Texte d'or
“Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.” (Psaume 127:1, LSG)
Dieu est le bâtisseur du foyer depuis l'Éden, et la foi qu'il plante dans une maison est faite pour traverser les générations. Le cours montre comment cette église aide chaque étape de la vie à bâtir cette maison, du couple à l'enfant, et pourquoi l'École du dimanche (EBD), l'étude de la doctrine et la prédication qui parcourt des livres entiers maintiennent l'œuvre ferme. Ceux qui vivent seuls ou qui recommencent ont aussi leur place dans cette construction.
Leçon 3 • La maison que Dieu bâtit — Classe des nouveaux membres.
La foi a été faite pour se transmettre de main en main. Dans ce cours : le premier foyer en Éden, le soin que l'église apporte à chaque étape de la maison, l'École du dimanche (EBD) qui touche les générations et l'étude qui affermit l'ouvrage.
Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES, Brésil • Classe des nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.
✶ Texte d'or — Psaumes 127:1
"Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain." (Psaume 127:1)
- Textes de l'étude — Psaumes 127 · Genèse 2:18-25 · Deutéronome 6:4-9 · Éphésiens 5:21-33 · 2 Timothée 2:2 · Osée 4:6 · Actes 20:27 · Éphésiens 2:19-22
- Lecture en classe — Psaumes 127 et Éphésiens 2:19-22
- Version biblique — Toutes les citations bibliques suivent la traduction de référence en français, vérifiées mot à mot.
Quiconque a déjà suivi un chantier de près sait où passe l'argent le plus durement gagné : dans les fondations. Personne ne prend les fondations en photo. Elles disparaissent sous terre avant même que le premier mur ne s'élève. Mais ce sont elles qui décident si la maison va se fissurer dès la première forte pluie.
Il en va de même pour la famille. Ce qui se voit, ce sont les anniversaires, les photos, les repas du dimanche. Ce qui soutient tout reste en dessous : la façon dont mari et femme se traitent quand personne ne regarde, le pardon demandé après une dispute, la Bible ouverte un soir ordinaire, la prière faite d'une voix fatiguée. Et il y a un détail qui pèse encore davantage : ce que vous bâtissez aujourd'hui sera le sol sur lequel les plus jeunes marcheront demain.
Le psaume qui donne son nom à ce cours commence ainsi : "Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain." (Psaume 127:1) La phrase ne demande pas si vous allez bâtir. Tout le monde bâtit quelque chose. Elle demande qui est le bâtisseur.
Lors des deux cours précédents, vous avez découvert l'ADN de cette maison et ce qu'elle fait pour que votre foi prenne racine. Aujourd'hui, la présentation des ministères se poursuit par quatre chemins. Le premier foyer, élevé par les mains de Dieu. Le soin que l'église apporte à chaque étape de la maison, y compris lorsqu'elle est blessée. L'École du dimanche, qui enseigne toute la maison et conserve l'enseignement pour ceux qui viennent après. Et l'étude de la doctrine, qui affermit l'ouvrage.
Avant de commencer, un mot pour ceux qui ont le cœur serré. Si vous vivez seul, si votre mariage a pris fin, si vous avez perdu quelqu'un, si la maison où vous avez grandi vous a blessé, ce cours a aussi été écrit pour vous. Personne ici ne mesurera votre foi à la configuration de votre foyer.
I — Le Bâtisseur et la première maison
Avant qu'il n'existe un temple, une nation, un gouvernement ou une école, Dieu a fait une maison. Le récit de Genèse 2 montre le premier homme dans un jardin parfait, avec du travail, de la nourriture et la présence de Dieu. Et pourtant, le Créateur dit qu'il manque quelque chose : "L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui." (Genèse 2:18)
Ce qui suit est un ouvrage artisanal. "L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme." (Genèse 2:22) Dieu forme, Dieu présente, Dieu unit. Et le texte se conclut par la règle qui vaudrait ensuite pour toutes les familles : "C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair." (Genèse 2:24)
אב Dans l'original — hébreu
Deux mots hébreux aident à lire ce cours. Le premier est banah, « édifier, bâtir ». En Genèse 2:22, les traductions rendent ce verbe par former, lorsque l'Éternel Dieu forme une femme à partir de la côte prise de l'homme. Le même verbe apparaît en 1 Rois 6:1, lorsque Salomon commence à bâtir la maison de l'Éternel. Le second est bayit, « maison ». Il désigne le bâtiment, la famille qui y vit et la descendance qui en est issue, et c'est le mot employé pour le temple, la maison de l'Éternel. Psaumes 127:1 réunit les deux : si l'Éternel ne bâtit la maison. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin. Il suffit de remarquer que la Bible parle du foyer avec le vocabulaire de la construction, et d'une construction faite par Dieu.
Le dessein vient du commencement
Lorsqu'on a débattu avec Jésus au sujet du mariage, il n'a pas cité la coutume de l'époque. Il est revenu à l'Éden : "Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme" (Matthieu 19:4) Et il a conclu : "Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint." (Matthieu 19:6)
De là vient une conviction que cette église enseigne avec clarté. Le mariage entre un homme et une femme n'est pas une invention culturelle que chaque génération redessine. C'est une création de Dieu, confirmée par Christ et enseignée par les apôtres (Éphésiens 5:22-33 ; Colossiens 3:18-21). Défendre ce dessein, c'est être fidèle au Créateur.
Mais le dessein de Dieu n'est une arme contre personne. Genèse 2 montre l'objectif, et non une échelle où la personne mariée occuperait la marche supérieure. Le Seigneur Jésus lui-même a vécu sans se marier. L'apôtre Paul aussi. La veuve, le célibataire, celui qui a été abandonné et celui qui attend encore demeurent entiers devant Dieu. Ce qu'enseigne la Genèse, c'est que personne n'a été fait pour vivre isolé, et la réponse de Dieu au constat qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul (Genèse 2:18) s'étend aussi à la famille de la foi.
La maison et la ville
Psaumes 127:1 contient deux images. Un groupe de maçons élève des murs. Une sentinelle veille sur la muraille de la ville. Tous deux travaillent réellement, et le psaume répète le même avertissement pour chacun d'eux : ils travaillent en vain (Psaumes 127:1). Une maison sans Dieu peut certes être achevée. Une ville sans Dieu peut certes avoir un garde sur sa muraille. Ce qui manque, c'est l'essentiel.
La famille et l'église marchent ensemble sur ce point. Une maison qui tombe malade apporte sa douleur au sein de l'assemblée ; une assemblée qui oublie les maisons finit remplie de personnes qui arrivent au culte déjà à bout de forces. C'est pourquoi cette église traite le soin du foyer comme un ministère, et non comme une affaire privée propre à chacun.
II — Des outils pour chaque étape de la maison
Aucun chantier ne se fait uniquement avec de la bonne volonté. Il faut des outils, quelqu'un pour enseigner à s'en servir et quelqu'un pour vérifier l'aplomb. C'est ce qu'offre le ministère de la famille de cette église : des cours et des rencontres pour les couples, les fiancés, les hommes, les femmes, les jeunes, les adolescents et les enfants ; une rencontre de couples conçue comme un temps d'enseignement, d'adoration et de renouvellement de l'alliance ; et un accompagnement pastoral pour ceux qui traversent une crise. Les noms, les dates et les groupes ouverts changent ; la direction en informe l'église. Ce qui ne change pas, c'est l'objectif : que chaque étape de la maison apprenne à vivre sous la seigneurie de Christ.
Le couple, un portrait de Christ
Paul prend le mariage et montre qu'il renvoie à quelque chose de plus grand : "Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église." (Éphésiens 5:32) Le foyer chrétien est une prédication que les voisins lisent sans ouvrir la Bible.
Et la mesure que Paul place sur le mari est élevée : "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle," (Éphésiens 5:25) Le chapitre commence par une phrase qui vaut pour tous dans la maison : "vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ." (Éphésiens 5:21)
🕊 Notre lecture. Éphésiens 5 demande à l'épouse de se soumettre à son mari comme au Seigneur (Éphésiens 5:22), et demande au mari d'aimer comme Christ, qui s'est livré lui-même. Aucune ligne de ce chapitre n'autorise les cris, le contrôle, l'humiliation ou la main levée. Quiconque utilise le mot « soumission » pour justifier la violence tord le texte contre le Christ même qu'il décrit. La direction au foyer, dans la Bible, s'accompagne toujours d'une serviette et d'un bassin, jamais d'un poing fermé.
Les hommes : diriger en servant
Les cours et les rencontres pour hommes partent du modèle du Seigneur lui-même : "Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs." (Marc 10:45) Paul applique cela directement au mariage : "C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même." (Éphésiens 5:28) L'homme de Dieu est le premier à demander pardon, le premier à ouvrir la Bible et le dernier à élever la voix.
Les femmes : la valeur qui naît de la crainte
Pour les femmes, le portrait est celui de Proverbes 31 : "Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles." (Proverbes 31:10) Ce chapitre n'est pas une liste d'exigences destinée à épuiser qui que ce soit. Il se termine en montrant la racine de tout : "La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine ; La femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée." (Proverbes 31:30) La valeur vient de la crainte de l'Éternel, et cela vaut pour la femme mariée, pour la célibataire et pour la veuve.
Les jeunes : la jeunesse compte
Beaucoup de gens traitent la jeunesse comme une parenthèse où tout est permis avant de « s'assagir ». La Bible pense autrement : "Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité , en foi, en pureté." (1 Timothée 4:12) Les cours pour adolescents et jeunes traitent du caractère, de la pureté, du courage et de la vocation, parce que la jeunesse est un temps de formation, et non d'attente.
L'argent de la maison
Les disputes d'argent détruisent bien des foyers. C'est pourquoi il existe un enseignement sur l'intendance pour les adultes, les couples et même les enfants. La base est simple : tout appartient à Dieu (Psaumes 24:1), et nous sommes des intendants, non des propriétaires. David a prié ainsi lorsque le peuple a fait des offrandes pour la construction du temple : "Car qui suis-je et qui est mon peuple, pour que nous puissions te faire volontairement ces offrandes ? Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons." (1 Chroniques 29:14) L'intendance n'est pas une promesse d'enrichissement. Un foyer béni ne se mesure pas à son solde bancaire. Il se mesure à la fidélité, à des comptes honnêtes, à des dettes traitées avec vérité et à une main ouverte envers ceux qui sont dans le besoin.
Un seul langage, de la grand-mère au petit-fils
L'objectif d'offrir un enseignement pour chaque âge est que toute la maison parle la même langue spirituelle. L'ordre vient du Shema : "Écoute, Israël ! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel." (Deutéronome 6:4) Juste après vient le chemin : "Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:6-7)
Transmettre la foi est un ordre de Dieu pour toute maison qui le craint. Et cet ordre comporte une limite claire dans la méthode. "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent." (Colossiens 3:21) Enseigner avec la Parole n'autorise jamais l'agression. Un enfant élevé dans les cris apprend à craindre son père, non à aimer Dieu.
Quand la maison est blessée
Cette église s'investit dans la restauration des mariages. Les pasteurs accompagnent les couples en crise, prient avec eux et les orientent par la Parole. Face aux conflits courants, la première réponse n'est pas la séparation. C'est le pardon, la discussion honnête, le conseil pastoral et le travail patient des deux époux.
Mais il y a une différence qui sauve des vies : le conflit est une chose, la violence en est une autre. Confondre les deux met des vies en danger.
Le conflit, ce sont les disputes, la rancœur accumulée, le silence qui dure des jours, la jalousie, les dettes, la fatigue. Cela se traite avec le pardon, l'aide pastorale et le temps.
La violence, c'est l'agression physique, la menace, l'humiliation constante, le contrôle de l'argent et des déplacements de l'autre, la maltraitance d'un enfant, d'une personne âgée ou de toute personne de la maison. Cela exige une protection immédiate : s'éloigner, chercher de l'aide et dénoncer. Au Brésil, appelez le 180 (assistance aux femmes), le 190 (police, en cas d'urgence) ou le 100 (violences contre les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées), et prévenez la direction de l'église le jour même.
Personne dans cette église ne vous demandera de « supporter pour le bien de la famille ». Prier est toujours juste ; prier au lieu de protéger, jamais.
❤ Pour votre vie. Peut-être que votre maison ne ressemble à celle de personne d'autre dans la salle. Peut-être élevez-vous vos enfants seule, avez-vous traversé un divorce, perdu un enfant, ou attendez-vous encore quelqu'un. L'Écriture dit que Dieu donne une famille à ceux qui sont solitaires (Psaumes 68:6). Et Jésus a promis à ceux qui le suivent qu'ils recevraient au centuple, dès ce temps-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères et des enfants (Marc 10:30). Cette famille, c'est l'église. La maison que Dieu bâtit inclut ceux qui vivent seuls et ceux qui repartent des fondations.
III — Une école pour toute la maison
Osée a vu le peuple de Dieu s'effondrer et a posé le diagnostic : "Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants." (Osée 4:6) Le problème n'était pas le manque de fêtes religieuses. C'était le manque d'une vraie connaissance de Dieu. Le même verset se termine par un avertissement qui s'adresse directement aux familles, en annonçant que Dieu oubliera aussi les enfants de ceux qui oublient sa loi (Osée 4:6). Celui qui cesse d'apprendre appauvrit la génération suivante.
C'est encore la maladie de bien des églises : l'émotion prenant la place de l'instruction, l'expérience prenant la place de la doctrine. C'est pourquoi, ici, l'École du dimanche n'est pas un programme réservé aux plus motivés. C'est le devoir et le privilège de chaque membre, de l'enfant à la personne âgée.
Un enseignement qui arrive là où l'église n'arrive pas
L'EBD de cette église a commencé à se tenir en ligne, avec des cours publiés pour tous les âges. Cela a ouvert des portes que la salle traditionnelle laissait fermées.
- Le cours devient une mission. Des personnes qui n'entreraient jamais dans un temple trouvent une leçon biblique et écoutent l'Évangile au calme. C'est la promesse de Jésus en action : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8)
- La famille étudie ensemble. Le père peut mettre le cours en pause, ouvrir la Bible avec ses enfants, discuter du point abordé et ne reprendre qu'ensuite. C'est Deutéronome 6:7 au cœur du salon.
- Ceux qui restaient à l'écart entrent. La personne âgée qui ne sort plus, celui qui est alité ou en traitement, la mère avec un nouveau-né, celui qui travaille par roulement le dimanche. Ce soin rappelle la voix du Bon Berger dans Ézéchiel : "Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice." (Ézéchiel 34:16)
- L'église se retrouve à la même heure. Suivre ensemble la première diffusion du cours, commenter, demander la prière et saluer les frères et sœurs crée un sens du corps qui rappelle l'église des Actes : "Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières." (Actes 2:42)
- Chaque élève rend des comptes. Il existe un engagement hebdomadaire simple que chacun prend envers la classe. Il exerce l'élève en vue du compte plus grand : "Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même." (Romains 14:12)
Un enseignement conservé pour ceux qui viennent après
Les cours ne disparaissent pas une fois le dimanche terminé. Ils restent disponibles et, semaine après semaine, se constitue un fonds d'enseignement biblique. Le nouveau converti peut revenir aux séries précédentes pour se mettre à niveau. Un responsable peut utiliser un extrait lors de la réunion de la semaine. Et les prochaines générations trouveront consigné ce que croit cette église.
Paul pensait ainsi : "Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres." (2 Timothée 2:2) Comptez les générations dans ce verset. Paul, Timothée, les hommes fidèles, les autres. Ce sont quatre maillons en une seule phrase. L'enseignement de l'église a été fait pour passer de main en main, comme une brique transmise le long d'une chaîne sur un chantier.
Les leçons pour enfants sont produites avec un soin visuel particulier, et celles pour adultes montrent des lieux et des faits de l'histoire biblique. Ce soin aide l'enfant et le jeune à comprendre que la Bible parle de personnes réelles, dans des lieux réels, et que l'Évangile mérite le meilleur de notre travail.
L'écran est un outil
Une limite doit rester claire : la technologie sert l'enseignement et ne prend jamais la place de la communion fraternelle. Elle ne sert pas la Sainte Cène, ne serre pas dans ses bras, n'impose pas les mains, ne remarque pas qui a disparu. La parole demeure la même : "N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour." (Hébreux 10:25) La technologie est légitime tant qu'elle conduit les personnes à une rencontre réelle avec Dieu et avec l'église. Lorsqu'elle devient un spectacle qui remplace cette rencontre, elle est devenue une idole.
🕊 Notre lecture. La portée d'un cours ne vient pas de la caméra. Elle vient du Saint-Esprit, que Jésus a promis avant de parler des extrémités de la terre : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8) Le même Esprit qui utilise un cours enregistré pour atteindre quelqu'un au loin est celui qui unit cette personne à une véritable église, parce que l'église est édifiée pour être une habitation de Dieu en Esprit (Éphésiens 2:22).
IV — Savoir ce que l'on croit et pourquoi on le croit
Une maison solide ne dépend pas seulement des bonnes intentions de ceux qui l'habitent. Elle dépend de la manière dont elle a été construite. Dans la foi, c'est pareil. Pierre a écrit à des croyants ordinaires, et non à un groupe de spécialistes : "Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous," (1 Pierre 3:15) Rendre raison de son espérance est la tâche de tout chrétien.
Le cours de théologie
Pour ceux qui veulent aller plus loin de manière structurée, l'église propose un cours de théologie par niveaux. Le niveau de base parcourt les grandes doctrines : la Bible, Dieu, Christ, le Saint-Esprit, le salut, l'église et les choses dernières. Le niveau avancé approfondit ces thèmes et y ajoute l'interprétation biblique, l'éthique chrétienne et les missions. L'objectif est de former des serviteurs qui savent en quoi ils croient et pourquoi, et qui laissent cela transformer leur semaine. Paul demandait cela à ceux qui enseignent : "attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs." (Tite 1:9)
La Parole exposée livre par livre
En milieu de semaine a lieu le culte d'exposition de la Parole, et il est bon que vous en compreniez la méthode. Paul a dit aux anciens d'Éphèse : "car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher." (Actes 20:27) Tout le conseil de Dieu. Sans sauter les passages qui dérangent.
Dans l'exposition, le pasteur entre dans un livre de la Bible et le parcourt dans l'ordre. C'est le texte qui choisit le sujet, et non l'inverse. Le résultat ressemble à un chantier qui suit le plan de l'architecte, pièce par pièce :
- La chaire obéit au texte. Le prédicateur n'a pas besoin d'inventer un thème chaque semaine. L'autorité reste là où elle a toujours été : dans la Parole.
- L'alimentation spirituelle est complète. Doctrine, promesse, avertissement, grâce et jugement trouvent leur place au menu, parce que le livre contient tout cela.
- Les textes difficiles sont abordés. Discipline, sainteté, jugement, enfer. Une série qui parcourt tout un livre finit par arriver au chapitre difficile.
- L'église apprend à lire. Celui qui écoute semaine après semaine apprend à regarder ce qui précède et ce qui suit chaque passage, perçoit toute l'histoire du salut et commence à lire avec plus d'assurance à la maison, en famille.
- La tromperie perd de sa force. Celui qui connaît le raisonnement d'un livre entier remarque quand quelqu'un isole un verset pour vendre une promesse. C'est ce que voulait Paul : "afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction," (Éphésiens 4:14)
Le modèle est ancien. Après l'exil, alors que les murailles de Jérusalem étaient de nouveau debout, Esdras a ouvert le livre devant le peuple et les lévites ont aidé à l'expliquer : "Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu." (Néhémie 8:8) Une muraille relevée ne suffisait pas ; la vie du peuple devait être affermie sur la Parole comprise. Et bien souvent, le passage de la semaine parle exactement de la crise que traverse l'église, sans que le prédicateur ne force quoi que ce soit : "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur." (Hébreux 4:12)
Les matériaux que vous apportez au chantier
Après tout cela, ce que l'église vous demande est à la fois peu et beaucoup : un cœur enseignable. Venez au culte avec votre Bible ouverte et un carnet. Revoyez pendant la semaine le cours ou le message que vous n'avez pas compris. Posez des questions. Les croyants de Bérée sont restés dans l'histoire pour cela : "Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact." (Actes 17:11) Laissez la superficialité de côté et entrez en profondeur dans la connaissance de Christ. Le même Évangile qui a changé le monde, enseigné avec fidélité, formera en vous l'image du Fils de Dieu.
Christ dans la leçon
Tout chantier commence par une pierre. Dans les constructions anciennes, la pierre angulaire se trouvait à la jonction de deux murs et servait de repère pour aligner le reste. Paul utilise cette image pour parler de l'église : "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire." (Éphésiens 2:19-20)
Remarquez deux idées dans ce texte : la famille de Dieu et le fait d'être édifiés (Éphésiens 2:19-20). La maison que Dieu bâtit a Christ pour pierre principale. Et la famille de Dieu accueille des étrangers, des gens du dehors, des personnes sans place. C'est pourquoi celui qui vit seul n'est pas sans maison. Pierre complète : "et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ." (1 Pierre 2:5) Chaque nouveau membre est une pierre vivante posée dans le même édifice.
Jésus est aussi l'Époux. L'amour qu'Éphésiens demande au mari est une copie de son amour : "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle," (Éphésiens 5:25) Toute famille chrétienne apprend à aimer en regardant la croix.
Et c'est à cause de lui que le foyer peut être un lieu de grâce. Dans une maison où les personnes vivent proches les unes des autres, l'offense est inévitable. Ce qui maintient la maison debout, c'est le pardon, et le pardon chrétien a une origine : "Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ." (Éphésiens 4:32) Nous pardonnons parce que nous avons été pardonnés les premiers.
Jésus a terminé le Sermon sur la montagne par un chantier. Deux maisons, la même tempête, des destins différents : "C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc." (Matthieu 7:24) Le roc, c'est écouter Christ et mettre en pratique. Et l'ouvrage a une fin promise. Ce même Jésus a dit : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place." (Jean 14:2) La maison qu'il bâtit ici-bas s'achève dans la maison du Père.
Application pratique
- Découvrez votre fondation. Demandez-vous honnêtement : dans ma maison, qui décide de la façon dont on se parle, dont on dépense l'argent et dont on règle une dispute, la Parole ou l'habitude ? Choisissez un domaine à remettre à Dieu cette semaine.
- Cherchez le bon outil. Que vous soyez marié, fiancé, père, mère, jeune ou que vous viviez seul, il existe un enseignement pensé pour votre étape de vie. Demandez à la direction ce qui est ouvert et inscrivez-vous à ce qui vous correspond.
- Demandez de l'aide tôt. Si votre maison traverse un conflit, n'attendez pas que tout s'effondre pour demander un secours pastoral. S'il y a de la violence, protégez-vous d'abord et dénoncez : au Brésil, composez le 180, le 190 ou le 100.
- Entrez dans l'école. Prenez l'EBD comme un engagement de membre. Suivez le cours avec la Bible ouverte, notez une question et apportez-la en classe.
- Transmettez plus loin. Quelqu'un vous a transmis la foi. Pensez à une personne, de la génération suivante ou de la précédente, qui a besoin d'entendre de votre bouche ce que Dieu a déjà fait.
Prière finale
Seigneur notre Dieu, bâtisseur de toutes choses, nous te remercions parce que la première maison est sortie de tes mains et parce qu'aujourd'hui encore tu bâtis des foyers.
Père, entre dans nos maisons. Là où il y a la paix, garde-la. Là où il y a un conflit, donne l'humilité de demander pardon et le courage de chercher de l'aide. Là où il y a de la violence, protège ceux qui sont en danger, ouvre des chemins de secours et ne laisse personne se taire par peur.
Seigneur Jésus, principale pierre angulaire, affermis nos familles sur toi. Enseigne aux maris à aimer comme tu as aimé l'église. Donne aux épouses la force qui naît de la crainte de l'Éternel. Garde nos jeunes et nos enfants, et délivre les parents d'éduquer avec colère.
Console ceux qui vivent seuls, ceux qui ont perdu un être cher, ceux qui repartent à zéro. Fais de cette église la famille que tu as promise à celui qui est solitaire.
Saint-Esprit, donne-nous un cœur enseignable. Que ta Parole soit ouverte, expliquée et comprise au milieu de nous, et qu'aucune génération de cette église ne grandisse sans connaître tes œuvres. Utilise notre bouche, cette semaine, pour raconter à quelqu'un ce que tu as déjà fait.
Au nom de Jésus. Amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Que signifie Psaumes 127:1, lorsqu'il dit que l'Éternel doit bâtir la maison ?+
Le psaume présente Dieu comme le bâtisseur de deux choses que l'être humain pense contrôler : la maison et la ville. Le mot hébreu traduit par maison désigne à la fois le bâtiment, la famille qui y habite et la descendance qui en est issue. Le verset parle donc du toit et de ceux qui vivent dessous. Il ne condamne pas l'effort de celui qui travaille, planifie et prend soin des siens. Il avertit que cet effort, fait sans Dieu, finit à vide : la maison peut être achevée et la famille se perdre à l'intérieur. En pratique, bâtir avec Dieu, c'est laisser sa Parole décider de la manière dont on se parle à la maison, dont on règle une dispute, dont on dépense le salaire et de ce que l'on enseigne aux plus jeunes. Le psaume est une invitation à changer de maître d'œuvre, non à se croiser les bras.
Je suis divorcé, mère seule ou je vis seul. La famille que Dieu bâtit est-elle aussi pour moi ?+
Oui. Le dessein de Dieu pour le mariage est bon et cette église l'enseigne sans détour, mais ce n'est pas une règle pour mesurer qui a le plus de valeur. Personne ici n'est un chrétien de seconde zone parce qu'il est seul, parce que son mariage a pris fin ou parce qu'il élève des enfants sans l'autre conjoint. La Bible dit que Dieu donne une famille à ceux qui sont seuls (Psaumes 68:6), et Jésus a promis à quiconque a quitté quelque chose par amour pour lui de recevoir au centuple, dès le temps présent, des maisons, des frères, des sœurs, des mères et des enfants (Marc 10:30). L'église est cette famille. La maison que Dieu bâtit peut n'avoir qu'un seul habitant, elle peut être en train d'être reconstruite après une chute, et elle reste sa maison. Adressez-vous aux responsables et exposez votre situation ; l'accompagnement pastoral s'adresse à chaque configuration de foyer.
L'église ordonne-t-elle de rester dans le mariage même lorsqu'il y a de la violence ?+
Non. Cette église œuvre pour restaurer les mariages et ne traite pas le divorce comme la première issue aux conflits courants : disputes, rancœurs, silence, dettes, jalousie, fatigue. Ceux-ci demandent du pardon, du dialogue, un accompagnement pastoral et de la patience de la part des deux. La violence est autre chose. Agression physique, menaces, humiliation constante, contrôle de l'argent et des déplacements, maltraitance d'un enfant ou d'une personne âgée : face à cela, la consigne est de protéger d'abord. Éloignez-vous, cherchez de l'aide et signalez les faits. Au Brésil, le 180 accueille les femmes en situation de violence, le 190 appelle la police en cas d'urgence et le 100 reçoit les signalements de violence contre les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. Prévenez les responsables le jour même. Aucun verset n'ordonne à personne de supporter des agressions au nom de la famille, et la soumission biblique n'a jamais été un permis de violence.
Comment enseigner la foi aux enfants sans forcer et sans agresser ?+
De la manière décrite dans le Deutéronome : d'abord la Parole dans le cœur des parents, ensuite dans les conversations de tous les jours. "Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:6-7) L'enfant apprend beaucoup par ce qu'il voit faire ses parents : prier à table, demander pardon, lire un passage avant de dormir. Éduquer avec la Parole inclut aussi le fait de corriger, mais la Bible pose une limite à la manière de le faire : "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent." (Colossiens 3:21) Frapper, humilier ou utiliser la Bible comme une menace n'est pas de la discipline biblique, c'est une agression, et cela éloigne justement l'enfant de Dieu. La correction chrétienne repose sur une règle claire, le calme, une conséquence juste et la réconciliation ensuite.
Suivre l'École du dimanche (EBD) sur Internet remplace-t-il le fait d'aller à l'église ?+
Non, cela ne le remplace pas, et ce n'est pas fait pour cela. Le cours en ligne apporte l'enseignement à ceux qui travaillent le dimanche, à ceux qui sont malades, à la mère avec un petit bébé, à la personne âgée qui ne sort plus de chez elle et à ceux qui ne connaissent même pas encore une église. Il permet aussi à la famille de faire une pause, d'ouvrir la Bible et de discuter. Mais la vie chrétienne comporte des choses que l'écran ne transmet pas : l'accolade, la prière avec la main d'un frère sur votre épaule, la Sainte Cène, l'attention de ceux qui remarquent votre absence. L'Écriture demande de ne pas abandonner notre assemblée commune, comme quelques-uns ont coutume de le faire (Hébreux 10:25). Utilisez le cours enregistré pour étudier davantage et revoir ce qui a semblé difficile, et soyez présent avec l'église chaque fois que vous le pouvez.
Qu'est-ce que la prédication expositive ?+
C'est la prédication qui entre dans un livre de la Bible et le parcourt dans l'ordre, passage par passage, en laissant le texte lui-même définir le sujet de chaque message. Dans la prédication thématique, le prédicateur choisit le sujet et cherche des versets pour l'appuyer ; dans la prédication expositive, le texte vient en premier. Le modèle est ancien. Dans Néhémie, les lévites lisaient dans le livre de la loi de Dieu, en expliquaient le sens et faisaient comprendre la lecture (Néhémie 8:8). Cette manière de prêcher oblige l'église à passer aussi par les textes difficiles, apprend à l'auditeur à lire la Bible dans son contexte et protège contre ceux qui sortent un verset de son cadre pour promettre ce que Dieu n'a pas promis. Paul a résumé l'objectif en affirmant qu'il n'avait pas manqué d'annoncer tout le conseil de Dieu (Actes 20:27).
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Dieu est le bâtisseur de la maison, et ce qu'il bâtit a été fait pour passer d'une génération à l'autre : chacun de nous a reçu la foi de quelqu'un et est appelé à la transmettre à quelqu'un, sur l'unique fondation, qui est Christ.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–4 min | Ouverture (l'accroche : la fondation que personne ne voit) |
| 4–12 min | Point 1 — Le Bâtisseur et le premier foyer |
| 12–21 min | Point 2 — Des outils pour chaque étape de la maison (avec le soin pastoral) |
| 21–29 min | Point 3 — Une école qui traverse les générations |
| 29–36 min | Point 4 — La fermeté qui vient de l'étude |
| 36–41 min | Activité (les quatre maillons) |
| 41–45 min | Conclusion : Christ, défi de la semaine et prière |
Commencez ainsi
Demandez à la classe : « Qui ici a déjà construit, rénové ou suivi un chantier, ne serait-ce qu'un mur ? Quelle a été la partie la plus difficile ? » Laissez-les répondre. On entendra parler du maçon qui a disparu, de l'argent qui a manqué, du mur qui s'est fissuré, de la pluie qui a tout retardé.
Posez ensuite la deuxième question : « Et quelqu'un ici a-t-il déjà pris en photo les fondations pour les montrer à sa famille ? » Cela fera sourire. Personne ne le fait.
Dites alors la phrase du cours et écrivez-la au tableau : ce qui soutient la maison, c'est ce que personne ne voit. Lisez Psaumes 127:1 à voix haute et demandez : « D'après ce psaume, qui est le bâtisseur de votre maison ? » Laissez la question en suspens et ouvrez Genèse 2.
Point 1 — Le Bâtisseur et le premier foyer
- Dans le support de cours : dans le Pacte d'église, la fidélité aux Écritures comme unique règle de foi et de pratique, également au sein du foyer.
- Ce qu'il faut enseigner : avant le temple, le gouvernement ou l'école, Dieu a fait une maison (Genèse 2:18-25). Il forme la femme, la présente à l'homme et les unit en une seule chair, et Jésus revient à ce texte pour parler du mariage (Matthieu 19:4-6). Expliquez, sans exagérer, que le verbe employé en Genèse 2:22 (banah, souvent traduit par former) est le même qu'en 1 Rois 6:1 pour la construction du temple, et que bayit, « maison », inclut la famille. Soulignez avec soin que le dessein de Dieu pour le mariage ne rabaisse ni le célibataire, ni le veuf, ni le divorcé, ni celui qui n'a pas eu d'enfants.
- Verset d'ancrage : "Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain." (Psaume 127:1)
- Question clé : « Que se passe-t-il pour une maison qui est achevée à l'extérieur, mais qui a été construite sans Dieu à l'intérieur ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « elle est belle mais vide », « chacun vit dans sa chambre », « à la première crise, elle s'effondre ». Approfondissez : « et que serait, en pratique, laisser Dieu être le bâtisseur un mardi ordinaire ? » Amenez la classe à des réponses concrètes : la façon de parler, de dépenser, de régler une dispute.
- Si personne ne prend la parole : racontez l'histoire d'un chantier que vous connaissez où les fondations ont été faites à la hâte et ce qui s'est passé ensuite. Demandez alors quelle est la « fondation » d'une famille.
Point 2 — Des outils pour chaque étape de la maison
- Dans le support de cours : dans le Pacte, la santé spirituelle de l'église et le soin mutuel ; présentez le ministère de la famille comme faisant partie de ce soin.
- Ce qu'il faut enseigner : l'église propose un enseignement pour chaque étape (couples, fiancés, hommes, femmes, jeunes, enfants), une rencontre de couples et un accompagnement pastoral. Ne transformez pas ce point en une liste de cours, de dates ou de noms ; dites que la direction informe de ce qui est ouvert. Enseignez le fondement de chaque volet : le mariage comme portrait de Christ et de l'église (Éphésiens 5:25, 32), l'homme qui dirige en servant (Marc 10:45), la femme dont la valeur naît de la crainte de l'Éternel (Proverbes 31:30), la jeunesse comme temps de formation (1 Timothée 4:12), l'intendance sans promesse d'enrichissement (1 Chroniques 29:14). Soin pastoral obligatoire : faites à voix haute la distinction entre le conflit (qui se traite par le pardon et le conseil pastoral) et la violence (qui exige une protection immédiate, un signalement et l'information de la direction le jour même : 180, 190, 100 au Brésil). Dites que la soumission n'autorise jamais la violence, le contrôle ou l'humiliation, et qu'éduquer ses enfants avec la Parole n'autorise jamais l'agression (Colossiens 3:21).
- Verset d'ancrage : "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle," (Éphésiens 5:25)
- Question clé : « Si une famille de l'extérieur regardait un foyer chrétien comme une prédication sans paroles, que devrait-elle voir ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « du respect », « des gens qui demandent pardon », « personne qui ne crie », « le mari qui sert ». Approfondissez : « et que faire quand notre maison ne montre pas encore cela ? » Amenez-les jusqu'à la demande d'aide : personne n'a besoin de réparer sa maison tout seul.
- Si personne ne prend la parole : lisez Marc 10:45 et demandez : « À quoi ressemblerait un mari qui dirige comme Jésus a dirigé ? » Donnez vous-même le premier exemple : « faire la vaisselle sans qu'on le lui demande ».
- Attention dans la salle : il y aura des personnes divorcées, des mères et des pères solos, des veufs, des parents ayant perdu un enfant et des personnes vivant un mariage difficile. Parlez en regardant tout le monde. Si quelqu'un commence à raconter des faits de violence ou d'abus, interrompez-le avec douceur (« merci pour votre confiance, nous allons en parler juste après le cours »), ne demandez pas de détails en public et prévenez la direction le jour même.
Point 3 — Une école qui traverse les générations
- Dans le support de cours : parmi les engagements du Pacte, la participation à l'EBD.
- Ce qu'il faut enseigner : commencez par Osée 4:6. Le peuple est tombé faute de connaissance, et le verset lui-même parle des enfants qui seraient oubliés : celui qui cesse d'apprendre appauvrit la génération suivante. Présentez l'EBD comme le devoir et le privilège de chaque membre. Montrez ce que le format en ligne a ouvert : la mission jusqu'aux extrémités de la terre (Actes 1:8), la famille qui étudie ensemble (Deutéronome 6:7), le soin des absents (Ézéchiel 34:16), la communion à la même heure (Actes 2:42), la reddition de comptes (Romains 14:12) et un fonds conservé pour ceux qui viennent après (2 Timothée 2:2). Concluez en traçant une limite claire : l'écran sert l'enseignement et ne remplace pas la communion fraternelle (Hébreux 10:25).
- Verset d'ancrage : "Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres." (2 Timothée 2:2)
- Question clé : « Combien de générations arrivez-vous à compter dans 2 Timothée 2:2 ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « deux, Paul et Timothée », « trois ». Laissez-les compter ensemble jusqu'à arriver à quatre : Paul, Timothée, les hommes fidèles, les autres. Approfondissez : « et auquel de ces maillons vous situez-vous aujourd'hui ? »
- Si personne ne prend la parole : écrivez les quatre maillons au tableau, l'un à côté de l'autre, et remplissez vous-même le premier : « Paul ». Demandez à la classe les trois autres en lisant le verset lentement.
Point 4 — La fermeté qui vient de l'étude
- Dans le support de cours : dans le Pacte, la fidélité aux Écritures ; présentez le cours de théologie et le culte d'exposition comme des moyens de vivre cet engagement.
- Ce qu'il faut enseigner : rendre raison de son espérance est la tâche de tout chrétien (1 Pierre 3:15), et le cours de théologie existe pour former des serviteurs qui comprennent ce qu'ils croient (Tite 1:9). Expliquez la prédication expositive avec simplicité : le pasteur entre dans un livre et le parcourt dans l'ordre, et c'est le texte qui choisit le sujet (Actes 20:27 ; Néhémie 8:8). Montrez-en le fruit : une alimentation complète, des textes difficiles affrontés, une église qui apprend à lire et une protection contre le verset arraché à son contexte (Éphésiens 4:14). Terminez par la demande de l'église au nouveau membre : un cœur enseignable, une Bible ouverte, un carnet, revoir ce qu'on n'a pas compris, poser des questions (Actes 17:11).
- Verset d'ancrage : "car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher." (Actes 20:27)
- Question clé : « Quelle est la différence entre écouter un verset isolé dans une vidéo et écouter le livre entier d'où il est tiré ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « dans le livre, on comprend le contexte », « le verset isolé peut servir à dire n'importe quoi », « dans le livre, on voit aussi ce qui est difficile ». Approfondissez : « quelqu'un ici a-t-il déjà cru à une promesse avant de découvrir plus tard qu'elle ne s'adressait pas à lui ? »
- Si personne ne prend la parole : lisez Néhémie 8:8 lentement et demandez quelles sont les étapes du verset. Laissez la classe les trouver : ils ont lu, ils ont expliqué le sens, le peuple a compris. Dites que c'est exactement ce qui se passe lors du culte d'exposition.
Activité
- Objectif : faire voir à chacun que la foi est arrivée jusqu'à lui par une chaîne de personnes et qu'il est le maillon suivant, sans que personne n'ait besoin d'exposer sa propre famille.
- Matériel : une petite feuille ou une fiche et un stylo pour chaque personne (prévoyez du surplus), ainsi que le tableau.
- Déroulement : dessinez au tableau quatre cases reliées par des flèches, comme en 2 Timothée 2:2 : QUI ME L'A TRANSMISE → MOI → À QUI JE VAIS LA TRANSMETTRE → ET APRÈS LUI. Prévenez avant de commencer : personne ne lira à voix haute et personne ne rendra sa feuille. Demandez à chacun de dessiner les mêmes cases sur son papier et d'écrire, dans la première, le nom de quelqu'un qui lui a transmis la foi : un parent, un voisin, un collègue, un pasteur, un prédicateur qu'il n'a jamais rencontré. Celui qui n'a personne en tête peut écrire « Dieu m'a trouvé », ce qui est aussi une histoire. Dans la troisième case, demandez d'écrire le nom d'une personne d'une autre génération, plus âgée ou plus jeune, avec qui il discutera cette semaine. La dernière case reste vide. Donnez trois minutes. Ceux qui veulent commenter spontanément le peuvent ; ne faites pas de tour de table.
- Conclusion (retour au texte) : « La case vide est la plus belle de la feuille. Vous ne connaissez pas le nom de celui qui viendra après, mais Dieu le connaît. Paul a écrit à Timothée en pensant à des personnes qu'il ne connaîtrait jamais. La maison que Dieu bâtit grandit ainsi, une personne transmettant à une autre ce qu'elle a reçu. Mettez ce papier dans votre poche. Le nom inscrit dans la troisième case est votre défi de la semaine. »
Si l'on vous pose cette question
Question : « Je suis divorcé (ou mère solo, ou je vis seul). Ce cours est-il pour moi ? » Réponse courte : Oui. Le dessein de Dieu pour le mariage est bon, mais il ne divise pas l'église en membres de première et de seconde classe. Dieu donne une famille à ceux qui sont solitaires (Psaumes 68:6), et Jésus a promis des maisons, des frères et des mères à ceux qui le suivent (Marc 10:30). L'église est cette famille. Proposez un accompagnement pastoral et une place dans la communion fraternelle, et ne laissez personne sortir du cours en se sentant exclu.
Question : « Mon mariage va mal. L'église va-t-elle me demander de tout supporter ? » Réponse courte : Séparez calmement les deux situations. Le conflit (disputes, rancœurs, distance, dettes) se traite par le pardon, le conseil pastoral et le travail des deux époux, et il vaut la peine de se battre. La violence (agression, menace, humiliation constante, contrôle, maltraitance de toute personne de la maison) exige une protection immédiate : s'éloigner, chercher de l'aide, dénoncer au Brésil via le 180, le 190 ou le 100, et prévenir la direction le jour même. Personne ici ne demande de supporter l'agression au nom de la famille.
Question : « La soumission signifie-t-elle que l'épouse doit tout accepter ? » Réponse courte : Non. Éphésiens 5 commence par demander à tous de se soumettre les uns aux autres dans la crainte de Dieu (Éphésiens 5:21) et ordonne au mari d'aimer sa femme comme Christ a aimé l'église et s'est livré lui-même pour elle (Éphésiens 5:25). La soumission n'autorise jamais la violence, le contrôle ou l'humiliation. Quiconque utilise la Bible à cette fin va à l'encontre du texte.
Question : « Élever un enfant selon la Parole n'inclut-il pas de le frapper ? » Réponse courte : Enseigner avec la Parole (Deutéronome 6:6-7) inclut la correction, mais la Bible en limite la méthode : "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent." (Colossiens 3:21) ; voir aussi Éphésiens 6:4. L'agression et l'humiliation ne sont pas une discipline biblique. Orientez vers une règle claire, le calme, une conséquence juste et la réconciliation ensuite. En cas de soupçon de violence envers un enfant, la direction doit être prévenue et le cas signalé (au 100 au Brésil).
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : « Vous souvenez-vous des fondations que personne ne photographie ? Notre maison a une fondation qui ne se voit pas, et elle porte un nom. Jésus-Christ est la pierre angulaire. Celui qui bâtit sur lui, en écoutant et en mettant en pratique, voit la pluie frapper et la maison rester debout. Et cet ouvrage ne s'arrête pas à nous. Quelqu'un nous a transmis la foi. C'est maintenant à notre tour de la transmettre à quelqu'un, jusqu'au jour où nous serons tous dans la maison du Père. »
- Défi : Cette semaine, cherchez une personne d'une autre génération, bien plus âgée ou bien plus jeune que vous (cela peut être quelqu'un de votre maison, du voisinage, du travail ou de l'église), et racontez-lui, en quelques minutes, une œuvre concrète que Dieu a accomplie dans votre vie. Parlez uniquement de votre propre histoire, sans exposer la vie de personne. Demandez-lui ensuite : « Et dans votre vie, qu'est-ce que Dieu a déjà fait ? ». Retenez le nom de cette personne et une phrase de sa réponse. Dimanche, revenez avec cette histoire.
Kit de l'enseignant
- Avant : réservez une demi-heure et lisez à voix haute Genèse 2:18-25, Psaumes 127 en entier, Deutéronome 6:4-9, Éphésiens 5:21-33 et Éphésiens 2:19-22. Lisez aussi 2 Timothée 2:1-2 et Néhémie 8:1-8. Marquez dans votre Bible : Psaumes 127:1 · Genèse 2:22 · Matthieu 19:6 · Éphésiens 5:25 · Colossiens 3:21 · Psaumes 68:6 · Osée 4:6 · 2 Timothée 2:2 · Actes 20:27 · Éphésiens 2:20 · Matthieu 7:24.
- Apportez : votre Bible, du papier et des stylos en suffisance pour l'activité, ainsi qu'une courte liste des contacts qui peuvent s'avérer nécessaires : qui trouver au sein de la direction pour l'accompagnement des couples et pour les cas de violence, et les numéros d'urgence (180, 190 et 100 au Brésil) écrits dans un coin du tableau. Confirmez auprès de la direction ce qui est ouvert dans le ministère de la famille, car les dates et les groupes changent.
- Priez avant : pour ceux qui entendront le mot « famille » avec douleur : le divorcé, la mère solo, le veuf, celui qui a perdu un enfant, celui qui a grandi dans un foyer violent. Pour ceux qui vivent aujourd'hui un mariage en crise et n'en ont parlé à personne. Pour ceux qui sont en danger chez eux, afin qu'ils trouvent le courage de demander de l'aide. Et pour vous-même, afin que le cours se termine sur Christ, la pierre angulaire, et non sur un fardeau d'exigences.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Cette semaine, cherchez une personne d'une autre génération, bien plus âgée ou bien plus jeune que vous (cela peut être quelqu'un de votre maison, du voisinage, du travail ou de l'église), et racontez-lui, en quelques minutes, une œuvre concrète que Dieu a accomplie dans votre vie. Parlez uniquement de votre propre histoire, sans exposer la vie de personne. Demandez-lui ensuite : « Et dans votre vie, qu'est-ce que Dieu a déjà fait ? ». Retenez le nom de cette personne et une phrase de sa réponse. Dimanche, revenez avec cette histoire.
Pourquoi
Parce que la maison que Dieu bâtit traverse les générations lorsque quelqu'un ouvre la bouche et raconte. "Que chaque génération célèbre tes œuvres, Et publie tes hauts faits !" (Psaume 145:4) Vous n'avez besoin ni d'une chaire ni d'un miracle spectaculaire. Il suffit d'une œuvre de Dieu que vous avez vue de près et d'une personne d'un autre âge disposée à écouter.
Comment savoir que vous l'avez fait
Vous avez retenu le nom de la personne, vous vous rappelez quelle œuvre de Dieu vous avez racontée et vous êtes capable de répéter une phrase de ce qu'elle a répondu.
Dimanche, revenez avec cette histoire
À l'ouverture du prochain cours, nous écouterons ceux qui auront eu cette conversation. Apportez le nom, l'œuvre que vous avez racontée et ce que vous avez entendu en retour.







