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La maison que Dieu bâtit

Leçon 3 · 4e trimestre 2026 · 04/10/2026 · 25 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.” (Psaume 127:1, LSG)

Dieu est le bâtisseur du foyer depuis l'Éden, et la foi qu'il plante dans une maison est faite pour traverser les générations. Le cours montre comment cette église aide chaque étape de la vie à bâtir cette maison, du couple à l'enfant, et pourquoi l'École du dimanche (EBD), l'étude de la doctrine et la prédication qui parcourt des livres entiers maintiennent l'œuvre ferme. Ceux qui vivent seuls ou qui recommencent ont aussi leur place dans cette construction.

Leçon 3 • La maison que Dieu bâtit — Classe des nouveaux membres.

La foi a été faite pour se transmettre de main en main. Dans ce cours : le premier foyer en Éden, le soin que l'église apporte à chaque étape de la maison, l'École du dimanche (EBD) qui touche les générations et l'étude qui affermit l'ouvrage.

Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES, Brésil • Classe des nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.

✶ Texte d'or — Psaumes 127:1

"Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain." (Psaume 127:1)

  • Textes de l'étude — Psaumes 127 · Genèse 2:18-25 · Deutéronome 6:4-9 · Éphésiens 5:21-33 · 2 Timothée 2:2 · Osée 4:6 · Actes 20:27 · Éphésiens 2:19-22
  • Lecture en classe — Psaumes 127 et Éphésiens 2:19-22
  • Version biblique — Toutes les citations bibliques suivent la traduction de référence en français, vérifiées mot à mot.

Quiconque a déjà suivi un chantier de près sait où passe l'argent le plus durement gagné : dans les fondations. Personne ne prend les fondations en photo. Elles disparaissent sous terre avant même que le premier mur ne s'élève. Mais ce sont elles qui décident si la maison va se fissurer dès la première forte pluie.

Il en va de même pour la famille. Ce qui se voit, ce sont les anniversaires, les photos, les repas du dimanche. Ce qui soutient tout reste en dessous : la façon dont mari et femme se traitent quand personne ne regarde, le pardon demandé après une dispute, la Bible ouverte un soir ordinaire, la prière faite d'une voix fatiguée. Et il y a un détail qui pèse encore davantage : ce que vous bâtissez aujourd'hui sera le sol sur lequel les plus jeunes marcheront demain.

Le psaume qui donne son nom à ce cours commence ainsi : "Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain." (Psaume 127:1) La phrase ne demande pas si vous allez bâtir. Tout le monde bâtit quelque chose. Elle demande qui est le bâtisseur.

Lors des deux cours précédents, vous avez découvert l'ADN de cette maison et ce qu'elle fait pour que votre foi prenne racine. Aujourd'hui, la présentation des ministères se poursuit par quatre chemins. Le premier foyer, élevé par les mains de Dieu. Le soin que l'église apporte à chaque étape de la maison, y compris lorsqu'elle est blessée. L'École du dimanche, qui enseigne toute la maison et conserve l'enseignement pour ceux qui viennent après. Et l'étude de la doctrine, qui affermit l'ouvrage.

Avant de commencer, un mot pour ceux qui ont le cœur serré. Si vous vivez seul, si votre mariage a pris fin, si vous avez perdu quelqu'un, si la maison où vous avez grandi vous a blessé, ce cours a aussi été écrit pour vous. Personne ici ne mesurera votre foi à la configuration de votre foyer.

I — Le Bâtisseur et la première maison

Avant qu'il n'existe un temple, une nation, un gouvernement ou une école, Dieu a fait une maison. Le récit de Genèse 2 montre le premier homme dans un jardin parfait, avec du travail, de la nourriture et la présence de Dieu. Et pourtant, le Créateur dit qu'il manque quelque chose : "L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui." (Genèse 2:18)

Ce qui suit est un ouvrage artisanal. "L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme." (Genèse 2:22) Dieu forme, Dieu présente, Dieu unit. Et le texte se conclut par la règle qui vaudrait ensuite pour toutes les familles : "C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair." (Genèse 2:24)

אב Dans l'original — hébreu

Deux mots hébreux aident à lire ce cours. Le premier est banah, « édifier, bâtir ». En Genèse 2:22, les traductions rendent ce verbe par former, lorsque l'Éternel Dieu forme une femme à partir de la côte prise de l'homme. Le même verbe apparaît en 1 Rois 6:1, lorsque Salomon commence à bâtir la maison de l'Éternel. Le second est bayit, « maison ». Il désigne le bâtiment, la famille qui y vit et la descendance qui en est issue, et c'est le mot employé pour le temple, la maison de l'Éternel. Psaumes 127:1 réunit les deux : si l'Éternel ne bâtit la maison. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin. Il suffit de remarquer que la Bible parle du foyer avec le vocabulaire de la construction, et d'une construction faite par Dieu.

Le dessein vient du commencement

Lorsqu'on a débattu avec Jésus au sujet du mariage, il n'a pas cité la coutume de l'époque. Il est revenu à l'Éden : "Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme" (Matthieu 19:4) Et il a conclu : "Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint." (Matthieu 19:6)

De là vient une conviction que cette église enseigne avec clarté. Le mariage entre un homme et une femme n'est pas une invention culturelle que chaque génération redessine. C'est une création de Dieu, confirmée par Christ et enseignée par les apôtres (Éphésiens 5:22-33 ; Colossiens 3:18-21). Défendre ce dessein, c'est être fidèle au Créateur.

Mais le dessein de Dieu n'est une arme contre personne. Genèse 2 montre l'objectif, et non une échelle où la personne mariée occuperait la marche supérieure. Le Seigneur Jésus lui-même a vécu sans se marier. L'apôtre Paul aussi. La veuve, le célibataire, celui qui a été abandonné et celui qui attend encore demeurent entiers devant Dieu. Ce qu'enseigne la Genèse, c'est que personne n'a été fait pour vivre isolé, et la réponse de Dieu au constat qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul (Genèse 2:18) s'étend aussi à la famille de la foi.

La maison et la ville

Psaumes 127:1 contient deux images. Un groupe de maçons élève des murs. Une sentinelle veille sur la muraille de la ville. Tous deux travaillent réellement, et le psaume répète le même avertissement pour chacun d'eux : ils travaillent en vain (Psaumes 127:1). Une maison sans Dieu peut certes être achevée. Une ville sans Dieu peut certes avoir un garde sur sa muraille. Ce qui manque, c'est l'essentiel.

La famille et l'église marchent ensemble sur ce point. Une maison qui tombe malade apporte sa douleur au sein de l'assemblée ; une assemblée qui oublie les maisons finit remplie de personnes qui arrivent au culte déjà à bout de forces. C'est pourquoi cette église traite le soin du foyer comme un ministère, et non comme une affaire privée propre à chacun.

II — Des outils pour chaque étape de la maison

Aucun chantier ne se fait uniquement avec de la bonne volonté. Il faut des outils, quelqu'un pour enseigner à s'en servir et quelqu'un pour vérifier l'aplomb. C'est ce qu'offre le ministère de la famille de cette église : des cours et des rencontres pour les couples, les fiancés, les hommes, les femmes, les jeunes, les adolescents et les enfants ; une rencontre de couples conçue comme un temps d'enseignement, d'adoration et de renouvellement de l'alliance ; et un accompagnement pastoral pour ceux qui traversent une crise. Les noms, les dates et les groupes ouverts changent ; la direction en informe l'église. Ce qui ne change pas, c'est l'objectif : que chaque étape de la maison apprenne à vivre sous la seigneurie de Christ.

Le couple, un portrait de Christ

Paul prend le mariage et montre qu'il renvoie à quelque chose de plus grand : "Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église." (Éphésiens 5:32) Le foyer chrétien est une prédication que les voisins lisent sans ouvrir la Bible.

Et la mesure que Paul place sur le mari est élevée : "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle," (Éphésiens 5:25) Le chapitre commence par une phrase qui vaut pour tous dans la maison : "vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ." (Éphésiens 5:21)

🕊 Notre lecture. Éphésiens 5 demande à l'épouse de se soumettre à son mari comme au Seigneur (Éphésiens 5:22), et demande au mari d'aimer comme Christ, qui s'est livré lui-même. Aucune ligne de ce chapitre n'autorise les cris, le contrôle, l'humiliation ou la main levée. Quiconque utilise le mot « soumission » pour justifier la violence tord le texte contre le Christ même qu'il décrit. La direction au foyer, dans la Bible, s'accompagne toujours d'une serviette et d'un bassin, jamais d'un poing fermé.

Les hommes : diriger en servant

Les cours et les rencontres pour hommes partent du modèle du Seigneur lui-même : "Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs." (Marc 10:45) Paul applique cela directement au mariage : "C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même." (Éphésiens 5:28) L'homme de Dieu est le premier à demander pardon, le premier à ouvrir la Bible et le dernier à élever la voix.

Les femmes : la valeur qui naît de la crainte

Pour les femmes, le portrait est celui de Proverbes 31 : "Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles." (Proverbes 31:10) Ce chapitre n'est pas une liste d'exigences destinée à épuiser qui que ce soit. Il se termine en montrant la racine de tout : "La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine ; La femme qui craint l’Éternel est celle qui sera louée." (Proverbes 31:30) La valeur vient de la crainte de l'Éternel, et cela vaut pour la femme mariée, pour la célibataire et pour la veuve.

Les jeunes : la jeunesse compte

Beaucoup de gens traitent la jeunesse comme une parenthèse où tout est permis avant de « s'assagir ». La Bible pense autrement : "Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité , en foi, en pureté." (1 Timothée 4:12) Les cours pour adolescents et jeunes traitent du caractère, de la pureté, du courage et de la vocation, parce que la jeunesse est un temps de formation, et non d'attente.

L'argent de la maison

Les disputes d'argent détruisent bien des foyers. C'est pourquoi il existe un enseignement sur l'intendance pour les adultes, les couples et même les enfants. La base est simple : tout appartient à Dieu (Psaumes 24:1), et nous sommes des intendants, non des propriétaires. David a prié ainsi lorsque le peuple a fait des offrandes pour la construction du temple : "Car qui suis-je et qui est mon peuple, pour que nous puissions te faire volontairement ces offrandes ? Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons." (1 Chroniques 29:14) L'intendance n'est pas une promesse d'enrichissement. Un foyer béni ne se mesure pas à son solde bancaire. Il se mesure à la fidélité, à des comptes honnêtes, à des dettes traitées avec vérité et à une main ouverte envers ceux qui sont dans le besoin.

Un seul langage, de la grand-mère au petit-fils

L'objectif d'offrir un enseignement pour chaque âge est que toute la maison parle la même langue spirituelle. L'ordre vient du Shema : "Écoute, Israël ! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel." (Deutéronome 6:4) Juste après vient le chemin : "Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:6-7)

Transmettre la foi est un ordre de Dieu pour toute maison qui le craint. Et cet ordre comporte une limite claire dans la méthode. "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent." (Colossiens 3:21) Enseigner avec la Parole n'autorise jamais l'agression. Un enfant élevé dans les cris apprend à craindre son père, non à aimer Dieu.

Quand la maison est blessée

Cette église s'investit dans la restauration des mariages. Les pasteurs accompagnent les couples en crise, prient avec eux et les orientent par la Parole. Face aux conflits courants, la première réponse n'est pas la séparation. C'est le pardon, la discussion honnête, le conseil pastoral et le travail patient des deux époux.

Mais il y a une différence qui sauve des vies : le conflit est une chose, la violence en est une autre. Confondre les deux met des vies en danger.

Le conflit, ce sont les disputes, la rancœur accumulée, le silence qui dure des jours, la jalousie, les dettes, la fatigue. Cela se traite avec le pardon, l'aide pastorale et le temps.

La violence, c'est l'agression physique, la menace, l'humiliation constante, le contrôle de l'argent et des déplacements de l'autre, la maltraitance d'un enfant, d'une personne âgée ou de toute personne de la maison. Cela exige une protection immédiate : s'éloigner, chercher de l'aide et dénoncer. Au Brésil, appelez le 180 (assistance aux femmes), le 190 (police, en cas d'urgence) ou le 100 (violences contre les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées), et prévenez la direction de l'église le jour même.

Personne dans cette église ne vous demandera de « supporter pour le bien de la famille ». Prier est toujours juste ; prier au lieu de protéger, jamais.

❤ Pour votre vie. Peut-être que votre maison ne ressemble à celle de personne d'autre dans la salle. Peut-être élevez-vous vos enfants seule, avez-vous traversé un divorce, perdu un enfant, ou attendez-vous encore quelqu'un. L'Écriture dit que Dieu donne une famille à ceux qui sont solitaires (Psaumes 68:6). Et Jésus a promis à ceux qui le suivent qu'ils recevraient au centuple, dès ce temps-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères et des enfants (Marc 10:30). Cette famille, c'est l'église. La maison que Dieu bâtit inclut ceux qui vivent seuls et ceux qui repartent des fondations.

III — Une école pour toute la maison

Osée a vu le peuple de Dieu s'effondrer et a posé le diagnostic : "Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J’oublierai aussi tes enfants." (Osée 4:6) Le problème n'était pas le manque de fêtes religieuses. C'était le manque d'une vraie connaissance de Dieu. Le même verset se termine par un avertissement qui s'adresse directement aux familles, en annonçant que Dieu oubliera aussi les enfants de ceux qui oublient sa loi (Osée 4:6). Celui qui cesse d'apprendre appauvrit la génération suivante.

C'est encore la maladie de bien des églises : l'émotion prenant la place de l'instruction, l'expérience prenant la place de la doctrine. C'est pourquoi, ici, l'École du dimanche n'est pas un programme réservé aux plus motivés. C'est le devoir et le privilège de chaque membre, de l'enfant à la personne âgée.

Un enseignement qui arrive là où l'église n'arrive pas

L'EBD de cette église a commencé à se tenir en ligne, avec des cours publiés pour tous les âges. Cela a ouvert des portes que la salle traditionnelle laissait fermées.

  • Le cours devient une mission. Des personnes qui n'entreraient jamais dans un temple trouvent une leçon biblique et écoutent l'Évangile au calme. C'est la promesse de Jésus en action : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8)
  • La famille étudie ensemble. Le père peut mettre le cours en pause, ouvrir la Bible avec ses enfants, discuter du point abordé et ne reprendre qu'ensuite. C'est Deutéronome 6:7 au cœur du salon.
  • Ceux qui restaient à l'écart entrent. La personne âgée qui ne sort plus, celui qui est alité ou en traitement, la mère avec un nouveau-né, celui qui travaille par roulement le dimanche. Ce soin rappelle la voix du Bon Berger dans Ézéchiel : "Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice." (Ézéchiel 34:16)
  • L'église se retrouve à la même heure. Suivre ensemble la première diffusion du cours, commenter, demander la prière et saluer les frères et sœurs crée un sens du corps qui rappelle l'église des Actes : "Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières." (Actes 2:42)
  • Chaque élève rend des comptes. Il existe un engagement hebdomadaire simple que chacun prend envers la classe. Il exerce l'élève en vue du compte plus grand : "Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même." (Romains 14:12)

Un enseignement conservé pour ceux qui viennent après

Les cours ne disparaissent pas une fois le dimanche terminé. Ils restent disponibles et, semaine après semaine, se constitue un fonds d'enseignement biblique. Le nouveau converti peut revenir aux séries précédentes pour se mettre à niveau. Un responsable peut utiliser un extrait lors de la réunion de la semaine. Et les prochaines générations trouveront consigné ce que croit cette église.

Paul pensait ainsi : "Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres." (2 Timothée 2:2) Comptez les générations dans ce verset. Paul, Timothée, les hommes fidèles, les autres. Ce sont quatre maillons en une seule phrase. L'enseignement de l'église a été fait pour passer de main en main, comme une brique transmise le long d'une chaîne sur un chantier.

Les leçons pour enfants sont produites avec un soin visuel particulier, et celles pour adultes montrent des lieux et des faits de l'histoire biblique. Ce soin aide l'enfant et le jeune à comprendre que la Bible parle de personnes réelles, dans des lieux réels, et que l'Évangile mérite le meilleur de notre travail.

L'écran est un outil

Une limite doit rester claire : la technologie sert l'enseignement et ne prend jamais la place de la communion fraternelle. Elle ne sert pas la Sainte Cène, ne serre pas dans ses bras, n'impose pas les mains, ne remarque pas qui a disparu. La parole demeure la même : "N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour." (Hébreux 10:25) La technologie est légitime tant qu'elle conduit les personnes à une rencontre réelle avec Dieu et avec l'église. Lorsqu'elle devient un spectacle qui remplace cette rencontre, elle est devenue une idole.

🕊 Notre lecture. La portée d'un cours ne vient pas de la caméra. Elle vient du Saint-Esprit, que Jésus a promis avant de parler des extrémités de la terre : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8) Le même Esprit qui utilise un cours enregistré pour atteindre quelqu'un au loin est celui qui unit cette personne à une véritable église, parce que l'église est édifiée pour être une habitation de Dieu en Esprit (Éphésiens 2:22).

IV — Savoir ce que l'on croit et pourquoi on le croit

Une maison solide ne dépend pas seulement des bonnes intentions de ceux qui l'habitent. Elle dépend de la manière dont elle a été construite. Dans la foi, c'est pareil. Pierre a écrit à des croyants ordinaires, et non à un groupe de spécialistes : "Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous," (1 Pierre 3:15) Rendre raison de son espérance est la tâche de tout chrétien.

Le cours de théologie

Pour ceux qui veulent aller plus loin de manière structurée, l'église propose un cours de théologie par niveaux. Le niveau de base parcourt les grandes doctrines : la Bible, Dieu, Christ, le Saint-Esprit, le salut, l'église et les choses dernières. Le niveau avancé approfondit ces thèmes et y ajoute l'interprétation biblique, l'éthique chrétienne et les missions. L'objectif est de former des serviteurs qui savent en quoi ils croient et pourquoi, et qui laissent cela transformer leur semaine. Paul demandait cela à ceux qui enseignent : "attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs." (Tite 1:9)

La Parole exposée livre par livre

En milieu de semaine a lieu le culte d'exposition de la Parole, et il est bon que vous en compreniez la méthode. Paul a dit aux anciens d'Éphèse : "car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher." (Actes 20:27) Tout le conseil de Dieu. Sans sauter les passages qui dérangent.

Dans l'exposition, le pasteur entre dans un livre de la Bible et le parcourt dans l'ordre. C'est le texte qui choisit le sujet, et non l'inverse. Le résultat ressemble à un chantier qui suit le plan de l'architecte, pièce par pièce :

  • La chaire obéit au texte. Le prédicateur n'a pas besoin d'inventer un thème chaque semaine. L'autorité reste là où elle a toujours été : dans la Parole.
  • L'alimentation spirituelle est complète. Doctrine, promesse, avertissement, grâce et jugement trouvent leur place au menu, parce que le livre contient tout cela.
  • Les textes difficiles sont abordés. Discipline, sainteté, jugement, enfer. Une série qui parcourt tout un livre finit par arriver au chapitre difficile.
  • L'église apprend à lire. Celui qui écoute semaine après semaine apprend à regarder ce qui précède et ce qui suit chaque passage, perçoit toute l'histoire du salut et commence à lire avec plus d'assurance à la maison, en famille.
  • La tromperie perd de sa force. Celui qui connaît le raisonnement d'un livre entier remarque quand quelqu'un isole un verset pour vendre une promesse. C'est ce que voulait Paul : "afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction," (Éphésiens 4:14)

Le modèle est ancien. Après l'exil, alors que les murailles de Jérusalem étaient de nouveau debout, Esdras a ouvert le livre devant le peuple et les lévites ont aidé à l'expliquer : "Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu." (Néhémie 8:8) Une muraille relevée ne suffisait pas ; la vie du peuple devait être affermie sur la Parole comprise. Et bien souvent, le passage de la semaine parle exactement de la crise que traverse l'église, sans que le prédicateur ne force quoi que ce soit : "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur." (Hébreux 4:12)

Les matériaux que vous apportez au chantier

Après tout cela, ce que l'église vous demande est à la fois peu et beaucoup : un cœur enseignable. Venez au culte avec votre Bible ouverte et un carnet. Revoyez pendant la semaine le cours ou le message que vous n'avez pas compris. Posez des questions. Les croyants de Bérée sont restés dans l'histoire pour cela : "Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact." (Actes 17:11) Laissez la superficialité de côté et entrez en profondeur dans la connaissance de Christ. Le même Évangile qui a changé le monde, enseigné avec fidélité, formera en vous l'image du Fils de Dieu.

Christ dans la leçon

Tout chantier commence par une pierre. Dans les constructions anciennes, la pierre angulaire se trouvait à la jonction de deux murs et servait de repère pour aligner le reste. Paul utilise cette image pour parler de l'église : "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire." (Éphésiens 2:19-20)

Remarquez deux idées dans ce texte : la famille de Dieu et le fait d'être édifiés (Éphésiens 2:19-20). La maison que Dieu bâtit a Christ pour pierre principale. Et la famille de Dieu accueille des étrangers, des gens du dehors, des personnes sans place. C'est pourquoi celui qui vit seul n'est pas sans maison. Pierre complète : "et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ." (1 Pierre 2:5) Chaque nouveau membre est une pierre vivante posée dans le même édifice.

Jésus est aussi l'Époux. L'amour qu'Éphésiens demande au mari est une copie de son amour : "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle," (Éphésiens 5:25) Toute famille chrétienne apprend à aimer en regardant la croix.

Et c'est à cause de lui que le foyer peut être un lieu de grâce. Dans une maison où les personnes vivent proches les unes des autres, l'offense est inévitable. Ce qui maintient la maison debout, c'est le pardon, et le pardon chrétien a une origine : "Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ." (Éphésiens 4:32) Nous pardonnons parce que nous avons été pardonnés les premiers.

Jésus a terminé le Sermon sur la montagne par un chantier. Deux maisons, la même tempête, des destins différents : "C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc." (Matthieu 7:24) Le roc, c'est écouter Christ et mettre en pratique. Et l'ouvrage a une fin promise. Ce même Jésus a dit : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place." (Jean 14:2) La maison qu'il bâtit ici-bas s'achève dans la maison du Père.

Application pratique

  • Découvrez votre fondation. Demandez-vous honnêtement : dans ma maison, qui décide de la façon dont on se parle, dont on dépense l'argent et dont on règle une dispute, la Parole ou l'habitude ? Choisissez un domaine à remettre à Dieu cette semaine.
  • Cherchez le bon outil. Que vous soyez marié, fiancé, père, mère, jeune ou que vous viviez seul, il existe un enseignement pensé pour votre étape de vie. Demandez à la direction ce qui est ouvert et inscrivez-vous à ce qui vous correspond.
  • Demandez de l'aide tôt. Si votre maison traverse un conflit, n'attendez pas que tout s'effondre pour demander un secours pastoral. S'il y a de la violence, protégez-vous d'abord et dénoncez : au Brésil, composez le 180, le 190 ou le 100.
  • Entrez dans l'école. Prenez l'EBD comme un engagement de membre. Suivez le cours avec la Bible ouverte, notez une question et apportez-la en classe.
  • Transmettez plus loin. Quelqu'un vous a transmis la foi. Pensez à une personne, de la génération suivante ou de la précédente, qui a besoin d'entendre de votre bouche ce que Dieu a déjà fait.

Prière finale

Seigneur notre Dieu, bâtisseur de toutes choses, nous te remercions parce que la première maison est sortie de tes mains et parce qu'aujourd'hui encore tu bâtis des foyers.

Père, entre dans nos maisons. Là où il y a la paix, garde-la. Là où il y a un conflit, donne l'humilité de demander pardon et le courage de chercher de l'aide. Là où il y a de la violence, protège ceux qui sont en danger, ouvre des chemins de secours et ne laisse personne se taire par peur.

Seigneur Jésus, principale pierre angulaire, affermis nos familles sur toi. Enseigne aux maris à aimer comme tu as aimé l'église. Donne aux épouses la force qui naît de la crainte de l'Éternel. Garde nos jeunes et nos enfants, et délivre les parents d'éduquer avec colère.

Console ceux qui vivent seuls, ceux qui ont perdu un être cher, ceux qui repartent à zéro. Fais de cette église la famille que tu as promise à celui qui est solitaire.

Saint-Esprit, donne-nous un cœur enseignable. Que ta Parole soit ouverte, expliquée et comprise au milieu de nous, et qu'aucune génération de cette église ne grandisse sans connaître tes œuvres. Utilise notre bouche, cette semaine, pour raconter à quelqu'un ce que tu as déjà fait.

Au nom de Jésus. Amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que signifie Psaumes 127:1, lorsqu'il dit que l'Éternel doit bâtir la maison ?+

Le psaume présente Dieu comme le bâtisseur de deux choses que l'être humain pense contrôler : la maison et la ville. Le mot hébreu traduit par maison désigne à la fois le bâtiment, la famille qui y habite et la descendance qui en est issue. Le verset parle donc du toit et de ceux qui vivent dessous. Il ne condamne pas l'effort de celui qui travaille, planifie et prend soin des siens. Il avertit que cet effort, fait sans Dieu, finit à vide : la maison peut être achevée et la famille se perdre à l'intérieur. En pratique, bâtir avec Dieu, c'est laisser sa Parole décider de la manière dont on se parle à la maison, dont on règle une dispute, dont on dépense le salaire et de ce que l'on enseigne aux plus jeunes. Le psaume est une invitation à changer de maître d'œuvre, non à se croiser les bras.

Je suis divorcé, mère seule ou je vis seul. La famille que Dieu bâtit est-elle aussi pour moi ?+

Oui. Le dessein de Dieu pour le mariage est bon et cette église l'enseigne sans détour, mais ce n'est pas une règle pour mesurer qui a le plus de valeur. Personne ici n'est un chrétien de seconde zone parce qu'il est seul, parce que son mariage a pris fin ou parce qu'il élève des enfants sans l'autre conjoint. La Bible dit que Dieu donne une famille à ceux qui sont seuls (Psaumes 68:6), et Jésus a promis à quiconque a quitté quelque chose par amour pour lui de recevoir au centuple, dès le temps présent, des maisons, des frères, des sœurs, des mères et des enfants (Marc 10:30). L'église est cette famille. La maison que Dieu bâtit peut n'avoir qu'un seul habitant, elle peut être en train d'être reconstruite après une chute, et elle reste sa maison. Adressez-vous aux responsables et exposez votre situation ; l'accompagnement pastoral s'adresse à chaque configuration de foyer.

L'église ordonne-t-elle de rester dans le mariage même lorsqu'il y a de la violence ?+

Non. Cette église œuvre pour restaurer les mariages et ne traite pas le divorce comme la première issue aux conflits courants : disputes, rancœurs, silence, dettes, jalousie, fatigue. Ceux-ci demandent du pardon, du dialogue, un accompagnement pastoral et de la patience de la part des deux. La violence est autre chose. Agression physique, menaces, humiliation constante, contrôle de l'argent et des déplacements, maltraitance d'un enfant ou d'une personne âgée : face à cela, la consigne est de protéger d'abord. Éloignez-vous, cherchez de l'aide et signalez les faits. Au Brésil, le 180 accueille les femmes en situation de violence, le 190 appelle la police en cas d'urgence et le 100 reçoit les signalements de violence contre les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. Prévenez les responsables le jour même. Aucun verset n'ordonne à personne de supporter des agressions au nom de la famille, et la soumission biblique n'a jamais été un permis de violence.

Comment enseigner la foi aux enfants sans forcer et sans agresser ?+

De la manière décrite dans le Deutéronome : d'abord la Parole dans le cœur des parents, ensuite dans les conversations de tous les jours. "Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:6-7) L'enfant apprend beaucoup par ce qu'il voit faire ses parents : prier à table, demander pardon, lire un passage avant de dormir. Éduquer avec la Parole inclut aussi le fait de corriger, mais la Bible pose une limite à la manière de le faire : "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent." (Colossiens 3:21) Frapper, humilier ou utiliser la Bible comme une menace n'est pas de la discipline biblique, c'est une agression, et cela éloigne justement l'enfant de Dieu. La correction chrétienne repose sur une règle claire, le calme, une conséquence juste et la réconciliation ensuite.

Suivre l'École du dimanche (EBD) sur Internet remplace-t-il le fait d'aller à l'église ?+

Non, cela ne le remplace pas, et ce n'est pas fait pour cela. Le cours en ligne apporte l'enseignement à ceux qui travaillent le dimanche, à ceux qui sont malades, à la mère avec un petit bébé, à la personne âgée qui ne sort plus de chez elle et à ceux qui ne connaissent même pas encore une église. Il permet aussi à la famille de faire une pause, d'ouvrir la Bible et de discuter. Mais la vie chrétienne comporte des choses que l'écran ne transmet pas : l'accolade, la prière avec la main d'un frère sur votre épaule, la Sainte Cène, l'attention de ceux qui remarquent votre absence. L'Écriture demande de ne pas abandonner notre assemblée commune, comme quelques-uns ont coutume de le faire (Hébreux 10:25). Utilisez le cours enregistré pour étudier davantage et revoir ce qui a semblé difficile, et soyez présent avec l'église chaque fois que vous le pouvez.

Qu'est-ce que la prédication expositive ?+

C'est la prédication qui entre dans un livre de la Bible et le parcourt dans l'ordre, passage par passage, en laissant le texte lui-même définir le sujet de chaque message. Dans la prédication thématique, le prédicateur choisit le sujet et cherche des versets pour l'appuyer ; dans la prédication expositive, le texte vient en premier. Le modèle est ancien. Dans Néhémie, les lévites lisaient dans le livre de la loi de Dieu, en expliquaient le sens et faisaient comprendre la lecture (Néhémie 8:8). Cette manière de prêcher oblige l'église à passer aussi par les textes difficiles, apprend à l'auditeur à lire la Bible dans son contexte et protège contre ceux qui sortent un verset de son cadre pour promettre ce que Dieu n'a pas promis. Paul a résumé l'objectif en affirmant qu'il n'avait pas manqué d'annoncer tout le conseil de Dieu (Actes 20:27).

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