Texte d'or
“Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce.” (1 Corinthiens 2:12, LSG) · Lire dans la Bible
Dans la Bible, le nom est le résumé de l'œuvre. La leçon parcourt les neuf noms que la revue présente pour le Saint-Esprit, de l'Esprit de Dieu à l'Esprit de gloire, et montre avec Éphésiens 4 que ce sont de nombreuses œuvres d'un seul Esprit, qui nous unit à Christ.
Réfléchissez vite : combien de profils suivez-vous ? Deux cents, trois cents ? Vous connaissez le nom du joueur, de la chanteuse, de l'influenceur, vous connaissez même le surnom de chacun. Maintenant, la question qui fait mal : combien d'entre eux connaissent votre nom ? Connaître le nom est facile. Ce qui est difficile, c'est d'être connu. Il y a des gens qui ont des millions d'abonnés et personne à qui téléphoner à trois heures du matin, parce qu'un nom sur un écran n'est pas une relation.
Dans la leçon précédente, l'Écriture a répondu à la question de savoir qui est le Saint-Esprit : non pas une énergie, mais Quelqu'un, une Personne divine. Et tout quelqu'un a un nom. Seulement, le Saint-Esprit n'a pas qu'un seul nom ; il en a plusieurs. Aujourd'hui, la question est différente : comment la Bible appelle-t-elle ce Quelqu'un, et pourquoi utilise-t-elle tant de noms différents pour parler de la même Personne ?
Avant de commencer, un avertissement honnête. On peut mémoriser les neuf noms de l'Esprit, tout réussir à la révision et continuer sans le connaître. La revue tient à souligner qu'étudier les noms ne remplace pas la recherche d'une relation intime avec Lui. Remarquez le texte d'or : "Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce." (1 Corinthiens 2:12). L'Esprit a été donné afin que nous puissions connaître. Connaître est le verbe de cette leçon. Et ce "nous" n'est pas un club fermé de personnes plus spirituelles : c'est quiconque a cru en Christ.
Le parcours comporte trois étapes, les mêmes que celles de la revue : le poids d'un nom dans la culture biblique, les noms du Saint-Esprit un par un, et la réponse que Paul donne dans Éphésiens 4. Retenez dès maintenant la phrase du cours : le Saint-Esprit a plusieurs noms, et Il connaît le vôtre.
I — Le nom dans la culture biblique
Dans l'ancien Israël, personne ne choisissait un prénom de bébé en faisant défiler une liste de jolis prénoms. Le nom enregistrait quelque chose. La revue l'illustre ainsi : si l'enfant naissait près du puits où sa mère puisait de l'eau, il pouvait s'appeler Beera, un nom lié au mot "puits" ; s'il naissait un jour d'orage, il pouvait s'appeler Baraque, "éclair". Le nom gardait la circonstance dans laquelle la vie avait commencé.
Et le nom était aussi la valeur de la personne. Les Proverbes mettent cela dans la balance : "La réputation est préférable à de grandes richesses, Et la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or." (Proverbes 22:1). Remarquez ce qui est comparé : la réputation contre l'argent. Dans une culture sans CV et sans badge, votre nom était ce qui arrivait avant vous.
Parfois, le nom enregistrait une tragédie. Dans 1 Samuel 4, Israël perd la guerre contre les Philistins, et le pire arrive : l'arche de l'alliance, signe de la présence de Dieu au milieu du peuple, est capturée. La femme de Phinées reçoit la nouvelle au moment d'accoucher et, avant de mourir, donne un nom au garçon : "Elle appela l’enfant I-Kabod, en disant : La gloire est bannie d’Israël ! C’était à cause de la prise de l’arche de Dieu, et à cause de son beau-père et de son mari." (1 Samuel 4:21). Pensez au poids de cela. Chaque fois que quelqu'un appellerait ce garçon, il raconterait le jour le plus triste d'Israël.
אב Dans l'original — hébreu. Les exemples de la revue ont une racine réelle dans la langue. Baraque est le même mot hébreu utilisé pour "éclair", et be'er, "puits", apparaît dans des noms de lieux comme Beer-Schéba (Genèse 21:31). Dans la Bible, le nom porte habituellement une signification que tout auditeur hébreu comprenait sur-le-champ.
Il y a plus. Quand Dieu change l'œuvre de quelqu'un, Il change son nom. Abram devient Abraham, le père d'une multitude de nations, avant la naissance du fils de la promesse (Genèse 17:5). Jacob, le trompeur, devient Israël après avoir lutté avec Dieu (Genèse 32:28). Simon devient Pierre (Jean 1:42). Un nom nouveau, dans la Bible, n'est pas un surnom affectueux : c'est une œuvre annoncée.
Et de l'autre côté, il se passe la même chose : les noms de Dieu naissent des œuvres qu'Il accomplit. Sur le mont Morija, quand Dieu pourvoit un bélier à la place du fils d'Abraham, Abraham donne à ce lieu le nom de l'Éternel pourvoira (Genèse 22:14). Ce n'était pas une théorie de salle de classe ; c'était un bélier retenu par les cornes, un jour précis, délivrant un garçon précis.
C'est là la clé de la leçon. La revue résume : pour la culture biblique, le nom n'était pas seulement un mot d'identification ; il révélait des caractéristiques et des nuances de celui qui le portait. Les noms du Saint-Esprit suivent cette même logique. Ils ne sont pas dans la Bible uniquement pour l'identifier ; ils sont là pour mettre en évidence ses attributs et révéler son œuvre. Dans la Bible, le nom est le résumé d'une œuvre, et chaque nom de l'Esprit est une fenêtre.
II — Les noms bibliques du Saint-Esprit
La revue présente neuf noms. Ensemble, ils parlent du lien de l'Esprit avec le Père et avec le Fils, rendent évidente sa divinité et montrent l'œuvre qu'Il accomplit dans le monde et dans la vie de celui qui suit Jésus. Allez-y doucement : chaque nom raconte une œuvre différente.
1. Esprit de Dieu
C'est le premier nom qui apparaît dans toute la Bible, dès le deuxième verset : "La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux." (Genèse 1:2). Avant la lumière, avant que le premier jour ne se termine, l'Esprit était déjà en action. L'œuvre que ce nom raconte est la création.
Il est appelé Esprit de Dieu parce qu'Il possède ce que seul Dieu possède : Il est éternel, Il sait toutes choses, Il peut toutes choses et Il est partout. Et parce qu'Il procède du Père : Jésus parle de l'Esprit de vérité, qui procède du Père (Jean 15:26). La revue rappelle encore qu'Il a participé à la résurrection de Jésus (Romains 8:11) et qu'Il participe à la régénération du pécheur (Jean 3:5-8).
La Bible l'appelle aussi Esprit du Seigneur, et ce nom est chargé d'histoire. Gédéon était caché, battant du froment au pressoir par peur des Madianites (Juges 6:11). Alors "Gédéon fut revêtu de l’esprit de l’Éternel ; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite." (Juges 6:34). L'homme caché est devenu un chef. C'est le nom de la capacitation : quand Il vient sur quelqu'un, cette personne fait ce qu'elle ne ferait jamais toute seule.
2. Esprit de Christ
L'Esprit est aussi appelé Esprit de Christ (Romains 8:9 ; 1 Pierre 1:11). La revue explique que ce nom n'efface pas la personnalité de l'Esprit ; il montre deux choses : son affinité avec Christ et sa provenance par l'intermédiaire de Christ. Si nous jouissons aujourd'hui de la présence de l'Esprit, c'est parce que Jésus a accompli la promesse : "Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ;" (Jean 15:26).
Et Paul utilise ce nom pour passer le test qui fait mal : "Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas." (Romains 8:9). Avoir l'Esprit de Christ, c'est avoir Christ agissant en vous par l'Esprit, et cela se voit dans le comportement, pas seulement dans le chant. Paul parle aussi du secours de l'Esprit de Jésus-Christ (Philippiens 1:19).
🔬 Notre lecture. Deux précautions ici. Premièrement : "Esprit de Christ" ne veut pas dire que le Saint-Esprit soit Jésus lui-même sous un autre nom. C'est la thèse de l'unicisme (ou modalisme), et le verset que nous venons de lire la défait : Jésus envoie, l'Esprit est envoyé de la part du Père, et l'Esprit rend témoignage de Jésus. Ils sont trois, et aucun ne parle de lui-même comme s'il était un autre. Deuxièmement : la revue cite Actes 16:7 comme mention du nom d'Esprit de Jésus, bien que les traductions diffèrent sur ce point selon les manuscrits suivis (Actes 16:7). L'enseignement ne change pas : c'est l'Esprit qui conduit la mission de Jésus.
3. Esprit Consolateur
Jésus l'a appelé Consolateur : "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous," (Jean 14:16). Dans la leçon précédente, ce mot a aidé à prouver que l'Esprit est Quelqu'un. Aujourd'hui, il entre comme un nom, racontant une œuvre.
אב Dans l'original — grec. Parákletos réunit deux idées : "à côté" et "appeler". C'est quelqu'un appelé à se tenir aux côtés d'un autre. Le mot était utilisé pour celui qui restait auprès d'une personne lors d'un procès, pour l'aider et la défendre. Consolateur, dans la Bible, ce n'est pas seulement quelqu'un qui vous tapote l'épaule : c'est celui qui s'assoit à vos côtés quand tout le monde est parti.
Remarquez deux paroles de Jésus. La première est "un autre" : un autre Consolateur, de la même nature. Ce que Jésus a été pour les disciples, en marchant à leurs côtés, l'Esprit l'est pour vous maintenant. La deuxième est le changement de préposition au verset suivant, qui dit qu'Il demeure avec vous et sera en vous (Jean 14:17). Avec vous, puis en vous. La proximité devient demeure.
Et le Consolateur ne fait pas que consoler ; Il convainc aussi : "Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement :" (Jean 16:8). La revue souligne ces trois œuvres (Jean 16:8-11). Le même Esprit qui serre dans ses bras celui qui pleure est celui qui ne laisse pas le péché devenir confortable.
4. Esprit de la promesse
Ce nom a une adresse dans les deux Testaments, parce que l'Esprit a été promis dans l'Ancien et dans le Nouveau. Par le prophète Joël, Dieu a annoncé : "Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions." (Joël 2:28). À la fin de l'Évangile de Luc, Jésus ordonne aux disciples d'attendre : "Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut." (Luc 24:49). Et Paul dit comment cette promesse parvient jusqu'à nous : "afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis." (Galates 3:14).
Le jour de la Pentecôte, la promesse s'est accomplie, et Pierre a cité Joël : "Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes." (Actes 2:17). Cette effusion sera étudiée de près plus loin dans le trimestre. Pour l'instant, retenez pour qui Pierre a dit que la promesse était valable : "Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera." (Actes 2:39). Pour vos enfants. Pour ceux qui sont au loin. Cela vous inclut.
🕊 Notre lecture. L'Esprit de la promesse n'est pas un souvenir du premier siècle. La promesse a été faite à vos enfants et à tous ceux qui sont au loin (Actes 2:39), et c'est pourquoi nous croyons que le baptême dans le Saint-Esprit, le revêtement de puissance de Luc 24:49, continue d'être une promesse pour le croyant d'aujourd'hui. Avec équilibre : c'est un revêtement de puissance pour servir et témoigner, reçu par la foi (Galates 3:14), et non une médaille qui sépare des croyants de première et de seconde classe. Celui qui ne l'a pas encore reçu n'est pas moins enfant ; il est invité à chercher, sans anxiété et sans formule.
Paul relie ce nom à une autre œuvre dans l'épître de notre lecture. Aux Éphésiens, il écrit qu'après avoir cru, ils ont reçu cette marque : "En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire." (Éphésiens 1:13-14).
אב Dans l'original — grec. Le mot traduit par "gage" est arrabón : les arrhes, l'acompte que l'on verse dans une affaire comme garantie que le reste sera payé. L'Esprit dans le croyant est l'acompte que Dieu a déjà donné de l'héritage à venir.
C'est une vraie consolation : le sceau dit à qui vous appartenez, et le gage dit que Dieu n'a pas versé l'acompte pour rien. Mais remarquez que la même épître associe le sceau à une demande : "N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption." (Éphésiens 4:30). Le sceau est la marque et la garantie de Dieu pour celui qui demeure dans la foi ; ce n'est pas un tampon qui dispense du chemin. On peut attrister l'Esprit, on peut Lui résister. C'est pourquoi la réponse n'est pas la peur, mais le fait de marcher près de Celui qui nous a marqués.
5. Esprit de la grâce
Le prophète Zacharie l'appelait déjà ainsi : "Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né." (Zacharie 12:10). Remarquez la paire : la grâce et la supplication marchent ensemble. Et remarquez vers où l'Esprit fait regarder le peuple : vers Celui qui a été percé. L'Évangile de Jean applique ces paroles à Jésus sur la croix (Jean 19:37).
La revue dit que nous vivons l'ère de la grâce, appelée aussi dispensation de l'Église et de l'Esprit, et la résume en une phrase qui coupe court tant à l'orgueil qu'au désespoir : personne ne peut avoir la grâce sans l'Esprit, et personne ne peut avoir l'Esprit sinon par la grâce.
L'épître aux Hébreux utilise le même nom dans une phrase lourde : "de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?" (Hébreux 10:29). L'avertissement est sérieux et réel, et il a été écrit pour des gens qui étaient dans l'église. Mais lisez le portrait tout entier : c'est quelqu'un qui a connu la vérité et qui, de manière délibérée et persistante, foule aux pieds le Fils de Dieu et traite comme sans valeur le sang qui l'a sauvé (Hébreux 10:26-29).
❤ Pour votre vie. Il y a des jeunes qui lisent ce verset, ou qui entendent parler du péché contre le Saint-Esprit (Matthieu 12:31-32), et qui passent des nuits à penser qu'ils l'ont déjà commis. Si c'est votre cas, respirez. Celui qui foule aux pieds le Fils de Dieu n'en perd pas le sommeil. La crainte que vous ressentez, le désir de vous mettre en règle avec Dieu, est le signe que l'Esprit de la grâce vous attire tout près, et non qu'Il vous a abandonné. Jésus a promis : "Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ;" (Jean 6:37). Apportez cela devant Lui dans la prière et, si l'angoisse persiste, parlez-en à votre enseignant ou à votre pasteur.
6. Esprit de sanctification
Comme l'Esprit est Saint, c'est Lui qui opère la sanctification en nous, et la revue rappelle qu'elle est indispensable pour voir le Seigneur (Hébreux 12:14). La sainteté, ce n'est pas jouer au parfait pour que l'église le voie ; c'est être mis à part pour Dieu.
Et Paul utilise ce nom dans un endroit surprenant. Il dit à propos de Jésus : "et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts), Jésus-Christ notre Seigneur," (Romains 1:4). Le nom apparaît collé à la résurrection de Christ. La sainteté que l'Esprit opère en vous naît là, dans le tombeau vide, et non dans votre effort pour paraître bon.
7. Esprit d'adoption
La revue rappelle une phrase que l'on entend beaucoup, "nous sommes tous enfants de Dieu", et la corrige : être enfant de Dieu implique de recevoir le Fils de Dieu et de croire en son nom (Jean 1:12). Nous sommes tous des créatures de Dieu ; être enfant est autre chose. Et c'est ici que l'Esprit entre en scène, arrachant l'homme à l'esclavage du péché et faisant de lui un fils : "Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !" (Romains 8:15). Et Lui-même le confirme de l'intérieur : "L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu." (Romains 8:16).
🏛 Le saviez-vous ? Dans le monde romain où Paul écrivait, l'adoption était une chose sérieuse et publique : l'adopté appartenait désormais à la nouvelle famille, portait son nom et entrait dans l'héritage. Paul utilise cette image à dessein. L'adoption, ce n'est pas être toléré dans la maison ; c'est porter le nom de la famille.
Le mot Abba est araméen, la langue que Jésus parlait à la maison. C'est ainsi qu'un fils appelait son père au sein de la famille, avec intimité et respect à la fois. C'est ainsi que Jésus lui-même a prié à Gethsémané (Marc 14:36). Et remarquez comment Paul décrit la même scène dans Galates, avec les trois Personnes dans un seul verset : "Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" (Galates 4:6). Ce n'est pas se mettre d'égal à égal avec Dieu. C'est avoir accès au salon du Père.
C'est pourquoi Il est aussi appelé Esprit de vie : "En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort." (Romains 8:2). Tout comme Il a pris part à la création en produisant la vie, l'Esprit est présent dans la régénération pour produire en nous la vie de Christ. L'esclave est devenu fils, et le fils parle avec le Père sans crainte.
8. Esprit de la vérité
Jésus l'a appelé l'Esprit de vérité (Jean 14:17) et a dit ce qu'Il ferait : "Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir." (Jean 16:13). Remarquez le verbe : conduire. Ce n'est pas déverser de l'information ; c'est guider sur le chemin.
Et la vérité vers laquelle Il conduit n'est pas une opinion qui a gagné le débat. C'est une Personne : "Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." (Jean 14:6). La revue dit que l'Esprit exprime la vérité déclarée par Christ. Dans un fil d'actualité où chaque semaine apparaît une nouvelle vérité, ce nom raconte l'œuvre qui consiste à vous amener à la vérité qui ne change pas de version.
Jean est encore plus direct : "C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité." (1 Jean 5:6). Et, un chapitre plus tôt, il sépare deux choses que beaucoup de gens mélangent : "Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur." (1 Jean 4:6). Tout ce qui paraît spirituel ne vient pas du Saint-Esprit.
C'est pourquoi la revue appelle l'Église la colonne et l'appui de la vérité (1 Timothée 3:15) : son fondement est le Seigneur Jésus-Christ, et son bâtisseur est le Saint-Esprit. Et ici s'applique la même précaution que pour le texte d'or. L'Esprit de la vérité conduit tout croyant à comprendre l'Écriture ; Il ne livre pas à une élite des "révélations" qui passent par-dessus elle. Si quelqu'un dit que l'Esprit lui a montré quelque chose qui contredit la Bible, vous pouvez en être sûr : ce n'était pas l'Esprit de la vérité.
9. Esprit de la gloire
Ce nom est le contraire de ce qu'il paraît. Ce n'est pas un projecteur braqué sur vous sur scène. Pierre l'utilise exactement dans un texte sur le fait d'être humilié à cause de Jésus : "Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous." (1 Pierre 4:14). Là où le monde voit de la honte, l'Esprit de la gloire repose.
La revue explique que l'Esprit de gloire ne se manifeste pas pour honorer ou exalter quelqu'un, mais pour révéler la gloire de Christ et amener le chrétien à se refléter en lui : "Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit." (2 Corinthiens 3:18). Retenez le test : si la gloire pointe vers vous, ce n'est pas cet Esprit.
III — La diversité des noms et un seul Esprit
Le cours est rempli de noms, mais, quand Paul écrit à Éphèse, il tient à compter jusqu'à un.
🏛 Le saviez-vous ? — Éphèse. La ville se trouvait près de la côte ouest de l'Asie Mineure, sur la mer Égée, et comptait parmi les plus grandes de l'Empire romain. Elle était célèbre pour le temple de Diane, l'Artémis des Grecs, et Actes 19 montre le tumulte que la prédication de Paul y a causé. Une ville qui collectionnait les dieux et vendait des noms à chaque coin de rue a reçu une lettre qui insiste sur "un seul".
Paul commence le chapitre 4 par une demande : "Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée," (Éphésiens 4:1). Et il explique ce que signifie marcher d'une manière digne avec des mots très concrets : "en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité," (Éphésiens 4:2). La longanimité est une longue patience, celle qui ne s'épuise pas à court terme. Il n'y a rien de mystique dans cette liste. C'est la façon dont vous traitez la personne qui vous irrite dans la classe, et c'est là que la vie dans l'Esprit apparaît.
Puis vient le motif : "vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix." (Éphésiens 4:3). Conserver, et non fabriquer. L'unité a déjà été donnée par l'Esprit ; notre part est de ne pas la briser.
Et alors Paul plante la phrase qui clôt la leçon : "Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ;" (Éphésiens 4:4).
🏛 Le saviez-vous ? — la liste des "un seul". Comptez avec le texte ouvert : un seul corps, un seul Esprit, une seule espérance (v. 4) ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême (v. 5) ; "un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous." (Éphésiens 4:6). Cela fait sept fois "un seul". Et, au milieu de la liste, apparaissent l'Esprit, le Seigneur et le Père : trois, chacun à sa place, sans que l'un soit le déguisement de l'autre. C'est pourquoi nous confessons un seul Dieu en trois Personnes, et non l'unicisme, qui réduit le Père, le Fils et l'Esprit à trois masques d'une seule personne.
Cela coupe court à une erreur bien vivante jusqu'à aujourd'hui. Il y a des gens qui découpent le Saint-Esprit en plusieurs "esprits" : l'esprit du revirement, l'esprit de victoire, l'esprit de la prospérité, un pour chaque campagne, comme si chaque bénédiction avait son propre esprit. La Bible répond : les noms sont divers, les œuvres sont diverses, mais l'Esprit est un seul. Neuf noms ne sont pas neuf esprits. La revue dit en toutes lettres que les noms bibliques de l'Esprit ont pour fonction de révéler des nuances de sa nature divine et de ses œuvres, et non de le multiplier.
Et Paul ne s'arrête pas à ce qui est faux ; il montre le but. "Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ." (Éphésiens 4:7). Christ a donné des ministères à l'Église : "pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ," (Éphésiens 4:12-13). Le but de la croissance n'est pas que vous deveniez "spirituel". C'est que vous deveniez semblable à Jésus.
Le verset 14 explique pourquoi cela est urgent : "afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction," (Éphésiens 4:14). Celui qui ne grandit pas reste à la merci du vent. (Attention : ce vent est l'instabilité des modes doctrinales, et non le vent comme figure de l'Esprit, qui est le sujet de la prochaine leçon.)
Et le verset 15 donne l'antidote, en deux parties qui ne se séparent pas : "mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ." (Éphésiens 4:15). La vérité sans l'amour devient une dispute. L'amour sans la vérité devient un compromis. Les deux ensemble produisent la croissance, et tous les noms de l'Esprit travaillent à cela : vous unir à la Tête, qui est Christ, et au corps, qui est l'Église.
Alors, voici la réponse à la question du début. Pourquoi une seule Personne a-t-elle besoin de tant de noms ? La revue répond : parce que ses œuvres sont si nombreuses et si grandes qu'il serait impossible de Le décrire par un seul nom. Chaque nom est une fenêtre, et toutes s'ouvrent sur la même Personne. Et la revue termine par une invitation, non par un examen : chercher une plus grande intimité avec le Saint-Esprit à travers ses noms, en expérimentant l'importance de chacun d'eux dans notre vie.
Christ dans la leçon
Relisez la liste des noms et remarquez une chose : presque tous pointent en dehors de l'Esprit lui-même. Jésus avait prévenu qu'il en serait ainsi : "Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera." (Jean 16:14).
L'Esprit de Christ était déjà dans les prophètes de l'Ancien Testament, rendant témoignage d'avance des souffrances de Christ et de la gloire dont elles seraient suivies (1 Pierre 1:11). L'Esprit de la grâce fait regarder le peuple vers Celui qu'ils ont percé (Zacharie 12:10), et Jean reconnaît dans ces paroles la croix de Jésus. L'Esprit de sanctification apparaît collé à la résurrection de Christ (Romains 1:4). L'Esprit de la vérité conduit à la vérité qu'est Jésus (Jean 14:6). L'Esprit de la gloire révèle la gloire du Seigneur et nous transforme en la même image (2 Corinthiens 3:18).
Et l'Esprit d'adoption ? Pourquoi peut-Il vous appeler fils ? Ce n'est pas parce que vous vous êtes amélioré. C'est parce que Jésus-Christ est mort sur la croix à votre place, a payé votre dette et est ressuscité le troisième jour. L'Esprit ne fait pas de vous un fils par votre effort : Il applique en vous ce que le Sauveur a déjà accompli. Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils (Galates 4:6), et c'est avec la voix du Fils que nous apprenons à dire "Abba, Père".
✝ Christ dans la leçon. Un Esprit qui a plusieurs noms et tous pointent vers un seul Nom. Si un enseignement sur le Saint-Esprit parle beaucoup d'expériences et peu de Jésus, quelque chose a déraillé. Le véritable Esprit ramène toujours à Christ.
Application pratique
Échangez la collection contre l'intimité. Posez-vous honnêtement la question : ai-je collectionné des informations sur le Saint-Esprit ou ai-je marché avec Lui ? Connaître la liste par cœur est bien ; ce n'est pas le but. Le texte d'or dit qu'Il a été donné afin que nous puissions connaître (1 Corinthiens 2:12). Un nom mémorisé ne change personne. Un nom connu de près change tout.
Utilisez le bon nom au bon moment. Chaque nom est une œuvre, et votre semaine a des besoins différents. Le jour où vous serez seul, souvenez-vous du Consolateur qui s'assoit à vos côtés. Le jour du doute, demandez la direction de l'Esprit de la vérité. Le jour où la culpabilité pèsera, souvenez-vous de l'Esprit d'adoption, qui vous appelle fils. Ce n'est ni un mot de passe ni un mantra : c'est savoir à qui vous parlez.
Testez ce qui arrive sur votre fil d'actualité. Tout ce qui paraît spirituel ne vient pas du Saint-Esprit (1 Jean 4:6). Deux questions simples filtrent beaucoup de choses : cela pointe-t-il vers Jésus ou vers celui qui parle ? Cela s'accorde-t-il avec l'Écriture ou faut-il passer par-dessus elle ? Celui qui ne pose pas ces questions devient un enfant emporté par le vent (Éphésiens 4:14).
Gardez l'unité dans votre classe. "Un seul Esprit" n'est pas une phrase d'affiche. Elle se voit dans la façon dont vous traitez le camarade qui vous irrite, dans le clan que vous ne fermez pas et dans le groupe que vous n'utilisez pas pour dire du mal de qui que ce soit (Éphésiens 4:2-3). Celui qui comprend que l'Esprit est un seul ne découpe ni l'Esprit en campagnes ni la classe en petits groupes. Et, si quelqu'un se moque de vous à cause de Jésus, souvenez-vous que là repose l'Esprit de la gloire (1 Pierre 4:14) : vous n'avez pas besoin de riposter. Si la moquerie tourne à la persécution ou à la menace, parlez-en le jour même à un adulte de confiance.
Prière finale
Saint-Esprit, merci parce que Vous n'êtes pas une liste à mémoriser : Vous êtes Quelqu'un qui me connaît. Esprit de Dieu, qui planait au-dessus des eaux, mettez de l'ordre dans ce qui est vide en moi. Consolateur, asseyez-Vous à mes côtés quand tout le monde s'en va. Esprit de la vérité, conduisez-moi dans toute la vérité et ne me laissez pas être emporté à tout vent de doctrine. Esprit d'adoption, rappelez-moi que je suis fils, non pas parce que je me suis amélioré, mais parce que Jésus est mort et est ressuscité à ma place. Gardez l'unité de notre classe et faites-nous grandir jusqu'à ressembler à Christ, la Tête. Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Quels sont les noms du Saint-Esprit dans la Bible ?+
La revue en réunit neuf : Esprit de Dieu (Genèse 1:2), aussi appelé Esprit du Seigneur (Juges 6:34) ; Esprit de Christ (Romains 8:9 ; 1 Pierre 1:11) ; Consolateur (Jean 14:16) ; Esprit de la promesse (Joël 2:28 ; Luc 24:49 ; Galates 3:14) ; Esprit de la grâce (Zacharie 12:10 ; Hébreux 10:29) ; Esprit de sanctification (Romains 1:4) ; Esprit d'adoption (Romains 8:15), aussi appelé Esprit de vie (Romains 8:2) ; Esprit de la vérité (Jean 14:17 ; 1 Jean 5:6) ; et Esprit de la gloire (1 Pierre 4:14). Chaque nom met en évidence une œuvre différente du même Esprit.
Pourquoi le Saint-Esprit a-t-il tant de noms ?+
Parce que, dans la Bible, le nom n'est pas qu'une étiquette : il révèle le caractère, l'histoire et l'œuvre. Les œuvres de l'Esprit sont si nombreuses et si grandes qu'un seul nom ne suffirait pas à les décrire. C'est pourquoi l'Écriture l'appelle de bien des manières, et chaque nom fonctionne comme une fenêtre sur une part de ce qu'Il est et de ce qu'Il fait. Les fenêtres sont nombreuses ; la Personne est unique (Éphésiens 4:4).
Que signifie Consolateur, ou Paraclet ?+
C'est le mot grec parákletos, formé de 'à côté' et 'appeler' : quelqu'un appelé à se tenir à côté d'un autre. Il était utilisé pour celui qui se tenait auprès d'une personne lors d'un procès, pour la défendre et l'aider. Jésus a appelé l'Esprit un autre Consolateur (Jean 14:16) : ce que Jésus a été en marchant aux côtés des disciples, l'Esprit l'est pour le croyant aujourd'hui, avec une différence, parce qu'Il demeure avec vous et sera en vous (Jean 14:17).
Si la Bible parle de 'l'Esprit de Christ', le Saint-Esprit et Jésus sont-ils la même personne ?+
Non. C'est la lecture de l'unicisme, aussi appelé modalisme, et l'Écriture elle-même la démonte. Le nom 'Esprit de Christ' montre l'affinité et l'envoi, non l'identité : Jésus dit qu'Il enverra le Consolateur de la part du Père et que l'Esprit rendra témoignage de Lui (Jean 15:26). Celui qui envoie n'est pas celui qui est envoyé, et personne ne rend témoignage de soi-même comme s'il était un autre. Un seul Dieu, trois Personnes distinctes.
Que sont le sceau et le gage de l'Esprit dans Éphésiens 1:13-14 ? Celui qui a été scellé ne peut-il jamais se perdre ?+
Le sceau est une marque d'appartenance : celui qui a cru appartient à Dieu. Le gage est l'acompte, le signe que le reste de l'héritage viendra. C'est une garantie ferme, donnée par Dieu à celui qui demeure dans la foi. Mais la même lettre associe le sceau à un avertissement : "N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption." (Éphésiens 4:30). Le sceau n'est pas une permission de vivre n'importe comment, et ce n'est pas non plus un motif de crainte : c'est une invitation à marcher près de Celui qui nous a marqués.
Que signifie outrager l'Esprit de la grâce (Hébreux 10:29) ? Ai-je pu le faire sans m'en rendre compte ?+
L'épître aux Hébreux décrit quelqu'un qui a connu la vérité et qui, de manière délibérée et persistante, foule aux pieds le Fils de Dieu et traite comme sans valeur le sang de l'alliance. C'est un avertissement sérieux et réel. Mais il ne décrit pas le croyant qui lutte, tombe, se repent et en souffre. Celui qui craint d'avoir offensé l'Esprit est justement attiré par Lui, et non abandonné : le cœur endurci ne s'en soucie pas. Jésus a promis qu'Il ne mettra nullement dehors celui qui vient à Lui (Jean 6:37).
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Le Saint-Esprit a plusieurs noms parce qu'Il accomplit plusieurs œuvres, mais Il est un seul Esprit : Il connaît votre nom et vous conduit à Christ.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture (les deux cents profils) |
| 5–8 min | Lecture biblique en classe (Éphésiens 4:1-15) |
| 8–14 min | Point 1 — Le nom est le résumé d'une œuvre |
| 14–22 min | Point 2 — Neuf noms, neuf fenêtres |
| 22–30 min | Activité (Nom et œuvre) |
| 30–37 min | Point 3 — Beaucoup de noms, aucun esprit de plus |
| 37–41 min | Christ dans les noms + questions de la classe |
| 41–45 min | Conclusion + défi + prière |
Commencez ainsi
Ne demandez à personne de montrer son téléphone. Demandez simplement : "Combien de profils suivez-vous ? Donnez un chiffre au hasard." Laissez les chiffres sortir ("environ deux cents", "plus de cinq cents"). Puis posez la deuxième question, plus lentement : "Et combien d'entre eux connaissent votre nom ?" Il y aura des rires, "aucun", peut-être un "il y en a un qui m'a répondu une fois". Marquez une pause et enchaînez : "Connaître le nom est facile. Ce qui est difficile, c'est d'être connu. Au cours précédent, nous avons vu que le Saint-Esprit est Quelqu'un. Tout quelqu'un a un nom. Seulement, Lui en a plusieurs. Aujourd'hui, la question est : pourquoi une seule Personne a-t-elle besoin de tant de noms ? Et il y a une chose que je vous dis d'avance : Il a plusieurs noms, et Il connaît le vôtre." Ouvrez seulement alors la lecture d'Éphésiens 4.
Point 1 — Le nom est le résumé d'une œuvre
- Dans la revue : point 1 ("Le nom dans la culture biblique").
- Ce qu'il faut enseigner : dans la Bible, le nom enregistrait la circonstance (Beera, Baraque), la valeur de la personne (Proverbes 22:1) et parfois une tragédie (Icabod). Quand Dieu change l'œuvre de quelqu'un, Il change son nom (Abram, Jacob, Simon) ; et les noms de Dieu naissent de ses œuvres (Genèse 22:14). La clé : les noms de l'Esprit révèlent aussi une œuvre.
- Verset d'ancrage : "La réputation est préférable à de grandes richesses, Et la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or." (Proverbes 22:1).
- Question clé : "Si la Bible devait vous donner un nom d'après ce que vous faites quand personne ne regarde, quel nom serait-ce ?" (Ne demandez à personne de dire son propre nom à voix haute ; c'est une question pour réfléchir.)
- Réponses probables (+ approfondissement) : silence pensif, une blague ("dormeur"), quelqu'un disant "je préfère ne pas savoir". Approfondissez : "Et si le nom que Dieu vous donne n'était pas ce que vous avez fait, mais ce qu'Il va faire en vous ? C'est ce qui s'est passé avec Abram."
- Si personne ne parle : racontez l'histoire d'Icabod en deux minutes, sans vous presser, et demandez : "Imaginez grandir avec un nom qui raconte le pire jour de votre peuple. Qu'est-ce que cela dit sur le poids d'un nom ?"
Point 2 — Neuf noms, neuf fenêtres
- Dans la revue : point 2 ("Les noms bibliques du Saint-Esprit"), sous-points 2.1 à 2.9.
- Ce qu'il faut enseigner : n'essayez pas de présenter les neuf avec la même profondeur. Choisissez-en quatre à développer (Esprit de Dieu, Consolateur, Esprit de la vérité, Esprit d'adoption) et passez sur les autres avec une phrase chacun. Pour tous, la même question : quelle œuvre ce nom raconte-t-il ?
- Verset d'ancrage : "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous," (Jean 14:16).
- Question clé : "Parmi les neuf noms, quelle est l'œuvre dont vous avez le plus besoin cette semaine ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "Consolateur", "de la vérité, parce que je suis perdu", "d'adoption". Approfondissez : "Et qu'est-ce qui change dans votre prière si vous savez à qui vous parlez ?"
- Si personne ne parle : dites quel est le vôtre. "Cette semaine, j'ai besoin de l'Esprit de la vérité, parce que j'ai une décision à prendre." La sincérité de l'enseignant débloque la classe.
Point 3 — Beaucoup de noms, aucun esprit de plus
- Dans la revue : point 3 ("La diversité des noms et un seul Esprit") et la Lecture biblique en classe (Éphésiens 4:1-15).
- Ce qu'il faut enseigner : Éphèse collectionnait les dieux ; Paul compte jusqu'à un, sept fois (Éphésiens 4:4-6). Les noms sont divers, les œuvres sont diverses, l'Esprit est un seul. Cela démonte aussi bien "l'esprit du revirement" des campagnes que l'unicisme, qui fait du Père, du Fils et de l'Esprit trois masques d'une seule personne. Et le but de tout cela est de grandir jusqu'à la stature de Christ (Éphésiens 4:13), en professant la vérité dans l'amour (Éphésiens 4:15).
- Verset d'ancrage : "Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ;" (Éphésiens 4:4).
- Question clé : "Paul dit que l'unité de l'Esprit se conserve, elle ne se fabrique pas (Éphésiens 4:3). Dans notre classe, qu'est-ce qui brise cette unité ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "les clans", "les commérages dans le groupe", "les gens qui se croient plus croyants que les autres". Approfondissez : "Regardez le verset 2 : humilité, douceur, longue patience, se supporter les uns les autres. Laquelle de ces attitudes manque le plus ici ? Pas besoin de citer le nom de qui que ce soit."
- Si personne ne parle : lisez le verset 15 et ne posez que la moitié de la question : "La vérité sans l'amour devient quoi ?" Attendez. "Et l'amour sans la vérité ?" La classe a l'habitude de compléter.
Activité de classe
- Objectif : faire découvrir à la classe, dans le texte même, que chaque nom de l'Esprit raconte une œuvre, et que tous les noms appartiennent à un seul Esprit.
- Matériel : 19 morceaux de papier et du ruban adhésif. Sur neuf d'entre eux, écrivez un nom avec la référence (ex. : "Esprit de Dieu — Genèse 1:2" ; "Consolateur — Jean 14:16" ; "Esprit de la promesse — Luc 24:49" ; "Esprit de la grâce — Zacharie 12:10" ; "Esprit de sanctification — Romains 1:4" ; "Esprit d'adoption — Romains 8:15" ; "Esprit de la vérité — Jean 16:13" ; "Esprit de la gloire — 1 Pierre 4:14" ; "Esprit de Christ — Romains 8:9"). Sur neuf autres, écrivez l'œuvre, dans le désordre (création ; se tenir à côté ; revêtir de puissance ; amener à regarder vers Celui qui a été percé ; sainteté liée à la résurrection ; rendre fils ; conduire dans toute la vérité ; reposer sur celui qui est humilié pour Christ ; montrer à qui nous appartenons). Sur le dernier papier, plus grand, écrivez : UN SEUL ESPRIT — Éphésiens 4:4. Apportez deux ou trois Bibles supplémentaires.
- Étape par étape : collez le papier "UN SEUL ESPRIT" au centre du tableau. Divisez la classe en binômes ou trinômes et donnez à chaque groupe un ou deux noms. Étalez les neuf œuvres sur une table. Chaque groupe lit son verset, choisit l'œuvre qui correspond et colle la paire autour du papier central, comme des rayons. Il n'y a ni course ni score. Si une paire ne correspond pas, personne n'est corrigé devant les autres : toute la classe ouvre le verset et vérifie ensemble.
- Conclusion (retour au texte) : "Regardez le tableau. Neuf noms, neuf œuvres, et tous sont reliés au même centre. C'est ce que Paul a voulu dire en parlant d'un seul Esprit (Éphésiens 4:4). Personne ici n'a besoin d'un esprit différent pour chaque problème. Il faut connaître le seul Esprit qui accomplit toutes ces œuvres, et qui les accomplit toutes pour vous conduire à Jésus."
Si on vous pose cette question
- Question : "Dans la campagne de l'église de mon cousin, ils parlent d''esprit de victoire', d''esprit de la prospérité'. Est-ce biblique ?" Réponse courte : La Bible donne plusieurs noms au Saint-Esprit, mais tous appartiennent au même Esprit, et tous décrivent des œuvres qu'Il accomplit pour nous conduire à Christ, et non des produits que l'on commande. "Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ;" (Éphésiens 4:4). Neuf noms ne sont pas neuf esprits, et aucun d'eux n'est "l'esprit de la voiture neuve". Répondez sans mépriser le cousin ni son église : le problème est l'idée, pas la personne.
- Question : "Hébreux 10:29 parle d'outrager l'Esprit de la grâce. Et si j'ai fait cela sans m'en rendre compte ?" Réponse courte : Le texte décrit quelqu'un qui a connu la vérité et qui, de manière délibérée et persistante, foule aux pieds le Fils de Dieu et méprise le sang de l'alliance (Hébreux 10:26-29). C'est un avertissement sérieux et réel, avec lequel on ne doit pas plaisanter. Mais celui qui craint d'avoir offensé l'Esprit est justement attiré par Lui : le cœur endurci n'en perd pas le sommeil. Dites à l'élève : "Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ;" (Jean 6:37). Si l'angoisse est grande, parlez-lui après le cours, en privé, et impliquez le pasteur.
- Question : "Si j'ai été scellé de l'Esprit (Éphésiens 1:13), alors je ne peux plus jamais me perdre ?" Réponse courte : Le sceau est une marque d'appartenance et une garantie de Dieu, et le gage est l'acompte d'un héritage qu'Il ne manquera pas de remettre à celui qui demeure en Lui. Mais la même épître dit : "N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption." (Éphésiens 4:30). On peut attrister l'Esprit et Lui résister, et l'épître aux Hébreux avertit au sujet de celui qui s'éloigne délibérément. Le sceau n'est ni une licence pour se relâcher ni un motif d'effroi : c'est un appel à marcher près de Celui qui nous a marqués.
- Question : "Je n'ai pas encore été baptisé dans le Saint-Esprit. Suis-je un croyant de seconde zone ?" Réponse courte : Non. Vous êtes fils par l'Esprit d'adoption depuis que vous avez cru en Christ (Romains 8:15-16). Le baptême dans le Saint-Esprit est une promesse actuelle, pour vous aussi : "Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera." (Actes 2:39). C'est un revêtement de puissance pour servir et témoigner (Luc 24:49), reçu par la foi (Galates 3:14), et non une récompense au mérite. Cherchez-le sans anxiété et sans comparaison, et ne laissez personne vous mesurer à cela.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : "Nous avons commencé avec deux cents profils que vous connaissez et qui ne connaissent pas votre nom. Aujourd'hui, vous avez découvert les noms de Quelqu'un qui connaît le vôtre. L'Esprit de Dieu, qui planait au-dessus des eaux. Le Consolateur, qui s'assoit à vos côtés quand tout le monde s'en va. L'Esprit de la vérité, qui ne change pas de version. L'Esprit d'adoption, qui vous apprend à dire 'Abba, Père'. L'Esprit de la gloire, qui repose là où le monde voit de la honte. Ce ne sont pas neuf esprits : c'est un seul, avec des œuvres trop grandes pour tenir dans un seul nom. Et toutes ces œuvres pointent vers Jésus, qui est mort et est ressuscité pour que vous puissiez être appelé fils. Il a plusieurs noms, et Il connaît le vôtre."
- Défi : choisissez un des neuf noms de l'Esprit, celui de l'œuvre dont vous avez le plus besoin maintenant. Pendant sept jours, une fois par jour, ouvrez le verset de ce nom, lisez-le lentement et priez avec lui, en appelant le Saint-Esprit par ce nom et en demandant exactement cette œuvre. Le samedi, écrivez une seule phrase : "Cette semaine, l'Esprit de ___ ___." Dimanche, revenez avec l'histoire.
- Comment faire le suivi dimanche : ouvrez le cours en demandant quel nom chacun a choisi et pourquoi, et non ce qu'il a écrit. Celui qui le souhaite lit la phrase de samedi ; personne n'y est obligé. Si quelqu'un a choisi "Consolateur" ou "adoption" et laisse échapper que la semaine a été lourde, remerciez-le, ne demandez pas de détails devant la classe et parlez-lui après le cours, en en référant aux responsables le jour même si c'est grave. Si quelqu'un ne l'a pas fait, passez à la suite sans mettre mal à l'aise et invitez à commencer cette semaine.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez Éphésiens 4:1-16 en entier et Jean 14 à 16, où se trouvent presque tous les noms que Jésus donne à l'Esprit. Dans la lecture en classe, les traductions diffèrent parfois sur certains termes en Éphésiens 4:13, tout en gardant le même sens, ainsi qu'en Actes 16:7, où la revue mentionne le nom d'Esprit de Jésus mais où les traductions suivent des manuscrits différents ; si un élève le remarque, expliquez-le tranquillement et utilisez Philippiens 1:19 pour ce nom. Préparez aussi votre réponse à la question sur Hébreux 10:29 : elle est souvent posée à voix basse, après le cours.
- Apportez : votre Bible, les 19 papiers de l'activité déjà écrits, du ruban adhésif et deux ou trois Bibles supplémentaires.
- Priez avant : demandez que la classe reparte en connaissant l'Esprit, et pas seulement en connaissant la liste. Et demandez de la sensibilité pour repérer l'élève qui porte la peur d'avoir perdu son salut ou de "ne pas être un vrai croyant" : il n'a pas besoin d'un sermon, il a besoin de quelqu'un qui s'assoit à ses côtés. C'est exactement ce que fait le Consolateur.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Choisissez un des neuf noms du Saint-Esprit, celui de l'œuvre dont vous avez le plus besoin maintenant : Esprit de Dieu (Genèse 1:2), Esprit de Christ (Romains 8:9), Consolateur (Jean 14:16), Esprit de la promesse (Luc 24:49), Esprit de la grâce (Zacharie 12:10), Esprit de sanctification (Romains 1:4), Esprit d'adoption (Romains 8:15), Esprit de la vérité (Jean 16:13) ou Esprit de la gloire (1 Pierre 4:14). Pendant sept jours, une fois par jour, ouvrez le verset de ce nom, lisez-le lentement et priez avec lui, en appelant le Saint-Esprit par ce nom et en demandant exactement cette œuvre. Le samedi, écrivez une seule phrase : "Cette semaine, l'Esprit de ___ ___."
Pourquoi
Parce que l'Esprit a été donné afin que nous puissions connaître les choses que Dieu nous a données par sa grâce (1 Corinthiens 2:12), et connaître est bien plus que mémoriser. Dans la Bible, le nom est le résumé d'une œuvre : prier avec un nom, c'est demander avec clarté l'œuvre qu'il annonce. Ce n'est ni un mot de passe ni un mantra ; c'est savoir à qui vous parlez. Et, quel que soit le nom, remarquez qu'il vous conduira à Jésus.
Comment savoir que vous l'avez fait
Ce sont sept jours, sept prières avec le même nom et le même verset, et le samedi il y a une phrase écrite par vous. Si vous pouvez dire quel nom vous avez choisi et pourquoi, vous l'avez fait.
Dimanche, revenez avec l'histoire
Le prochain cours commence avec les noms que vous avez choisis. Apportez le vôtre, et la phrase de samedi, si vous voulez la lire. Dimanche, revenez avec l'histoire.







