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Le Saint-Esprit à l’œuvre dans le croyant

Leçon 7 · 4e trimestre 2026 · 01/11/2026 · 25 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ;” (Éphésiens 5:18, LSG) · Lire dans la Bible

La leçon suit la promesse de Jésus lors de la dernière nuit, un autre Consolateur qui demeure éternellement, et montre ce que le Saint-Esprit fait dans la vie de celui qui croit : il habite lors du salut, revêt de puissance, convainc le pécheur et, chez le chrétien, enseigne, rappelle, accorde des dons et dirige. Elle se termine sur le choix d'Éphésiens 5:18 entre deux manières d'être rempli et sur Christ, que l'Esprit glorifie.

Il existe une solitude qui n'a rien à voir avec le fait d'être seul. C'est se trouver au milieu des gens, dans une fête, pendant la récréation, dans un groupe de discussion, et être le seul à devoir prendre une décision différente. Tout le monde y va, vous n'y allez pas. Tout le monde rit, vous ne riez pas. Cette solitude ne s'arrange pas avec plus de monde autour ; elle empire. Et c'est à des personnes dans cette situation que Jésus a dit l'une des phrases les plus consolantes de la Bible : "Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous." (Jean 14:18).

Remarquez où cette phrase a été prononcée. Jésus est au cénacle, lors de la dernière nuit, et il sait que dans quelques heures il va être arrêté. Personne ne passe ses dernières heures sur un sujet secondaire. Ce qui se trouve dans Jean 14, c'est ce qu'il a considéré comme essentiel. Et la leçon d'aujourd'hui répond à une question pratique : que fait exactement le Saint-Esprit dans la vie de celui qui croit, aujourd'hui, lors d'une journée ordinaire ?

La lecture en classe est Jean 14:16-20, 26-31. Le Texte d'or est de Paul, dans une lettre adressée à une Église : "Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ;" (Éphésiens 5:18). Le premier passage est une promesse ; le second, un ordre. Jésus promet que l'Esprit vient pour rester. Paul dit quoi en faire : se laisser remplir de lui, chaque jour.

Le parcours comporte trois étapes, dans l'ordre de la revue : qui est ce Consolateur promis, les deux aspects de son action dans le croyant (dans le salut et dans le revêtement de puissance) et ce qu'il fait dans le pécheur et dans le chrétien. Une phrase reviendra jusqu'à la fin : vous n'avez pas été laissé seul face à la décision.

I — Il est le Consolateur promis

Regardez la séquence de Jean 14. D'abord, Jésus demande de ne pas s'inquiéter : "Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi." (Jean 14:1). Ensuite, il parle des demeures dans la maison du Père (Jean 14:2). Puis, il autorise à demander en son nom : "et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils." (Jean 14:13). Et enfin vient la plus grande de toutes : "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous," (Jean 14:16).

Ce n'est pas une consolation quelconque, ni un souvenir à ranger dans un tiroir. C'est un autre Consolateur. Et remarquez le temps du verbe : le Père vous le donnera. Ce n'est pas un peut-être, ce n'est pas une simple possibilité. C'est une promesse avec une date, et cette date est arrivée à la Pentecôte. Joël avait déjà annoncé que Dieu répandrait son Esprit sur toute chair (Joël 2:28). Et Pierre, rempli de l'Esprit ce jour-là, a dit jusqu'où allait la promesse : "Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera." (Actes 2:39). Vous, vos enfants, ceux qui sont au loin. Vous êtes sur cette liste.

אב Dans l'original — grec. « Consolateur » traduit paráklētos, formé de pará (« à côté ») et d'un verbe qui veut dire « appeler ». Littéralement : quelqu'un appelé à se tenir à côté. Le mot décrit une position, pas un sentiment : à côté, pas au-dessus, pas à distance. Et le mot traduit par « un autre » dans Jean 14:16 est állos, qui indique habituellement un autre du même genre. Jésus ne promet pas quelque chose de différent de lui ; il promet Quelqu'un comme lui.

L'Esprit de vérité vient faire pour les disciples ce que Jésus faisait lorsqu'il était avec eux. La revue énumère quatre choses, et toutes restent valables aujourd'hui.

Aider. Vous souvenez-vous de Pierre qui s'enfonçait dans la mer ? Aussitôt Jésus a étendu la main et l'a saisi (Matthieu 14:31). L'Esprit continue d'étendre la main. Mais aider, ce n'est pas faire à votre place ; c'est être avec vous pendant que vous agissez. Cela change les attentes. Celui qui s'attend à ce qu'il résolve tout à sa place pensera qu'il a échoué chaque fois que les choses demanderont un effort. Si vous avez prié et que l'examen est resté difficile, cela ne veut pas dire qu'il n'était pas là.

Donner la bonne direction. Et le texte dit comment : il vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que Jésus vous a dit (Jean 14:26). Nous reviendrons sur ce verset à la fin de la leçon, car il est au cœur du sujet.

Consoler dans les moments difficiles. Il promet de ne pas nous laisser orphelins (Jean 14:18). Un orphelin est quelqu'un qui a perdu celui qui prenait soin de lui. Jésus emploie ce mot à dessein, parce que c'est ainsi que ces hommes allaient se sentir quelques heures plus tard. Ils n'allaient pas manquer d'instructions ; ils allaient manquer d'une présence. Et remarquez : Jésus ne dit pas de ne pas se sentir orphelins. Il dit qu'il ne les laissera pas orphelins. La différence est entre contrôler un sentiment et changer un fait.

Intercéder dans la prière. "De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ;" (Romains 8:26). Il y a des moments où vous ne savez même pas quoi demander, et ce n'est pas un défaut de votre part : c'est prévu dans le texte. Votre prière maladroite, courte, pleine de silence, n'arrive pas seule devant le Père.

🔬 Notre lecture — le Fils prie, le Père donne, l'Esprit est un autre. Jean 14:16 est l'une des phrases les plus claires de la Bible contre le modalisme (ou unicisme), la doctrine qui enseigne que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont une seule Personne qui apparaît sous trois modes. Lisez lentement : le Fils prie, le Père donne, et l'Esprit est un autre Consolateur. Une seule personne ne se prie pas elle-même et ne se promet pas elle-même comme un autre. C'est pourquoi les comparaisons de l'eau qui devient glace et vapeur, ou de l'homme qui est père, fils et mari, ne conviennent pas : toutes deux décrivent une seule personne ou chose qui change de forme ou de rôle, ce qui est exactement le modalisme. La Bible montre trois Personnes en relation et un seul Dieu. Aucune comparaison tirée de la création ne peut rendre compte du Créateur.

Et tout cela se conclut par l'assurance que c'est pour toujours. Dans l'Ancien Testament, l'Esprit venait sur des personnes choisies, pour des tâches précises, et pouvait se retirer. David avait vu cela arriver à Saül, lorsque l'Esprit de l'Éternel s'était retiré de lui (1 Samuel 16:14). C'est pourquoi il a prié pour que Dieu ne lui retire pas son Saint-Esprit (Psaumes 51:11). Avec la promesse de Jésus, cela change : de la part de Dieu, l'Esprit vient pour rester, pas pour rendre visite. De notre part, la Bible continue de demander de la vigilance : "N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption." (Éphésiens 4:30). Il est une Personne, et une relation avec une personne, on en prend soin.

II — Le Saint-Esprit à l'œuvre dans le croyant

L'Esprit agit de bien des manières dans la vie du chrétien : il guide, délivre du danger, parle au cœur, aide à prendre des décisions. Mais la revue souligne deux aspects comme étant les plus importants, et ce sont deux choses différentes : le salut et le revêtement de puissance. Beaucoup de gens confondent les deux toute leur vie.

Dans le salut

Lorsqu'une personne encore sans Christ donne au Saint-Esprit une occasion, aussi petite soit-elle, il commence l'œuvre : il la convainc de péché et de la nécessité de se repentir. Et lorsque la personne se décide pour Jésus, l'Esprit vient habiter en elle. Paul écrit : "Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas." (Romains 8:9).

Remarquez le poids de cette affirmation. Il n'existe pas de chrétien sans le Saint-Esprit. Si une personne appartient à Christ, il habite en elle. Ce n'est pas une expérience supplémentaire réservée à ceux qui sont plus spirituels ; c'est le commencement. Et cela résout une angoisse très courante : si vous appartenez à Christ, il est déjà en vous, y compris les jours où vous ne ressentez rien. "L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu." (Romains 8:16).

Et il y a une chose qui se produit à l'instant même où la personne croit : "Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles." (2 Corinthiens 5:17). Remarquez le temps du verbe : les choses anciennes sont passées. Ce n'est pas une promesse pour le jour où vous deviendrez meilleur. Sans l'Esprit, dit la revue, la personne n'aurait pas la force de résister au mal et de rechercher le bien. Avec lui, elle l'a.

Dans le revêtement de puissance

Le second aspect est le baptême dans le Saint-Esprit, que la revue appelle le revêtement de puissance. Le jour de la Pentecôte : "Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer." (Actes 2:4). Le parler en d'autres langues est le signe évident de ce baptême. La leçon d'aujourd'hui ne fait que présenter ce sujet ; toute la doctrine sera abordée lors du prochain cours.

Mais un détail doit être clair dès aujourd'hui, car il explique pourquoi il s'agit de deux choses distinctes. Les disciples avaient déjà l'Esprit avant la Pentecôte. Le soir de la résurrection, Jésus a soufflé sur eux et leur a dit de recevoir le Saint-Esprit (Jean 20:22). Et pourtant, il leur a ordonné d'attendre et de rester dans la ville de Jérusalem jusqu'à ce qu'ils soient revêtus de la puissance d'en haut (Luc 24:49). Si c'était la même chose, il n'y aurait rien eu à attendre. Jésus lui-même a dit à quoi servait cette puissance : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8). L'Esprit en vous, c'est le salut (Jean 14:17) ; l'Esprit sur vous, c'est le revêtement pour le témoignage.

🕊 Notre lecture — pas de seconde catégorie. Il vaut la peine de le dire avec soin, pour que personne ne sorte d'ici attristé : celui qui n'a pas encore reçu le baptême dans le Saint-Esprit n'est pas un chrétien de seconde catégorie. C'est un chrétien qui ne l'a pas encore reçu, et la promesse est aussi pour lui (Actes 2:39). Et celui qui l'a déjà reçu n'est meilleur que personne : il l'a reçu pour servir, pas pour se comparer. La Bible n'utilise jamais le baptême dans le Saint-Esprit comme une mesure de spiritualité ; elle le présente comme une capacité donnée pour le témoignage. Un aspect fait de vous un enfant de Dieu, l'autre fait de vous un témoin, et aucun des deux n'existe pour que vous vous sentiez supérieur. Personne n'a besoin d'être mis sous pression, amené sur le devant ou entraîné à répéter des mots : celui qui donne de s'exprimer, c'est l'Esprit (Actes 2:4).

III — L'action du Saint-Esprit

La troisième partie de la leçon distingue deux actions : ce que l'Esprit fait chez celui qui n'a pas encore cru et ce qu'il fait chez celui qui appartient déjà à Christ.

Dans le pécheur

Jésus a dit : "Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement :" (Jean 16:8). La revue montre que cette action s'exerce dans trois sphères.

La première est l'intelligence. L'Esprit utilise la Parole de Dieu expliquée pour montrer à la personne l'état dans lequel elle se trouve : "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur." (Hébreux 4:12). La personne comprend que cela est mal et ne peut plus faire semblant de ne pas savoir. Et remarquez : la conviction donnée par l'Esprit est précise. Elle désigne une chose concrète qui doit changer. L'accusation générale, du genre « vous ne valez rien », ne fait qu'enfoncer et ne vient pas de lui.

La deuxième concerne les sentiments. La personne se sent coupable et réalise qu'elle a besoin de pardon. Ce n'est pas la même chose que la honte de s'être fait prendre. La honte disparaît quand personne ne découvre rien ; cette autre tristesse ne disparaît pas. Paul explique la différence : "En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort." (2 Corinthiens 7:10).

La troisième est la volonté. Et c'est là que beaucoup s'arrêtent. On peut comprendre que c'est mal, en ressentir le poids et pourtant ne rien changer. La revue le dit clairement : l'Esprit agit pour que la personne n'en reste pas au simple désir d'être pardonnée, mais qu'elle se repente et change l'orientation de sa vie. Paul décrit ce changement : "eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité." (Éphésiens 4:22-24).

אב Dans l'original — grec. Le mot du Nouveau Testament pour la repentance est metánoia, « changement de pensée ». La repentance, dans la Bible, ce n'est pas seulement éprouver du regret ; c'est changer de chemin. Et changer de pensée fait changer de pas : celui qui a tourné la tête tout en continuant de marcher vers le même endroit ne s'est repenti de rien.

🕊 Notre lecture — Il convainc, il ne traîne pas de force. Dieu convainc l'intelligence et touche les sentiments, mais il respecte la volonté. La grâce vient en premier, et c'est elle qui rend la personne capable de répondre ; mais la réponse lui appartient. Étienne a dit aux chefs de Jérusalem qu'ils résistaient toujours au Saint-Esprit (Actes 7:51). S'il était impossible de résister, cette phrase n'aurait aucun sens. C'est pourquoi la revue parle de donner une occasion à l'Esprit : il frappe, il appelle, il insiste, et la porte s'ouvre de l'intérieur.

Dans le chrétien

Chez les sauvés, l'action de l'Esprit commence à la nouvelle naissance, et la liste change : il produit la croissance, donne l'intelligence spirituelle, accorde des dons et donne la direction. Remarquez qu'aucun de ces quatre éléments n'est un simple sentiment. Ils sont tous vérifiables : vous grandissez, vous comprenez, vous servez et vous êtes conduit. "car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu." (Romains 8:14).

La croissance ne se fait pas d'un seul coup. Paul dit que nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l'Esprit du Seigneur (2 Corinthiens 3:18). Et c'est un travail auquel le croyant coopère : "Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir." (Philippiens 2:12-13). Dieu donne le vouloir et la force ; vous obéissez. Les dons ne sont pas non plus le trophée d'une élite : "Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune." (1 Corinthiens 12:7), et c'est l'Esprit qui les distribue à chacun en particulier comme il veut (1 Corinthiens 12:11).

Paul dit encore où habite l'Esprit : "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?" (1 Corinthiens 6:19). Le temple désignait le lieu le plus sacré que ce peuple connaissait. Un temple n'est pas un ornement ; c'est un lieu où quelqu'un habite. C'est pourquoi ce que l'on fait de son corps concerne désormais celui qui y demeure : "Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." (1 Corinthiens 6:20).

L'enseignant qui rappelle

Et voici maintenant le verset que la leçon a gardé pour la fin. Jésus a dit qui accomplit ce travail en vous : "Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit." (Jean 14:26). Il est enseignant. La revue dit que l'Esprit a une mission intellectuelle auprès des disciples de Christ : enseigner et rappeler. C'est lui qui nous rend capables de comprendre les vérités de l'Écriture, parce que l'homme naturel n'accepte pas les choses de l'Esprit de Dieu (1 Corinthiens 2:14). Et ce n'est pas le privilège de quelques illuminés : "Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce." (1 Corinthiens 2:12). Nous, c'est-à-dire tous ceux qui croient.

Remarquez deux choses dans ce rôle de « rappeler ». La première : l'Esprit n'invente pas une nouvelle révélation pour vous ; il ramène à la mémoire ce que Jésus a déjà dit. C'est une protection immense. Celui qui prétend avoir reçu de l'Esprit quelque chose qui contredit la Bible ne l'a pas reçu de l'Esprit. La seconde : si rien n'est entré, il n'y a rien à rappeler. Il rappelle ce que vous avez lu, ce que vous avez entendu en cours, ce que vous avez mémorisé. Celui qui n'a jamais rien lu n'a rien à se faire rappeler.

C'est pourquoi la revue lance un appel : fréquentez l'École du dimanche (EBD). Non pas parce que c'est une obligation, mais parce que c'est là qu'entre ce qu'il vous rappellera au moment du besoin, pendant l'épreuve, à la fête, dans le groupe de discussion, le jour où vous serez le seul à prendre une décision différente. Un bon enseignant n'apprend pas la matière à votre place ; il rend votre étude fructueuse.

🕊 Notre lecture — le message de l'Église. Si l'Esprit rappelle tout ce que Jésus a dit, alors le message qu'il soutient dans l'Église a un maître : c'est la parole de Jésus. Jésus a dit qu'il rendrait témoignage de lui (Jean 15:26). Une prédication, une louange ou une expérience qui laisse Jésus au second plan peut bien faire du bruit, mais elle ne porte pas la signature de l'Esprit. Et le même Esprit qui a été répandu à Jérusalem continue d'agir dans l'Église aujourd'hui, avec puissance, dons et direction. Il n'est pas reparti avec les apôtres ; il est venu pour toujours (Jean 14:16).

Qu'est-ce qui remplit le temple ?

Si le corps est un temple, il reste une question : qu'est-ce qui remplit ce temple ? Et c'est ici qu'intervient le Texte d'or. Paul met deux choses côte à côte : "Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ;" (Éphésiens 5:18). Remarquez la construction : ne... pas, mais. Ce n'est pas seulement une interdiction ; c'est un remplacement. Tout le monde se remplit de quelque chose. La question n'est pas de savoir si vous allez vous remplir, mais de quoi vous allez vous remplir.

אב Dans l'original — grec. « Débauche » (ou dissolution) traduit asōtía : une vie sans frein, qui gaspille tout. C'est un mot de la même famille que celui utilisé par Luc pour le fils prodigue qui dissipe son héritage (Luc 15:13). Et le verbe traduit par « soyez remplis » est à un temps qui indique une action continue et à une voix qui indique quelque chose qui s'accomplit en vous : « soyez continuellement remplis », « laissez-vous remplir ». C'est un ordre, donc vous y prenez part ; mais celui qui remplit, c'est Dieu.

L'ivresse est le portrait de quelqu'un qui est contrôlé par autre chose. Le vin prend les commandes : il change la parole, la démarche, les choix, et mène à une vie qui se gaspille. La plénitude de l'Esprit, c'est tout le contraire : quelqu'un qui laisse les commandes à Dieu. Et ce qui sort de cette personne apparaît dans les versets suivants : "entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ," (Éphésiens 5:19-20). Et dans le fruit : "Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ;" (Galates 5:22). Remarquez le dernier aspect du fruit : la maîtrise de soi (tempérance). Celui qui est rempli de l'Esprit ne perd pas le contrôle de lui-même ; il le gagne.

Remarquez aussi que Paul écrit cela à l'Église d'Éphèse, à des chrétiens. Des gens qui avaient déjà l'Esprit avaient besoin d'entendre l'ordre de se laisser remplir. Cela veut dire qu'être rempli n'est pas un événement unique. Les mêmes disciples qui ont été remplis à la Pentecôte l'ont été de nouveau peu après : "Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance." (Actes 4:31). Il n'existe pas de réserve spirituelle. Ce que vous avez cherché l'année dernière ne suffit pas à soutenir les prochains jours. "Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit." (Galates 5:25).

❤ Pour votre vie — sur l'alcool, sans détour et sans humilier personne. La Bible condamne clairement l'ivresse (Éphésiens 5:18) et avertit : "Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses ; Quiconque en fait excès n’est pas sage." (Proverbes 20:1). Les Assemblées de Dieu enseignent l'abstinence totale : le croyant ne boit pas. Ce n'est pas pour se croire plus saint qu'un camarade ; c'est par prudence, par soin du temple et par témoignage. Pour les moins de 18 ans, la loi interdit également de vendre ou de servir des boissons alcoolisées. Maintenant, si quelqu'un chez vous boit trop, écoutez bien ceci : ce n'est pas votre faute, ce n'est pas votre honte, et réparer cette personne n'est pas votre tâche. Vous n'avez pas besoin de le cacher ni de le supporter tout seul. Parlez-en à un adulte de confiance, à votre enseignant ou au pasteur ; l'Église peut aider votre famille à trouver du soutien. Et s'il y a des violences ou des menaces à la maison, parlez-en le jour même. L'adulte gère la situation ; vous, vous prévenez.

Être rempli de l'Esprit, ce n'est pas non plus devenir une personne qui ne souffre jamais et ne se trompe jamais. L'Esprit vient en aide à nos faiblesses (Romains 8:26), ce qui veut dire qu'elles sont toujours là. Celui qui commet une faute la confesse : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9). Et il recommence à se laisser remplir. La revue conclut ainsi : c'est le Saint-Esprit qui donne puissance et grâce à l'Église de Christ, et ce n'est que par lui que nous parvenons à surmonter les adversités et à faire la différence dans les lieux où nous sommes envoyés.

Christ dans la leçon

Revenez à la table du cénacle. Pourquoi l'Esprit allait-il venir ? Parce que Jésus s'en allait, et il allait vers la croix. Il l'a expliqué lui-même : "Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai." (Jean 16:7). Cette même nuit, il a dit que le prince de ce monde venait et qu'il n'avait rien en lui (Jean 14:30), et il a terminé en appelant les disciples à se lever et à partir de là (Jean 14:31). C'est de là qu'il est sorti pour se rendre à Gethsémané. Le Consolateur a été promis sur le chemin de la croix.

Tout ce que vous avez lu aujourd'hui n'est possible que parce que Jésus est mort sur la croix à votre place et qu'il est ressuscité. C'est pour cela qu'il a pu prier le Père et envoyer le Consolateur. Remarquez la parole de Jésus au milieu de la lecture : parce qu'il vit, vous vivrez aussi (Jean 14:19). La vie nouvelle que l'Esprit produit dans le croyant est la vie du Christ ressuscité. Sans le vendredi et sans le dimanche, il n'y aurait pas eu de Pentecôte.

Et l'Esprit n'est pas venu pour attirer l'attention sur lui-même. Jésus a dit : "Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera." (Jean 16:14). Il est envoyé au nom de Jésus (Jean 14:26), il enseigne ce que Jésus a dit et rappelle ce que Jésus a dit. Lorsque vous êtes rempli de l'Esprit, celui qui apparaît, ce n'est pas vous, ni votre don, ni votre expérience. C'est Jésus.

✝ Christ dans la leçon. Ne sortez pas de ce cours en pensant que vous devez faire des efforts pour « être rempli » afin de mériter quelque chose de la part de Dieu. L'Esprit est le cadeau de Celui qui a déjà tout payé : Jésus prie le Père, le Père donne, et le Consolateur vient parce que la croix a ouvert le chemin. Vous n'avez pas été laissé seul face à la décision parce que Jésus ne vous a pas laissé orphelin.

Application pratique

Lorsque vous êtes le seul à prendre une décision différente, rappelez-vous qui se tient à vos côtés. À la fête, dans le groupe de discussion, à l'école : le Consolateur est Celui qui a été appelé à se tenir à vos côtés. Vous êtes peut-être le seul sur place, mais vous n'êtes pas seul. Vous n'avez besoin d'affronter personne ni de faire la morale à personne ; il vous suffit de ne pas suivre le mouvement, et de partir avec respect lorsque c'est nécessaire.

Mettez à l'intérieur ce qu'il vous rappellera. L'Esprit rappelle ce qui est entré. Lisez vraiment la Bible, venez à l'École du dimanche, gardez des versets dans votre cœur. Au moment difficile, il ira chercher à l'intérieur ce que vous y aurez gardé.

Demandez-vous de quoi vous vous êtes rempli. Pas seulement de boisson. De ce que vous regardez, écoutez et lisez en fin de journée ; des conversations qui finissent toujours en dispute ; de la moquerie qui devient une habitude. « Ne... pas, mais » : retirez une chose et mettez-en une autre à la place. Et faites-le aujourd'hui, car ce qui vous a rempli hier ne suffit pas pour demain.

Si votre foyer souffre à cause de l'alcool, ne portez pas cela tout seul. Ce n'est pas votre faute. Parlez-en à un adulte de confiance ou au pasteur. Demander de l'aide, ce n'est pas trahir votre famille ; c'est prendre soin d'elle.

Prière finale

Saint-Esprit, merci parce que Jésus ne m'a pas laissé orphelin. Merci parce que tu n'es ni une force ni une sensation, mais Quelqu'un qui a été appelé à se tenir à mes côtés. Pardonne les fois où je me suis rempli de choses qui m'ont vidé et où j'ai ensuite reproché à Dieu ce qui est sorti de moi. Enseigne-moi et rappelle-moi ce que Jésus a dit, à l'heure de l'épreuve, à la fête, dans le groupe, le jour où je serai le seul à prendre une décision différente. Remplis-moi de nouveau aujourd'hui, et demain encore. Prends soin des familles qui souffrent à cause de l'alcool et donne du courage à ceux qui ont besoin de demander de l'aide. Et glorifie Jésus en moi, le Seigneur qui est mort sur la croix à ma place, qui est ressuscité et qui a demandé au Père de me donner le Consolateur. Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que signifie être rempli du Saint-Esprit, selon Éphésiens 5:18 ?+

Paul écrit aux chrétiens : "Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ;" (Éphésiens 5:18). C'est un commandement, cela dépend donc aussi de vous ; et le verbe, dans l'original, indique quelque chose de continu, comme 'soyez continuellement remplis'. Ce n'est pas un événement qui se produit une seule fois et s'arrête là, ni un frisson pendant le culte. C'est laisser l'Esprit occuper la place de commandement tous les jours. Le résultat apparaît dans la vie quotidienne : chants et reconnaissance (Éphésiens 5:19-20) et le fruit de l'Esprit : "Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ;" (Galates 5:22).

Un croyant peut-il boire des boissons alcoolisées ? Qu'enseignent les Assemblées de Dieu ?+

La Bible condamne l'ivrognerie explicitement (Éphésiens 5:18) et avertit : "Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses ; Quiconque en fait excès n’est pas sage." (Proverbes 20:1). Les Assemblées de Dieu enseignent l'abstinence totale : le croyant ne boit pas. Ce n'est pas pour se croire meilleur que quiconque ; c'est par prudence, par soin pour le corps, qui est le temple de l'Esprit (1 Corinthiens 6:19), et par amour pour ceux qui nous entourent. Pour les moins de 18 ans, la loi brésilienne interdit également de vendre ou d'offrir des boissons alcoolisées. Et si quelqu'un chez vous a un problème avec l'alcool, ce n'est ni de votre faute ni une honte pour vous : parlez-en à un adulte de confiance ou au pasteur.

Quelle est la différence entre avoir le Saint-Esprit et être baptisé dans le Saint-Esprit ?+

Tout croyant en Jésus a l'Esprit : "Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas." (Romains 8:9). Cela se produit lors du salut. Le baptême dans le Saint-Esprit est un revêtement de puissance pour témoigner : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8). Les disciples avaient déjà reçu l'Esprit lorsque Jésus avait soufflé sur eux (Jean 20:22) et, malgré cela, Il leur a ordonné d'attendre jusqu'à ce qu'ils soient revêtus de puissance (Luc 24:49). L'évidence initiale est le parler en d'autres langues (Actes 2:4). Celui qui n'a pas encore été baptisé dans l'Esprit n'est pas un croyant de seconde zone.

Que signifie Paraclet, ou Consolateur ?+

C'est le mot que Jean utilise pour le Saint-Esprit en Jean 14:16. En grec, 'paráklētos' signifie quelqu'un appelé à se tenir aux côtés d'un autre : celui qui aide, défend, console. Les traductions le rendent par Consolateur. Et Jésus parle d'un autre Consolateur : un autre comme Lui, une Personne, et non une force ou une sensation. Jésus s'en allait vers le Père, et l'Esprit viendrait pour demeurer éternellement (Jean 14:16).

Comment le Saint-Esprit convainc-t-il quelqu'un de péché ?+

Jésus a dit que l'Esprit convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement (Jean 16:8). Il agit dans l'esprit, en montrant clairement ce qui est mal ; dans les sentiments, en apportant la tristesse de celui qui sait qu'il a besoin de pardon, ce qui est différent de la honte d'avoir été pris ; et dans la volonté, en appelant la personne à changer de direction. Il convainc, mais ne force pas : la personne peut résister (Actes 7:51). C'est pourquoi la Bible distingue la tristesse qui mène à la repentance de la tristesse qui ne fait qu'accabler (2 Corinthiens 7:10).

Celui qui est rempli du Saint-Esprit ne souffre-t-il jamais et ne se trompe-t-il jamais ?+

Non. L'Esprit nous aide dans notre faiblesse (Romains 8:26), ce qui signifie que nos faiblesses continuent d'exister. Celui qui est en Christ est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17), et pourtant il est transformé peu à peu, de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18), et il est appelé à coopérer : "Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir." (Philippiens 2:12-13). Lorsqu'il se trompe, le croyant le confesse et trouve le pardon (1 Jean 1:9). Être rempli de l'Esprit, ce n'est pas être parfait ; c'est ne pas être seul.

Ados

4e trimestre