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Une Église vivante

Leçon 10 · 4e trimestre 2026 · 22/11/2026 · 29 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

Première bientôt

Dimanche 22 novembre · 09:00 (heure de Brasilia)

Le cours vidéo n'a pas encore été diffusé.

Texte d'or

“C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité.” (Éphésiens 4:16, LSG)

Une église peut être bien arrangée comme une vitrine et n'avoir aucune vie. Ce cours conclut le parcours à travers les douze marques avec les trois que personne ne voit de l'extérieur : la Parole que l'église respire chaque jour (Marque 10), l'adoration et la puissance de l'Esprit par lesquelles elle répond à Dieu (Marque 11) et la direction qui sert et rend des comptes, maintenant le corps debout (Marque 12). Christ est la tête ; chaque membre est une jointure qui sert.

Leçon 10 • Une Église vivante — Classe des Nouveaux membres.

Les Marques 10, 11 et 12 de notre maison : la Parole que nous respirons, l'adoration par laquelle nous répondons à Dieu et la direction qui maintient le corps debout. La dernière étape du parcours à travers les douze marques.

Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES (Brésil) • Classe des Nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.

✶ Texte d'or — Éphésiens 4:16

"C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité." (Éphésiens 4:16)

  • Textes de l'étude — Psaumes 1 · Matthieu 4:4 · 2 Timothée 3:14-17 · Jean 4:23-24 · Romains 12:1 · Colossiens 3:16 · 1 Corinthiens 14:26-40 · Éphésiens 4:11-16 · Hébreux 13:17 · 1 Pierre 5:1-4
  • Lecture en classe — Éphésiens 4:11-16 et Jean 4:23-24
  • Version biblique — Toutes les citations bibliques suivent la version de référence en français, vérifiées mot à mot.

Passez devant un magasin de vêtements le soir et regardez la vitrine. Le mannequin est mieux habillé que n'importe lequel d'entre nous. Vêtements neufs, posture parfaite, éclairage bien placé. Certaines personnes s'arrêtent sur le trottoir rien que pour regarder.

Mais le mannequin ne respire pas. Il ne répond pas quand on lui parle. Et il ne tient debout que parce qu'il a une tige de fer enfoncée par-dessous, que quelqu'un a placée là. Retirez la tige et il tombe. Il ressemble à une personne. Il n'en est pas une.

Une Église peut elle aussi devenir une vitrine. Beau bâtiment, son bien réglé, lumières, personnes bien habillées, vidéo bien montée. Tout cela peut exister dans une Église vivante, mais rien de tout cela n'est ce qui la fait vivre. Ce qui fait vivre un corps, c'est ce que personne ne voit de l'extérieur : il respire, il répond, il se soutient.

Ce cours clôt notre parcours à travers les douze marques avec les trois qui veillent précisément à cela. La Marque 10 est le poumon : la lecture quotidienne de la Parole, l'air que l'Église respire. La Marque 11 est la voix : la véritable adoration et la puissance de l'Esprit, la réponse que nous donnons à Dieu. La Marque 12 est le squelette : la direction biblique, qui maintient le corps debout. Et le texte d'or réunit les trois en une seule phrase : le corps croît lorsqu'il est lié à la tête, qui est Christ, et lorsque chaque jointure fait sa part.

I — Respirer : la Parole de chaque jour (Marque 10)

Personne ne respire le dimanche pour toute une semaine. L'air que vous avez inspiré hier ne sert pas pour aujourd'hui. Il en va de même pour la Parole de Dieu.

Du pain, et non un ornement

Lorsque le diable a tenté Jésus dans le désert, la réponse n'est venue ni d'un sentiment ni d'une stratégie. Elle est venue de l'Écriture : "Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4:4).

Remarquez la comparaison. Jésus place la Parole à côté du pain. Elle n'est pas un livre de consultation pour les moments difficiles, ni un ornement sur l'étagère. C'est de la nourriture. Et l'on ne mange pas une fois par mois.

Le peuple de Dieu a toujours parlé ainsi. Job a dit qu'il avait gardé les paroles de sa bouche plus que sa portion nécessaire (Job 23:12), c'est-à-dire plus que son propre repas. Jérémie est allé plus loin : "J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées ; Tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur ; Car ton nom est invoqué sur moi, Éternel, Dieu des armées !" (Jérémie 15:16). Et le Psaume 1 décrit la personne heureuse comme celle qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel et qui la médite jour et nuit (Psaumes 1:2).

La Bible n'est pas seulement pour le dimanche, elle n'est pas seulement pour le pasteur et elle n'est pas seulement pour les temps de crise. C'est le pain de chaque jour.

Celui qui ne connaît pas le Livre est emporté par n'importe quel vent

Un groupe religieux du temps de Jésus, les sadducéens, est venu à lui avec une question difficile sur la résurrection. Jésus a répondu : "Jésus leur répondit : Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu." (Matthieu 22:29).

Leur erreur a commencé à un endroit très simple : ils ne connaissaient pas le texte. Il en est ainsi jusqu'à aujourd'hui. Celui qui ne connaît pas la Bible n'a rien à quoi comparer ce qu'il entend. N'importe quelle belle prédication, n'importe quelle vidéo convaincante, n'importe quelle nouvelle « révélation » trouve la porte grande ouverte.

Paul dit que l'un des fruits d'une Église bien enseignée est celui-ci : "afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction," (Éphésiens 4:14). Un enfant inconstant est quelqu'un qui croit la dernière chose qu'il a entendue. Le remède n'est pas de se méfier de tout. C'est de connaître les Écritures.

De la chaire à la table de la cuisine

La Parole que vous entendez prêchée lors du culte est la même que vous devez mâcher seul et avec votre famille pendant la semaine. C'est un seul aliment, servi en deux endroits : en chaire et à la maison.

Quand seule la chaire nourrit, l'Église devient dépendante : des gens qui ne mangent que lorsque quelqu'un les sert. Quand chaque membre se nourrit aussi à la maison, l'Église mûrit et apprend à discerner le vrai du faux. Une Église est aussi biblique que ses membres sont bien nourris de la Bible.

Et la Parole suffit pour cela : "Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre." (2 Timothée 3:16-17). Vous n'avez pas besoin de nouveauté spirituelle. Vous avez besoin de fidélité au Livre.

C'est pourquoi, dans cette maison, la lecture ne se fait pas chacun pour soi. Toute l'Église suit le même plan de lecture, toute la Bible, toute l'année. Ce sont quatre chapitres par jour, en deux blocs : deux à lire en famille et deux pour la lecture personnelle, avec des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament réunis, afin que l'un éclaire l'autre. En un an, vous parcourez l'Ancien Testament une fois, et le Nouveau Testament ainsi que les Psaumes deux fois. L'Église propose également des réflexions sur la lecture du jour et des cours d'introduction aux livres, et elle encourage le culte familial : père et mère ouvrant la Bible avec leurs enfants, à la maison. Si vous n'avez pas encore le plan, demandez-le à votre responsable.

Lire sans être en mode automatique : PROFETA

On peut lire quatre chapitres et ne plus se souvenir de rien cinq minutes plus tard. Lire de manière dévotionnelle est tout autre chose. Ce n'est ni une lecture rapide, ni une étude de spécialiste. C'est une rencontre avec Dieu à travers le texte. Pour nous aider, notre maison utilise un parcours en sept étapes, qui forme l'acrostiche PROFETA (« prophète » en portugais) :

  1. P — Pause dans la prière. Avant de lire, demandez à Dieu d'ouvrir vos yeux : "Ouvre mes yeux, pour que je contemple Les merveilles de ta loi !" (Psaume 119:18).
  2. R — Relire avec attention. Lisez le passage deux ou trois fois. À la deuxième lecture apparaît ce qui avait échappé lors de la première.
  3. O — Observation. Que dit le texte ? Qui parle, à qui, quand et pourquoi ? Comprenez avant d'appliquer.
  4. F — Fondement. Qu'est-ce que j'apprends ici sur Dieu, sur moi-même, sur le péché et sur le salut ?
  5. E — Examen personnel. Comment cela rejoint-il ma vie aujourd'hui ? Y a-t-il un péché à confesser, un ordre auquel obéir, une promesse à croire ?
  6. T — Transformation par l'obéissance. Quelle attitude concrète vais-je adopter aujourd'hui à cause de ce texte ? Que dois-je imiter, et qu'est-ce qui se trouve là justement pour que je ne le répète pas ?
  7. A — Adoration et prière. Répondez à Dieu pour ce qu'il a montré de lui-même.

Remarquez que ce parcours commence par la prière et se termine par la prière, et que le texte se trouve au milieu. Et que la lettre la plus importante est le T : "Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements." (Jacques 1:22).

❤ Pour votre vie. Beaucoup de gens commencent à lire la Bible par le premier livre, pleins d'enthousiasme, et s'arrêtent quelques semaines plus tard. Ce n'est presque jamais un manque de foi. C'est un manque de méthode et de compagnie. Le plan donne la méthode ; l'Église, qui lit le même texte le même jour, donne la compagnie. Si vous avez manqué quelques jours, ne recommencez pas tout depuis le début : reprenez à la lecture d'aujourd'hui.

Ce que la Parole produit chez celui qui respire par elle

La Bible est le principal instrument que le Saint-Esprit utilise pour transformer une personne de l'intérieur. Elle garde du péché : "Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi." (Psaume 119:11). Elle montre le chemin : "Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier." (Psaume 119:105). Elle sanctifie, comme Jésus l'a prié : "Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité." (Jean 17:17).

Le Psaume 1 compare celui qui médite la Parole à un arbre planté près d'un courant d'eau, qui donne son fruit en sa saison et dont le feuillage ne se flétrit pas (Psaumes 1:3). L'arbre ne reste pas vert par ses propres efforts. Il reste vert parce que sa racine est près de l'eau.

II — Répondre : l'adoration et la puissance de l'Esprit (Marque 11)

Un corps vivant répond. Si quelqu'un appelle votre nom, vous tournez la tête. Si la Parole est Dieu qui nous parle, l'adoration est notre réponse envers lui. C'est la voix de l'Église.

L'adoration, c'est toute la vie

Aujourd'hui, beaucoup de gens disent « passons au moment de l'adoration » et ne pensent qu'aux chants. La Bible est plus large que cela : "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable." (Romains 12:1).

Le culte, ici, consiste à remettre à Dieu tout ce que vous êtes : le corps, le temps, l'argent, les choix, la maison, le travail. Et remarquez le mot vivant. Le sacrifice de l'Ancien Testament mourait sur l'autel et y restait. Le sacrifice vivant se relève de l'autel et va travailler le lundi. La musique est une forme véritable et précieuse d'adoration. Mais c'est une partie, et non le tout.

אב Dans l'original — grec

Le mot traduit par « raisonnable » en Romains 12:1 est logikós, de la même famille que lógos, « parole », « raison ». Le culte que Dieu demande n'est pas une émotion déconnectée de l'intelligence. C'est un don de soi conscient, de la part de celui qui a compris ce que Dieu a fait et qui répond par sa vie.

En esprit et en vérité

Jésus a abordé ce sujet en discutant avec une femme samaritaine au bord d'un puits. Elle voulait savoir quel était le bon endroit pour adorer. Il a répondu sur la bonne manière : "Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité." (Jean 4:23-24).

En esprit signifie d'un cœur sincère, avec la vie donnée par le Saint-Esprit, et non par un rituel vide. En vérité signifie en accord avec ce que Dieu a révélé dans la Bible, et non selon un sentiment vague ou une invention de notre part. Et remarquez qui cherche qui : c'est le Père qui cherche. Il ne cherche ni équipement ni talent. Il cherche des adorateurs.

Le chant qui enseigne

Lorsque l'Église chante ensemble, ce n'est pas une prestation scénique. Paul dit : "Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce." (Colossiens 3:16).

Remarquez la dimension mutuelle : les uns les autres. Le cantique monte vers Dieu, et il passe aussi d'un frère à l'autre. Lorsque vous chantez la vérité à côté de quelqu'un, vous lui rappelez qui est Dieu, et lui vous le rappelle. C'est pourquoi les paroles importent autant que la mélodie. Chanter, c'est de la doctrine en musique.

L'autel n'est pas une vitrine

Vous souvenez-vous du mannequin ? Une Église peut monter son culte comme on monte une vitrine : pour être vue. Cette maison a pris un engagement différent, et il est bon que vous le connaissiez dès maintenant.

Le culte n'existe pas pour divertir un public, et le peuple de Dieu n'est pas l'auditoire d'un spectacle. Nos cultes ne sont pas préparés pour produire de bons extraits sur les réseaux sociaux ni pour gonfler des chiffres. S'il y a une caméra, qu'elle serve à porter l'Évangile à ceux qui ne peuvent pas être présents, et jamais à transformer l'autel en scène et le peuple en figurants.

C'est pourquoi personne ici ne viendra traquer votre larme au bon moment, ni votre brisement sous le meilleur angle, pour le publier ensuite. Les pleurs du peuple de Dieu ne sont pas du contenu. Lorsque vous répandez votre cœur devant Dieu dans cette maison, cela est sacré, et ce qui est sacré se respecte.

Pour la même raison, la maison n'utilise pas de jeux de lumière, de fumée ni d'effets spéciaux pour provoquer de l'émotion et appeler cela ensuite la présence de Dieu. L'émotion n'est pas un péché ; Dieu nous a créés avec des sentiments, et il est bon de pleurer devant lui. Le problème, c'est l'émotion fabriquée. La sensation n'est pas l'onction. Le frisson n'est pas le Saint-Esprit.

Un test simple vaut pour n'importe quelle Église, y compris la nôtre : retirez les lumières, les effets, l'orchestre bien accordé et la caméra. S'il reste encore Dieu, c'était de l'adoration. S'il ne reste que l'effet, cela n'en a jamais été.

Pentecôtistes, et avec ordre

La voix de cette Église a un accent qui fait partie de ce que nous sommes : nous sommes une Église pentecôtiste. Ce n'est pas un détail dans le nom. Cela fait partie de notre ADN. En pratique, nous croyons et nous enseignons :

  • Le baptême dans le Saint-Esprit comme revêtement de puissance pour témoigner et servir, accessible à tout croyant qui le cherche : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8). Voir aussi Actes 2:1-4 ; 8:14-17 ; 19:1-7.
  • Le parler en d'autres langues comme évidence initiale de ce baptême, selon le modèle du livre des Actes : "Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer." (Actes 2:4). Voir aussi Actes 10:46 et 19:6.
  • Les dons spirituels pour aujourd'hui. L'Esprit continue de distribuer ses dons à l'Église : "Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut." (1 Corinthiens 12:11). Une Église sans les dons est comme un corps bien habillé mais sans respiration.
  • La guérison divine. Nous prions pour les malades (Ésaïe 53:4-5 ; Jacques 5:14-16). La guérison est recherchée avec foi et remise à la volonté de Dieu. Personne n'exige de résultat de la part de Dieu et personne ne culpabilise le malade.
  • La délivrance par la puissance du nom de Jésus (Marc 16:17 ; Luc 10:19), exercée avec discernement et révérence, sans spectacle.

Être pentecôtiste biblique, c'est marcher au milieu du chemin, loin de deux fossés. Dans l'un se trouve l'enseignement selon lequel les dons ont pris fin au temps des apôtres ; la Bible ne fixe aucune date pour la fin de ce que l'Esprit donne à l'Église. Dans l'autre se trouve le pentecôtisme incontrôlé, qui confond le bruit avec l'onction, méprise l'étude du texte et ouvre la porte aux abus et aux faux-semblants.

Celui qui trace le chemin, c'est Paul lui-même, dans le chapitre qu'il a écrit à ce sujet. Le critère est l'édification : que tout se fasse pour l'édification (1 Corinthiens 14:26). C'est la paix : "car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints," (1 Corinthiens 14:33). Et c'est l'ordre : "Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre." (1 Corinthiens 14:40). C'est pourquoi, dans cette maison, les dons se manifestent sous la vigilance des pasteurs et passent par le filtre de la Parole : ce qui contredit l'Écriture ne vient pas de Dieu.

🕊 Notre lecture. Vous n'avez pas encore été baptisé dans le Saint-Esprit ? Vous n'êtes pas un croyant de seconde zone. Votre salut est fondé sur la grâce de Dieu, reçue par la foi en Christ, et aucune expérience n'y ajoute quoi que ce soit. Mais ne vous installez pas dans le confort. La promesse est pour vous : cherchez, demandez, persévérez. Et pendant que vous cherchez, servez avec ce que l'Esprit a déjà placé entre vos mains.

III — Se tenir debout : la direction qui sert (Marque 12)

Le squelette ne se voit pas, mais sans lui le corps ne se lève pas du lit. Dans l'Église, cette fonction appartient à la direction. Et ici, la Bible commence par le haut.

Christ est la tête

"Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous." (Éphésiens 1:22-23)

Jésus-Christ est la tête de l'Église, et aucun être humain n'occupe cette place. Aucun pasteur, évêque ou apôtre ne se place entre Christ et vous : "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme," (1 Timothée 2:5).

Mais c'est ce même Christ qui donne des conducteurs à l'Église : "Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ," (Éphésiens 4:11-12). L'ordre est le suivant : Christ donne les conducteurs, les conducteurs servent le corps, et le corps lui appartient.

Ce que la maison refuse

Pour comprendre la manière de gouverner de cette Église, il est utile de savoir ce qu'elle n'accepte pas :

  • Un homme traité comme infaillible, comme s'il était la tête visible de l'Église. Il y a un seul Médiateur.
  • Tout décider par des luttes de majorité, où la direction devient l'otage de groupes et où la doctrine dépend du vote du soir.
  • Le dirigeant qui ne rend de comptes à personne et traite l'Église comme sa propriété privée.
  • L'Église gérée comme une entreprise : le pasteur comme un cadre dirigeant, le membre comme un client, le succès mesuré en chiffres.

Remarquez que ces quatre erreurs ont la même racine : quelqu'un qui n'est pas Christ occupe la place de Christ. Ce peut être un homme, une majorité ou un tableau de bord.

Un pasteur qui ne marche jamais seul

Le modèle que la maison adopte est celui-ci : Dieu place un pasteur principal à la tête de l'Église locale, responsable de la vision et de la charge pastorale d'ensemble. Dans les lettres d'Apocalypse 2 et 3, chaque message est adressé à l'ange d'une Église, et beaucoup comprennent qu'il s'agit du messager, le conducteur de cette assemblée. Chaque Église avait quelqu'un à sa tête.

Mais Dieu n'a pas conçu la direction pour qu'elle marche seule. Lorsque les apôtres parlaient des conducteurs d'une Église, ils utilisaient presque toujours le pluriel : anciens, presbytres, pasteurs (Actes 14:23 ; 20:17 ; Tite 1:5 ; Jacques 5:14). Dans les Actes, ces anciens étaient établis avec prière et jeûne et recommandés au Seigneur (Actes 14:23).

Cette pluralité n'affaiblit pas le pasteur. Elle protège l'Église du risque de rester entre les mains d'un seul homme, et elle protège le pasteur lui-même de ses angles morts, des décisions prises à chaud et des chutes. C'est pourquoi, dans cette maison, le pasteur gouverne entouré d'un collège de pasteurs, d'évangélistes et de presbytres qui l'aident, le conseillent, le corrigent quand c'est nécessaire et partagent avec lui le poids du troupeau. Il y a aussi un corps de diacres, hommes et femmes, pour le service pratique et l'assistance, ainsi que des responsables dans chaque ministère, tous placés sous l'accompagnement des ouvriers.

À qui le conducteur rend des comptes

La question la plus importante au sujet de n'importe quel dirigeant n'est pas de savoir combien de pouvoir il détient. C'est de savoir à qui il rend des comptes. Un conducteur qui ne répond devant personne est un danger pour lui-même et pour l'Église.

Dans cette maison, personne n'est au-dessus de cela : ni le pasteur principal, ni les autres pasteurs, ni les presbytres, ni les diacres, ni les responsables de ministère. Tous se rendent mutuellement des comptes, et à la fin tous rendront des comptes à Dieu.

La Bible relie les deux bouts dans le même verset : "Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage." (Hébreux 13:17). La même phrase qui demande votre confiance pèse sur les épaules du pasteur. Celui qui veille sur des âmes rendra compte de chacune d'elles.

🕊 Notre lecture. Obéir aux pasteurs, c'est faire confiance à ceux qui prennent soin de vous, et ce n'est pas une obéissance aveugle. Quand quelqu'un ordonne de faire ce que Dieu interdit, il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Actes 5:29). La soumission biblique ne signifie jamais accepter en silence l'humiliation, l'abus ou l'ordre de pécher. Si vous voyez quelque chose d'anormal, le chemin n'est ni les réseaux sociaux ni les discussions de couloir : trouvez un ouvrier du collège pastoral et parlez-en clairement. Et s'il y a un délit ou un crime, ou si une personne vulnérable est blessée, la protection de la personne passe en premier et les autorités doivent être saisies. Couvrir le péché n'est pas de la loyauté.

Le caractère avant le talent

Le modèle de direction chrétienne n'est venu ni des entreprises, ni des rois, ni des casernes. Il est venu de Jésus : "Il n’en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ;" (Marc 10:43).

Pierre écrit aux conducteurs de l'Église avec la même règle : "Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau." (1 Pierre 5:2-3). Remarquez qu'il parle du troupeau de Dieu et de l'héritage de Dieu. Les brebis n'appartiennent pas au pasteur. Elles appartiennent à Dieu.

Et lorsque Paul dresse la liste de ce qui est exigé d'un conducteur, presque tout relève du caractère : "Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement." (1 Timothée 3:2), et il poursuit en précisant qu'il ne doit être ni violent ni cupide, qu'il doit bien diriger sa propre maison et avoir une bonne réputation même auprès de ceux du dehors (1 Timothée 3:3-7 ; Tite 1:5-9). Un seul élément de la liste concerne une compétence : être propre à l'enseignement.

Dieu se soucie davantage de ce qu'est le conducteur que de la manière dont il brille. Le charisme remplit une salle ; le caractère soutient un ministère. C'est pourquoi, dans cette maison, personne n'est placé à la direction pour sa belle voix ou sa popularité, mais pour sa vie.

Personne ici n'est spectateur

Maintenant, ce mot s'adresse à vous, nouveau membre. Dans la Bible, il n'existe pas de division où les uns servent et les autres ne font que regarder. Tout croyant fait partie du sacerdoce royal (1 Pierre 2:9). Et tout croyant a reçu quelque chose pour servir : "Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu," (1 Pierre 4:10).

Pourquoi les conducteurs existent-ils alors ? Éphésiens 4:12 répond : pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère. Le pasteur n'existe pas pour tout faire à votre place. Il existe pour vous préparer, puis vous laisser la place.

אב Dans l'original — grec

Le terme traduit par « perfectionnement » en Éphésiens 4:12 est katartismós. Le mot appartient à la même famille que le verbe utilisé dans les Évangiles pour les pêcheurs qui réparent leurs filets (Matthieu 4:21). Le travail du conducteur y ressemble : raccommoder ce qui s'est déchiré et remettre en place ce qui s'est déboîté, afin que chacun puisse à nouveau fonctionner.

C'est ici que le texte d'or prend toute sa place. Paul poursuit le même passage et décrit le corps vivant : "C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité." (Éphésiens 4:16).

Lisez lentement : toutes les jointures, chaque partie. Une articulation semble peu de chose. Le genou n'apparaît pas sur la photo. Mais quand il lâche, le corps entier boite. Vous êtes une jointure dans ce corps. Vous n'êtes pas entré dans cette maison pour être spectateur. Vous êtes entré pour servir. Et le discipulat que nous pratiquons suit la chaîne que Paul a enseignée à Timothée : "Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres." (2 Timothée 2:2). Un jour, cette chaîne est arrivée jusqu'à vous. Elle ne s'arrête pas à vous.

IV — Un corps, douze marques

Nous arrivons au terme de notre parcours, et il vaut la peine de regarder le dessin dans son ensemble. Les douze marques ne sont pas douze idées isolées. Elles forment une seule anatomie, le corps en bonne santé de l'Église de Christ. La Parole est la nourriture et le fondement. L'Évangile est le cœur. La mission est l'horizon. Le peuple de Dieu, rassemblé, est le lieu où tout se vit. La sainteté est la croissance. La prière est le souffle. L'adoration est la voix. La direction est le squelette qui maintient le tout debout.

Paul a écrit : "Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus." (Galates 6:17). Les marques de Paul étaient de vraies cicatrices, souffertes par amour pour Christ. Il est bon de le dire clairement : Paul ne dressait pas une liste de douze caractéristiques d'une Église. Notre maison reprend son image, celle d'un corps qui montre à qui il appartient, et l'applique à sa propre identité. Nos marques sont les preuves visibles d'une communauté qui appartient au Christ crucifié et ressuscité. Ce n'est pas un slogan. C'est un engagement.

Lors du prochain cours, Les Eaux et la Table, la classe étudiera les deux ordonnances que Jésus a laissées à son Église.

Christ dans la leçon

Revenez au mannequin une dernière fois. Il n'a pas de vie parce que personne n'a soufflé la vie en lui. Et c'est exactement là que la Bible commence l'histoire de l'être humain : "L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant." (Genèse 2:7). Avant le souffle, il y avait un corps bien formé. Après le souffle, il y avait une personne vivante.

Le soir de sa résurrection, Jésus est entré dans la pièce où les disciples se cachaient par crainte, et il a posé un geste qui rappelle ce premier souffle : "Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit." (Jean 20:22). L'Église n'est pas née vivante grâce à l'organisation, au talent ou à un bon marketing. Elle est née vivante parce que Christ a soufflé sur elle.

Et les trois marques de ce cours pointent vers lui.

Le poumon. La Parole que nous lisons chaque jour n'est pas un manuel de règles. C'est le lieu où Christ se fait connaître. Lui-même a dit au sujet des Écritures qu'elles rendent témoignage de lui (Jean 5:39). Celui qui lit la Bible en cherchant seulement des conseils repart avec des conseils. Celui qui lit en cherchant le Seigneur repart avec le Seigneur.

La voix. Notre adoration n'achète pas la faveur de Dieu. Elle répond à une faveur qui a déjà été accordée. Paul demande le sacrifice vivant par les compassions de Dieu (Romains 12:1), c'est-à-dire à cause de la miséricorde qui est venue en premier. Le sacrifice vivant de notre vie n'est possible que parce qu'il y a eu auparavant le sacrifice de Christ à la croix. Et au ciel, le cantique est pour lui : "Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ;" (Apocalypse 5:9).

Le squelette. Le plus grand leader de l'histoire a lavé les pieds de ses disciples, puis a dit : "Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ;" (Jean 13:14). Il n'a pas seulement enseigné la direction de serviteur ; il l'a vécue jusqu'à la croix : "Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs." (Marc 10:45). Tout pasteur de cette maison n'est qu'un serviteur sous son autorité, attendant le jour dont parle Pierre : "Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire." (1 Pierre 5:4). Lorsqu'un conducteur humain faillit — et les conducteurs faillissent —, l'Église ne s'effondre pas, parce qu'elle n'a jamais reposé sur lui. Elle repose sur la Tête.

Une Église vivante n'est pas celle qui a le plus de projecteurs. C'est celle qui respire le souffle de Christ, lui répond et se tient debout sous sa conduite.

Application pratique

  • Respirez chaque jour, et pas seulement le dimanche. Si la Bible est encore un livre que vous ouvrez de temps en temps, commencez aujourd'hui par le plan de l'Église. Si vous avez manqué des jours, reprenez à la lecture d'aujourd'hui, sans culpabilité et sans essayer de tout rattraper d'un coup.
  • Apportez la Parole à la table de la maison. Une fois par semaine, lisez à voix haute avec ceux qui habitent avec vous. Si votre foyer n'est pas encore croyant, invitez sans forcer, et lisez avec qui le souhaite.
  • Mesurez votre adoration à votre mardi. Demandez à Dieu, en secret : ma vie entière est-elle sur l'autel, ou seulement le moment des chants ?
  • Découvrez quelle jointure vous êtes. Réfléchissez à ce que vous savez déjà faire et discutez avec un ouvrier pour voir où cela peut servir dans cette maison. Personne ici n'est spectateur.

Prière finale

Seigneur notre Dieu, tu as soufflé la vie dans le premier homme, et ton Fils a soufflé l'Esprit sur son Église. Souffle sur nous aussi. Délivre cette maison du piège d'être une vitrine ; fais d'elle un corps vivant.

Donne-nous faim de ta Parole. Que la Bible ne reste pas fermée sur l'étagère ni seulement sur le banc de l'église, mais ouverte sur la table de la maison, chaque jour. Ouvre nos yeux lorsque nous lisons, et donne-nous le courage d'obéir le jour même.

Reçois notre adoration : celle que nous chantons le dimanche et celle que nous vivons le lundi, au travail et à la maison. Remplis-nous de ton Esprit, comme tu l'as promis, et fais que tout se passe parmi nous avec édification, paix et ordre.

Garde ceux que tu as placés à la tête de cette Église. Donne-leur un caractère plus grand que le talent et l'humilité de rendre des comptes. Et fais de chacun de nous une jointure solide dans ce corps, servant là où tu nous as placés, jusqu'à ce que paraisse le Souverain Pasteur. Au nom de Jésus. Amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que signifie adorer Dieu en esprit et en vérité ?+

Jésus a dit cela à une femme samaritaine qui voulait savoir quel était le bon lieu pour adorer (Jean 4:20-24). Il a répondu en parlant de la bonne manière. En esprit veut dire de tout cœur, avec le Saint-Esprit qui donne la vie, et pas seulement avec le corps présent et la tête ailleurs. En vérité veut dire en accord avec ce que Dieu a révélé dans la Bible, et non avec un dieu façonné à notre goût. "Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité." (Jean 4:24) L'esprit seul, sans la vérité, devient une émotion sans direction. La vérité seule, sans l'esprit, devient une doctrine juste avec un cœur froid. Et l'adoration ne se résume pas au moment de la musique : Paul appelle culte le fait d'offrir son propre corps comme une offrande vivante, sainte et qui plaît à Dieu (Romains 12:1). Cela inclut le travail, la maison, l'argent et les choix de la semaine.

Obéir aux pasteurs veut-il dire obéir en tout ?+

Hébreux 13:17 ordonne d'obéir aux pasteurs et de leur être soumis, et en donne la raison : ils veillent sur les âmes et devront en rendre compte à Dieu. C'est une relation de confiance avec ceux qui prennent soin de vous, et non de peur. Mais cette obéissance a une limite. Quand quelqu'un ordonne de faire ce que Dieu interdit, la réponse des apôtres s'applique : "Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes." (Actes 5:29) La soumission biblique ne veut jamais dire accepter en silence l'humiliation, l'abus, la menace, la demande d'argent en échange d'une bénédiction ou l'ordre de pécher. Dans cette maison, personne n'est au-dessus de l'obligation de rendre des comptes, pas même le pasteur principal. Si quelque chose ne va pas, adressez-vous à un autre ouvrier du collège et parlez clairement. S'il y a un délit ou qu'une personne vulnérable est blessée, la protection de la personne passe en premier et les autorités doivent être saisies.

Si Dieu guérit encore aujourd'hui, pourquoi tous les malades ne sont-ils pas guéris ?+

Nous croyons que Dieu guérit aujourd'hui et nous prions pour les malades, comme la Bible l'ordonne : "Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ;" (Jacques 5:14) Mais la guérison est demandée avec foi et remise à la volonté de Dieu. Ce n'est pas un droit que l'on exige de Dieu, ni la preuve de qui a le plus de foi. Paul lui-même, qui a vu des miracles, a écrit qu'il avait laissé Trophime malade à Milet (2 Timothée 4:20). C'est pourquoi, dans cette maison, personne ne culpabilise le malade pour sa maladie ni pour le retard de la réponse. Et prier ne remplace pas le traitement : continuez à suivre le médecin et à prendre vos médicaments. Dieu prend aussi soin de nous par leur intermédiaire. Si la guérison ne vient pas maintenant, la plus grande promesse demeure : un jour, le Seigneur essuiera toute larme, et la mort n'existera plus (Apocalypse 21:4).

Qu'est-ce que l'autel familial, et comment commencer si ma famille n'est pas croyante ?+

L'autel familial est le moment où la famille lit la Bible et prie ensemble, à la maison. Il n'a pas besoin d'être long ni compliqué : un chapitre lu à voix haute, une ou deux questions sur le texte et une courte prière. Si votre famille n'est pas encore croyante, ne forcez pas et n'en faites pas un sujet de dispute. Invitez-les avec respect, une fois. S'ils ne veulent pas, faites-le seul dans votre coin, ou avec un enfant qui souhaite participer, ou avec un frère de l'église par téléphone. Bien souvent, la famille se rapproche en voyant le changement en vous, et non sous la pression. Ce qui ne doit pas arriver, c'est que la Parole reste réservée au dimanche.

Comment la direction est-elle organisée dans l'Église Marcas do Evangelho ?+

Christ est la tête de l'église, et aucun homme n'occupe cette place (Éphésiens 1:22, 23). Sous son autorité, la maison a un pasteur principal, responsable de la vision et de la charge pastorale générale, qui ne gouverne pas seul : il est entouré d'un collège de pasteurs, d'évangélistes et d'anciens qui partagent la charge pastorale, conseillent et corrigent quand c'est nécessaire. Il y a un corps de diacres, hommes et femmes, pour le service pratique, et des responsables dans chaque ministère. Tous rendent des comptes les uns aux autres et à Dieu. La maison refuse quatre dérives : un homme traité comme infaillible, tout décidé par un rapport de majorité, le responsable qui ne répond devant personne et l'église gérée comme une entreprise.

Pourquoi l'église s'appelle-t-elle Marcas do Evangelho ?+

Le nom vient d'une parole de Paul, qui affirmait porter dans son corps les marques du Seigneur Jésus (Galates 6:17). Les marques de Paul étaient de vraies cicatrices, souffertes à cause de Christ. Paul ne dressait pas une liste de douze caractéristiques d'une église ; l'église reprend son image, celle d'un corps qui montre à qui il appartient, et l'applique à son identité. Les douze marques étudiées dans cette classe sont les preuves d'une communauté qui appartient au Christ crucifié et ressuscité : la Parole, l'Évangile, la mission, le peuple de Dieu, la sainteté, la prière, l'adoration, la direction et les autres. Ce n'est pas un slogan. C'est un engagement.

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