore un détail qui relie le début du Nouveau Testament au début de la Bible. Dès la première page, avant qu'il n'existe quoi que ce soit d'organisé : "La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux." (Genèse 1:2). À Nazareth, le même Esprit apparaît de nouveau en engendrant la vie, cette fois dans le sein d'une jeune fille. Même signature, même Esprit, même œuvre : là où il n'y avait rien, la vie vient à exister.

II — Le Saint-Esprit au début du ministère terrestre de Jésus

L'Esprit qui a engendré Jésus dans le sein de Marie a aussi accompagné l'enfant et sa famille. Luc rapporte ceci : "Or, l’enfant croissait et se fortifiait . Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui." (Luc 2:40). Puis sont venues les années dont presque personne ne parle. Luc dit que, lorsqu'il a commencé son ministère, Jésus avait environ trente ans (Luc 3:23). Faites le calcul : près de trente ans de préparation contre environ trois ans de ministère public. Dieu a passé beaucoup plus de temps à préparer qu'à utiliser. Si votre vie ressemble à une longue période où « rien ne se passe », souvenez-vous que le Fils de Dieu a vécu ainsi lui aussi.

Pourquoi Jésus s'est-il fait baptiser ?

À trente ans, Jésus se rend au fleuve du Jourdain pour être baptisé par son cousin, Jean-Baptiste. Et voici la question que tout élève devrait poser : pourquoi Jésus s'est-il fait baptiser, s'il n'avait aucun péché à confesser ? Jean lui-même en fut surpris : "Mais Jean s’y opposait, en disant : C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi !" (Matthieu 3:14). C'est Jésus qui a insisté : "Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus." (Matthieu 3:15).

Le baptême de Jésus n'était pas une confession. C'était une identification et une obéissance. Il s'est mis dans la file avec les pécheurs qu'il venait sauver, alors qu'il était le seul à ne pas avoir besoin d'être là. Pensez à ce que cela signifie pour celui qui croit devoir tout mettre en ordre dans sa vie avant de s'approcher de Dieu : Jésus a commencé son ministère dans la file de ceux qui avaient besoin de pardon.

Et c'est là qu'il s'est produit quelque chose d'extraordinaire : "Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent , et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection." (Matthieu 3:16-17). Luc ajoute deux détails. Jésus priait lorsque le ciel s'est ouvert (Luc 3:21), et l'Esprit est descendu sous une forme corporelle, comme une colombe (Luc 3:22). Et Jean-Baptiste a témoigné qu'il avait vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui (Jean 1:32). Ce ne fut pas une visite rapide : l'Esprit est venu et il est resté.

🔬 Notre lecture — trois Personnes dans la même scène. Le baptême de Jésus est le portrait le plus clair de la Trinité dans toute la Bible, et il a lieu précisément le jour où son ministère commence. Le Fils est dans l'eau, l'Esprit descend sur lui, et le Père parle du ciel. Trois Personnes, en même temps, chacune dans sa fonction. C'est pourquoi l'unicisme — la doctrine qui enseigne que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont une seule Personne qui apparaît sous trois modes, l'un après l'autre — ne tient pas devant ce texte. Une seule Personne ne parle pas d'elle-même depuis le ciel pendant qu'elle se trouve dans le fleuve, et ne descend pas non plus sur elle-même comme une colombe. Les comparaisons de l'eau qui devient glace et vapeur, ou de l'homme qui est père, fils et mari, enseignent exactement l'unicisme : une seule chose qui change d'état ou de rôle. La Bible montre autre chose : trois Personnes présentes ensemble et en relation. C'est ainsi que Jésus a ordonné de baptiser, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28:19). Nous le disons avec respect pour ceux qui pensent autrement, mais avec clarté, parce que le Dieu qui nous a sauvés est le Dieu qui s'est révélé ainsi.

🔬 Notre lecture — Jésus n'est pas « devenu » Fils de Dieu à son baptême. Certains lisent la voix venue du ciel comme si, ce jour-là, Dieu avait adopté un homme bon et l'avait transformé en Fils. Cela s'appelle l'adoptianisme, et la Bible n'enseigne pas cela. Le Fils est éternel : Jésus parle de la gloire qu'il avait auprès du Père avant que le monde soit (Jean 17:5). La voix au Jourdain déclare qui il était déjà ; elle ne fabrique rien. L'onction de l'Esprit marque le début du ministère public, non le début de la filiation. Et lorsque Paul écrit que Jésus a été déclaré Fils de Dieu avec puissance (Romains 1:4), l'idée est la même : déclaré, et non fait.

Dieu, et pourtant dépendant

Si Jésus est Dieu, pourquoi aurait-il eu besoin du Saint-Esprit ? La réponse réside dans ce qu'il est : pleinement Dieu et pleinement homme. Paul dit à son sujet : "lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme," (Philippiens 2:6-7). Cela ne veut pas dire que Jésus a cessé d'être Dieu ou qu'il a perdu quoi que ce soit de sa divinité. Cela veut dire qu'il a choisi de vivre en vrai homme, sans utiliser sa divinité pour contourner la condition humaine. Il a eu faim, il s'est fatigué, il a pleuré, il a été tenté. Et, en tant qu'homme, il a vécu dans la dépendance du Père et dans l'onction de l'Esprit : il priait (Luc 3:21), il était conduit (Luc 4:1) et il agissait par l'Esprit de Dieu (Matthieu 12:28).

C'est un modèle pour nous, et c'est un modèle qui console. Le même chemin de prière, d'obéissance et de dépendance de l'Esprit est ouvert à celui qui appartient à Christ. Mais un modèle n'est pas une formule. Personne ici n'est le Messie, personne ne meurt pour les péchés du monde, et lui seul a reçu l'Esprit sans limite, car Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure (Jean 3:34).

Et vous, avez-vous déjà été baptisé d'eau ?

La revue pose ici une question directe : avez-vous déjà pris la décision de vous faire baptiser d'eau ? Nous sommes appelés à suivre Jésus, et le baptême est un ordre de sa part : "Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné." (Marc 16:16). Remarquez que la condamnation, dans le verset même, vient du fait de ne pas croire. C'est pourquoi il vaut aussi la peine de dire ce que le baptême d'eau n'est pas. Ce n'est pas ce qui sauve : celui qui sauve, c'est Christ, par la foi. Ce n'est pas un diplôme de croyant ni la garantie que vous ne commettrez plus jamais d'erreur. Et ce n'est pas une pression. C'est l'obéissance publique à un ordre que Jésus lui-même a accompli avant de le donner. Le baptême d'eau est le oui public de celui qui a déjà dit oui dans son cœur. Si vous croyez en Jésus et que vous n'avez pas encore franchi ce pas, parlez-en à votre pasteur dans les prochains jours. Sans crainte et sans subir la pression de personne.

Et ne le confondez pas avec le baptême dans le Saint-Esprit, le revêtement de puissance pour témoigner que nous avons vu dans la leçon précédente. Ce sont deux choses différentes, et toutes deux sont pour aujourd'hui.

Le désert était sur l'itinéraire

Voici maintenant la partie qui réorganise tout. Après le ciel ouvert, après la colombe, après la voix du Père, le verset suivant dit où Jésus est allé : "Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable." (Matthieu 4:1). Luc est encore plus clair : "Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert," (Luc 4:1). Et Marc utilise un verbe fort : "Aussitôt, l’Esprit poussa Jésus dans le désert," (Marc 1:12).

Regardez l'ordre des événements. Le ciel s'est ouvert, le Père a dit qu'il mettait en lui toute son affection, l'Esprit est descendu, et la destination suivante fut le désert. Si cela vous arrivait, vous diriez que quelque chose a mal tourné en chemin. Mais le désert n'était pas une erreur de parcours. Il était sur l'itinéraire. Cela a duré quarante jours, durant lesquels il n'a rien mangé, et une fois ces jours écoulés, il a finalement eu faim (Luc 4:2). Jésus était rempli de l'Esprit exactement dans l'endroit le plus difficile.

Et il n'y était pas seul. La revue dit que l'Esprit l'avait guidé et demeurait avec lui. Remarquez comment Jésus a vaincu chaque tentation : en ouvrant l'Écriture. "Jésus lui répondit : Il est écrit : L’Homme ne vivra pas de pain seulement." (Luc 4:4). L'Esprit qui était sur lui n'a pas remplacé la Parole ; il a agi avec elle. Et la Bible garantit qu'il comprend votre désert de l'intérieur : "Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché." (Hébreux 4:15).

De là vient la phrase du cours : l'Esprit n'a pas épargné le désert à Christ. Il y est allé avec lui. C'est le Dieu avec nous de Matthieu 1:23 qui rejoint l'endroit le plus aride. Si vous mesurez la présence de Dieu à l'absence de problèmes, vous tirerez de fausses conclusions toute votre vie.

❤ Pour votre vie — une précaution importante. Dire que le désert peut se trouver sur le chemin ne veut pas dire que toute souffrance vient de Dieu, ni que vous devez tout supporter en silence. Si votre « désert », c'est quelqu'un qui vous fait du mal, vous humilie ou vous menace — à la maison, à l'école, sur Internet ou n'importe où ailleurs —, ce n'est pas une épreuve de foi à endurer sans rien dire. Parlez-en dès aujourd'hui à un adulte de confiance : votre père, votre mère, un professeur, le pasteur. Dieu se sert aussi de personnes pour vous sortir de là.

III — Le rendant capable d'exercer le ministère

Après le désert, Jésus n'est pas revenu épuisé. Il est revenu avec puissance : "Jésus, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour ." (Luc 4:14). Et voici alors la scène de notre seconde lecture. "Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture," (Luc 4:16). Remarquez les mots selon sa coutume. Le Fils de Dieu avait l'habitude d'être dans la maison de prière le jour prévu. Ce n'était pas seulement quand il en avait envie.

"et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L’ ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur." (Luc 4:17-19)

🏛 Curiosité — le rouleau, le bon endroit et la phrase qu'il n'a pas lue. Le « livre » d'Ésaïe était un long rouleau, sans chapitres ni versets, lesquels ne sont apparus que bien des siècles plus tard. Il fallait le dérouler des deux mains jusqu'à trouver le passage, et ce que nous appelons aujourd'hui le chapitre 61 se trouve vers la fin de l'un des livres les plus longs de la Bible. Luc dit que Jésus a trouvé l'endroit : il savait où il allait. Et il y a plus encore. Dans Ésaïe, la phrase continue : "Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ;" (Ésaïe 61:2). Jésus s'est arrêté à l'année de grâce du Seigneur et a fermé le livre. Il n'a pas lu la partie concernant le jour de la vengeance. Ce n'était pas un oubli : il annonçait le temps de la grâce, et le jour du jugement n'était pas encore venu.

"Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui." (Luc 4:20). Luc rapporte toute la séquence : Jésus s'est levé pour lire et s'est assis ensuite. Dans la synagogue de cette époque, celui qui lisait le texte sacré se tenait debout, et celui qui allait l'expliquer avait coutume de s'asseoir. Lorsqu'il s'est assis, toute la salle a compris, sans un mot, qu'une explication allait suivre. Le silence n'était pas encore de la stupéfaction ; c'était de l'attente. Et alors : "Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie." (Luc 4:21).

אב Dans l'original — « Christ » veut dire « Oint ». « Messie » vient de l'hébreu mashiach, et « Christ » vient du grec Christós. Les deux mots veulent dire la même chose : oint. Lorsque Jésus lit que le Seigneur l'a oint et déclare qu'aujourd'hui cette Écriture est accomplie, il affirme, à Nazareth, devant ceux qui l'ont vu grandir, qu'il est le Messie. Le titre de cette leçon, « L’Esprit à l’œuvre en Christ », est presque une répétition : l'Esprit sur l'Oint.

Remarquez l'humilité de cette scène. Jésus n'a pas dit « je suis puissant ». Il a lu un texte qui dit qu'il a été oint. La puissance qu'il exerçait était reçue, et non exhibée. La revue appelle cela une grande leçon d'humilité : Jésus a reconnu que le Saint-Esprit l'avait oint pour cela (Luc 4:18, 19). Et les prophètes l'avaient déjà annoncé : "L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel." (Ésaïe 11:2). L'Esprit reposant sur Jésus était le témoignage qu'il était le Messie qu'Israël attendait.

L'onction avait une adresse

Regardez vers qui l'onction a été envoyée : les pauvres, ceux qui ont le cœur brisé, les captifs, les aveugles, les opprimés. L'onction de l'Esprit en Jésus n'était ni pour la scène ni pour la célébrité. Elle était là pour libérer. Pierre a résumé plus tard tout ce ministère en une seule phrase : "vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui." (Actes 10:38). L'Esprit se trouve au début de la phrase. Et remarquez l'expression : il est allé de lieu en lieu en faisant du bien. Ce n'était ni un événement ponctuel, ni une campagne, ni une soirée de miracles. C'était une manière de marcher, chaque jour, pendant environ trois ans.

Les signes furent nombreux. Lorsque Jean-Baptiste envoya demander si Jésus était vraiment le Messie, la réponse fut : "les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres." (Matthieu 11:5). Des foules le suivaient (Jean 6:2). Et Jésus a clairement indiqué d'où venait cette puissance : "Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous." (Matthieu 12:28).

Mais ne confondez pas onction et succès. La même scène de Nazareth qui commence avec les yeux de tous fixés sur lui se termine mal. D'abord, le doute, lorsqu'ils demandent s'il n'est pas le fils de Joseph (Luc 4:22). Aussitôt après, la synagogue se remplit de colère, et les gens emmènent Jésus jusqu'au sommet de la montagne pour le précipiter en bas (Luc 4:28, 29). L'Oint de Dieu a été rejeté dans la ville où il avait grandi. L'onction n'est pas la garantie d'être applaudi. C'est être fidèle à la mission que Dieu a donnée, avec ou sans public.

🕊 Notre lecture. Remarquez l'ironie de la question de Nazareth demandant s'il n'est pas le fils de Joseph. Les lecteurs de Matthieu connaissent déjà la réponse depuis le premier chapitre : ce qui a été conçu en elle vient du Saint-Esprit (Matthieu 1:20). La ville a regardé Jésus et n'a vu que le garçon du quartier. L'Esprit avait montré l'Oint. Aujourd'hui encore, beaucoup de gens collent une petite étiquette sur Jésus — « un bon maître », « un prophète », « un exemple » — et s'arrêtent là. Or, l'Esprit qui a oint Jésus continue d'agir dans l'Église aujourd'hui, avec puissance, avec des dons et avec des signes, toujours pour diriger les regards vers lui.

Et la mission consistait à libérer vraiment. Jésus a dit : "Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres." (Jean 8:36). Lorsqu'il a achevé sa tâche sur la terre, il est retourné auprès du Père, mais il ne nous a pas laissés seuls : l'Esprit demeure avec nous (Jean 14:16, 17).

IV — Le rendant capable d'achever le plan divin

Voici maintenant la dernière étape, la plus lourde et la plus belle. L'Esprit n'a pas accompagné Jésus uniquement dans les bons moments, lors de la venue de la colombe et des miracles. La revue rappelle que le même Esprit qui a conduit Jésus au désert a été avec lui au moment de l'angoisse à Gethsémané, et que c'est revêtu de cet Esprit que le Seigneur a supporté l'injustice, l'ironie, la trahison, les coups de fouet, les accusations et l'humiliation publique, par amour pour les pécheurs.

Et ne pensez pas qu'être rempli de l'Esprit ait anesthésié Jésus. À Gethsémané, il a prié : "disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne." (Luc 22:42). Et Luc rapporte : "Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre." (Luc 22:44). L'épître aux Hébreux dit que, dans les jours de sa chair, il a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications (Hébreux 5:7). Jésus a ressenti toute la douleur. Ce que Dieu a fait, ce n'est pas d'ôter la douleur ; c'est de le soutenir jusqu'au bout. Luc raconte même qu'un ange lui est apparu du ciel pour le fortifier (Luc 22:43).

Puis vient la croix. Et l'épître aux Hébreux dit quelque chose à quoi peu de gens prêtent attention : "combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !" (Hébreux 9:14). Par l'Esprit éternel. L'Esprit était également présent à la croix. Là, une fois encore, les trois Personnes : le Fils s'offre lui-même, au Père, par l'Esprit. Et la même épître montre avec quelle disposition de cœur Jésus est allé jusque-là : "ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu." (Hébreux 12:2). Ce n'était pas une résignation amère. C'était un amour soutenu. La revue dit que l'Esprit l'a rempli d'amour et de miséricorde envers l'humanité à cette heure-là.

❤ Pour votre vie. Avoir mal n'est pas un signe de manque de foi. Jésus était rempli de l'Esprit et sa sueur est devenue comme des grumeaux de sang. Si vous traversez une période difficile — un deuil, de l'anxiété, une crise à la maison, une déception qui ne passe pas —, pleurer et demander que cette coupe s'éloigne de vous n'est pas un péché : Jésus a prié ainsi. Votre période difficile n'est pas la preuve que Dieu vous a abandonné. Et vous n'avez pas besoin de la traverser tout seul : parlez à Dieu, et parlez-en aussi à une personne de confiance chez vous ou dans votre église.

L'Esprit de la vie

Et l'histoire ne s'arrête pas au tombeau. La revue rappelle que le Saint-Esprit est appelé l'Esprit de la vie et qu'il a participé à la résurrection de Jésus, en vivifiant le corps qui gisait sans vie dans le sépulcre. La résurrection fut l'œuvre du Dieu trinitaire : la Bible dit que le Père l'a ressuscité (Galates 1:1), que le Fils avait le pouvoir de reprendre sa vie (Jean 10:18), et elle associe l'Esprit à cette même œuvre. Pierre écrit que Christ a été mis à mort quant à la chair, mais rendu vivant quant à l'Esprit (1 Pierre 3:18). Et Paul transforme cela en une promesse pour nous : "Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous." (Romains 8:11).

Du sein de Marie au tombeau vide, le Saint-Esprit a été présent à chaque étape de l'œuvre du salut. Et voyez jusqu'où cela va : le même Esprit qui a été avec Christ dans tout cela est l'Esprit qui habite en celui qui appartient à Jésus. Ce n'est pas un Esprit moindre, de seconde catégorie, réservé aux chrétiens ordinaires. Pierre écrit aux croyants persécutés à cause de Christ que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur eux (1 Pierre 4:14). Il repose : le même verbe que notre Bible utilise pour l'Esprit descendant sur Jésus au Jourdain (Jean 1:32).

La revue conclut que le plan de Dieu pour racheter l'être humain du péché a été entièrement réalisé par la Trinité. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont agi ensemble, et dans la naissance, le ministère, la mort et la résurrection de Jésus, l'Esprit a été présent, le rendant capable dans tous ces moments.

Christ dans la leçon

Toute cette leçon porte sur Christ. Le Saint-Esprit apparaît dans chaque scène, mais jamais comme un protagoniste qui attire la lumière sur lui : il engendre le Fils en Marie, descend sur le Fils au Jourdain, conduit le Fils au désert, oint le Fils pour prêcher, soutient le Fils sur la croix et est lié à la vie nouvelle du Fils ressuscité. Jésus a dit que c'est ainsi que l'Esprit travaille : "Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera." (Jean 16:14).

Et tout cela avait une destination. Le nom donné dès le premier chapitre de Matthieu l'annonçait déjà : il sauvera son peuple de ses péchés (Matthieu 1:21). Jésus est mort sur la croix à notre place et est ressuscité le troisième jour. C'est par l'Esprit éternel qu'il s'est offert lui-même sans tache à Dieu, pour purifier notre conscience (Hébreux 9:14), et il a été soutenu jusqu'au bout afin que la dette soit entièrement payée. Le salut n'était ni un plan de dernière minute ni l'œuvre d'une seule Personne : le Père a envoyé, le Fils est venu et s'est livré, l'Esprit a engendré, oint et soutenu.

✝ Christ dans la leçon. Ne sortez pas de ce cours en voulant « être oint comme Jésus » pour être sur le devant de la scène. L'onction sur Jésus avait une adresse — les pauvres, ceux qui ont le cœur brisé, les captifs — et une destination : la croix. L'Esprit qui n'a pas épargné le désert à Christ et qui y est allé avec lui a été envoyé, après que Jésus est retourné auprès du Père, pour être avec ceux qui croient (Jean 16:7). Il ne vous transforme pas en un Messie. Il vous unit au seul Messie, Celui qui a déjà vaincu le désert, la croix et la mort pour vous.

Application pratique

Cessez de mesurer la présence de Dieu à l'absence de problèmes. Si vous êtes dans un désert, remplacez la question « qu'est-ce que j'ai fait de mal ? » par « Seigneur, que veux-tu faire avec moi ici ? ». Jésus était rempli de l'Esprit dans l'endroit le plus difficile. La douleur ne prouve pas que Dieu est parti. Et si votre désert est quelqu'un qui vous fait du mal, ne le supportez pas en silence : parlez-en à un adulte de confiance.

Traitez le Saint-Esprit comme une Personne. Il n'est pas une ressource que vous activez pendant le culte et que vous éteignez le lundi. Parlez à Dieu en sachant que l'Esprit est avec vous avant même que vous ne vous en rendiez compte. Il n'y a besoin ni de belles phrases ni de frissons pour que cela soit vrai.

Décidez comme Joseph, pas comme Nazareth. Lorsque vous devez prendre une décision avec la moitié des informations, faites comme Joseph : agissez avec dignité, sans exposer personne, et laissez Dieu vous montrer le reste. Nazareth a regardé Jésus et n'a vu que le fils de Joseph. Avant de coller une étiquette sur quelqu'un — ou sur Jésus —, demandez-vous ce que Dieu est en train de faire là.

Si vous croyez et que vous n'avez pas encore été baptisé d'eau, allez voir votre pasteur. Non par pression ni pour gagner un statut, mais parce que Jésus l'a ordonné et l'a accompli lui-même avant de l'ordonner. C'est le oui public de celui qui a déjà dit oui dans son cœur.

Prière finale

Saint-Esprit, merci parce que tu n'es ni une force ni une énergie, mais Quelqu'un qui a été avec Jésus à chaque pas : dans le sein de Marie, au Jourdain, dans le désert, à Nazareth, à Gethsémané et sur la croix. Pardonne-moi toutes les fois où j'ai mesuré la présence de Dieu à l'absence de problèmes et où j'en ai conclu que j'avais été abandonné. Lorsque je dois décider avec la moitié des informations, comme Joseph, montre-moi le reste en ton temps. Lorsque le désert viendra, viens avec moi, et donne-moi le courage de demander de l'aide quand j'en aurai besoin. Merci pour Jésus, l'Oint, qui par l'Esprit éternel s'est offert sur la croix à ma place et est ressuscité. Que ma vie dirige les regards vers lui. Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Quel a été le rôle du Saint-Esprit dans la vie de Jésus ?+

L'Esprit a été présent à chaque étape. Jésus a été conçu du Saint-Esprit dans le sein de Marie (Matthieu 1:18, 20). Lors du baptême, l'Esprit est descendu sur Lui sous une forme corporelle, comme une colombe (Luc 3:22). Peu après, Jésus, rempli du Saint-Esprit, a été emmené par l'Esprit dans le désert (Luc 4:1). Il est retourné en Galilée revêtu de la puissance de l'Esprit (Luc 4:14) et, à Nazareth, a lu Ésaïe 61 : "L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé," (Luc 4:18). Sur la croix, par l'Esprit éternel Il s'est offert lui-même sans tache à Dieu (Hébreux 9:14), et la Bible relie aussi l'Esprit à sa résurrection (Romains 8:11). Du sein maternel au tombeau vide, aucun pas sans Lui.

Si Jésus était Dieu, pourquoi a-t-il eu besoin du Saint-Esprit ?+

Parce que Jésus est pleinement Dieu et aussi pleinement homme. Étant Dieu, "mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme," (Philippiens 2:7). Cela ne veut pas dire qu'Il a cessé d'être Dieu ; cela veut dire qu'Il a choisi de vivre en vrai homme, avec la faim, la fatigue et la tentation, sans utiliser sa divinité pour sauter la condition humaine. En tant qu'homme, Il a vécu dans la dépendance du Père et dans l'onction de l'Esprit : Il priait, était conduit et agissait par l'Esprit de Dieu (Matthieu 12:28). C'est un modèle pour le croyant, mais pas une formule : personne ne devient le Messie, et Lui seul a reçu l'Esprit sans mesure (Jean 3:34).

Jésus est-il devenu Fils de Dieu lors du baptême ?+

Non. Cette idée s'appelle l'adoptianisme et l'Église l'a toujours rejetée. Le Fils est éternel : "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu." (Jean 1:1), et Jésus parle de la gloire qu'Il avait auprès du Père avant que le monde fût (Jean 17:5). La voix venue du ciel lors du baptême — "Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection." (Matthieu 3:17) — déclare publiquement qui Il était déjà. L'onction de l'Esprit dans le Jourdain marque le début du ministère, non le commencement de la filiation. De la même manière, Romains 1:4 dit qu'Il a été déclaré Fils de Dieu par la résurrection ; déclaré, non fabriqué.

Pourquoi Jésus a-t-il été baptisé s'Il n'avait pas de péché ?+

Parce que son baptême n'était pas une confession, mais une identification et une obéissance. Jean a même résisté : "Mais Jean s’y opposait, en disant : C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi !" (Matthieu 3:14). Jésus a répondu : "Jésus lui répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui résista plus." (Matthieu 3:15). Il est entré dans la file des pécheurs qu'Il est venu sauver, tout en étant le seul qui n'avait pas besoin d'être là. C'est à ce moment-là que les trois Personnes de la Trinité sont apparues ensemble : le Fils dans l'eau, l'Esprit descendant comme une colombe et la voix du Père venue du ciel (Matthieu 3:16, 17).

Que signifie Ésaïe 61:1 et pourquoi Jésus a-t-il lu ce texte à Nazareth ?+

Ésaïe 61:1 est la prophétie de l'Oint : "L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;" (Ésaïe 61:1). Dans la synagogue de Nazareth, Jésus a trouvé ce passage dans le livre d'Ésaïe, l'a lu, a fermé le livre, s'est assis et a dit : "Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie." (Luc 4:21). Il disait qu'Il était le Messie — mot qui, comme "Christ", veut dire "Oint". Et l'onction avait des destinataires : les pauvres, ceux qui ont le cœur brisé, les captifs, les aveugles et les opprimés (Luc 4:18, 19). Ce n'était pas pour la renommée, c'était pour délivrer.

Si le Saint-Esprit était avec Jésus, pourquoi est-Il passé par le désert et par la croix ?+

Parce que le désert et la croix étaient sur le chemin de la mission, et non en dehors. La Bible dit que Jésus a été emmené par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable (Matthieu 4:1), et que par l'Esprit éternel Il s'est offert sur la croix (Hébreux 9:14). L'Esprit n'a pas épargné le désert à Christ : Il y est allé avec Lui. Cela ne veut pas dire que toute souffrance est envoyée par Dieu — les abus, la violence et l'humiliation ne sont jamais la volonté de Dieu, et quiconque vit cela doit en parler à un adulte de confiance. Cela veut dire que la douleur ne prouve pas que Dieu est parti. Jésus a ressenti l'angoisse à Gethsémané, et l'Esprit n'a pas ôté la douleur : Il l'a soutenu jusqu'à la fin.

Ados

4e trimestre