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Rechercher le Saint-Esprit

Leçon 13 · 4e trimestre 2026 · 13/12/2026 · 22 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

Première bientôt

Dimanche 13 décembre · 09:00 (heure de Brasilia)

Le cours vidéo n'a pas encore été diffusé.

Texte d'or

“Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.” (Jean 14:26, LSG) · Lire dans la Bible

La leçon revient à l'ordre de Jésus dans Actes 1 — attendre la promesse du Père en priant ensemble — et montre que le baptême dans le Saint-Esprit est un don que l'on demande, et non une récompense que l'on conquiert. Elle parcourt les trois raisons qui éloignent tant de personnes de cette recherche et montre comment chercher aujourd'hui : par la prière, la Parole, la consécration, l'unité et au sein de l'église.

Imaginez descendre d'une montagne après avoir vu votre Maître monter au ciel, avec une seule instruction en poche : attendez ici. Il n'a pas dit pendant combien de jours. Il n'a pas dit comment cela se passerait. Il a seulement dit que la promesse du Père viendrait peu de jours après (Actes 1:5). C'est avec cela que les onze sont revenus du mont des Oliviers, ont monté l'escalier d'une maison à Jérusalem et ont commencé à prier. Et ils ont continué à prier le lendemain. Et le jour suivant.

Le Texte d'or dit ce qu'ils attendaient : "Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit." (Jean 14:26). Ce n'était ni une énergie ni un frisson. C'était une Personne, envoyée par le Père, au nom de Jésus, pour rappeler Jésus aux disciples.

Dans la Leçon 8, vous avez étudié ce qu'est le baptême dans le Saint-Esprit : la promesse du Père, annoncée par Joël et par Jean-Baptiste, accomplie à la Pentecôte et toujours valable aujourd'hui. Une question a été gardée en réserve pour ce cours, et elle est très pratique : comment le rechercher ? Et une autre, plus dérangeante : si la promesse est pour tous, pourquoi tant de gens se sont-ils arrêtés en chemin ?

La revue répond en trois étapes : le baptême dans le Saint-Esprit est une bénédiction qui doit être recherchée ; c'est le plus grand besoin du christianisme de nos jours ; et il existe des raisons bien concrètes pour lesquelles tant de personnes ne l'ont pas encore reçu. Une phrase va accompagner toute la leçon : vous ne recevez pas parce que vous le méritez ; vous recevez parce qu'Il l'a promis.

I — Une bénédiction qui doit être recherchée

Beaucoup de choses arrivent le jour même où vous croyez. Le pardon, la paix avec Dieu, l'adoption comme enfant, la vie éternelle : rien de tout cela n'a besoin d'une deuxième file d'attente. La Bible appelle ces bénédictions des choses qui accompagnent le salut (Hébreux 6:9), et elles sont comprises et vécues à mesure que la personne suit Jésus.

Pour le revêtement de puissance, Jésus a donné une instruction différente. "Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut." (Luc 24:49). Et Luc répète cet ordre au début des Actes : "Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ;" (Actes 1:4). Ce n'était pas « continuez votre vie, cela finira bien par arriver ». C'était rester, attendre et demander.

Pourquoi attendre, si Dieu pouvait tout donner d'un seul coup là-bas sur la montagne ? La revue souligne un motif très concret : le danger que d'autres occupations détournent leur esprit. Ces hommes avaient une barque à l'arrêt sur le lac, une famille dans une autre ville, des factures à payer. Sans un ordre clair, chacun serait retourné à sa routine en pensant que la promesse viendrait toute seule. Le même danger demeure aujourd'hui. Beaucoup de gens n'ont pas cessé de chercher parce qu'ils ont décidé d'abandonner ; tout simplement, la recherche est sortie de leur emploi du temps et n'y est jamais revenue.

🏛 Curiosité — la salle, le chemin et les jours. La chambre haute (Actes 1:13) était la pièce supérieure de la maison, construite sur le toit plat et réservée aux invités, aux repas spéciaux et aux réunions. Le chemin d'un sabbat (Actes 1:12) était la distance que la tradition juive permettait de parcourir le jour du repos, évaluée à environ deux mille coudées, soit près d'un kilomètre : le mont des Oliviers était juste là. Et l'attente n'a pas été longue sur le calendrier, mais elle a été longue dans le cœur. Jésus est apparu aux disciples pendant quarante jours (Actes 1:3), et la Pentecôte était la fête du cinquantième jour. Entre l'ascension de Jésus et la descente du Saint-Esprit, il s'est écoulé environ dix jours sans aucun signe et sans date annoncée.

Ce qu'ils ont fait pendant qu'ils attendaient

La lecture en classe montre toute la scène. D'abord, la question de calendrier : "Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ?" (Actes 1:6). Et la réponse : "Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité." (Actes 1:7). Ils voulaient la date ; Jésus a donné la promesse et la mission (Actes 1:8). Ensuite, la nuée, les deux hommes vêtus de blanc et l'annonce : "et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel." (Actes 1:11). Et alors ils ont obéi. Ils sont retournés, sont montés et ont prié : "Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière , avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus." (Actes 1:14).

Remarquez qui était dans la salle. Les apôtres, les femmes, la mère de Jésus et Ses frères, ceux-là mêmes qui, quelque temps plus tôt, ne croyaient pas en Lui (Jean 7:5). Personne n'a été mis à l'écart parce qu'elle était une femme, parce qu'il était jeune ou parce qu'il avait douté auparavant. Et remarquez ce qu'ils faisaient : ils priaient, ensemble, tous les jours.

אב Dans l'original — grec. Le verbe traduit par persévéraient (Actes 1:14) est proskarteréō, un verbe qui veut dire insister, tenir ferme, se consacrer sans lâcher prise. Ce n'est pas passer de temps en temps ; c'est rester attaché. C'est le même verbe que les apôtres utilisent plus loin : "Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole." (Actes 6:4). Et le mot Consolateur, dans le Texte d'or, traduit paráklētos : quelqu'un appelé à se tenir aux côtés d'un autre, pour l'aider et le défendre. Jésus a promis un autre Consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec les siens (Jean 14:16).

L'attente n'a pas acheté la Pentecôte

Voici un détail qui change la manière de chercher. Quand le Saint-Esprit est venu, Luc n'écrit pas « après qu'ils eurent suffisamment prié ». Il écrit : "Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu." (Actes 2:1). Le jour était déjà inscrit sur le calendrier du Père (Actes 1:7). La prière du dixième jour n'a rien « payé ». Ce que l'attente a fait, c'est trouver les disciples au bon endroit, de la bonne manière : ensemble, en prière, le cœur tourné vers la promesse.

Alors, s'il ne s'agit pas d'acheter, pourquoi chercher ? Parce que Jésus l'a ordonné. Et parce qu'Il a lié le don à la demande : "Et moi, je vous dis : Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira." (Luc 11:9). Juste après vient la phrase qui est le centre de ce cours : "Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent." (Luc 11:13). Remarquez : il n'est pas dit « à ceux qui le méritent », ni « à ceux qui maîtrisent la bonne technique ». Il est question de ceux qui le demandent.

Et l'on peut demander avec assurance, parce que cette demande est au cœur de la volonté de Dieu. Jean a écrit : "Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée." (1 Jean 5:14-15). Ce n'est pas une formule pour obliger Dieu à agir à l'heure que vous choisissez. C'est la certitude que, lorsque vous demandez le Saint-Esprit, vous ne demandez pas quelque chose que Dieu ne veut pas donner. Le doute n'a jamais porté sur le fait de savoir si Dieu le veut. La promesse est déjà écrite (Actes 2:39).

II — Le plus grand besoin du christianisme de nos jours

Quelqu'un pourrait dire : « c'était pour cette époque-là ». La revue répond par une courte parole de Malachie où l'Éternel affirme qu'Il ne change pas (Malachie 3:6). Si Dieu n'a pas changé, Sa promesse n'a pas expiré. Le pardon, l'exaucement des prières et le baptême dans le Saint-Esprit restent valables pour celui qui croit aujourd'hui.

Et le besoin de puissance n'a pas diminué non plus. La Bible est lucide sur le temps dans lequel nous vivons. Jean a vu que le diable est animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps (Apocalypse 12:12). Et Paul a averti : "Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons," (1 Timothée 4:1). Remarquez le verbe : apostasieront (abandonneront la foi). Des gens qui étaient à l'intérieur et qui se sont éloignés peu à peu. Le danger ne vient pas seulement de l'extérieur ; il vient aussi de l'érosion silencieuse de celui qui s'est refroidi.

Cela n'a pas pour but de faire peur. C'est pour donner une direction. L'Église du livre des Actes n'a pas affronté le mal par la ruse ni par des discours tranchants, et pourtant elle a vaincu. En Samarie, un homme nommé Simon impressionnait la ville par la magie, et le peuple a cru à la prédication de Philippe sur le royaume de Dieu (Actes 8:9-12). À Chypre, Paul, rempli du Saint-Esprit, a affronté le magicien Élymas, qui cherchait à détourner le proconsul de la foi, et le proconsul a cru (Actes 13:8-12). À Philippes, une jeune esclave, dominée par un esprit de divination, a été délivrée au nom de Jésus-Christ (Actes 16:16-18). Et à Éphèse, sept fils d'un sacrificateur nommé Scéva ont essayé d'utiliser le nom de Jésus comme un mot de passe, sans connaître Jésus, et ils sont repartis blessés et couverts de honte (Actes 19:13-17).

Ce dernier cas mérite notre attention, car il parle directement à celui qui cherche. Le nom de Jésus n'est pas une formule, et la puissance de Dieu n'est pas une technique que l'on apprend en copiant les autres. Les fils de Scéva avaient les bons mots, mais aucune relation avec Christ. La différence n'a jamais résidé dans la méthode. Elle se trouvait chez des personnes qui connaissaient Jésus et avaient été revêtues par Lui.

Quand vous ne savez même pas quoi demander

Descendez maintenant du livre des Actes vers votre propre vie de prière. Il y a des jours où vous vous asseyez pour prier et où vous bloquez. Les mots disparaissent, il ne reste qu'un poids dans la poitrine auquel vous ne savez pas donner de nom. Paul connaissait ce genre de jour : "De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints." (Romains 8:26-27).

Inexprimable désigne ce qui ne tient pas dans des mots. Quand votre bouche n'arrive pas à formuler la prière, le Saint-Esprit ne vous abandonne pas : Il prie avec vous. C'est là le plus grand besoin de celui qui est sauvé : non pas une émotion à afficher, mais la présence et la puissance de Dieu pour vivre, résister et témoigner dans un temps difficile.

Votre génération

La revue veut que ce cours vous éveille à quelque chose de plus grand que votre expérience personnelle. À la Pentecôte, Pierre a dit que la promesse était pour eux, pour leurs enfants et pour tous ceux qui sont au loin (Actes 2:39). Les enfants de cette génération-là étaient les jeunes qui venaient après. Aujourd'hui, cette génération, c'est la vôtre : vos camarades de classe, les jeunes du quartier, les cousins qui n'ont jamais mis les pieds dans une église. Dieu veut atteindre ces personnes, et Il le fait habituellement par des jeunes du même âge, revêtus de puissance. Ce que cette puissance accomplit dans le monde sera le sujet du prochain cours.

🕊 Notre lecture — le besoin n'est pas un retard. Quand la revue dit que le baptême dans le Saint-Esprit est le plus grand besoin du croyant sauvé aujourd'hui, elle parle de celui qui appartient déjà à Christ. Personne n'est qualifié de moins sauvé. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas (Romains 8:9) : celui qui appartient à Christ a déjà l'Esprit qui habite en lui. Le baptême dans le Saint-Esprit est un revêtement pour servir, et sa recherche est une invitation, non une exigence culpabilisante.

III — Pourquoi tant de croyants ne sont-ils pas baptisés ?

La revue donne trois raisons, et aucune d'elles n'est « Dieu n'a pas voulu ». Lisez-les toutes les trois avec honnêteté, mais sans en utiliser aucune comme une étiquette collée sur le front de qui que ce soit, pas même sur le vôtre. Elles servent à examiner son propre cœur, et non à juger le camarade d'à côté.

Beaucoup n'en ont pas entendu parler

Paul est arrivé à Éphèse et a trouvé un groupe de disciples. Il a demandé : "Avez-vous reçu le Saint-Esprit, quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Saint-Esprit." (Actes 19:2). Ils étaient sincères, mais ils ne connaissaient que le baptême de Jean. Paul leur a expliqué, ils ont été baptisés au nom du Seigneur Jésus et, lorsque Paul leur a imposé les mains, le Saint-Esprit est venu sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient (Actes 19:6). Ce qui manquait, ce n'était pas la volonté ; c'était l'enseignement.

Cela arrive encore. Il y a des gens qui n'ont jamais entendu une explication claire sur le baptême dans le Saint-Esprit, et d'autres qui en ont entendu parler, mais n'ont jamais ouvert la Bible pour vérifier. La revue établit une comparaison avec le frère aîné de la parabole du fils prodigue. Il a vécu toute sa vie dans la maison de son père et s'est plaint de n'avoir jamais rien reçu. Le père a répondu : "Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ;" (Luc 15:31). Tout était à sa portée, et il n'a jamais rien demandé. Apprendre à connaître la promesse est le premier pas pour la demander.

Beaucoup se sont relâchés

La deuxième raison comporte une part de choix, c'est pourquoi elle dérange davantage. La personne se réjouit de son salut, trouve que c'est déjà suffisant et se laisse peu à peu absorber par ce qui se voit et se touche. La Bible en parle sans détour : "en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses." (Hébreux 6:12). La foi et la patience : c'est exactement ce que les disciples ont eu dans la chambre haute.

La paresse spirituelle ne fait pas de bruit. Elle se présente sous la forme de « je prierai demain », du téléphone portable qui est la première et la dernière chose de la journée, de la semaine d'examens, d'entraînement et de séries qui ne laisse jamais de place. Et Paul n'a pas présenté cette recherche comme une simple suggestion : "Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ;" (Éphésiens 5:18). C'est un ordre, et le verbe exprime une action continue. Celui qui ne se remplit pas d'une chose finit par se remplir d'une autre, parce que le vide ne reste pas vide. Le psaume décrit le contraire du relâchement : l'homme heureux trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, et il la médite jour et nuit (Psaumes 1:2).

Beaucoup pensent qu'ils ne le méritent pas

La troisième raison est la plus cruelle, car elle se déguise en humilité. La personne a cherché, n'a pas reçu au moment où elle s'y attendait, et l'Ennemi est arrivé avec une conclusion toute prête : « c'est parce que vous ne valez rien ». Il prend la sincérité de quelqu'un et la retourne contre lui.

La Bible détruit ce mensonge à la racine. Personne ne mérite rien devant Dieu : "nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ;" (Éphésiens 2:5). "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie." (Éphésiens 2:8-9). Si vous n'avez même pas mérité le salut, pourquoi le revêtement serait-il différent ? La promesse de l'Esprit se reçoit elle aussi par la foi (Galates 3:14). Si cela dépendait du mérite, il n'y aurait pas une seule personne baptisée dans le Saint-Esprit, ni dans la chambre haute, ni aujourd'hui.

Et la même vérité abat l'orgueil de l'autre côté. Celui qui a déjà reçu n'a pas reçu parce qu'il a fait de plus belles prières, parce qu'il a jeûné davantage ou parce qu'il est plus saint que son camarade. Il a reçu parce que Jésus l'a promis et l'a accompli. Personne n'a de quoi se vanter, et personne n'a besoin de se cacher.

Et celui qui cherche depuis longtemps ?

Peut-être lisez-vous ces trois raisons sans vous reconnaître dans aucune. Vous avez entendu l'enseignement, vous ne vous êtes pas relâché et vous savez que c'est une grâce. Malgré cela, ce n'est pas encore arrivé. Écoutez calmement : cela ne veut pas dire que Dieu vous a rejeté, ni que vous cachez un péché. Les disciples ont prié pendant des jours sans aucun signe, et la promesse est arrivée le jour que le Père avait fixé (Actes 2:1). Jésus a raconté une parabole précisément sur la nécessité de toujours prier et de ne point se relâcher (Luc 18:1). Continuer à demander n'est pas de l'entêtement ; c'est de la foi.

Ne comparez votre histoire à celle de personne. Certains ont reçu dès la première fois qu'ils ont demandé et d'autres ont attendu des années, et Dieu n'aime pas l'un plus que l'autre. Et ne portez pas cela tout seul : parlez-en avec votre enseignant ou avec le pasteur. Chercher en étant accompagné est biblique.

Alors, comment chercher ?

La Leçon 8 a laissé cette question pour aujourd'hui. La réponse n'est pas une méthode secrète ; c'est ce que les disciples ont fait dans Actes 1, et cela tient en cinq mots.

  • Prière. Demandez avec vos propres mots, tous les jours, par une demande claire. Le Père donne à ceux qui le lui demandent (Luc 11:13). Il n'y a pas besoin de phrase apprise par cœur ni de prendre une voix différente. Cela peut être dans votre chambre, sur le chemin de l'école, au culte.
  • Parole. Le Saint-Esprit vous rappellera tout ce que Jésus vous a dit (Jean 14:26). Celui qui cherche l'Esprit ouvre la Bible, parce qu'Il travaille avec ce que Jésus a dit. Lire Actes 1 et 2 cette semaine, c'est déjà chercher.
  • Consécration. Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous (Jacques 4:8). Se consacrer, c'est faire de la place : laisser de côté ce qui vous refroidit, demander pardon, remettre sa vie. Ce n'est ni un prix à payer ni la preuve que vous êtes prêt. C'est ôter du chemin ce qui empêche de s'approcher.
  • Unité. Ils priaient d'un commun accord (Actes 1:14) et étaient tous ensemble dans le même lieu (Actes 2:1). Cherchez avec l'Église, lors des cultes et des moments de prière, et ne vous isolez pas. N'abandonnez pas votre assemblée, comme certains en ont l'habitude (Hébreux 10:25).
  • Accompagnement. En Samarie, Pierre et Jean ont prié pour eux afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit (Actes 8:15) ; à Éphèse, Paul a imposé les mains aux disciples (Actes 19:6). Dieu utilise les responsables de l'Église pour orienter et prier avec celui qui cherche. Si vous voulez savoir quand votre église se réunit pour prier, demandez-le à votre responsable.

Et voici ce qui ne fait pas partie de la recherche : la pression, le spectacle, un appel insistant à vous avancer « maintenant ou jamais », quelqu'un qui vous ordonne de répéter des syllabes, une technique pour « débloquer » la langue, ou faire semblant d'avoir reçu ce que vous n'avez pas reçu pour ne pas rester à l'écart. Celui qui donne de s'exprimer, c'est l'Esprit, selon qu'Il leur donnait de parler (Actes 2:4). Et tout dans l'Église doit se faire avec bienséance et avec ordre (1 Corinthiens 14:40).

❤ Pour votre vie. Si vous avez peur de recevoir quelque chose de mauvais, ou « d'inventer » sans le vouloir, lisez ce que Jésus a dit juste avant la promesse : "Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou , s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ?" (Luc 11:11). Celui qui demande le Saint-Esprit au Père reçoit du Père. Vous pouvez demander sans crainte.

Christ dans la leçon

Relisez le Texte d'or, lentement : le Père l'enverra au nom de Jésus (Jean 14:26). Celui qui promet l'Esprit, c'est Jésus. Et que fait l'Esprit quand Il arrive ? Il rappelle Jésus et tout ce qu'Il a dit. Jésus a ajouté : "Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera." (Jean 16:14). Rechercher le Saint-Esprit, ce n'est jamais chercher autre chose que Christ.

Jésus Lui-même a lancé l'invitation lors d'une fête à Jérusalem, en appelant celui qui a soif à venir à Lui et à boire, et Jean explique qu'Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui, car le Saint-Esprit n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié (Jean 7:37-39). L'Esprit n'a été répandu qu'après la croix, la résurrection et l'ascension vers le Père. À la Pentecôte, Pierre a dit exactement cela : Jésus, élevé par la droite de Dieu et ayant reçu du Père la promesse du Saint-Esprit, a répandu ce qu'ils voyaient et entendaient (Actes 2:33).

C'est pour cela que vous pouvez chercher à nouveau, même après de nombreuses tentatives. Votre accès auprès de Dieu ne dépend pas de votre performance de croyant. Il a été acquis par le sang de Jésus, qui est mort sur la croix à votre place et est ressuscité. "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins." (Hébreux 4:16).

✝ Christ dans la leçon. Vous n'allez pas à l'autel pour payer quoi que ce soit. Vous y allez pour recevoir ce que Jésus a déjà entièrement payé. Celui qui a soif vient à Lui, et c'est Lui qui donne à boire.

Application pratique

Mettez cette demande dans votre prière de chaque jour. Pas seulement lors d'une campagne de prière, pas seulement lors d'un culte spécial. En la nommant et à un moment précis, appuyé sur Luc 11:13 : « Père, je demande ce que Jésus a promis. »

Remplacez la question « est-ce que je le mérite ? » par « l'a-t-Il promis ? ». Chaque fois que vous vient la pensée que vous n'êtes pas digne, répondez avec Éphésiens 2:8. La réponse à votre indignité, c'est la grâce, et non l'effort.

Cherchez ensemble, pas tout seul. Priez avec l'Église, allez voir votre enseignant ou le pasteur quand vous avez un doute, et ne vous isolez pas lorsque la réponse tarde (Actes 1:14).

Ne mesurez personne à ce qu'il a déjà reçu. Celui qui a déjà été baptisé dans le Saint-Esprit ne regarde pas les autres de haut ; celui qui cherche encore n'est pas un croyant de seconde zone. Dans votre classe, tout le monde se tient devant le même Père qui donne à ceux qui demandent.

Prière finale

Père, merci parce que Ton Esprit n'est pas une récompense pour les meilleurs, mais une promesse pour celui qui demande. Pardonne les fois où j'ai laissé cette recherche sortir de mon emploi du temps et les fois où j'ai cru que je n'étais pas digne de demander. Ôte de moi la précipitation, la comparaison et la crainte. Garde celui qui est fatigué d'attendre et ne laisse personne abandonner en chemin. Enseigne-moi à prier avec Ton Église, la Parole ouverte. Seigneur Jésus, Tu es mort sur la croix à ma place, Tu es ressuscité et, élevé à la droite du Père, Tu as répandu l'Esprit. J'ai soif, et je viens à Toi. Remplis-moi de Ton Saint-Esprit, afin que ma vie pointe vers Toi. En Ton nom, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Comment rechercher le baptême dans le Saint-Esprit ?+

De la manière dont les disciples l'ont fait dans Actes 1 : en obéissant à la parole de Jésus et en priant ensemble. "Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière , avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus." (Actes 1:14). La demande est directe, car Jésus a assuré que le Père céleste donnera d'autant plus le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11:13). On le recherche par la prière quotidienne, avec la Parole ouverte, une vie livrée à Dieu et au sein de l'église, accompagné par le pasteur et les responsables. Sans technique, sans formule, sans pression et sans imiter personne : c'est l'Esprit qui l'accorde (Actes 2:4).

Pourquoi beaucoup de croyants n'ont-ils pas encore été baptisés dans le Saint-Esprit ?+

La revue souligne trois raisons courantes. Beaucoup n'ont jamais entendu d'enseignement à ce sujet, comme les disciples d'Éphèse qui n'avaient même pas entendu dire qu'il y ait un Saint-Esprit (Actes 19:2). D'autres se sont installés dans le confort, alors que la Bible exhorte à ne pas devenir négligents (Hébreux 6:12). Et d'autres ont abandonné parce qu'ils pensaient ne pas le mériter. Aucune de ces raisons ne signifie que Dieu ne le veut pas. Il y a aussi ceux qui cherchent avec sincérité et attendent encore : ce n'est pas un signe de rejet, car les temps sont entre les mains du Père (Actes 1:7).

Dois-je être assez saint pour mériter le baptême dans le Saint-Esprit ?+

Non. Personne ne mérite rien de la part de Dieu : "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu." (Éphésiens 2:8). Le baptême dans le Saint-Esprit est un don reçu par la foi (Galates 3:14). La consécration compte, mais ce n'est pas un prix à payer : c'est faire de la place à Dieu. Si cela dépendait du mérite, personne ne l'aurait reçu, pas même ceux qui priaient dans la chambre haute.

Celui qui n'a pas encore été baptisé dans le Saint-Esprit est-il moins croyant ?+

Non. Tout croyant sauvé a l'Esprit, car si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas (Romains 8:9). Le baptême dans le Saint-Esprit est un revêtement de puissance pour témoigner (Actes 1:8), et non le sceau de quelqu'un qui serait plus saint. Celui qui ne l'a pas encore reçu n'est pas un croyant de seconde zone, et la promesse est aussi pour lui (Actes 2:39).

Je cherche depuis longtemps et je n'ai rien reçu. Qu'est-ce que je fais de mal ?+

Peut-être rien du tout. Les disciples ont prié ensemble pendant des jours sans aucun signe, et la promesse est venue le jour que le Père avait déjà fixé, lorsque le jour de la Pentecôte s'est accompli (Actes 2:1). Attendre n'est ni une punition ni la preuve que Dieu vous a rejeté. Continuez à demander, sans vous comparer à personne, car Jésus a enseigné le devoir de toujours prier et de ne jamais se décourager (Luc 18:1). Et ne portez pas cela tout seul : parlez-en à votre enseignant ou à votre pasteur.

Que signifie « Consolateur » dans Jean 14:26 ?+

Le mot grec est paráklētos : quelqu'un appelé à se tenir aux côtés d'un autre pour l'aider, le défendre et le consoler. Jésus promet un autre Consolateur afin qu'il demeure éternellement avec vous (Jean 14:16), et dit qu'Il vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce qu'Il vous a dit (Jean 14:26). Celui qui recherche le Saint-Esprit ne court pas après une force ou une sensation, mais cherche une Personne divine qui tourne toujours les regards vers Jésus (Jean 16:14).

Ados

4e trimestre