Texte d'or
“La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.” (Genèse 1:2, LSG) · Lire dans la Bible
Bien avant la Pentecôte, le Saint-Esprit était déjà à l'œuvre : se mouvant au-dessus du vide lors de la création, choisissant Josué selon un critère qui n'était pas un CV, revêtant Gédéon dans une cachette et inspirant les prophètes qui ont écrit l'Écriture. La leçon parcourt les quatre lectures de la revue, montre que cette action visait des tâches et des occasions précises, et explique pourquoi cela pointe vers Christ, l'Oint qui baptise dans le Saint-Esprit.
Quelqu'un vous a déjà envoyé de l'« énergie positive » cette semaine. Peut-être en avez-vous envoyé vous-même. Et personne ne s'est arrêté pour poser la question évidente : l'énergie ne connaît pas votre nom. L'énergie ne vous écoute pas. L'énergie n'est pas triste quand vous faites une bêtise. Maintenant, remarquez où commence la Bible. Deuxième verset du premier livre : avant qu'il n'y ait de la lumière, avant qu'il n'y ait le jour et la nuit, avant qu'il n'y ait des gens, Quelqu'un se mouvait déjà au-dessus des eaux. Et ce Quelqu'un n'était pas une force. C'était une Personne, et Il a un nom.
Dans la leçon précédente, nous avons vu les figures que la Bible utilise pour parler du Saint-Esprit : l'eau, le feu, le vent, l'huile, la colombe. Aujourd'hui, la leçon remonte le temps et s'intéresse aux faits. Si le Saint-Esprit n'est « venu qu'à » la Pentecôte, que faisait-Il au verset deux de la Bible ? Cette question est plus sérieuse qu'il n'y paraît, car beaucoup de gens grandissent à l'église en pensant que le Saint-Esprit n'est un personnage que de la seconde moitié du livre.
La lecture en classe comprend quatre passages, et la revue demande de lire les quatre : Genèse 1:1-2, la création ; Nombres 27:15-18, le passage de relais entre Moïse et Josué ; Juges 6:34-35, un homme revêtu de l'Esprit ; et 2 Pierre 1:19-21, l'Écriture inspirée. Le texte d'or est tiré du premier : "La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux." (Genèse 1:2). Retenez le verbe se mouvoir. Il est la clé de tout le cours.
La revue s'ouvre sur une phrase qui est un héritage de la Réforme et qui vaut pour toute votre semaine : nous sommes le peuple qui croit en l'actualité de l'expérience avec le Saint-Esprit, mais nous soumettons cette expérience au crible des Écritures. Une expérience qui piétine l'Écriture n'est pas une expérience avec l'Esprit de Dieu. Le parcours comporte trois étapes, dans l'ordre de la revue : le Saint-Esprit dans l'œuvre de la création, le Saint-Esprit dans la formation du peuple d'Israël et le Saint-Esprit rendant capable pour le service. Et la phrase du cours, qui reviendra à la fin : le Saint-Esprit n'est pas une force ; c'est une Personne qui revêt.
I — Le Saint-Esprit dans l'œuvre de la création
Le Pentateuque est le nom des cinq premiers livres de la Bible. Et le Saint-Esprit est cité dès le début du premier d'entre eux : "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux." (Genèse 1:1-2). La scène est celle d'un vide total : informe, vide, des ténèbres à la surface de l'abîme. Si la Bible s'arrêtait là, ce serait le désespoir. Mais le verset ne s'arrête pas : l'Esprit de Dieu se mouvait.
La revue, citant la Bíblia Palavras-Chave, explique que ce verbe « se mouvoir », en hébreu, a le sens de « couver ». Ce n'était pas un mouvement sans but, sans direction ou simplement contemplatif. C'était un mouvement intentionnel et plein de sens. Le monde était vide, et l'Esprit ne regardait pas le vide : Il travaillait à l'intérieur de celui-ci, pour qu'il en sorte la vie.
אב Dans l'original — hébreu. Le mot traduit par « Esprit » est ruach, qui signifie aussi « vent » et « souffle ». C'est pourquoi certains lisent Genèse 1:2 comme « un vent de Dieu » soufflant sur les eaux, une force impersonnelle. Mais le texte dit « Esprit de Dieu », et le verbe qui l'accompagne est rachaph, rare dans la Bible, le même qui décrit l'aigle qui plane au-dessus du nid en prenant soin de ses petits (Deutéronome 32:11). Le vent ne couve pas d'œuf. Celui qui plane avec soin sur quelque chose a une intention, et l'intention est le propre d'une Personne. La première chose que la Bible dit du Saint-Esprit, c'est qu'Il agit, et qu'Il agit en prenant soin.
La revue en tire une conclusion qui est de la doctrine, et non de la poésie : en tant que participant de la Trinité, le Saint-Esprit est également Créateur de l'Univers, tout comme le Père et le Fils. Il a participé activement à la création du monde et de l'homme et soutient activement l'œuvre créée. Le Père a créé. Le Fils a créé : "Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle." (Jean 1:3). L'Esprit a créé : "L’esprit de Dieu m’a créé, Et le souffle du Tout-Puissant m’anime." (Job 33:4). Un seul Dieu, trois Personnes, une seule œuvre. Et l'œuvre n'a pas été abandonnée une fois terminée, comme une horloge qu'on remonte et qu'on laisse de côté : "Tu envoies ton souffle : ils sont créés, Et tu renouvelles la face de la terre." (Psaume 104:30). L'air que vous venez de respirer à l'instant même vient de Son soutien.
🏛 Curiosité. Toujours dans Genèse 1, Dieu dit : "Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre." (Genèse 1:26). Beaucoup de chrétiens comprennent ce pluriel comme un premier signe de la pluralité des Personnes en Dieu, dans le même chapitre où l'Esprit se meut au-dessus des eaux. Ce n'est pas une preuve absolue ; le texte n'explique pas ce pluriel. Mais c'est une semence : la Trinité n'a pas été inventée dans le Nouveau Testament. Elle était déjà là, en ombre, dès la première page.
Et voici maintenant l'avertissement le plus important du jour. La Bible parle du Saint-Esprit en utilisant le vent, le souffle, le feu et l'eau. C'est un langage biblique, et nous l'avons étudié lors du cours précédent. Mais une image n'est pas une définition. Il n'est pas une énergie, Il n'est pas une vibration, Il n'est pas un fluide, Il n'est pas « la puissance de Dieu » flottant dans l'air. Il est une Personne et Il est Dieu. Et la preuve n'est pas notre opinion, c'est la manière dont la Bible parle de Lui : une force ne parle pas, or Il parle ; une force n'enseigne pas, or Il enseigne ; une force n'est pas triste, or l'Écriture ordonne : "N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption." (Éphésiens 4:30). Personne n'attriste une prise électrique. On n'attriste que Quelqu'un.
Attention aux mots, car ils façonnent la foi. La Bible dit bien que l'Esprit est descendu sur Jésus (Luc 3:22) et qu'Il vient sur des personnes ; c'est un vocabulaire biblique et c'est le vocabulaire de notre église, et vous allez beaucoup l'entendre ce trimestre. L'erreur n'est pas de dire que l'Esprit descend. L'erreur est de penser que ce qui descend est une force. C'est pourquoi la phrase du cours est celle-ci : le Saint-Esprit n'est pas une force ; c'est une Personne qui revêt. S'Il est une Personne, vous n'utilisez pas le Saint-Esprit. Vous marchez avec Lui, vous Lui obéissez et vous pouvez L'attrister.
II — Le Saint-Esprit dans la formation du peuple d'Israël
La deuxième lecture prend Moïse à la fin de la marche, dans les plaines de Moab, sachant qu'il n'entrera pas dans le pays. Et remarquez ce qu'il demande à Dieu. Ce n'est pas un monument, ce n'est pas que l'on se souvienne de son nom. Il demande un homme pour le peuple : "qui sorte devant eux et qui entre devant eux, qui les fasse sortir et qui les fasse entrer, afin que l’assemblée de l’Éternel ne soit pas comme des brebis qui n’ont point de berger." (Nombres 27:17). La préoccupation de Moïse, ce sont les brebis.
Et Dieu répond avec un critère qui renverse n'importe quel processus de recrutement : "L’Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui." (Nombres 27:18). C'est tout. Dieu n'a pas dit « le plus expérimenté à la guerre ». Il n'a pas dit « le meilleur orateur ». Il n'a pas dit « le parent le plus proche ». Il a dit : celui en qui réside l'Esprit. Le CV de Josué tenait en quelques mots, et aucun d'eux ne parlait de lui.
La revue mesure l'ampleur de la mission : conduire une grande nation à une époque troublée est un défi trop grand pour un homme seul. Josué devait remplacer Moïse et en plus conquérir la terre occupée par les peuples cananéens. Ce serait pratiquement impossible sans l'action du Saint-Esprit le remplissant de sagesse : "Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse." (Deutéronome 34:9). Et la revue fait un pont direct avec vous : pensez aux défis que vous devez affronter. Tout comme Josué, vous pouvez vous aussi compter sur l'aide du Saint-Esprit.
Il y a ici un message fort pour votre âge. À l'école, dans le groupe d'amis, dans le groupe de jeunes, le critère pour diriger est devenu la portée : celui qui parle le mieux, celui qui a le plus d'abonnés, celui qui prend le plus de place sur scène. Dieu n'a jamais utilisé cette règle. Josué n'a pas postulé à ce poste. Il a reçu une charge qu'il n'avait pas demandée et pour laquelle il ne s'estimait pas prêt, et ce qui l'a qualifié n'était pas en lui ; c'était en Lui.
❤ Pour votre vie. Pensez à la responsabilité que vous repoussez parce que « je ne suis pas encore cette personne » : apporter une parole à la réunion de jeunes, aider dans la classe des petits, prendre soin d'un petit frère ou d'une petite sœur, être le premier de votre maison à prier à voix haute. Josué non plus n'était pas « cette personne ». Le critère de Dieu n'a jamais été d'être prêt ; ç'a été d'être disponible pour que l'Esprit travaille en lui. Et si le poids qui est tombé sur vos épaules est trop lourd pour votre âge, comme subvenir aux besoins du foyer ou régler une dispute d'adultes, ce n'est pas la tâche de Josué : il est temps d'en parler à un adulte de confiance. L'adulte règle le problème ; vous prévenez et vous priez.
Ce ne fut pas un cas isolé. Peu avant, dans le désert, lorsque Moïse a dit qu'il ne supportait plus de porter le peuple tout seul, Dieu a pris de l'Esprit qui était sur lui et l'a mis sur soixante-dix anciens, afin qu'ils portent la charge ensemble (Nombres 11:16-17, 25). L'Esprit ne forme pas des célébrités ; Il forme un peuple avec des gens rendus capables dans chaque recoin.
Dès l'entrée dans la Terre promise surgit le défi de conquérir et d'occuper le territoire, et la revue rappelle que Dieu a suscité des chefs, également mus par l'Esprit, pour conduire la nation. C'est là qu'intervient la troisième lecture. Israël était opprimé par les Madianites, et l'homme que Dieu a choisi se cachait dans un pressoir, battant du froment là où l'on ne bat pas le froment, par peur. Quand Dieu l'appelle, il répond : "Gédéon lui dit : Ah ! mon seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël ? Voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père." (Juges 6:15). Et alors : "Gédéon fut revêtu de l’esprit de l’Éternel ; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite." (Juges 6:34).
🏛 Curiosité — du froment dans le pressoir. Lorsque l'ange de l'Éternel apparaît, Gédéon bat du froment dans un pressoir (Juges 6:11), la cuve creusée dans la roche où l'on foulait le raisin. On ne bat pas le froment dans un pressoir : on le bat sur l'aire, dans un endroit élevé et ouvert, pour que le vent emporte la balle. Gédéon faisait le travail au mauvais endroit, dans un trou, par peur que les Madianites ne le voient. Et c'est exactement là qu'il est appelé vaillant héros (Juges 6:12). Dieu n'a pas attendu que Gédéon sorte du trou pour l'appeler. Il l'a appelé dans le trou.
אב Dans l'original — hébreu. Dans notre traduction, « a revêtu Gédéon » sonne comme si l'Esprit avait été jeté par-dessus lui, comme un manteau. En hébreu, c'est le contraire : le verbe labash dit que l'Esprit de l'Éternel s'est revêtu de Gédéon. Gédéon est le vêtement. L'Esprit est Celui qui est à l'intérieur et qui se met en marche. N'inversez pas l'image : celui qui accomplit l'œuvre n'est pas le vêtement, c'est Celui qui le porte. Gédéon a continué d'être le plus petit dans la maison de son père, avec sa peur et ses limites ; ce qui a changé, c'est Celui qui s'est mis à marcher en lui. C'est pourquoi il ne devient pas un surhomme : il sonne de la trompette, et les tribus se rassemblent, parce que Celui qui convoquait, de l'intérieur de lui, était Dieu.
Remarquez l'image des brebis sans berger, car elle traverse toute la Bible. Des siècles après Moïse, Jésus regarde la foule et ressent la même chose : "Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger." (Matthieu 9:36). Josué a été un berger pour un temps. Jésus est le Berger. Et ici, il vaut la peine de le dire clairement : le Saint-Esprit ne remplace pas Jésus ; l'Esprit conduit le peuple sous l'autorité de Jésus, le Berger. Dieu a donné l'Esprit à Josué pour qu'Israël reste sous la conduite du Seigneur, et non sous celle de Josué.
III — Le Saint-Esprit rendant capable pour le service
La revue ouvre le troisième point avec la thèse qui soutient toute la leçon : dans l'Ancien Testament, l'action du Saint-Esprit était sporadique. Il reposait et agissait sur certaines personnes et, parfois, en des occasions spécifiques, parce que le temps de sa pleine action n'était pas encore venu, celui que le prophète Joël a annoncé : "Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions." (Joël 2:28). Retenez la différence : dans l'Ancien Testament, l'Esprit venait sur quelqu'un, pour une tâche et pour un temps. Ce que Joël promet est à une tout autre échelle : sur toute chair, fils et filles, vieillards et jeunes gens.
Cela ne veut pas dire que l'Ancien Testament était inférieur, ni que l'Esprit « s'est amélioré » depuis lors. C'est la même Personne, avec la même sainteté et la même puissance. Ce qui a changé, c'est le temps. Dieu préparait un peuple, une loi, un sacerdoce, une lignée de rois et un livre de prophètes, et chacune de ces étapes avait besoin de personnes rendues capables. La revue le montre sur quatre fronts.
🕊 Notre lecture. Jésus Lui-même a marqué la différence en une phrase, en parlant de l'Esprit aux disciples : "l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous." (Jean 14:17). Il demeure avec vous : c'était le mode de l'Ancien Testament et du temps où Jésus marchait avec eux. Il sera en vous : c'est la promesse. Le changement n'est pas un changement de Personne, mais de demeure. Et attention à l'autre extrême : dire que « c'était seulement dans l'Ancien Testament » et qu'aujourd'hui l'Esprit ne revêt plus personne pour servir. Il continue de revêtir ; nous le croyons et nous le vivons. Ce que Joël a promis n'a pas rétréci l'œuvre de l'Esprit ; cela l'a élargie.
1. Instruire pour le service
En lisant l'Ancien Testament, vous voyez beaucoup d'hommes mis à part et remplis de l'Esprit pour des tâches spéciales. Joseph a été rendu capable de discerner le songe de Pharaon et d'administrer l'Égypte. Moïse a eu besoin de l'Esprit pour affronter Pharaon et guider le peuple à travers le désert. Et il y a un cas que presque personne ne cite, parce qu'il ne s'agit ni d'un roi ni d'un prophète : Betsaleel, l'artisan du tabernacle. Dieu dit de lui : "Je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages," (Exode 31:3). Le premier homme dont la Bible dit qu'il fut rempli de l'Esprit de Dieu a été rempli pour travailler l'or, l'argent, le bois et la pierre. Le service accompli de ses mains est aussi un service de l'Esprit.
2. Inspirer les prophètes
Les prophètes étaient des hommes utilisés pour transmettre le message de Dieu au peuple. Ils ne parlaient pas d'eux-mêmes, mais poussés par le Saint-Esprit. Et c'est ici qu'intervient la quatrième lecture, que beaucoup trouvent de trop alors que c'est elle qui relie tout le cours. Pierre, déjà au temps de l'Église, regarde en arrière et explique comment l'Ancien Testament a été écrit : "Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu." (2 Pierre 1:19-21).
Ce texte coupe court à deux extrêmes à la fois. Il coupe court au mysticisme, ce « je l'ai ressenti, donc c'est une révélation, donc c'est la parole de Dieu » : non, car l'Écriture n'est pas née d'une volonté humaine. Et il coupe court à l'incrédulité, ce « les prophètes étaient d'habiles poètes qui parlaient de politique » : non plus, car Celui qui les a poussés, c'est le Saint-Esprit. La Bible ouverte sur vos genoux a un Auteur. Et remarquez l'image qu'utilise Pierre : une lampe dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève. La prophétie de l'Ancien Testament était une lampe allumée dans un couloir sombre, pointant vers le matin. Le matin a un nom : Jésus.
🕊 Notre lecture. Le même Esprit qui a inspiré les prophètes continue d'agir aujourd'hui ; nous croyons en l'actualité de l'expérience avec Lui. Mais Il ne contredit pas ce qu'Il a Lui-même écrit. Quand quelqu'un dit « Dieu m'a parlé » et que ce que « Dieu a dit » entre en collision frontale avec la Bible, ce n'était pas Lui. Le crible de l'Écriture n'est pas une méfiance envers l'Esprit ; c'est du respect envers Lui, car l'Auteur du livre ne se dément pas.
3. Mettre à part pour le sacerdoce
Le sacerdoce était une charge très spéciale. Dieu a ordonné que Moïse oigne Aaron et ses fils pour cet office. L'onction d'huile, comme nous l'avons vu au cours précédent, représentait le Saint-Esprit mettant une personne à part pour un service. Le sacrificateur était l'intermédiaire, l'intercesseur, celui qui portait les fautes du peuple devant Dieu au moyen des sacrifices. De l'huile sur la tête, du sang sur l'autel : tout l'Ancien Testament répétait une scène qu'un seul Sacrificateur allait accomplir pour de vrai.
4. Oindre pour gouverner
Dieu a préparé Samuel pour oindre le premier et le deuxième roi d'Israël, Saül et David. Après l'onction symbolique d'huile, ils ont été revêtus du Saint-Esprit : "Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. L’esprit de l’Éternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite. Samuel se leva, et s’en alla à Rama." (1 Samuel 16:13). D'autres rois ont également été oints pour gouverner le peuple de Dieu. Mais beaucoup d'entre eux ont abandonné l'Éternel et se sont livrés à l'idolâtrie, entraînant toute la nation dans le péché. En ces occasions, dit la revue, le Tout-Puissant retirait son revêtement de puissance, et ils se mettaient à agir pour leur propre compte.
Le cas le plus connu est celui de Saül. Un verset après l'onction de David, la Bible rapporte : "L’esprit de l’Éternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l’Éternel." (1 Samuel 16:14). Cela fait peur, et il faut le dire avec soin. Ce n'est pas une batterie qui s'est vidée. Ce n'est pas un Dieu d'humeur instable qui disparaît sans prévenir. Saül a abandonné l'Éternel à maintes reprises, a désobéi, s'est justifié, et le revêtement qui était donné pour une tâche a été retiré lorsqu'il a lâché l'alliance. Dieu n'est pas parti ; Dieu a été quitté. David l'a si bien compris qu'après son pire péché, il a prié : "Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint." (Psaume 51:11). Il savait que l'onction n'était pas sa propriété. C'était la présence d'une Personne, et une Personne se traite avec repentance, pas comme un droit acquis.
❤ Pour votre vie. Vous lisez peut-être aussi ceci avec crainte : « et si je l'avais déjà perdu ? ». Remarquez ce que la Bible fait de cette crainte. Saül n'avait pas peur de perdre ; il se défendait. David avait peur de perdre ; il se repentait. La crainte même d'avoir attristé l'Esprit est le signe qu'Il vous attire encore. Ne vous cachez pas. Revenez, comme David est revenu.
Christ dans la leçon
Repassez la leçon et remarquez une chose : tous ceux qui ont été revêtus sont morts. Joseph a administré, et il est mort. Moïse a affronté Pharaon, et il est mort sans entrer dans le pays. Josué a conquis, Gédéon a convoqué, David a régné, et tous sont morts. Sur chacun d'eux, l'Esprit est venu, pour une tâche, pour un temps. Toute cette file de gens revêtus pour une heure pointe vers Quelqu'un sur qui l'Esprit n'est pas venu en visiteur.
L'Esprit qui se mouvait au-dessus des eaux dans Genèse 1 est le même qui est descendu sur Jésus au Jourdain : "et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection." (Luc 3:22). Remarquez : dans la même scène, le Fils dans l'eau, l'Esprit qui descend et la voix du Père. Trois Personnes distinctes, un seul Dieu, comme c'était déjà en ombre dès la première page de la Bible. Et Jésus Lui-même a ouvert le rouleau d'Ésaïe dans la synagogue et a dit de qui parlait ce texte : "L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé," (Luc 4:18). Christ veut dire Oint. Les rois ont été oints d'huile et revêtus pour un temps ; Jésus est l'Oint de qui l'Esprit ne s'est jamais retiré.
La file de bergers imparfaits débouche aussi sur Lui. Moïse a demandé un homme afin que le peuple ne reste pas comme des brebis sans berger ; Jésus a regardé la foule avec compassion parce qu'elle était comme des brebis sans berger (Matthieu 9:36), et Il est Lui-même le Berger qui donne sa vie pour ses brebis (Jean 10:11). Le sacrificateur de l'Ancien Testament portait les fautes du peuple avec le sang d'un animal ; Jésus a porté nos fautes avec son propre sang, sur la croix, à notre place, et Il est ressuscité le troisième jour. C'est pourquoi la leçon s'arrête au seuil d'un temps différent, et ce temps différent a commencé sur une croix. Sans la croix et la résurrection, la promesse de Joël serait restée sur le papier. C'est l'Oint, et non un Josué ni un Gédéon, qui a reçu l'Esprit sans mesure pour ensuite Le répandre. Jean-Baptiste l'a dit avant tout le monde : "Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter , c’est celui qui baptise du Saint-Esprit." (Jean 1:33).
✝ Christ dans la leçon. Ne sortez pas de ce cours en voulant « être un Josué » ou « être un Gédéon ». Aucun d'eux n'a sauvé qui que ce soit. L'Esprit qui les a revêtus avait un but : préparer le chemin pour le Fils. Et Jésus Lui-même a dit ce que fait l'Esprit : "Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera." (Jean 16:14). Toute onction de l'Ancien Testament est une flèche. La croix est la destination.
Application pratique
Traitez le Saint-Esprit comme une Personne, et non comme une ressource. Arrêtez de demander de l'« énergie », une « ambiance » ou de l'« onction » comme on demande du signal Wi-Fi. Parlez-Lui par son nom, obéissez à ce qu'Il a déjà écrit et demandez pardon lorsque vous L'attristez. Ce que vous feriez avec une force, vous ne le faites pas avec Quelqu'un.
Acceptez la tâche avant de vous sentir prêt. Josué n'a pas postulé au poste ; Gédéon se cachait. Dieu revêt celui qui n'était pas prêt, et la préparation vient ensuite, de l'intérieur. S'il y a une responsabilité à l'église, à l'école ou à la maison que vous repoussez parce que « je ne suis pas encore cette personne », le critère de Dieu reste le même que dans Nombres 27 : ce n'est pas un CV. Demandez la capacité, pas le soulagement.
Passez toute expérience au crible de l'Écriture. L'Esprit qui a inspiré les prophètes ne contredit pas la Bible. Avant de dire « Dieu m'a parlé », ouvrez le texte. Si l'impression vous pousse à désobéir à vos parents, à vous éloigner de l'église ou à vous croire au-dessus de toute correction, elle ne vient pas de Lui. Et s'il s'agit de quelque chose d'important, parlez-en à un responsable de confiance avant d'agir.
Ne remplacez pas le Berger par le berger. L'Esprit a donné Josué au peuple pour qu'Israël reste sous l'autorité du Seigneur, et non sous celle de Josué. Aimez et honorez les responsables que Dieu vous a donnés, mais votre foi ne peut dépendre d'aucun d'eux. Si votre responsable tombe, change de ville ou vous déçoit, le Berger reste le même, et Lui ne tombe pas.
Prière finale
Saint-Esprit, merci parce que Tu étais là avant que la lumière n'existe, travaillant sur le vide, et parce que Tu n'es pas une force, mais Quelqu'un qui me connaît par mon nom. Pardonne les fois où je T'ai traité comme une énergie, comme une ambiance, comme une ressource pour les moments difficiles. Tu as choisi Josué sans regarder son CV et Tu T'es revêtu d'un Gédéon caché par peur ; moi aussi je me cache, et je pense que je dois devenir une autre personne avant de servir. Revêts-moi pour la tâche que j'ai évitée. Ne m'en donne pas le soulagement ; donne-moi la capacité de l'accomplir. Garde-moi de T'attrister et, si je tombe, rappelle-moi de revenir comme David, et non de me cacher comme Saül. Passe toute expérience de ma vie au crible de la Parole que Tu as Toi-même inspirée. Et glorifie Jésus en moi, l'Oint de qui Tu ne T'es jamais retiré, qui est mort sur la croix à ma place et est ressuscité afin que je puisse être revêtu. Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Le Saint-Esprit n'existe-t-il qu'à partir de la Pentecôte ?+
Non. Il est Dieu, éternel comme le Père et le Fils, et il apparaît dès le deuxième verset de la Bible, où l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux (Genèse 1:2). Dans l'Ancien Testament, il a créé, rendu capables des dirigeants comme Josué et Gédéon, et inspiré les prophètes (2 Pierre 1:21). Ce qui a changé à la Pentecôte, ce n'est pas son existence, mais le mode de sa présence : la promesse d'être répandu sur toute chair (Joël 2:28) et d'habiter dans le croyant (Jean 14:17).
Que signifie le fait que l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux en Genèse 1:2 ?+
La revue explique, en citant la Bible d'étude des mots-clés (Bíblia Palavras-Chave), que le verbe hébreu a le sens de « couver », comme un oiseau sur son nid. Ce n'était pas un déplacement sans but, mais un mouvement intentionnel : l'Esprit travaillant sur le vide pour qu'en jaillisse la vie. Le même verbe décrit l'aigle qui plane au-dessus de ses petits (Deutéronome 32:11). Genèse 1:2 montre l'Esprit comme une Personne en action, et non comme un vent impersonnel.
Pourquoi, dans l'Ancien Testament, le Saint-Esprit allait-il et venait-il sur les personnes ?+
Parce que son action visait des tâches et des occasions précises : il a revêtu Gédéon pour convoquer les tribus (Juges 6:34), il a rempli Betsaleel pour l'ouvrage du tabernacle (Exode 31:3), il est venu sur David lors de l'onction (1 Samuel 16:13). C'était l'Esprit venant sur quelqu'un pour un service. L'habitation permanente en chaque croyant a été promise pour plus tard (Joël 2:28 ; Jean 14:17). Ce n'est pas que l'Ancien Testament était inférieur : c'est la même Personne, agissant au temps fixé par le Père.
David a prié Dieu de ne pas lui retirer son Saint-Esprit (Psaumes 51:11). Puis-je perdre le Saint-Esprit ?+
David a fait cette prière après avoir vu ce qui était arrivé à Saül, de qui l'Esprit de l'Éternel s'était retiré (1 Samuel 16:14), et après avoir gravement péché. La Bible montre que Saül a abandonné l'Éternel ; ce n'est pas Dieu qui a disparu sans prévenir. Pour celui qui est en Christ, l'Esprit a été donné pour habiter et rester pour toujours (Jean 14:16), mais l'Écriture demande aussi de ne pas attrister le Saint-Esprit de Dieu (Éphésiens 4:30). Ce n'est ni de la terreur ni une licence : c'est une alliance bilatérale. Celui qui se repent, comme David, trouve miséricorde.
Le pluriel utilisé pour la création de l'homme en Genèse 1:26 prouve-t-il la Trinité ?+
Ce pluriel (faisons) est lu par de nombreux chrétiens comme un signe de la pluralité des Personnes en Dieu dès le premier chapitre de la Bible, aux côtés de l'Esprit qui se mouvait au-dessus des eaux (Genèse 1:2). La doctrine de la Trinité, cependant, ne repose pas sur un seul verset : elle devient claire dans la révélation complète, lors du baptême de Jésus (Luc 3:22) et dans l'ordre de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28:19). Utilisez Genèse 1:26 comme une semence, et non comme une preuve isolée.
Comment savoir si une forte impression vient du Saint-Esprit ou de ma propre tête ?+
Passez-la au crible de l'Écriture. L'Esprit qui a inspiré les prophètes (2 Pierre 1:21) ne contredit jamais ce qu'il a lui-même écrit. Si cette impression vous pousse à désobéir à la Bible, à vous cacher de vos parents ou à vous croire au-dessus de toute correction, elle ne vient pas de lui. Si elle vous conduit à Christ, à l'obéissance et à l'humilité, elle peut venir de lui : parlez-en à un responsable de confiance avant d'agir. Une expérience qui piétine l'Écriture n'est pas une expérience avec l'Esprit de Dieu.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Bien avant la Pentecôte, le Saint-Esprit agissait déjà en tant que Personne et en tant que Dieu, créant, choisissant, revêtant et inspirant ; Il n'est pas une force, c'est une Personne qui revêt celui qui n'était pas prêt, et toute cette histoire pointe vers Jésus, l'Oint.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture (l'« énergie positive ») |
| 5–9 min | Lecture biblique en classe (Genèse 1:1-2 ; Nombres 27:15-18 ; Juges 6:34-35 ; 2 Pierre 1:19-21) |
| 9–17 min | Point 1 — L'Esprit dans la création : une Personne, pas un vent |
| 17–25 min | Point 2 — Josué et Gédéon : le critère de Dieu et le vêtement qu'Il revêt |
| 25–31 min | Activité (La veste sur le cintre) |
| 31–37 min | Point 3 — Rendre capable pour le service : tâche, prophètes, rois |
| 37–41 min | Christ dans la leçon + questions de la classe |
| 41–45 min | Conclusion + défi + prière |
Commencez ainsi
N'ouvrez pas encore la Bible. Demandez : « Qui ici a reçu ou envoyé de l'"énergie positive" cette semaine ? » Il y aura des rires et des mains levées. Demandez alors, lentement : « L'énergie connaît-elle votre nom ? L'énergie vous écoute-t-elle ? L'énergie est-elle triste quand vous vous trompez ? » Laissez la classe répondre « non » trois fois. Enchaînez : « Alors retenez cela. Aujourd'hui, la Bible va montrer qu'avant qu'il n'y ait de la lumière, avant qu'il n'y ait des gens, Quelqu'un se mouvait déjà au-dessus des eaux. Et ce Quelqu'un n'était pas une énergie. La question du jour est : si le Saint-Esprit n'est "venu qu'à" la Pentecôte, que faisait-Il au verset deux de la Bible ? » Demandez seulement alors la lecture des quatre passages. Si la classe est grande, répartissez : un élève lit Genèse 1:1-2, un autre Nombres 27:15-18, un autre Juges 6:34-35, un autre 2 Pierre 1:19-21.
Point 1 — L'Esprit dans la création : une Personne, pas un vent
- Dans la revue : point 1 (« Le Saint-Esprit dans l'œuvre de la création ») et l'encadré d'ouverture sur l'expérience soumise au crible des Écritures.
- Ce qu'il faut enseigner : l'Esprit apparaît dès le deuxième verset de la Bible. Le verbe « se mouvoir » de Genèse 1:2, selon la revue (Bíblia Palavras-Chave), a le sens de « couver » : un mouvement avec un but, et non une contemplation. Il est également Créateur avec le Père et le Fils et soutient la création. Et la distinction doctrinale : Il n'est ni énergie, ni vibration, ni fluide ; Il est une Personne et Il est Dieu, et c'est pourquoi Il peut être attristé (Éphésiens 4:30). Attention à un mot : ne niez pas que l'Esprit descend sur quelqu'un, car c'est un langage biblique (Luc 3:22). Ce que le cours nie, c'est que ce qui descend soit une force.
- Verset d'ancrage : "La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux." (Genèse 1:2).
- Question clé : « Si le Saint-Esprit n'était qu'une énergie, qu'est-ce qui changerait dans votre manière de prier ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « je demanderais au lieu de dialoguer », « j'essaierais de "capter" au lieu d'obéir », « on ne pourrait pas L'attrister ». Approfondissez : « Et s'Il est une Personne, qu'avez-vous besoin d'arrêter de faire avec Lui ? »
- Si personne ne parle : montrez la prise électrique sur le mur. « Quelqu'un ici a-t-il déjà demandé pardon à une prise électrique ? A-t-il déjà discuté avec le Wi-Fi ? Alors pourquoi tant de gens traitent-ils le Saint-Esprit ainsi ? » La classe rit et se débloque.
Point 2 — Josué et Gédéon : le critère de Dieu et le vêtement qu'Il revêt
- Dans la revue : point 2 (« Le Saint-Esprit dans la formation du peuple d'Israël »), avec le deuxième et le troisième passage de la lecture biblique en classe (Nombres 27:15-18 ; Juges 6:34-35).
- Ce qu'il faut enseigner : Moïse demande un berger pour le peuple ; Dieu répond en quelques mots, un homme en qui est l'Esprit (Nombres 27:18), et aucun d'eux n'est un CV. Gédéon se cachait par peur, il était le plus petit dans la maison de son père (Juges 6:15), et l'Esprit l'a revêtu ; en hébreu, l'Esprit s'est revêtu de Gédéon : Gédéon est le vêtement, et Celui qui accomplit l'œuvre est Celui qui est à l'intérieur. Terminez par l'image des brebis sans berger aboutissant à Jésus (Matthieu 9:36) : l'Esprit ne remplace pas Jésus ; Il conduit le peuple sous l'autorité de Jésus, le Berger.
- Verset d'ancrage : "L’Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l’esprit ; et tu poseras ta main sur lui." (Nombres 27:18).
- Question clé : « Dans votre école ou dans votre groupe, quel est le critère pour devenir leader ? Et quel a été le critère de Dieu pour Josué ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « celui qui parle bien », « celui qui a le plus d'abonnés », « celui qui est populaire ». Approfondissez : « Josué n'avait rien de tout cela dans le verset. Qu'est-ce que Dieu a vu en lui que le groupe n'aurait pas vu ? »
- Si personne ne parle : racontez la scène de Gédéon battant le froment dans le pressoir, caché, et demandez : « Choisiriez-vous ce garçon pour diriger une armée ? Dieu l'a choisi. Pourquoi ? »
Point 3 — Rendre capable pour le service : tâche, prophètes, rois
- Dans la revue : point 3 (« Le Saint-Esprit rendant capable pour le service »), sous-points 3.1 à 3.4, « Pour conclure » et le quatrième passage de la lecture biblique en classe (2 Pierre 1:19-21).
- Ce qu'il faut enseigner : dans l'Ancien Testament, l'action était sporadique, sur certaines personnes et en des occasions spécifiques, parce que le temps promis par Joël n'était pas encore arrivé (Joël 2:28). Nommez les quatre fronts (instruire, inspirer, mettre à part, oindre) et développez-en deux : Betsaleel rempli de l'Esprit pour travailler de ses mains (Exode 31:3) et les prophètes inspirés (2 Pierre 1:21), ce qui coupe court au mysticisme et à l'incrédulité d'un seul coup. Terminez sobrement avec Saül : le revêtement a été retiré parce qu'il a abandonné l'alliance, et non parce que Dieu est instable ; David, au contraire, s'est repenti (Psaumes 51:11). Dites en une phrase la différence entre venir SUR quelqu'un pour une tâche et DEMEURER en celui qui croit (Jean 14:17), sans développer la Pentecôte, qui est le sujet de la prochaine leçon.
- Verset d'ancrage : "car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu." (2 Pierre 1:21).
- Question clé : « Avez-vous demandé au Saint-Esprit de vous rendre capable pour la tâche que Dieu vous a confiée, ou seulement de vous soulager de cette tâche ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : un silence honnête, « le soulagement », « je demande que l'épreuve passe vite ». Approfondissez : « Et s'Il voulait vous revêtir pour la tâche au lieu de vous en sortir ? »
- Si personne ne parle : lisez 2 Pierre 1:21 et demandez : « Qui est donc l'auteur de la Bible qui est sur vos genoux ? » Laissez-les répondre « Dieu » et enchaînez : « Le même Auteur qui a écrit le livre est Celui qui revêt des gens pour le service. Il n'a pas cessé de faire ces deux choses. »
Activité
- Objectif : ressentir, concrètement et sans exposer personne, la différence entre « l'Esprit jeté par-dessus Gédéon » et « l'Esprit revêtu de Gédéon », et découvrir que le critère de Dieu n'est pas d'être prêt.
- Matériel : une veste ou un manteau (appartenant à l'enseignant lui-même), un cintre ou le dossier d'une chaise, de petites feuilles de papier et des stylos.
- Déroulement : suspendez la veste au cintre à la vue de tous et demandez : « Cette veste peut-elle sonner de la trompette ? Convoquer une tribu ? Traverser le Jourdain ? » La classe répond que non. Enfilez alors la veste et faites le geste de sonner de la trompette. Demandez : « Qui a fait le travail maintenant, la veste ou celui qui est à l'intérieur ? » Lisez Juges 6:34 et expliquez : en hébreu, l'Esprit s'est revêtu de Gédéon ; Gédéon était la veste. Ensuite, remettez une feuille à chaque élève et demandez-lui d'écrire, uniquement pour lui-même, une tâche qui est aujourd'hui plus grande que lui, celle qu'il évite parce qu'il pense ne pas être prêt. Personne ne lit à voix haute ; la feuille est pliée et glissée dans la poche. Enfin, lisez Nombres 27:18 et demandez à chacun d'écrire sous la tâche les mots par lesquels Dieu a décrit Josué : un homme en qui est l'Esprit.
- Conclusion (retour au texte) : « La veste sur le cintre ne fait rien. La veste portée fait ce que le fort n'a pas fait. Gédéon se cachait et était le plus petit dans la maison de son père ; Josué n'avait pas de CV dans le verset. Dieu n'a pas choisi ceux qui étaient prêts ; Il a revêtu ceux qui étaient disponibles. La feuille dans votre poche contient une tâche et ces mots. La tâche est la vôtre. Ces mots sont le critère de Dieu. Emportez les deux à la maison. »
Si l'on vous pose cette question
- Question : « Le Saint-Esprit n'existe-t-Il qu'après la Pentecôte ? Alors qu'était-Il dans l'Ancien Testament ? » Réponse courte : Il est Dieu, éternel comme le Père et le Fils, et Il se trouve dès le deuxième verset de la Bible, agissant avant même que la lumière n'existe (Genèse 1:2). Dans l'Ancien Testament, Il a créé, a rendu capables Josué, Gédéon, Betsaleel et David, et a inspiré les prophètes (2 Pierre 1:21). La Pentecôte n'est pas la naissance de l'Esprit ; c'est l'accomplissement d'une promesse concernant le mode de sa présence : sur toute chair (Joël 2:28) et demeurant en celui qui croit (Jean 14:17). Si l'élève insiste en disant « mais l'Ancien Testament était inférieur », répondez : la Personne est la même, avec la même puissance ; ce qui a changé, c'est le temps que le Père a fixé.
- Question : « Pourquoi dans l'Ancien Testament l'Esprit venait-Il et repartait-Il ? Dieu était-Il d'humeur instable ? » Réponse courte : Ce n'était pas de l'humeur ; c'était une tâche. L'Esprit venait SUR quelqu'un pour un service et pour un temps : convoquer des tribus, administrer un pays, gouverner, prophétiser. C'était le temps de la préparation, et la revue elle-même dit que la pleine action promise par Joël n'était pas encore arrivée. Ce n'est ni un défaut de l'Ancien Testament ni une instabilité de Dieu : c'est le même Dieu qui a choisi de donner l'Esprit d'une autre manière après Christ. Et attention à l'autre extrême : ne dites pas qu'« aujourd'hui Il n'agit plus ainsi ». L'Esprit continue de revêtir des personnes pour servir ; nous le croyons et nous le vivons.
- Question : « David a prié : "ne me retire pas ton Esprit". Puis-je perdre le Saint-Esprit ? » Réponse courte : David a prié cela (Psaumes 51:11) après avoir vu ce qui était arrivé à Saül, de qui l'Esprit s'était retiré (1 Samuel 16:14), et après avoir gravement péché. Remarquez la différence entre les deux : Saül a abandonné l'Éternel et se défendait ; David a péché et s'est repenti. Ce n'est pas Dieu qui a disparu sans prévenir ; c'est Saül qui a quitté l'alliance. Celui qui est en Christ a reçu l'Esprit pour qu'Il demeure et reste éternellement (Jean 14:16), mais la même Bible ordonne de ne pas attrister le Saint-Esprit (Éphésiens 4:30) : une alliance a deux côtés. La crainte même de l'avoir perdu est déjà le signe qu'Il vous attire encore. Si l'élève confie un péché lourd à ce moment-là, ne demandez pas de détails devant la classe ; accueillez-le et parlez-en avec lui après.
- Question : « Comment savoir si une forte impression vient du Saint-Esprit et non de ma propre tête ? » Réponse courte : par le crible de l'Écriture. L'Esprit qui a inspiré les prophètes (2 Pierre 1:21) ne contredit pas ce qu'Il a Lui-même écrit. Une impression qui pousse à désobéir à la Bible, à se cacher de ses parents ou à se croire au-dessus de toute correction ne vient pas de Lui. Une impression qui conduit à Christ, à l'obéissance et à l'humilité peut venir de Lui, et même ainsi il vaut la peine d'en parler avec un responsable de confiance avant d'agir. Ce n'est pas se méfier de l'Esprit ; c'est Le respecter. Une expérience qui piétine l'Écriture n'est pas une expérience avec l'Esprit de Dieu.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : « Nous avons commencé avec l'"énergie positive", ce que tout le monde envoie et que personne ne sait expliquer. Et la Bible a répondu dès le deuxième verset : sur un monde informe, vide et sombre, Celui qui travaillait n'était pas une énergie. C'était Quelqu'un, avec une volonté, un but et un nom. Ce Quelqu'un a choisi Josué sans regarder son CV, s'est revêtu d'un Gédéon caché par peur et a inspiré les prophètes qui ont écrit le livre posé sur vos genoux. Et tout cela était une flèche : cela pointait vers l'Oint, de qui l'Esprit ne s'est jamais retiré, qui est mort sur la croix à notre place, est ressuscité, et qui baptise du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit n'est pas une force. C'est une Personne qui revêt. Et Il revêt celui qui n'était pas prêt. »
- Défi : prenez la feuille de l'activité (ou écrivez-en une maintenant) : la tâche qui est aujourd'hui plus grande que vous, celle que vous évitez parce que vous pensez ne pas être prêt, et, en dessous, les mots décrivant Josué : un homme en qui est l'Esprit. Pendant la semaine, faites un premier pas concret dans cette tâche, un pas que l'on peut désigner par un jour et un nom (demander à entrer dans le planning de service, proposer de l'aide à un responsable, inviter ce camarade, assumer cette conversation à la maison). Avant de faire ce pas, parlez au Saint-Esprit par son nom et demandez la capacité, pas le soulagement. Dimanche, revenez avec l'histoire.
- Comment faire le suivi dimanche : ouvrez le cours en demandant quel a été le pas, et non quelle était la tâche. Raconte qui veut ; personne n'est obligé de dire ce qui était écrit sur la feuille. Si quelqu'un dit « je n'ai pas fait le pas, j'ai bloqué », ne le corrigez pas devant les autres : remerciez-le pour son honnêteté et renvoyez la balle à la classe : « Gédéon aussi a bloqué ; ce qui fait la différence, c'est Celui qui est à l'intérieur de la veste ». Si la tâche de quelqu'un est trop lourde pour son âge (subvenir aux besoins du foyer, régler une dispute d'adultes), ôtez clairement ce poids de ses épaules : l'adulte règle le problème ; l'élève prévient et prie. Ceux qui ne l'ont pas fait, invitez-les à commencer cette semaine, sans mettre personne mal à l'aise.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez Genèse 1:1-5, Nombres 27:12-23, Juges 6:11-35 (la scène du pressoir et le plus petit dans la maison de son père) et 2 Pierre 1:16-21 en entier, ainsi qu'Exode 31:1-5 pour Betsaleel. Dans la lecture en classe, les traductions peuvent présenter de légères différences de formulation sur certains termes, mais le sens est le même ; prévenez la classe pour que personne ne soit surpris. Deux précautions de langage : n'appelez jamais l'Esprit « force », « énergie » ou « ça » ; et, au moment de parler de Gédéon, n'inversez pas l'image : l'Esprit s'est revêtu de Gédéon, et non le contraire.
- Apportez : votre Bible, une veste ou un manteau, un cintre (ou utilisez le dossier d'une chaise), de petites feuilles et des stylos pour tous.
- Priez avant : demandez que la classe reparte en traitant le Saint-Esprit comme une Personne, et non comme une ressource. Demandez des yeux attentifs pour l'élève qui se trouve trop petit pour n'importe quelle tâche, et pour celui qui a peur d'avoir « perdu » l'Esprit : ni l'un ni l'autre n'ont besoin d'un sermon ; ils ont besoin de quelqu'un qui leur montre Josué, Gédéon et David avec patience.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Écrivez sur un papier la tâche qui est aujourd'hui plus grande que vous, celle que vous évitez parce que vous pensez ne pas être prêt, et, en dessous, les mots par lesquels Dieu a décrit Josué : un homme en qui est l'Esprit. Pendant la semaine, faites un premier pas concret dans cette tâche, un pas que l'on peut désigner par un jour et un nom (demander à entrer dans le planning de service, proposer de l'aide à un responsable, inviter ce camarade, assumer cette conversation à la maison). Avant de faire ce pas, parlez au Saint-Esprit par son nom et demandez la capacité, pas le soulagement.
Pourquoi
Parce que Dieu n'a pas choisi ceux qui étaient prêts ; Il a revêtu ceux qui étaient disponibles. Josué a reçu une charge qu'il n'avait pas demandée, et le critère de Dieu fut unique : un homme en qui est l'Esprit (Nombres 27:18). Gédéon se cachait par peur, et l'Esprit de l'Éternel a revêtu Gédéon (Juges 6:34). Le Saint-Esprit n'est pas une force que vous captez ; c'est une Personne qui revêt celui qui accepte la tâche. Si la tâche est trop lourde pour votre âge, le pas à faire est différent : en parler à un adulte de confiance. L'adulte règle le problème ; vous prévenez et vous priez.
Comment savoir que vous l'avez fait
Il y a un papier avec la tâche et ces mots, et il y a un pas accompli que vous pouvez nommer : ce que c'était, quel jour, avec qui. Si vous pouvez dire quel a été ce pas, vous l'avez fait.
Dimanche, revenez avec l'histoire
Le prochain cours commencera par les pas que vous aurez faits. Personne n'a besoin de dire ce qui était écrit sur le papier ; racontez seulement le pas, si vous le voulez. Dimanche, revenez avec l'histoire.







