Texte d'or
“Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau.” (Jean 3:7, LSG)
Le cours suit l'entretien nocturne de Jésus avec Nicodème, un homme religieux à qui il a été dit qu'il devait naître de nouveau. Il explique ce qu'est cette naissance, pourquoi l'eau et l'Esprit de Jean 3:5 ne parlent pas d'un baptême qui sauve, comment on naît de nouveau en regardant avec foi et repentance vers le Fils élevé sur la croix, et quels sont les signes de vie qu'indique la Première Épître de Jean. Il se termine par les soins dont tout nouveau-né a besoin pour grandir.
Leçon 6 • Êtes-vous né de nouveau ? — Classe des Nouveaux membres.
Une conversation nocturne qui a changé la question. Jean 3 lu posément : ce que Jésus a dit à un homme religieux, comment on naît de nouveau et comment reconnaître les signes de cette vie.
Église Marcas do Evangelho — Cariacica, Brésil • Classe des Nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.
✶ Texte d'or — Jean 3:7
"Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau." (Jean 3:7)
- Textes de l'étude — Jean 3:1-21 · Ézéchiel 36:25-27 · Nombres 21:4-9 · Jean 1:12-13 · 1 Jean 5:1-13 · 1 Pierre 2:2 · Jean 7:50-51 · Jean 19:38-39
- Lecture en classe — Jean 3:1-16
- Version biblique — Les textes bibliques de cette traduction sont copiés de la version Louis Segond 1910, vérifiés mot à mot.
Personne ici ne se souvient du jour de sa naissance. Ni de la salle, ni de l'heure, ni du premier cri. Pourtant, personne ici ne doute d'être né. La preuve n'est pas dans la mémoire ; elle est dans le corps. Vous respirez, vous avez faim, vous grandissez, vous reconnaissez la voix de ceux qui prennent soin de vous.
Gardez cette image à l'esprit, car elle reviendra à la fin du cours.
Aujourd'hui, la classe arrive à la quatrième marque d'une Église saine : la véritable conversion. Et elle y arrive par la porte que Jésus lui-même a ouverte, lors d'une conversation nocturne avec un homme qui avait tout pour être tranquille vis-à-vis de Dieu. Il a entendu une phrase à laquelle il ne s'attendait pas : qu'il fallait naître de nouveau (Jean 3:7).
Le titre de ce cours est une question, et elle a été écrite pour vous, pas pour votre voisin de banc. Mais avant toute chose, un mot de prudence : cette question n'a pas été posée pour effrayer qui que ce soit. Elle a été posée pour que personne ne vive dans l'illusion et pour que personne ne vive dans la peur. Les deux font du mal, et l'Évangile guérit les deux.
I — Un homme religieux dans l'obscurité (Jean 3:1-3)
"Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs," (Jean 3:1) Les pharisiens comptaient parmi les groupes les plus zélés de la religion juive : des gens qui connaissaient la Loi, priaient, jeûnaient et cherchaient à obéir jusque dans les détails. Nicodème, de plus, était une autorité parmi son peuple. Jésus l'appelle le docteur d'Israël (Jean 3:10). Si quelqu'un dans cette ville semblait en règle avec Dieu, c'était bien lui.
Cet homme est venu auprès de Jésus de nuit (Jean 3:2). Nous n'en savons pas la raison exacte. Peut-être la peur de ce que les autres allaient dire, peut-être l'envie de discuter sans public. Le fait est qu'il est arrivé avec un éloge tout prêt : "qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui." (Jean 3:2)
Jésus n'a pas répondu à l'éloge. Il est allé droit au but : "Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu." (Jean 3:3)
Remarquez ce que Jésus n'a pas dit à cet homme. Il n'a pas dit "vous devez étudier davantage", ni "vous devez prier davantage", ni "vous devez faire un peu plus d'efforts". Nicodème faisait déjà tout cela. Jésus a dit qu'il avait besoin de quelque chose qu'on ne peut pas produire par l'effort : naître. Personne ne naît par son propre mérite. Le problème de l'être humain n'est pas un manque d'application. C'est un manque de vie.
La même illusion aujourd'hui
Cette illusion n'est pas restée au premier siècle. Il y a beaucoup de gens aujourd'hui qui sont entrés dans une église, ont appris les cantiques, ont changé de vocabulaire, ont levé la main lors d'un appel, ont été baptisés — et continuent d'être exactement ceux qu'ils ont toujours été. Le mariage est le même, le caractère est le même, les péchés mignons sont les mêmes. Bien souvent, personne n'a fait cela par malice. C'est que, dans bien des endroits, la conversion a été réduite à une manifestation à la fin du culte ou à l'adhésion à un groupe sympathique, et personne n'a expliqué que Jésus parlait d'autre chose.
C'est pourquoi cette Église ne traite pas la conversion comme un détail. S'il n'y a pas de gens nés de nouveau, tout le reste continue d'avoir lieu, mais perd sa substance : le culte devient un programme, le baptême devient une cérémonie, la Sainte Cène devient une coutume. La question de Jésus à Nicodème est la question qui soutient toute la maison.
❤ Pour votre vie. Si vous êtes arrivé à l'église il y a peu de temps, vous avez peut-être l'impression d'être en retard par rapport aux "anciens croyants". Remarquez qui a eu besoin d'entendre parler de naître de nouveau en premier : le maître, le religieux, l'homme de réputation. Devant Dieu, personne n'a d'avance. Tous entrent par la même porte.
II — "Comment cela peut-il se faire ?" : l'eau et l'Esprit (Jean 3:4-8)
Nicodème a compris la phrase au pied de la lettre : "Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?" (Jean 3:4) La question paraît naïve, mais elle a une belle honnêteté. Il savait qu'un vieillard ne recommence pas sa vie. Et c'est exactement ce que Jésus disait : tout seul, personne ne recommence.
Jésus explique : "Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit." (Jean 3:5-6)
La chair, ici, c'est l'être humain tel qu'il vient au monde, avec tout ce qu'il parvient à faire par lui-même. La chair peut être polie, disciplinée, religieuse. Mais la chair engendre la chair. Elle ne produit pas ce que seul Dieu donne.
Ce qu'un docteur d'Israël aurait dû savoir
Lorsque Nicodème demande comment cela peut se faire, Jésus répond par une question qui sonne presque comme une réprimande : "Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses !" (Jean 3:9-10) Pourquoi Nicodème aurait-il dû le savoir ? Parce que Dieu avait déjà promis cette œuvre des siècles plus tôt, par le prophète Ézéchiel, dans un passage qui unit justement l'eau et l'Esprit :
"Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois." (Ézéchiel 36:25-27)
Relisez et remarquez qui est le sujet de tous les verbes : je répandrai, je donnerai, je mettrai, **j'**ôterai. L'eau parle de purification : la culpabilité et la souillure du péché lavées. L'Esprit parle de vie : un cœur nouveau à la place du cœur de pierre. Les deux choses sont l'œuvre de Dieu, et les deux ont lieu dans la nouvelle naissance.
🕊 Notre lecture — Jean 3:5 ne parle pas d'un baptême qui sauve. Certains lisent l'expression naître d'eau comme si le baptême d'eau produisait la nouvelle naissance. Ce n'est pas ce que le texte enseigne. Jésus attend de Nicodème quelque chose qu'il aurait déjà dû connaître par les Écritures de son peuple, et la promesse d'Ézéchiel unit l'eau et l'Esprit comme purification et vie nouvelle. L'Évangile de Jean lui-même utilise l'eau comme figure de l'Esprit : "Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié." (Jean 7:38-39) Et la Bible montre le salut se produisant sans le baptême — l'homme crucifié à côté de Jésus a entendu la promesse qu'il serait ce jour même avec lui dans le Paradis (Luc 23:43) — et l'Esprit étant reçu avant les eaux, dans la maison de Corneille (Actes 10:44-47). Le baptême est un commandement du Seigneur et cette Église le pratique avec sérieux, après le cours des nouveaux membres, comme témoignage public de celui qui est déjà né de nouveau. Celui qui descend dans les eaux sans être né de l'Esprit en remonte mouillé, et c'est tout.
Le vent que personne ne voit
"Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit." (Jean 3:7-8)
אב Dans l'original — grec. Au verset 7, le pronom "vous" est au pluriel. Jésus parle à Nicodème, mais la phrase atteint tout le monde : il faut que vous naissiez de nouveau. Personne n'échappe à cette nécessité. Et au verset 8, il y a un jeu de mots que le français ne peut pas montrer. Le mot grec pneûma veut dire, en même temps, vent, souffle et esprit. Le "vent" qui souffle où il veut et l'"Esprit" duquel la personne naît sont le même mot dans le texte original. L'hébreu de l'Ancien Testament fait de même avec rûach. Jésus dit : l'Esprit agit comme le vent. Vous ne le contrôlez pas, vous ne le voyez pas, vous ne savez pas expliquer d'où il est venu. Mais vous entendez le bruit et vous voyez ce qu'il met en mouvement.
C'est pourquoi la nouvelle naissance ne dépend pas d'une scène marquante. Il y a ceux qui se sont rendus à Christ lors d'une soirée inoubliable, et il y a ceux qui ont été attirés peu à peu, sans pouvoir dire quel jour la lumière s'est allumée. Le vent est le même. Le signe qu'il est passé n'est pas le souvenir ; ce sont les feuilles qui bougent.
III — Comment on naît de nouveau : en regardant vers Celui qui a été élevé (Jean 3:9-16)
Nicodème insiste : "Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ?" (Jean 3:9) Et voici la meilleure nouvelle de la conversation. Jésus ne répond pas par une liste de tâches. Il répond par une histoire que Nicodème connaissait depuis son enfance :
"Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle." (Jean 3:14-15)
L'histoire du désert
Elle se trouve dans Nombres 21. Le peuple d'Israël, déjà libéré d'Égypte, s'est plaint de Dieu dans le désert : "et parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture." (Nombres 21:5) Des serpents venimeux sont venus, et beaucoup de gens sont morts. Alors le peuple a fait ce qu'il n'avait pas fait jusque-là : "Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple." (Nombres 21:7)
Remarquez ce que Dieu a fait. Il n'a pas retiré les serpents d'un seul coup. Il a donné un remède : "L’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie." (Nombres 21:8) Celui qui avait été mordu n'avait pas besoin de fabriquer un antidote, ni de prouver qu'il le méritait, ni d'attendre de guérir tout seul. Il devait regarder. "Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie." (Nombres 21:9)
Jésus dit : il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé. Il parle de la croix. Le venin, c'est le péché ; le remède, c'est Christ élevé sur le bois ; et le regard, c'est la foi.
🏛 Curiosité. Des siècles plus tard, ce même serpent d'airain est devenu un objet de culte en Israël. Le roi Ézéchias a mis en pièces le serpent d'airain que Moïse avait fait, car jusqu'alors les enfants d'Israël lui brûlaient des parfums (2 Rois 18:4). Le pouvoir n'a jamais été dans le métal. Il était en Dieu, qui avait ordonné de regarder. De la même manière, personne ne naît de nouveau par un objet, un lieu, une eau ou une prière répétée. La vie vient de Dieu, reçue par celui qui regarde vers Christ.
Ce qui revient à Dieu et ce qui vous revient
Jean 3 rassemble deux vérités qui marchent toujours ensemble.
La nouvelle naissance est l'œuvre de Dieu. Seul l'Esprit donne la vie. "C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie." (Jean 6:63) Et c'est Dieu qui prend l'initiative : il envoie le message, ouvre les yeux, convainc de péché et rend la réponse possible. Jésus a dit : "Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi." (Jean 12:32) Personne ne cherche Dieu par lui-même ; la grâce vient en premier.
Cette vie est reçue par la foi, avec repentance. Le peuple du désert a confessé qu'il avait péché et a regardé vers la perche. C'est le même mouvement de l'Évangile : tourner le dos au péché et se tourner vers Christ. "Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu." (Jean 1:12-13) Recevoir et croire est la part de l'être humain ; la naissance vient de Dieu.
Et la grâce qui attire n'entraîne pas de force. Le même chapitre montre qu'il est possible de regarder ailleurs : "Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises." (Jean 3:19) La lumière est venue pour tous. Les uns s'en approchent ; d'autres préfèrent l'ombre. La grâce rend capable, le pécheur répond, et Dieu donne la vie nouvelle.
C'est pourquoi le chapitre aboutit au verset le plus connu de la Bible, qui est en réalité l'invitation à regarder : "Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle." (Jean 3:16)
IV — Les signes de vie : comment savoir que vous êtes né de nouveau
Revenez à l'image du début. Vous savez que vous êtes né parce que vous êtes vivant. La nouvelle naissance a aussi des signes de vie, et la Première Épître de Jean, que l'Église a toujours attribuée au même apôtre qui a rapporté la conversation avec Nicodème, en traite du début à la fin. Et l'auteur dit pourquoi il a écrit : "Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu." (1 Jean 5:13)
Notez bien : afin que vous sachiez. La Première Épître de Jean n'a pas été écrite pour laisser le croyant dans le doute, mais pour lui donner de l'assurance. Elle présente, répartis sur les cinq chapitres, les traits de famille de celui qui est né de Dieu.
| Le signe | Ce que Jean dit | Ce que cela veut dire en pratique |
|---|---|---|
| La foi en Christ | "Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui." (1 Jean 5:1) | Votre confiance repose sur qui est Jésus et sur ce qu'il a fait, et non sur ce que vous faites. |
| Une vie qui recherche ce qui est juste | "Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui." (1 Jean 2:29) | Vous avez commencé à vouloir plaire à Dieu. Vous commettez des erreurs, mais la direction a changé. |
| L'amour pour les frères | "Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort." (1 Jean 3:14) | Les gens de l'église, qui auparavant vous étaient indifférents, ont commencé à compter pour vous. |
| Le péché sans demeure | "Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu." (1 Jean 3:9) | Vous trébuchez encore, mais vous ne parvenez plus à vivre en paix avec le péché. |
| Une foi qui résiste au monde | "parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi." (1 Jean 5:4) | La pression pour revenir en arrière apparaît, et la foi reste debout. |
Et il y a un signe qui ne figure pas dans une colonne, parce qu'il se passe à l'intérieur : "L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu." (Romains 8:16) C'est cette confiance d'enfant qui fait que le croyant appelle Dieu Père, non par récitation, mais de tout son cœur (Romains 8:15).
Comment utiliser ces signes — et comment ne pas les utiliser
Ces signes sont ceux d'un nouveau-né, pas d'un athlète. Personne ne s'attend à ce qu'un bébé coure ; on s'attend à ce qu'il respire, pleure de faim et réagisse à la voix de sa mère. C'est pourquoi il faut trois précautions :
- Ne les utilisez pas comme une règle pour mesurer les autres. Vous ne voyez pas le cœur de votre frère, de votre conjoint ou de votre enfant. Dieu le voit. Cette liste est faite pour que vous regardiez dans le miroir, pas par la fenêtre.
- Ne les lisez pas comme une preuve de perfection. La même lettre dit : "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous." (1 Jean 1:8) La question est de savoir s'il y a de la vie et vers où elle pointe, et non si vous êtes déjà arrivé.
- Ne restez pas seul avec le doute. Si, en regardant, vous ne reconnaissez presque aucun de ces signes, ce n'est pas une condamnation. C'est une invitation. Aujourd'hui même, vous pouvez regarder vers Christ, comme celui qui avait été mordu regardait vers la perche. Et si le doute persiste, cherchez un pasteur ou un frère mûr de cette maison pour en parler la Bible ouverte.
✶ La phrase à retenir. Vous n'avez pas besoin de vous souvenir du jour de l'accouchement pour savoir que vous êtes en vie. Vous avez besoin de respirer.
V — Tout nouveau-né a besoin de soins
Pierre écrit à de nouveaux chrétiens avec une image de pouponnière : "désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut," (1 Pierre 2:2) La naissance a lieu par l'œuvre de Dieu ; la croissance vient ensuite, et elle a besoin de nourriture. Pierre dit quelle est cette nourriture un peu plus tôt, lorsqu'il rappelle comment ils sont nés : "puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu." (1 Pierre 1:23) La Parole qui engendre est la même qui nourrit.
Ce qui est arrivé à Nicodème
L'Évangile de Jean ne raconte pas la fin de la conversation de cette nuit-là. Mais Nicodème apparaît encore deux fois, et toutes deux parlent fort.
La première fois, les chefs religieux voulaient condamner Jésus sans l'entendre, et Nicodème, celui qui était venu de nuit vers Jésus, a élevé la voix : "Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus , et qui était l’un d’entre eux, leur dit : Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait ?" (Jean 7:50-51) C'était encore peu, mais ce n'était déjà plus caché.
La seconde fois, Jésus était mort sur la croix. La plupart des disciples s'étaient dispersés. Et qui apparaît ? "Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès." (Jean 19:39) L'homme qui était arrivé dans l'obscurité se tenait maintenant à la lumière du jour, au pied de la croix, prenant soin du corps du Seigneur devant tout le monde.
La Bible ne rapporte pas la date de la conversion de Nicodème. Elle rapporte la direction de sa vie : de la nuit vers le grand jour, de l'éloge prudent vers le soin public porté au Crucifié.
Comment nous en prenons soin dans cette maison
Cette Église prend au sérieux la parole de Jésus à Nicodème, et cela se traduit par des décisions concrètes :
- Des appels clairs, jamais manipulés. Nous n'utilisons pas de pression émotionnelle, de musique pour arracher des larmes ni de promesse que l'Évangile ne fait pas. Une décision arrachée de force n'est pas une nouvelle naissance.
- Le coût expliqué à l'avance. Celui qui décide de suivre Christ doit savoir ce qu'il décide.
- Le discipulat pour chaque nouveau-né. C'est exactement le rôle de cette classe. Un bébé ne s'élève pas tout seul, et un nouveau croyant non plus.
- Le baptême et l'admission comme membre avec soin. Non par méfiance, mais parce que nous voulons des vies transformées, et non des chiffres. Baptiser une seule personne qui est née de nouveau vaut mieux que de remplir un baptistère de gens qui se sont seulement mouillés.
Fermes, sans illusion
La nouvelle naissance est l'œuvre de Dieu, et la sécurité du croyant est en Christ, et non dans sa propre force. En même temps, la Bible parle de cette sécurité au présent, pour celui qui continue de croire : "si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j’ai été fait ministre." (Colossiens 1:23) Nous croyons qu'il est possible d'abandonner la foi par une décision persistante, et c'est pourquoi le Seigneur appelle à demeurer : "Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi." (Jean 15:4)
Cela n'a pas été écrit pour hanter celui qui trébuche. Cela a été écrit pour garder proche celui qui est proche. L'enfant qui tombe ne cesse pas d'être un enfant ; il pleure, on le relève et il continue de marcher. "Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste." (1 Jean 2:1)
Christ dans la leçon
Toute la conversation de Jean 3 débouche sur une Personne élevée sur une perche.
Nicodème voulait comprendre comment on naît de nouveau, et Jésus a répondu en montrant qui. Le remède du désert n'était pas une technique ; c'était un signe élevé sur l'ordre de Dieu, pour que quiconque était mourant regarde et vive. Le remède au péché n'est pas non plus une technique. C'est le Fils de Dieu suspendu à la croix, portant sur lui le venin qui nous tuait : "Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu." (2 Corinthiens 5:21)
Et cela ne s'est pas arrêté à la croix. Pierre dit que Dieu nous a régénérés pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts (1 Pierre 1:3). La vie nouvelle que nous recevons est la vie du Ressuscité qui parvient jusqu'à nous par l'Esprit. C'est pourquoi elle ne dépend pas de votre force aujourd'hui. Elle dépend d'à quel point il est vivant — et il l'est.
Remarquez aussi Nicodème au pied de la croix, avec la myrrhe et l'aloès. L'homme qui avait demandé comment cela pouvait se faire a vu la réponse de ses propres yeux : le Fils de l'homme élevé, exactement comme Jésus l'avait dit. La question de la nuit a trouvé sa réponse au Calvaire.
C'est vers là que ce cours dirige votre regard. Non pas vers l'intérieur, à la recherche d'une date. Non pas vers l'arrière, à la recherche d'une émotion. Vers le haut, vers Celui qui a été élevé. "afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle." (Jean 3:15) Celui qui regarde vers lui vit.
Application pratique
- Remplacez la question "quand était-ce ?" par "en qui est-ce que je mets ma confiance aujourd'hui ?". Si votre confiance est en Christ et non dans ce que vous faites, vous regardez au bon endroit.
- Regardez dans le miroir, pas par la fenêtre. Les signes de vie de 1 Jean sont là pour vous permettre de vous connaître, pas pour mesurer la foi de votre conjoint, de vos enfants ou de votre voisin de banc.
- Nourrissez le nouveau-né. Du lait tous les jours, et non un banquet une fois par mois : un chapitre de la Bible, même court, et une prière simple. C'est ainsi qu'un bébé grandit.
- Si le doute vous serre le cœur, parlez-en. Prenez rendez-vous pour discuter avec un pasteur ou un frère mûr. Nicodème aussi a commencé dans l'obscurité, mais il est allé parler à celui qui pouvait répondre.
- Sortez de la nuit peu à peu. Nicodème a pris du temps, mais il est passé de l'obscurité à la lumière. Choisissez un domaine de votre vie où votre foi est encore cachée et laissez-la paraître, avec sagesse et sans provoquer personne.
Prière finale
Seigneur notre Dieu, nous te remercions parce que la vie nouvelle ne dépend pas de nous. Tu as promis de laver ce qui était souillé et de remplacer le cœur de pierre par un cœur de chair, et tu as accompli cette promesse en Christ.
Seigneur Jésus, merci parce que tu as été élevé sur la croix afin que quiconque regarde vers toi ne périsse pas. Nous regardons vers toi aujourd'hui. Reçois celui qui ne t'a pas encore reçu, et ne laisse personne sortir de cette classe tranquille par illusion ni écrasé par la peur.
Saint-Esprit, souffle où tu veux, comme le vent. Donne la vie là où il y a la mort. Rends témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu, et donne à chaque nouveau-né de cette maison la faim de ta Parole.
Garde-nous en toi jusqu'à la fin. Quand nous trébucherons, relève-nous ; quand nous douterons, montre-nous de nouveau la croix. Et fais de cette Église une famille de gens qui sont nés de nouveau. Au nom de Jésus. Amen. Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Que signifie naître de nouveau, selon la Bible ?+
C'est l'œuvre du Saint-Esprit qui donne une vie nouvelle à celui qui était mort dans ses péchés. Jésus a dit à Nicodème : "Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu." (Jean 3:3). Ce n'est pas améliorer son comportement, changer de religion ou traverser une forte émotion. C'est recevoir une vie qui vient de Dieu, donnée à ceux qui croient en Christ : "non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu." (Jean 1:13). Dieu l'avait promis des siècles plus tôt, par Ézéchiel : "Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair." (Ézéchiel 36:26). Celui qui donne la nouvelle naissance, c'est Dieu ; celui qui la reçoit, c'est le pécheur qui se repent et croit en Christ. C'est pourquoi le même chapitre qui parle de la nouvelle naissance se termine en parlant de la foi : "Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle." (Jean 3:16).
Naître d'eau et d'Esprit (Jean 3:5) veut-il dire que le baptême sauve ?+
Non. Le baptême d'eau est une ordonnance du Seigneur, et cette église le prend très au sérieux, mais il est le témoignage public de celui qui est déjà né de nouveau, et non ce qui produit la nouvelle naissance. Trois éléments aident à comprendre Jean 3:5. Premièrement, Jésus demande à Nicodème quelque chose qu'un docteur d'Israël devrait savoir (Jean 3:10), et l'Ancien Testament associait déjà l'eau et l'Esprit dans la promesse d'Ézéchiel, où Dieu annonce qu'il répandra une eau pure pour purifier les siens et qu'il mettra son Esprit au-dedans d'eux (Ézéchiel 36:25, 27). L'eau et l'Esprit, là, représentent la purification et la vie nouvelle, et toutes deux sont l'œuvre de Dieu. Deuxièmement, l'Évangile de Jean lui-même utilise l'eau comme figure de l'Esprit (Jean 7:38, 39). Troisièmement, la Bible montre des personnes sauvées sans baptême, comme l'homme crucifié à côté de Jésus, à qui il a été promis qu'il serait ce jour même avec lui dans le Paradis (Luc 23:43), et des personnes qui ont reçu l'Esprit avant de descendre dans les eaux, comme la maison de Corneille (Actes 10:44-47). Celui qui croit est baptisé parce qu'il a déjà été lavé intérieurement, et non pour l'être.
Je ne connais pas la date de ma conversion. Est-ce que cela veut dire que je ne suis pas né de nouveau ?+
Non. Personne ne se souvient de son propre accouchement, et pourtant tout le monde sait qu'il est né : il est vivant, il respire, il a faim. Il en va de même pour la nouvelle naissance. Il y a des personnes qui se souviennent du jour et de l'heure, et c'est beau quand il en est ainsi. Il y en a d'autres qui ont été amenées peu à peu et ne savent pas dire quand la lumière s'est allumée. La Bible ne demande pas de chercher une date ; elle demande de regarder à la vie. Jésus a comparé celui qui naît de l'Esprit au vent, dont personne ne voit d'où il vient, mais que tout le monde entend (Jean 3:8). La bonne question n'est pas "quand était-ce ?", mais "en qui est-ce que je mets ma confiance aujourd'hui, et vers où va ma vie ?". Jean a écrit toute une épître dans ce but : "Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu." (1 Jean 5:13). Si le doute continue de peser, ne le portez pas seul : parlez-en avec un pasteur ou avec un frère mûr de cette assemblée.
1 Jean 3:9 dit que celui qui est né de Dieu ne pèche pas. Si je pèche encore, ne suis-je pas né de nouveau ?+
Lisez le verset entier, où les traductions diffèrent sur ce point : "Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu." (1 Jean 3:9). Le sujet est le fait de demeurer, de faire du péché sa demeure habituelle, et non de tomber parfois. La même épître dit, deux chapitres plus tôt : "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous." (1 Jean 1:8). Et juste après, elle offre le remède : "Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste." (1 Jean 2:1). Celui qui est né de Dieu trébuche encore, mais il ne parvient plus à habiter en paix avec le péché : celui-ci le dérange, lui pèse et le ramène à la confession. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9). S'il s'agit d'un péché qui vous domine depuis longtemps, cherchez de l'aide auprès des responsables ; ne luttez pas en cachette.
Celui qui a grandi dans l'église a-t-il aussi besoin de naître de nouveau ?+
Oui, il en a besoin, et le premier à l'entendre fut justement un homme religieux. Nicodème était pharisien, un chef parmi les Juifs, un docteur d'Israël, et Jésus lui a dit : "Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau." (Jean 3:7). Grandir dans un foyer chrétien est une immense bénédiction, parce que l'enfant entend l'Évangile dès son jeune âge. Mais personne n'hérite la vie nouvelle de ses parents, ni ne la reçoit par le temps passé sur les bancs de l'église ; quant aux enfants de Dieu : "non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu." (Jean 1:13). Pour beaucoup de ceux qui ont grandi dans l'église, la nouvelle naissance n'a pas de scène dramatique ; ils ont mis leur confiance en Christ tôt et ont grandi dans cette foi. Ce qui compte, c'est de savoir si la foi a cessé d'être celle de vos parents pour devenir la vôtre, et si elle donne des signes de vie.
Puis-je avoir l'assurance d'être sauvé, sans tomber dans le "une fois sauvé, toujours sauvé" ?+
Oui, vous le pouvez, et Dieu veut que vous l'ayez. Jean a écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle (1 Jean 5:13), et Paul dit : "L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu." (Romains 8:16). L'assurance ne vient pas de votre performance, mais de Christ, en qui vous mettez votre confiance. En même temps, la Bible parle de cette sécurité au présent pour celui qui continue de croire : "si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j’ai été fait ministre." (Colossiens 1:23). Nous croyons qu'il est possible que quelqu'un abandonne la foi par une décision persistante, et c'est pourquoi l'Écriture appelle à demeurer : "Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi." (Jean 15:4). Ce n'est pas une menace pour celui qui lutte et trébuche. C'est une invitation à rester près de celui qui garde. Celui qui regarde à Christ aujourd'hui peut se reposer aujourd'hui.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Naître de nouveau est l'œuvre de Dieu, reçue par celui qui se repent et regarde avec foi vers Christ élevé sur la croix ; et celui qui est né le sait non pas parce qu'il se souvient d'une date, mais parce qu'il a des signes de vie.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture (l'accroche : personne ne se souvient de son propre accouchement) |
| 5–13 min | Point 1 — Un homme religieux qui avait besoin de naître (Jean 3:1-3) |
| 13–21 min | Point 2 — L'eau et l'Esprit (Jean 3:4-8) |
| 21–29 min | Point 3 — Regarder vers Celui qui a été élevé (Jean 3:9-16) |
| 29–34 min | Activité (l'acte de naissance et le pouls) |
| 34–41 min | Point 4 — Les signes de vie et le soin du nouveau-né |
| 41–45 min | Conclusion en Christ + défi de la semaine + prière |
Commencez ainsi
Demandez à la classe : "Qui ici se souvient du jour de sa naissance ?" Cela fera rire, et quelqu'un dira "personne ne s'en souvient". Laissez les rires s'exprimer.
Posez ensuite la deuxième question : "Et quelqu'un ici doute-t-il d'être né ?" Nouveaux rires. Demandez : "Pourquoi ? Comment le savez-vous ?" Des réponses viendront comme "parce que je suis vivant", "parce que je respire", "parce que j'ai un acte de naissance", "parce que ma mère me l'a raconté".
Écrivez au tableau : PERSONNE NE SE SOUVIENT DE L'ACCOUCHEMENT. TOUT LE MONDE SAIT QU'IL EST VIVANT. Dites : "Aujourd'hui, nous allons lire la conversation dans laquelle Jésus a dit à un homme très religieux qu'il devait naître de nouveau. Et à la fin, nous reviendrons à cette phrase au tableau."
Point 1 — Un homme religieux qui avait besoin de naître
- Dans le support de la classe : la Marque 4 d'une Église saine, la véritable conversion, et le point du Pacte ecclésial qui parle de ceux qui ont été amenés par la grâce divine à la repentance et à la foi.
- Ce qu'il faut enseigner : présentez Nicodème tel qu'il était : pharisien, autorité, le docteur d'Israël (Jean 3:10). Il est venu de nuit et est arrivé en faisant un éloge. Jésus n'a pas demandé plus d'efforts ; il a dit qu'il devait naître (Jean 3:3). Le problème de l'être humain n'est pas un manque d'application, c'est un manque de vie. Ramenez ensuite cela à aujourd'hui : beaucoup de gens entrent dans l'église, changent de vocabulaire, se font même baptiser, et restent les mêmes, parce que personne n'a expliqué que la conversion n'est pas une simple adhésion. Dites cela sans viser personne dans la salle.
- Verset d'ancrage (Louis Segond 1910) : "Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu." (Jean 3:3)
- Question clé : "Si Nicodème, qui priait, jeûnait et étudiait la Loi, avait besoin de naître de nouveau, qu'est-ce que cela dit sur ce que la religion peut faire pour quelqu'un ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "la religion ne sauve pas", "on peut être religieux sans connaître Dieu", "il savait beaucoup de choses mais n'avait pas la vie". Approfondissez : "Quelle est alors la différence entre changer d'habitudes et naître de nouveau ?" Laissez la classe arriver à l'idée qu'une habitude se change par l'effort, mais que la vie ne peut qu'être reçue.
- Si personne ne parle : racontez, en quelques phrases, la scène d'un homme respecté allant voir Jésus en cachette, la nuit, avec un éloge préparé — et Jésus ignorant l'éloge. Demandez : "Pourquoi pensez-vous que Jésus a été si direct avec lui ?"
Point 2 — L'eau et l'Esprit
- Dans le support de la classe : la Marque 4, dans la partie qui traite de la nouvelle naissance comme œuvre du Saint-Esprit, et l'engagement de cette maison à baptiser par conviction, après le cours des nouveaux membres.
- Ce qu'il faut enseigner : lisez Jean 3:4-8. Expliquez que la chair engendre la chair : ce que l'homme fait tout seul ne produit pas la vie de Dieu. Montrez pourquoi Jésus reprend Nicodème (Jean 3:10) : lisez Ézéchiel 36:25-27 et montrez que là, l'eau (purification) et l'Esprit (cœur nouveau) allaient déjà ensemble, et que Dieu est le sujet de tous les verbes. Ensuite, le vent : pneûma signifie vent et esprit en même temps ; personne ne voit le vent, mais on voit ce qu'il met en mouvement. Précaution doctrinale obligatoire : dites clairement que Jean 3:5 n'enseigne pas que le baptême produit la nouvelle naissance. Utilisez les trois appuis de l'Étude : Ézéchiel 36, l'eau comme figure de l'Esprit (Jean 7:38-39) et les exemples de l'homme sur la croix (Luc 23:43) et de la maison de Corneille (Actes 10:44-47). Et dites avec la même clarté que le baptême est un commandement et que cette Église le pratique avec sérieux.
- Verset d'ancrage (Louis Segond 1910) : "Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair." (Ézéchiel 36:26)
- Question clé : "Comment sait-on qu'il y a du vent, si personne ne voit le vent ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "par les feuilles de l'arbre", "par le bruit", "par le linge sur le fil", "par la fraîcheur". Approfondissez : "Et comment remarque-t-on que l'Esprit est passé dans la vie d'une personne ?" Laissez émerger des exemples généraux, sans demander à personne de parler de soi.
- Si personne ne parle : montrez la fenêtre ou un ventilateur allumé et demandez : "Que voyez-vous : le vent ou ce qu'il fait bouger ?" La classe répond d'elle-même.
Point 3 — Regarder vers Celui qui a été élevé
- Dans le support de la classe : la Marque 4, dans la définition de la conversion comme repentance et foi, une réponse humaine rendue possible par la grâce de Dieu.
- Ce qu'il faut enseigner : racontez Nombres 21:4-9 comme une histoire : le peuple s'est plaint de Dieu, les serpents sont venus, le peuple a confessé qu'il avait péché, Dieu a ordonné d'élever le serpent d'airain, et quiconque le regardait vivait. Lisez ensuite Jean 3:14-15 : ainsi le Fils de l'homme devait être élevé sur la croix. Le venin est le péché, le remède est Christ, le regard est la foi. Expliquez la distinction dans un langage simple : la nouvelle naissance est l'œuvre de Dieu (Jean 6:63), Dieu prend l'initiative et attire (Jean 12:32), et la vie est reçue par celui qui se repent et croit (Jean 1:12-13). Et la grâce n'entraîne pas de force : on peut préférer les ténèbres (Jean 3:19). Utilisez la curiosité de 2 Rois 18:4 pour montrer que le pouvoir n'a jamais été dans le métal : personne ne naît de nouveau par un objet, un lieu ou une formule.
- Verset d'ancrage (Louis Segond 1910) : "Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle." (Jean 3:14-15)
- Question clé : "Que devait faire l'Israélite mordu pour vivre ? Et que n'avait-il pas besoin de faire ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "seulement regarder", "il n'avait pas besoin de le mériter", "il n'avait pas besoin de fabriquer un remède", "il devait reconnaître qu'il avait été mordu". Valorisez beaucoup cette dernière réponse. Approfondissez : "Celui qui pensait ne pas avoir été mordu allait-il regarder vers la perche ?" Amenez au lien entre reconnaître le péché (la repentance) et regarder vers Christ (la foi).
- Si personne ne parle : lisez Nombres 21:9 lentement et demandez seulement : "Quel verbe décide de la vie dans ce verset ?" La réponse est le verbe regarder.
Activité
- Objectif : comprendre, en discutant, que l'assurance de la nouvelle naissance ne vient pas du souvenir d'une date, mais des signes de vie et du témoignage de Dieu, sans que personne ait besoin de raconter sa propre histoire.
- Matériel : un tableau et un feutre. Rien de plus.
- Étape par étape : divisez le tableau en deux colonnes. À gauche, écrivez COMMENT JE SAIS QUE JE SUIS NÉ. À droite, COMMENT ON SAIT QU'ON EST NÉ DE NOUVEAU. Prévenez avant de commencer que les réponses sont générales et qu'on ne posera de question à personne sur sa propre vie. Remplissez d'abord la colonne de gauche avec la classe : acte de naissance, je respire, je mange, je grandis, ma mère me l'a raconté, j'ai un air de famille. Passez ensuite à la colonne de droite et laissez la classe chercher des parallèles, la Bible ouverte dans 1 Jean : l'acte de naissance devient la Parole de Dieu qui dit qui est enfant (1 Jean 5:13) ; la respiration devient la foi en Christ (1 Jean 5:1) ; la faim devient le désir de la Parole (1 Pierre 2:2) ; l'air de famille devient l'amour pour les frères (1 Jean 3:14) ; et la voix de ceux qui prennent soin de nous devient le témoignage de l'Esprit (Romains 8:16). Écrivez chaque parallèle à droite, à la hauteur de son équivalent.
- Conclusion (retour au texte) : "Remarquez que dans aucune des deux colonnes n'apparaît 'je me souviens du jour'. Personne ne sait qu'il est né parce qu'il s'en souvient. On le sait parce qu'on est vivant. Jean a écrit sa lettre afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle. Dieu ne veut pas d'enfants inquiets ; il veut des enfants qui respirent."
Point 4 — Les signes de vie et le soin du nouveau-né
- Dans le support de la classe : la Marque 4, dans les fruits de la conversion et dans la pratique de cette maison qui accompagne chaque nouveau converti dans le discipulat, ainsi que l'engagement du Pacte à grandir dans la Parole et dans la prière.
- Ce qu'il faut enseigner : présentez le tableau des signes de 1 Jean de l'Étude (la foi en Christ, une vie qui recherche ce qui est juste, l'amour pour les frères, le péché sans demeure, une foi qui résiste au monde) et le témoignage de l'Esprit (Romains 8:16). Donnez les trois précautions : un miroir et non une fenêtre, un nouveau-né et non un athlète, et un doute qu'on ne porte pas tout seul. Lisez 1 Jean 3:9 avec 1:8 et 2:1, pour que personne ne reparte en pensant qu'un faux pas annule la naissance. Racontez ensuite le parcours de Nicodème : de la nuit (Jean 3:2) à la défense timide (Jean 7:50-51) puis au soin public au pied de la croix (Jean 19:39). La Bible ne rapporte pas la date ; elle rapporte la direction. Terminez avec 1 Pierre 2:2 : un nouveau-né a besoin de lait, et cette classe existe pour cela. Parlez de l'assurance sans tomber dans le "une fois sauvé, toujours sauvé" : la fermeté en Christ pour celui qui demeure en lui (Colossiens 1:23 ; Jean 15:4), et le pardon pour celui qui trébuche et revient (1 Jean 2:1). Attention pastorale : c'est le point où des personnes sincères peuvent repartir avec de la peur. Dites à haute voix qu'on ne posera de question à personne sur sa propre conversion et que la liste ne sert à mesurer personne dans la salle.
- Verset d'ancrage (Louis Segond 1910) : "Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu." (1 Jean 5:13)
- Question clé : "De quoi un nouveau-né a-t-il besoin pour grandir ? Et de quoi un nouveau croyant a-t-il besoin ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "de lait", "de bras", "de quelqu'un qui prenne soin de lui", "de temps", "de sommeil". Approfondissez : "Quel est le lait du croyant, selon Pierre ? Et qui sont les bras qui le portent ?" Amenez à la Parole (1 Pierre 1:23 ; 2:2) et à l'Église qui accompagne.
- Si personne ne parle : racontez le parcours de Nicodème dans les trois moments et demandez : "Dans lequel des trois paraît-il le plus vivant ? Et qu'est-ce qui a changé entre le premier et le dernier ?"
Si on vous pose cette question
Question : "Naître d'eau veut-il dire que celui qui n'a pas été baptisé n'est pas sauvé ?" Réponse courte : Non. Dans Jean 3:5, l'eau et l'Esprit reprennent la promesse d'Ézéchiel 36:25-27 : purification et cœur nouveau, et les deux sont l'œuvre de Dieu. L'homme sur la croix a été sauvé sans baptême (Luc 23:43), et la maison de Corneille a reçu l'Esprit avant les eaux (Actes 10:44-47). Le baptême est un commandement et le témoignage public de celui qui est déjà né de nouveau ; cette Église le pratique avec sérieux, mais il ne produit pas la nouvelle naissance.
Question : "Je ne connais pas le jour où je me suis converti. Est-ce que cela n'a pas eu lieu ?" Réponse courte : Personne ne se souvient de son propre accouchement et tout le monde sait qu'il est vivant. La Bible ne demande pas de chercher une date ; elle demande de regarder à la vie (Jean 3:8 ; 1 Jean 5:13). La bonne question est "en qui est-ce que je mets ma confiance aujourd'hui ?". Si le doute continue de peser, proposez une discussion après le cours ou avec les responsables. N'exigez jamais une date de qui que ce soit.
Question : "1 Jean 3:9 dit que celui qui est né de Dieu ne pèche pas. Et moi, qui pèche encore ?" Réponse courte : Les traductions diffèrent sur ce point, car le sujet est de demeurer dans le péché, d'en faire sa demeure. La même lettre dit que celui qui affirme n'avoir pas de péché se séduit lui-même (1 Jean 1:8) et présente l'Avocat à celui qui pèche (1 Jean 2:1). Celui qui est né de Dieu trébuche encore, mais ne parvient plus à vivre en paix avec le péché. S'il s'agit de quelque chose qui domine la personne depuis longtemps, orientez-la vers les responsables.
Question : "Alors je peux perdre mon salut à tout moment ?" Réponse courte : La sécurité est en Christ, et celui qui regarde vers lui aujourd'hui peut se reposer aujourd'hui. La Bible parle de cette fermeté pour celui qui demeure dans la foi (Colossiens 1:23 ; Jean 15:4), et nous croyons qu'il est possible d'abandonner la foi par une décision persistante. Mais cela ne veut pas dire que chaque faux pas défait la nouvelle naissance : l'enfant qui tombe est relevé, confesse son péché et est pardonné (1 Jean 1:9 ; 2:1). Soignez le ton : celui qui pose cette question a presque toujours peur.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : "Vous vous souvenez de la phrase au tableau ? Personne ne se souvient de l'accouchement ; tout le monde sait qu'il est vivant. Nicodème est allé voir Jésus de nuit en voulant comprendre comment on naît de nouveau, et Jésus a montré une perche dans le désert et une croix qui allait encore être dressée. Ce n'est pas une technique, c'est un regard. Il est mort en portant notre venin et il est ressuscité pour nous donner sa vie. Et l'homme de la nuit a fini au pied de cette croix, à la lumière du jour. Ne cherchez pas la réponse en vous-mêmes ni dans une date ancienne. Regardez vers Celui qui a été élevé. Celui qui regarde vers lui vit."
- Défi : Cette semaine, lisez la Première Épître de Jean en entier, un chapitre par jour, du lundi au vendredi (ce sont cinq chapitres courts ; si la lecture est difficile, écoutez la lecture audio). Sur une feuille ou dans les notes de votre téléphone, notez chaque verset où apparaît l'idée d'être né de Dieu ou l'expression "par là nous connaissons", et écrivez à côté, en quelques mots, quel signe de vie il montre. Samedi, priez avec votre liste en main : remerciez Dieu pour un signe que vous voyez déjà en vous et priez-le pour un signe qui est encore faible. Dimanche, revenez avec votre récit.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez à haute voix Jean 3:1-21, Ézéchiel 36:24-28 et Nombres 21:4-9, puis la Première Épître de Jean en entier (cela prend une vingtaine de minutes). Lisez aussi Jean 7:45-52 et Jean 19:38-42 pour voir le parcours de Nicodème. Faites vous-même le défi de la semaine avant de le demander à la classe. Marquez dans votre Bible : Jean 3:3 · Jean 3:5-8 · Ézéchiel 36:25-27 · Jean 7:38-39 · Nombres 21:8-9 · Jean 3:14-16 · Jean 1:12-13 · Jean 3:19 · 1 Jean 5:13 · 1 Jean 3:9 · 1 Jean 1:8 · 1 Jean 2:1 · Romains 8:16 · 1 Pierre 2:2 · Jean 19:39 · Colossiens 1:23.
- Apportez : votre Bible, un tableau et un feutre, ainsi que quelques feuilles blanches pour ceux qui voudraient commencer la liste du défi sur place. Ayez sous la main les coordonnées de la personne à contacter parmi les responsables si quelqu'un demande un entretien au sujet d'un doute sur le salut.
- Priez avant : pour ceux qui sont dans l'église depuis longtemps et ne sont jamais nés de nouveau — qu'aujourd'hui ils regardent vers Christ, sans honte et sans pression. Pour ceux qui ont peur de ne pas être sauvés parce qu'ils ne connaissent pas la date — que le mot "vie" arrive avant la peur. Pour ceux qui ont trébuché cette semaine et pensent avoir tout perdu. Et pour vous, afin que le cours se termine en dirigeant les regards vers Celui qui a été élevé, et non vers l'intérieur de qui que ce soit.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Cette semaine, lisez la Première Épître de Jean en entier, un chapitre par jour, du lundi au vendredi (ce sont cinq chapitres courts ; si la lecture est difficile, écoutez la lecture audio). Sur une feuille ou dans les notes de votre téléphone, notez chaque verset où apparaît l'idée d'être né de Dieu ou l'expression "par là nous connaissons", et écrivez à côté, en quelques mots, quel signe de vie il montre. Samedi, priez avec votre liste en main : remerciez Dieu pour un signe que vous voyez déjà en vous et priez-le pour un signe qui est encore faible. Dimanche, revenez avec votre récit.
Pourquoi
Parce que vous ne savez pas que vous êtes né de nouveau en vous souvenant d'une date, mais parce que vous avez des signes de vie. Jean a écrit cette lettre exactement pour cela : "Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu." (1 Jean 5:13) Lire la lettre en entier, c'est laisser Dieu lui-même montrer les traits de famille de ses enfants. Et c'est aussi prendre le lait dont tout nouveau-né a besoin : "désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut," (1 Pierre 2:2)
Comment savoir que vous l'avez fait
Vous avez lu (ou écouté) les cinq chapitres, vous avez la liste avec les versets notés et vous avez fait la prière de samedi avec elle en main, en disant à Dieu un signe pour lequel vous le remerciez et un signe pour lequel vous le priez.
Dimanche, revenez avec votre récit
Apportez la liste. Vous n'avez pas besoin de raconter quel signe est encore faible en vous ; cela reste entre vous et Dieu. Dites seulement quel verset vous a le plus parlé et pourquoi.







