Texte d'or
“Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.” (Hébreux 12:6, LSG)
Hébreux 12 dit que la correction de Dieu est la preuve que nous sommes fils, et non un signe de rejet. Le cours montre comment cet amour parvient à l'Église : avec douceur, d'abord en privé, avec des limites claires et avec la table dressée pour celui qui revient. Il sépare la discipline de l'abus et du crime, et enseigne le côté le plus difficile, celui de la personne qui reçoit la correction.
Leçon 8 • L’amour qui corrige — Classe des Nouveaux membres.
La septième marque d'une Église saine : la correction qui naît de l'amour. Pourquoi Dieu corrige ses enfants, comment l'Église corrige sans humilier, où ce chemin ne s'applique pas, et le côté le plus difficile de tous : apprendre à recevoir.
Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES (Brésil) • Classe des Nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.
✶ Texte d'or — Hébreux 12:6
"Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils." (Hébreux 12:6)
- Textes de l'étude — Hébreux 12:5-11 · Proverbes 3:11-12 · Apocalypse 3:19 · Galates 6:1-2 · Matthieu 18:12-17 · 1 Corinthiens 5:1-13 · 2 Corinthiens 2:5-11 · 2 Thessaloniciens 3:14-15 · 1 Timothée 5:19-20 · Proverbes 9:8-9
- Lecture en classe — Hébreux 12:5-11 et Galates 6:1-2
- Version biblique — Toutes les citations bibliques suivent la version de référence en français, vérifiées mot à mot.
Imaginez deux médecins regardant le même examen médical.
Le premier voit un résultat anormal et ne dit rien. Vous avez l'air fatigué, il ne veut pas gâcher votre journée, et après tout vous n'avez même rien demandé. Il sourit, dit que tout va bien et fixe le prochain rendez-vous dans un an.
Le second voit le même résultat, approche sa chaise et dit : « J'ai besoin de vous parler de quelque chose dans votre examen. » La conversation n'est pas agréable. Peut-être sortirez-vous de là contrarié. Mais il explique, présente le traitement et vous dit qu'il va vous accompagner.
Lequel des deux vous aime le plus ?
Presque tout le monde répond vite. Mais, lorsqu'il s'agit de notre vie avec Dieu, la culture nous a enseigné le contraire : celui qui aime ne se mêle de rien, celui qui aime laisse passer, et celui qui corrige est en train d'attaquer. La Bible dit autre chose, et elle le dit dans notre texte d'or : le Seigneur corrige celui qu'il aime (Hébreux 12:6). Dans le Royaume de Dieu, la correction n'est pas l'opposé de l'amour. Elle en est l'une des formes.
Ce cours suit le chemin de la septième marque de notre maison, la discipline biblique dans l'Église. D'abord, le Père qui corrige ses enfants. Ensuite, pourquoi l'Église a peu à peu cessé de corriger. Puis, les trois objectifs de la correction et le chemin que Jésus a enseigné, avec ses limites. Après cela, le cas de Corinthe et son dénouement. Et, enfin, la partie que presque personne n'enseigne : comment recevoir une correction.
I — Le Père qui corrige : la discipline est un mot de famille
L'épître aux Hébreux a été écrite pour des chrétiens fatigués. Ils avaient perdu des biens, subi l'humiliation publique à cause de la foi, et certains envisageaient de revenir en arrière. L'auteur ne leur dit pas que la souffrance est le signe que Dieu les a abandonnés. Il ouvre la Bible qu'ils connaissaient, les Proverbes, et leur rappelle :
"Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils." (Hébreux 12:5-6)
Remarquez l'expression qu'il emploie pour décrire ce texte : une exhortation qui s'adresse à eux comme à des fils. Les Proverbes disent la même chose, avec une image encore plus douce : "Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Éternel, Et ne t’effraie point de ses châtiments ; Car l’Éternel châtie celui qu’il aime, Comme un père l’enfant qu’il chérit." (Proverbes 3:11-12)
אב Dans l'original — grec
Le mot traduit par « correction » dans Hébreux 12 est paideía, de la même famille que paîs, « enfant ». Dans le monde grec, la paideía désignait toute l'éducation d'un enfant : enseigner, entraîner, accompagner et, lorsque c'était nécessaire, corriger. Le verbe est paideúō. Le Nouveau Testament possède un autre mot pour le châtiment, timōréō, qui signifie punir pour faire payer, par vengeance. Il apparaît dans Actes 22:5 et 26:11, lorsque Paul raconte comment, avant sa conversion, il poursuivait les chrétiens pour les faire châtier. Remarquez bien : le mot de la vengeance est dans la bouche du persécuteur. Le mot de la correction est dans la bouche du Père.
Le mot « discipline », en français, vient du latin et partage la même racine que « disciple » : c'est la manière dont l'apprenti est formé. C'est pourquoi on ne peut pas vouloir être disciple de Christ et refuser toute discipline. Ce serait comme vouloir apprendre à jouer d'un instrument sans jamais entendre dire : « cette note est fausse ».
Ce que le verset n'autorise pas
Le verbe traduit par « fouette » ou « châtie » fait peur, et il convient de le traiter avec soin. L'auteur utilise le langage des Proverbes pour parler de ce que Dieu fait avec ses enfants au travers des difficultés de la vie, et il ne donne à personne la permission d'en faire autant. Aucun pasteur, responsable, mari, père ou frère dans la foi n'a d'autorisation biblique pour frapper, blesser, menacer ou humilier quelqu'un au nom de ce passage. La correction que l'Église pratique se fait avec des paroles, avec du temps et avec douceur ; elle ne touche jamais au corps de personne.
On ne peut pas non plus lire ce texte à l'envers, comme si toute maladie ou toute perte était la punition d'un péché caché. Jésus a refusé cette lecture (Jean 9:1-3). Ce qu'Hébreux garantit est tout autre chose : Dieu ne gaspille rien de ce que traversent ses enfants.
Les pères de la terre et le Père du ciel
L'auteur fait une comparaison honnête : "Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté." (Hébreux 12:10)
Selon ce qui leur semblait bon. La Bible admet que les pères humains corrigent avec leurs limites. Certains visent juste, d'autres exagèrent, quelques-uns n'ont jamais rien corrigé, et il y a ceux qui n'ont connu à la maison que les cris et la violence. Si c'est votre cas, écoutez : ce que vous avez vécu n'est pas la règle de Dieu. Le Père céleste ne corrige pas par énervement, ni pour se défouler, ni pour montrer qui commande. Il corrige pour notre bien, avec un seul but : que nous lui ressemblions.
Le fruit vient après
"Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice." (Hébreux 12:11)
La Bible ne vous demande pas d'aimer être corrigé. Elle est réaliste : sur le moment, cela fait mal. Ce qu'elle promet, c'est l'après. Le terme traduit par exercés vient du monde de l'entraînement, de l'athlète qui répète le mouvement jusqu'à ce qu'il soit juste. La correction de Dieu est un entraînement d'enfant, et non la condamnation d'un accusé.
Jésus parle de cette manière même lorsque le reproche est dur. À l'Église tiède de Laodicée, il a dit : "Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi." (Apocalypse 3:19) Et juste après, il se présente en train de frapper à la porte, voulant entrer et souper avec celui qui ouvrira (Apocalypse 3:20). Le reproche vient de celui qui veut s'asseoir à table avec vous.
II — Une marque que l'Église a peu à peu oubliée
Si la correction est si biblique, pourquoi tant d'Églises aujourd'hui ne corrigent-elles plus personne ?
Il n'en a pas toujours été ainsi. Lors du réveil méthodiste du XVIIIe siècle, d'où provient une bonne partie de l'héritage de sainteté reçu par le mouvement pentecôtiste, les croyants se réunissaient chaque semaine en petites classes pour se rendre des comptes les uns aux autres : où en étaient la prière, la vie à la maison, le travail, les luttes contre le péché. Personne ne voyait cela comme une intrusion. C'était de la sollicitude. Être connu de près était le prix, mais aussi le cadeau, de l'appartenance.
Avec le temps, plusieurs facteurs ont poussé la correction hors des Églises :
- Le sentimentalisme. L'idée qu'aimer, c'est ne jamais contrarier. « Ici, on ne corrige pas, on accueille », comme si c'étaient deux choses opposées. Accueillir et corriger sont les deux mains d'un même berger.
- La peur. Corriger coûte cher. Les gens s'offensent, s'en vont, disent du mal. Il est plus facile de ne toucher à rien.
- L'individualisme. « Ma vie avec Dieu ne regarde que moi. » Paul répond en rappelant que, dans un corps, ce qui arrive à l'un atteint tout le monde : un peu de levain fait lever toute la pâte (1 Corinthiens 5:6).
- Les blessures. Beaucoup de gens ont vu la « discipline » se transformer en contrôle, en persécution ou en humiliation, et se sont mis à rejeter toute correction. Cette réaction est compréhensible. Mais le remède à une correction mal faite n'est pas de supprimer la correction. C'est de lui rendre la forme que Christ lui a donnée.
❤ Pour votre vie. Pensez aux personnes qui vous ont fait le plus de bien. Il est fort probable qu'au moins l'une d'entre elles, à un moment donné, vous ait dit quelque chose que vous ne vouliez pas entendre. "Mieux vaut une réprimande ouverte Qu’une amitié cachée." (Proverbes 27:5) Un amour qui ne parle jamais n'est pas un plus grand amour. C'est seulement un amour silencieux.
Lorsque la correction disparaît complètement, l'Église perd plus qu'elle ne l'imagine. Le péché toléré chez l'un finit par paraître normal à tous. Les frères fidèles se retrouvent sans voix, parce qu'ils constatent que rien ne changera. La parole des pasteurs perd de son poids. Et le monde, qui n'est pas dupe, remarque quand une Église parle de sainteté tout en cohabitant tranquillement avec le scandale.
III — Les trois objectifs de la correction et le chemin que Jésus a enseigné
La correction biblique poursuit trois objectifs en même temps. Quand l'un d'eux manque, quelque chose s'est déjà déréglé.
Premier objectif : restaurer celui qui est tombé
"Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté." (Galates 6:1)
אב Dans l'original — grec
Le mot traduit par « redressez » est katartízō, un verbe de réparation. C'est ce que Jacques et Jean étaient en train de faire lorsque Jésus les a appelés, dans une barque, alors qu'ils réparaient leurs filets (Matthieu 4:21). En dehors de la Bible, ce mot était aussi utilisé pour remettre en place un os déboîté. L'image est celle de quelqu'un qui raccommode et remet en place, avec des mains soigneuses, et non de quelqu'un qui brise définitivement.
Remarquez trois détails du verset. Ceux qui corrigent sont ceux qui sont spirituels, des personnes qui vivent près de Dieu, et non les plus colériques. La manière de faire est dans un esprit de douceur, une force maîtrisée, sans cris. Et celui qui corrige prend d'abord garde à lui-même, parce qu'il sait qu'il peut lui aussi tomber. Juste après, Paul complète : "Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ." (Galates 6:2) La correction biblique consiste à porter ensemble, et non à repousser au loin.
Deuxième objectif : protéger l'Église
Le péché dont personne ne s'occupe ne reste pas immobile. Il se répand, comme le levain dans la pâte (1 Corinthiens 5:6). Lorsque l'Église corrige avec amour, elle protège les autres frères, en particulier les plus fragiles, contre l'idée que cela est normal. C'est pourquoi Paul dit à Timothée, en parlant des anciens : "Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte." (1 Timothée 5:19-20)
Lisez ces deux versets ensemble. Ils traitent des responsables, exigent des témoins avant toute accusation et réservent le reproche devant l'Église à celui qui persiste dans le péché. Autrement dit : dans l'Église de Christ, un responsable n'est pas au-dessus de la correction, et cela protège le troupeau. Mais le texte n'autorise personne à exposer la vie d'un frère pour lui faire honte. L'exposition visant à humilier n'est pas une correction biblique.
Troisième objectif : garder le témoignage
"Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera." (1 Pierre 2:12) L'Église est appelée à être différente du monde, non par orgueil, mais afin que le monde voie, dans une communauté concrète, ce que signifie vivre avec Christ. Lorsque l'Église tolère ce que même ceux du dehors rejettent, elle éteint sa propre lumière.
Le chemin de Matthieu 18, étape par étape
Jésus a laissé un chemin à suivre lorsqu'un frère pèche contre un autre. Mais avant cela vient une histoire : celle du berger qui laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis pour chercher celle qui s'est perdue, et une phrase qui donne le ton à tout ce qui suit : "De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits." (Matthieu 18:14) Le chemin de la correction naît dans le cœur d'un berger qui cherche.
1. Seul à seul. "Si ton frère a péché , va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère." (Matthieu 18:15) Sans public, sans groupe de messagerie, sans en parler aux autres auparavant. L'objectif est de gagner son frère, et non de gagner la discussion. La plupart des cas doivent se terminer ici, et personne d'autre n'a besoin d'en savoir quoi que ce soit.
2. Avec un ou deux témoins. "Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins." (Matthieu 18:16) Les témoins ne viennent pas pour faire pression. Ils viennent pour écouter les deux parties, aider et garantir que personne ne commet d'injustice, ni celui qui accuse, ni celui qui est accusé.
3. L'Église. S'il refuse de les écouter, il faut le dire à l'Église (Matthieu 18:17). Seulement après les deux premières étapes, et lorsque la personne refuse d'abandonner son péché. En pratique, cela est conduit par la direction de l'Église, avec soin, sans détails inutiles et sans transformer la vie de quiconque en sujet de conversation dans les couloirs.
4. Comme un païen et un publicain. Et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit considéré comme un païen et un publicain (Matthieu 18:17). C'est la dernière étape, pour celui qui a refusé toutes les autres. La personne cesse d'être traitée comme quelqu'un qui vit l'engagement de membre. Mais rappelez-vous comment Jésus traitait les païens et les publicains : il mangeait avec eux et les appelait (Matthieu 9:9). Même la dernière marche indique le chemin du retour.
Et juste après ce cheminement, Pierre demande combien de fois il doit pardonner, et Jésus répond : "Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois." (Matthieu 18:22) Le même chapitre qui enseigne à corriger enseigne à pardonner sans compter.
Où ce chemin ne s'applique pas
Matthieu 18 concerne le péché entre frères. Ce n'est pas le chemin à suivre pour un crime.
Abus sexuel, harcèlement, violence conjugale, mauvais traitements, violence contre un enfant, un adolescent ou une personne âgée : rien de tout cela ne se règle par une conversation seul à seul entre la victime et son agresseur, ni n'attend une procédure interne. La première chose à faire est de protéger la personne blessée. Ensuite, il faut saisir les autorités et le réseau de protection (au Brésil : en cas d'urgence, le 190 ; le Disque 100 et le Conselho Tutelar pour les violences contre les enfants et les adolescents ; le Ligue 180 pour les violences faites aux femmes). La direction de l'Église doit être prévenue pour entourer et accompagner, mais jamais en remplacement du signalement aux autorités. La Bible appelle l'autorité civile un serviteur de Dieu chargé de punir le mal (Romains 13:4). Aucune Église sérieuse ne demande à la victime de se taire « pour éviter le scandale ».
🕊 Notre lecture. La discipline de l'Église et la justice de l'État ne sont pas en concurrence. L'Église veille sur la vie de communion de ses membres ; l'État juge les crimes. L'une ne remplace pas l'autre. Lorsqu'une Église essaie de régler un crime « en interne », elle ne fait pas preuve de discrétion. Elle laisse la victime toute seule.
IV — Corinthe : l'Église qui s'enorgueillissait de tolérer
Si Matthieu 18 est le chemin, 1 Corinthiens 5 est un cas réel, et un cas lourd. À Corinthe, un homme de l'Église vivait avec la femme de son propre père, une situation que même les païens de la ville condamnaient (1 Corinthiens 5:1). La Bible raconte le cas sans l'approuver et sans entrer dans les détails.
Ce qui a le plus troublé Paul, ce n'était pas seulement le péché. Ce fut la réaction de l'Église : "Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous !" (1 Corinthiens 5:2) Ils étaient enflés d'orgueil, pensant peut-être que tolérer était un signe de maturité. Paul dit qu'ils auraient dû être dans le deuil. La correction biblique naît des larmes, et non du plaisir de pointer du doigt. Une Église qui corrige sans pleurer n'est pas encore prête à corriger.
Une sentence visant le salut
L'ordre de Paul fut ferme : "Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous ." (1 Corinthiens 5:13) Et l'expression la plus difficile du chapitre est celle-ci : "qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus." (1 Corinthiens 5:5)
Ce n'est ni une malédiction ni un sortilège. C'est l'éloignement de la communion de l'Église. Celui qui persiste à vivre dans le péché cesse de bénéficier de la protection et du soin de la famille de la foi, et se retrouve à faire l'expérience du monde sans cet abri. La chair désigne ici la vie dominée par le péché. Et remarquez la fin du verset : afin que l'esprit soit sauvé. Même la mesure la plus sévère a pour but le salut de cette personne.
Le levain et la Pâque
"Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé." (1 Corinthiens 5:7) Lors de la Pâque, les familles d'Israël retiraient tout le levain de la maison : c'était le signe d'une vie nouvelle, qui laissait l'Égypte derrière elle. Paul dit que l'Église est la maison de ceux qui ont été délivrés par l'Agneau. Le péché assumé et défendu, c'est l'Égypte qui veut revenir habiter à l'intérieur.
Ceux du dedans et ceux du dehors
Paul pose une limite très claire, afin que personne n'utilise ce texte comme une arme : "Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ?" (1 Corinthiens 5:12) La correction s'adresse à celui qui se dit frère et vit tout le contraire : "Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme." (1 Corinthiens 5:11)
Le texte n'ordonne pas au croyant de s'éloigner de son voisin, de son collègue de travail ou de son parent non chrétien. Paul dit que, pour cela, il faudrait sortir du monde (1 Corinthiens 5:10). Avec ceux du dehors, l'Église vit, aime et annonce l'Évangile. Et le texte ne donne non plus à aucun membre, de sa propre initiative, le droit d'exclure, d'ignorer ou d'humilier un frère. Lorsqu'on en arrive là, la décision appartient à l'Église, conduite par ses responsables.
La fin que beaucoup de gens oublient de lire
L'histoire ne s'arrête pas en 1 Corinthiens 5. Dans la lettre suivante, Paul parle de quelqu'un qui avait été corrigé par l'Église et s'était repenti, et beaucoup comprennent qu'il s'agissait du même homme. L'ordre est maintenant tout autre : "Il suffit pour cet homme du châtiment qui lui a été infligé par le plus grand nombre, en sorte que vous devez bien plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive. Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui ;" (2 Corinthiens 2:6-8)
Pardonner, consoler et confirmer l'amour, en public, pour que tout le monde sache qu'il est revenu. Et Paul explique pourquoi : "afin de ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins." (2 Corinthiens 2:11) L'ennemi gagne du terrain lorsque l'Église ne corrige pas celui qui persiste dans le péché. Et il gagne aussi du terrain lorsque l'Église n'accueille pas en retour celui qui s'est repenti. Le chemin de la correction se termine à table, et non dans la rue.
V — Le sage et le moqueur : apprendre à recevoir la correction
Jusqu'ici, nous avons parlé de celui qui corrige. Voici maintenant la partie qui demande le plus d'efforts : être corrigé.
"Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu’il ne te haïsse ; Reprends le sage, et il t’aimera. Donne au sage, et il deviendra plus sage ; Instruis le juste, et il augmentera son savoir." (Proverbes 9:8-9)
Les Proverbes distinguent les personnes selon leur réaction à la correction. Le moqueur rit, s'offense, riposte par une attaque et transforme celui qui l'a corrigé en ennemi. Le sage écoute, réfléchit, change, et en est même reconnaissant. Remarquez que la différence entre les deux ne tient ni à l'intelligence ni à l'ancienneté dans l'Église. Elle tient au cœur face à la correction.
Nous vivons à une époque qui a entraîné le cœur à pencher du côté du moqueur. L'idée que personne n'a le droit de dire à quiconque ce qui est juste fait résonner toute correction comme une agression. La réaction ne se fait pas attendre : rompre les liens, répliquer sur-le-champ, lancer des sous-entendus, changer d'Église. C'est pourquoi il vaut la peine de se poser honnêtement la question, sans se condamner : lorsque quelqu'un me corrige, est-ce que je deviens plus sage ou seulement plus offensé ?
Quelques attitudes aident à bien recevoir la correction :
- Écouter jusqu'au bout avant de répondre. La défense peut attendre quelques minutes.
- Séparer le ton du contenu. Celui qui corrige a pu s'y prendre maladroitement ; le message peut néanmoins être vrai. Vous pouvez traiter les deux choses, chacune en son temps.
- Porter la chose devant Dieu. Demandez-lui, la Bible ouverte, ce qu'il y a de vrai là-dedans.
- Confesser à une personne de confiance. "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace." (Jacques 5:16) Les uns aux autres : un frère mûr, un responsable, quelqu'un qui priera avec vous. Ce n'est pas une invitation à se confesser au micro ni à exposer sa vie devant tout le monde.
- Remercier. Celui qui vous corrige avec amour a fait preuve de courage envers vous. "Que le juste me frappe, c’est une faveur ; Qu’il me châtie, c’est de l’huile sur ma tête : Ma tête ne se détournera pas ; Mais de nouveau ma prière s’élèvera contre leur méchanceté." (Psaume 141:5)
Quand la « correction » ne vient pas de Dieu
Bien recevoir la correction ne signifie pas accepter n'importe quoi qui prend l'apparence d'une correction. La Bible elle-même montre un dirigeant qui utilisait l'exclusion comme une arme. Jean écrit que Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne les reçoit pas, et qu'il ne reçoit pas non plus les frères, empêche ceux qui veulent le faire et les chasse de l'Église (3 Jean 9-10). Ce n'est pas de la discipline. C'est de l'abus spirituel.
Quelques signes aident à faire la distinction :
| Correction biblique | Abus spirituel |
|---|---|
| Traite d'un péché que la Bible appelle péché | Traite d'une règle inventée, d'un goût personnel ou d'un désaccord |
| Commence seul à seul, avec douceur | Commence par exposer, crier ou menacer |
| Écoute les deux parties, avec des témoins | Décide avant d'écouter |
| Veut gagner le frère | Veut contrôler, faire taire ou se venger |
| Se termine par le pardon et la consolation | Ne se termine jamais ; la personne reste marquée à jamais |
| Celui qui dirige peut lui aussi être corrigé | Celui qui dirige est intouchable |
Pierre a fixé la limite pour tout pasteur : "non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau." (1 Pierre 5:3) Si vous reconnaissez la colonne de droite dans votre histoire, vous n'êtes pas un rebelle pour l'avoir remarqué. Parlez-en à la direction de cette maison.
❤ Pour votre vie. Peut-être êtes-vous arrivé ici blessé par une discipline mal exercée dans une autre Église. Ce cours ne vous demande pas d'oublier cela ni de faire confiance tout d'un coup. Il vous demande seulement de ne pas laisser la blessure décider que toute correction est une attaque. Jésus ne brisera pas le roseau cassé (Matthieu 12:20). Il prend soin d'abord et corrige ensuite, toujours avec une main de berger.
Christ dans la leçon
Le texte d'or dit que le Seigneur corrige celui qu'il aime. Mais, pour que cette correction parvienne jusqu'à nous comme la correction d'un Père, et non comme la sentence d'un juge, il a fallu que quelqu'un reçoive ce qui nous revenait.
Ésaïe l'a vu de loin : "Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris." (Ésaïe 53:5) Dans la traduction grecque de l'Ancien Testament que les apôtres connaissaient, le mot utilisé pour ce châtiment est paideía, le même que dans Hébreux 12. Le poids qui devait nous condamner est tombé sur Christ à la croix. C'est pourquoi Paul peut dire : "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ." (Romains 8:1) Pour celui qui est en Jésus-Christ, il ne reste plus de condamnation. Il reste la correction d'un Père qui veut des enfants semblables à son Fils.
Et voyez comment Jésus lui-même a corrigé. Avant que Pierre ne tombe, il avait déjà prié : "Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères." (Luc 22:32) La nuit du reniement, il n'y eut pas de sermon. Il y eut un regard : "Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois." (Luc 22:61) Et après la résurrection, au bord de la mer, trois questions pour les trois reniements, et une mission à la fin : "Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis." (Jean 21:17)
Une prière avant, un regard au milieu, une restauration à la fin. Personne n'a été humilié, et Pierre est revenu plus fort. Voilà l'amour qui corrige. C'est ainsi que Christ traite les siens, et c'est ainsi qu'il enseigne à l'Église à se traiter les uns les autres : en professant la vérité dans l'amour (Éphésiens 4:15).
Application pratique
- Changez de question. Lorsque quelqu'un vous corrigera cette semaine, à la maison, au travail ou à l'Église, avant de penser « pour qui se prend-il ? », demandez-vous : « qu'y a-t-il de vrai là-dedans ? ».
- Corrigez à la manière de Galates 6:1. Si vous devez parler à quelqu'un d'une faute, allez-y seul à seul, avec douceur, après avoir pris garde à vous-même. Pas de groupe de messagerie, pas de sous-entendus.
- Ne gardez pas pour vous ce qu'il ne vous appartient pas de garder. Si vous avez connaissance d'un abus, d'une violence ou d'un crime, ce n'est pas une affaire à régler seul à seul ni à remettre à plus tard. Protégez la personne blessée, saisissez les autorités et prévenez la direction de l'Église.
- Remerciez celui qui a eu le courage de vous corriger. C'est la marque du sage de Proverbes 9:8 : il aime celui qui le reprend.
Prière finale
Père, merci parce que tu ne nous laisses pas tels que nous sommes. Tu nous corriges parce que tu nous aimes, et tu nous traites comme tes enfants. Pardonne-nous pour les fois où nous avons reçu ta correction comme une attaque et avons fermé notre cœur.
Seigneur Jésus, merci parce que le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur toi. À cause de ta croix, il n'y a aucune condamnation pour celui qui est en toi. Apprends-nous à corriger comme tu as corrigé Pierre : en priant avant, en regardant avec amour, en restaurant à la fin.
Regarde, Seigneur, celui qui a été blessé au nom de la discipline. Guéris ce qui a été meurtri, donne du temps au cœur et délivre cette maison de tout contrôle, de toute humiliation et de tout abus. Protège ceux qui subissent la violence, et donne du courage à ceux qui ont besoin de demander de l'aide.
Saint-Esprit, fais de nous des personnes sages, qui écoutent, changent et remercient. Et fais de cette Église une maison où celui qui tombe est recherché, où celui qui se repent est accueilli, et où la table est toujours dressée pour celui qui revient. Au nom de Jésus. Amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Pourquoi Hébreux 12:6 dit-il que Dieu châtie celui qu'il aime ? Dieu punit-il par la maladie et la tragédie ?+
L'auteur de l'épître aux Hébreux cite Proverbes 3:11-12 à des personnes qui souffraient de la persécution à cause de la foi et pensaient à abandonner. L'image est celle d'un père qui éduque son fils, et son propos est le suivant : la souffrance que vous affrontez ne prouve pas que Dieu vous a abandonnés ; Dieu se sert même de cela pour vous former. Cela ne veut pas dire que toute maladie, tout accident ou toute perte soit une punition pour un péché. Jésus a refusé cette lecture lorsque les disciples ont demandé qui avait péché pour qu'un homme naisse aveugle (Jean 9:1-3). Et ce verset n'autorise non plus aucun être humain à frapper, blesser ou humilier quelqu'un au nom de Dieu. Hébreux parle de ce que fait le Père, et explique aussitôt le but : il nous corrige pour notre bien, afin que nous ayons part à sa sainteté (Hébreux 12:10).
Quelle est la différence entre la discipline biblique et l'abus spirituel ?+
La discipline biblique cherche à gagner le frère (Matthieu 18:15), commence en privé, se fait avec douceur (Galates 6:1), traite d'un péché que la Bible appelle péché et se termine par le pardon et la consolation (2 Corinthiens 2:7). L'abus spirituel utilise le langage de la discipline pour autre chose : faire taire celui qui pose des questions, punir celui qui n'est pas d'accord, contrôler les vêtements, les fréquentations amoureuses, le vote, l'argent et les amitiés, exposer la vie des gens en chaire, menacer de l'enfer celui qui veut partir. La Bible elle-même en montre un cas : Diotrèphe, qui cherche à occuper le premier rang parmi eux et les chasse de l'Église (3 Jean 9-10). Jean n'appelle pas cela du zèle ; il appelle cela de mauvaises œuvres. Et Pierre interdit aux pasteurs d'agir en dominateurs sur l'héritage de Dieu (1 Pierre 5:3). L'abus spirituel n'est pas une discipline mal exercée. C'est le péché de celui qui abuse.
En cas d'abus, de harcèlement ou de violence domestique, l'Église règle-t-elle cela en interne ?+
Non. Matthieu 18 est le chemin pour un péché entre frères, et non pour un crime. Les abus sexuels, le harcèlement, la violence domestique, la maltraitance et toute violence contre un enfant ou un adolescent vont aux autorités et au réseau de protection, et l'Église ne demande à personne d'attendre, de pardonner d'abord ou de se taire. Au Brésil, en cas d'urgence, appelez le 190 ; les cas de violence contre un enfant, un adolescent, une personne âgée ou une personne handicapée peuvent être signalés au Disque 100 et au Conselho Tutelar ; la violence envers les femmes, au Ligue 180. Les responsables de l'Église doivent être prévenus pour protéger la personne blessée et accompagner le cas, mais jamais à la place du signalement. La Bible dit que l'autorité civile est un serviteur de Dieu pour punir le mal (Romains 13:4). La discipline de l'Église peut avoir lieu ensuite, sur la vie de membre de celui qui a commis le crime. Elle ne remplace pas la loi et ne protège pas l'agresseur.
Qu'a voulu dire Jésus en demandant de le considérer comme un païen et un publicain (Matthieu 18:17) ?+
C'est la dernière étape, lorsque la personne a déjà été recherchée en privé, puis avec un ou deux témoins, puis par l'Église, et qu'elle refuse malgré tout d'abandonner son péché. L'Église la traite alors comme quelqu'un du dehors : elle ne peut plus recevoir la confiance, la table et les fonctions de celui qui vit l'engagement de membre. Mais remarquez comment Jésus traitait les païens et les publicains. Il mangeait avec eux, a appelé un publicain à être apôtre (Matthieu 9:9) et a raconté la parabole de la brebis perdue précisément à ceux qui s'en plaignaient (Luc 15:1-7). Ainsi, être traité comme un païen et un publicain ne veut pas dire être un ennemi. Cela veut dire quelqu'un qui a de nouveau besoin de l'Évangile. Paul dit la même chose : "Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère." (2 Thessaloniciens 3:15).
Comment recevoir une correction sans me sentir humilié ?+
Commencez par séparer la personne du message. Celui qui corrige peut se tromper de ton, et vous pourrez le dire ensuite, avec calme ; mais le message peut être vrai malgré tout. Écoutez jusqu'au bout avant de vous défendre. Remerciez, même s'il vous faut réfléchir avant d'être d'accord. Portez ce que vous avez entendu devant Dieu et devant la Bible, et, si nécessaire, auprès d'une personne mûre de confiance. Les Proverbes placent la différence entre le sage et le moqueur exactement ici : "Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu’il ne te haïsse ; Reprends le sage, et il t’aimera." (Proverbes 9:8). Et rappelez-vous qu'être corrigé n'est pas être rejeté : "Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?" (Hébreux 12:7). En même temps, l'humiliation ne fait pas partie de la correction biblique. Si quelqu'un utilise la correction pour exposer, ridiculiser ou diriger votre vie, cela doit être porté devant les responsables.
J'ai été discipliné dans une autre Église d'une manière qui m'a blessé. Que dois-je faire de cela ?+
Premièrement, vous n'avez pas besoin de faire semblant que cela n'a pas fait mal, ni de conclure que tout était de votre faute. Une correction faite avec humiliation, sans entretien en privé, pour un motif personnel ou selon une règle que la Bible n'établit pas est une blessure réelle, et Dieu ne l'approuve pas. Deuxièmement, s'il y a eu un péché de votre part dans cette histoire, il peut être traité devant Dieu avec simplicité : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde." (Proverbes 28:13). Une chose n'annule pas l'autre. Troisièmement, allez trouver les responsables de cette maison et racontez ce qui s'est passé, à votre rythme. Cela aide à prendre soin de vous et à ne répéter l'erreur avec personne. Jésus ne brisera pas le roseau cassé (Matthieu 12:20). Vous pouvez réapprendre à faire confiance doucement.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Dieu corrige parce qu'il aime, et l'Église qui lui ressemble corrige de la même manière : avec douceur, seul à seul d'abord, pour restaurer et jamais pour humilier ; et l'enfant sage apprend à recevoir la correction et à en être reconnaissant.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture (l'accroche : les deux médecins) |
| 5–13 min | Point 1 — Le Père qui corrige (Hébreux 12) |
| 13–23 min | Point 2 — Comment l'Église corrige : Galates 6:1 et Matthieu 18, et où ce chemin ne s'applique pas |
| 23–29 min | Activité de classe (Galates 6:1 mot à mot) |
| 29–35 min | Point 3 — Corinthe : du deuil à la table |
| 35–41 min | Point 4 — Le sage et le moqueur : recevoir la correction |
| 41–45 min | Conclusion en Christ + défi de la semaine + prière |
Commencez ainsi
Racontez posément la scène des deux médecins : l'un voit un résultat anormal à l'examen et ne dit rien pour ne pas gâcher la journée du patient ; l'autre approche sa chaise et dit : « j'ai besoin de vous parler de quelque chose dans votre examen ». Demandez ensuite : « Lequel des deux aime le plus le patient ? »
La classe répondra vite : le second. Posez alors la question qui compte : « Et pourquoi, lorsque quelqu'un nous corrige, notre première impression est-elle souvent celle d'une attaque, et non d'une marque d'attention ? » Laissez-les répondre. Vous entendrez des choses comme « à cause de la façon dont on le dit », « l'orgueil », « parce que j'ai déjà été humilié », « parce que personne n'aime se tromper ». Accueillez toutes les réponses sans les corriger. Lisez ensuite Hébreux 12:6 et dites : « Aujourd'hui, nous allons voir que, pour Dieu, corriger est une façon d'aimer. Et nous verrons aussi ce qui n'est pas une correction, parce que beaucoup de gens ici ont déjà vu de mauvaises choses sous ce nom. »
Note à l'enseignant : c'est l'un des cours les plus délicats du trimestre. Il est fort probable qu'il y ait dans la salle quelqu'un qui a été blessé par une discipline mal exercée dans une autre Église : exposé depuis la chaire, écarté pour un motif personnel, contrôlé au nom de Dieu. Il peut aussi y avoir quelqu'un qui a vécu la violence à la maison et qui entend le mot « châtie » le corps tendu. Dites dès l'ouverture, à voix haute : « il existe une correction qui blesse et ne guérit pas, et nous allons en parler aussi ». Ne demandez à personne de raconter son histoire. Si quelqu'un commence à raconter quelque chose de grave, accueillez-le sur-le-champ (« merci pour votre confiance, nous allons en parler juste après le cours »), ne demandez pas de détails devant la classe et transmettez la situation à la direction le jour même. S'il s'agit d'un crime (abus, violence conjugale, toute violence contre un enfant ou un adolescent), la démarche inclut les autorités et le réseau de protection, et pas seulement la direction de l'Église.
Point 1 — Le Père qui corrige
- Dans le manuel de la classe : la Marque 7, la discipline biblique dans l'Église, dans la partie qui explique la discipline comme la formation du disciple, et non comme une punition.
- Ce qu'il faut enseigner : Hébreux cite Proverbes 3:11-12 pour des chrétiens fatigués : la correction de Dieu est la preuve que nous sommes ses fils (Hébreux 12:7). Expliquez paideía comme l'éducation d'un enfant et montrez la différence avec timōréō, la punition par vengeance, qui dans le Nouveau Testament apparaît dans la bouche de Paul lorsqu'il persécutait l'Église (Actes 22:5 ; 26:11). Lisez Hébreux 12:10 et reconnaissez que les pères humains corrigent selon ce qui leur semblait bon, parfois mal ; Dieu corrige pour notre bien. Indiquez clairement ce que le texte n'autorise pas : personne ne peut frapper, blesser ou humilier au nom d'Hébreux 12, et toute maladie ou perte n'est pas un châtiment (Jean 9:1-3).
- Verset d'ancrage : "Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?" (Hébreux 12:7)
- Question clé : « Quelle est la différence entre un père qui corrige parce qu'il aime et un père qui corrige parce qu'il est en colère ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « celui qui aime explique », « celui qui aime corrige puis prend dans ses bras », « celui qui est en colère crie », « celui qui aime pense à son enfant, l'autre pense à lui-même ». Approfondissez : « et si nous n'avons connu à la maison que le second modèle, comment cela change-t-il notre façon d'imaginer Dieu ? » Ne forcez pas les réponses personnelles ; la question peut rester en suspens.
- Si personne ne parle : lisez lentement Proverbes 3:12, où Dieu agit comme un père envers l'enfant qu'il chérit, et demandez simplement : « que dit cette dernière expression sur le motif de la correction de Dieu ? »
Point 2 — Comment l'Église corrige, et où ce chemin ne s'applique pas
- Dans le manuel de la classe : la Marque 7 et le Pacte ecclésial, dans l'engagement à recevoir et à donner la correction avec amour, ainsi que dans le refus de la médisance et de la division.
- Ce qu'il faut enseigner : les trois objectifs (restaurer celui qui est tombé, protéger l'Église, garder le témoignage). Galates 6:1 : ceux qui corrigent sont les spirituels, avec douceur, en prenant garde à eux-mêmes ; katartízō est un verbe de réparation, le même que pour réparer les filets (Matthieu 4:21). Parcourez Matthieu 18:15-17 étape par étape : seul à seul ; avec un ou deux témoins ; l'Église ; comme un païen et un publicain. Montrez que le chemin commence avec le berger qui cherche la brebis (Matthieu 18:12-14) et se termine par pardonner jusqu'à septante fois sept fois (Matthieu 18:22). Expliquez 1 Timothée 5:19-20 : ce passage traite des anciens, exige des témoins et montre qu'un dirigeant n'est pas au-dessus de la correction. Précaution obligatoire : dites en toutes lettres que Matthieu 18 n'est pas la voie à suivre pour un crime. Les abus, le harcèlement, la violence conjugale et la violence contre un enfant relèvent des autorités et du réseau de protection (190, Disque 100, Conselho Tutelar, Ligue 180), la direction de l'Église étant prévenue pour entourer, jamais en remplacement du signalement. Personne ne demande à la victime d'aller trouver son agresseur seule à seul.
- Verset d'ancrage : "Si ton frère a péché , va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère." (Matthieu 18:15)
- Question clé : « Pourquoi pensez-vous que Jésus a ordonné de commencer seul à seul, plutôt qu'en le racontant à l'Église ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « pour ne pas exposer », « pour laisser une chance », « parce que parfois on a mal compris », « pour que cela ne devienne pas du commérage ». Approfondissez : « et que se passe-t-il généralement lorsque l'on saute cette première étape ? » Le commérage et la rancune gardée en silence vont ressortir. Montrez que tous deux sont la mauvaise voie.
- Si personne ne parle : donnez un exemple courant et anonyme : « un frère a promis d'aider pour un déménagement et n'est pas venu, et vous êtes contrarié. Quelle serait la première étape de Matthieu 18 ici ? » La classe répond facilement, et la discussion avance.
Activité de classe
- Objectif : amener la classe à découvrir, en discutant autour d'un seul verset, à quoi ressemble la correction selon Dieu, sans exposer personne et sans mettre en scène aucun cas.
- Matériel : tableau ou grande affiche et feutre. Galates 6:1 écrit au tableau avant le cours.
- Étape par étape : soulignez, l'une après l'autre, cinq expressions du verset : surpris, vous qui êtes spirituels, redressez, dans un esprit de douceur, en prenant garde à toi-même. Pour chacune d'elles, demandez à la classe : « quel serait le contraire de cela ? » Écrivez les réponses à côté, dans une deuxième colonne (par exemple : « guetter la moindre faute chez les autres », « c'est le plus en colère qui corrige », « jeter dehors », « avec des cris et de l'ironie », « penser que moi, je ne tomberais jamais »). Parlez toujours d'attitudes, jamais de personnes ni d'Églises connues ; précisez-le avant de commencer. À la fin, lisez toute la colonne du « contraire » à voix haute.
- Conclusion (retour au texte) : « La colonne de droite représente ce que beaucoup de gens ont déjà vu sous le nom de discipline, et c'est pourquoi ils en ont peur. La colonne de gauche représente ce que Dieu appelle la discipline. La différence ne consiste pas à corriger ou à ne pas corriger ; elle réside dans la manière et dans l'objectif. Paul ordonne de réparer, comme celui qui raccommode un filet, et ajoute de porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6:2). »
Point 3 — Corinthe : du deuil à la table
- Dans le manuel de la classe : la Marque 7, à propos du cas de Corinthe et de la restauration de celui qui s'est repenti.
- Ce qu'il faut enseigner : racontez le cas de 1 Corinthiens 5 avec sobriété, sans détails. Le problème majeur était l'Église enflée d'orgueil, qui aurait dû être dans le deuil (1 Corinthiens 5:2) : la correction biblique naît des larmes. Expliquez l'expression livré à Satan comme l'éloignement de la communion, en vue du salut (1 Corinthiens 5:5). Montrez la limite posée en 1 Corinthiens 5:10-12 : la correction s'adresse à celui qui se dit frère ; avec ceux du dehors, l'Église vit et évangélise. Aucun membre, de sa propre initiative, ne peut exclure ou humilier un frère. Terminez par 2 Corinthiens 2:6-8 : pardonner, consoler, confirmer l'amour. Le chemin se termine à table.
- Verset d'ancrage : "Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui ;" (2 Corinthiens 2:8)
- Question clé : « Qu'est-ce qui est le plus difficile pour une Église : corriger celui qui a failli ou accueillir en retour celui qui s'est repenti ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « corriger, parce que personne ne veut se mettre les autres à dos », « accueillir en retour, parce que la méfiance demeure », « accueillir, parce que les gens parlent ». Approfondissez : « qu'est-ce qui montrerait, en pratique, qu'une personne restaurée a vraiment été accueillie ? » Des éléments comme s'asseoir ensemble, l'appeler à servir, ne pas rappeler le passé vont émerger.
- Si personne ne parle : lisez Luc 15:7 et demandez : « s'il y a de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, quel visage devrait avoir l'Église lorsque quelqu'un revient ? »
Point 4 — Le sage et le moqueur
- Dans le manuel de la classe : le Pacte ecclésial, dans la partie où le membre accepte aussi d'être corrigé avec amour.
- Ce qu'il faut enseigner : Proverbes 9:8-9 distingue les personnes par leur réaction à la correction, et non par leur intelligence ou leur ancienneté dans l'Église. Parlez avec douceur du climat de notre époque, où toute correction résonne comme une agression. Parcourez les attitudes qui aident : écouter jusqu'au bout, séparer le ton du contenu, porter la chose devant Dieu, confesser à une personne de confiance (Jacques 5:16, les uns aux autres, et non devant tout le monde), remercier. Ensuite, l'autre versant : tout ce qui se présente sous l'apparence d'une correction ne vient pas de Dieu. Utilisez l'exemple de Diotrèphe (3 Jean 9-10) et 1 Pierre 5:3, et montrez le tableau de l'étude. L'abus spirituel n'est pas de la discipline. Celui qui le reconnaît dans sa propre histoire n'est pas un rebelle.
- Verset d'ancrage : "Ne reprends pas le moqueur, de crainte qu’il ne te haïsse ; Reprends le sage, et il t’aimera." (Proverbes 9:8)
- Question clé : « Qu'est-ce qui rend si difficile le fait d'écouter une correction sans se défendre immédiatement ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « l'orgueil », « la peur de paraître faible », « parce que j'ai déjà été corrigé injustement », « parce que la manière était mauvaise ». Approfondissez : « lorsque la manière était mauvaise, le message peut-il malgré tout avoir été vrai ? Comment séparer les deux choses ? »
- Si personne ne parle : racontez une correction que vous avez reçue, qui a fait mal sur le moment mais vous a fait du bien ensuite. Parlez uniquement de ce qui vous est arrivé, sans exposer la personne qui vous a corrigé. Demandez ensuite : « quelqu'un ici a-t-il un souvenir semblable ? »
Si l'on vous pose cette question
Question : « Pourquoi l'épître aux Hébreux dit-elle que Dieu "châtie" celui qu'il aime ? Dieu punit-il par la maladie ? » Réponse courte : Hébreux cite les Proverbes pour des chrétiens persécutés : la souffrance ne prouve pas que Dieu les a abandonnés ; il utilise même cela pour former ses enfants. Cela ne veut pas dire que toute maladie ou toute perte soit une punition (Jean 9:1-3). Et cela n'autorise aucun être humain à frapper ou à humilier quelqu'un au nom de Dieu. Le but du Père est notre bien (Hébreux 12:10).
Question : « Quelle est la différence entre la discipline et l'abus spirituel ? » Réponse courte : La discipline veut gagner le frère, commence seul à seul, avec douceur, traite d'un péché réel et se termine par le pardon (Matthieu 18:15 ; Galates 6:1 ; 2 Corinthiens 2:7). L'abus utilise le même nom pour contrôler, faire taire, exposer ou punir celui qui n'est pas d'accord. La Bible en montre un exemple : Diotrèphe, qui chassait les frères hors de l'Église (3 Jean 9-10). Le pasteur n'exerce pas de domination sur l'héritage de Dieu (1 Pierre 5:3).
Question : « En cas d'abus ou de violence conjugale, l'Église règle-t-elle cela en interne ? » Réponse courte : Non. Matthieu 18 concerne le péché entre frères, pas les crimes. D'abord, protéger la personne blessée. Ensuite, les autorités et le réseau de protection : 190, Disque 100, Conselho Tutelar, Ligue 180. La direction est prévenue pour entourer, jamais à la place du signalement (Romains 13:4). Personne ne demande à la victime de se taire ou d'aller trouver l'agresseur seule à seul.
Question : « J'ai été discipliné dans une autre Église d'une manière qui m'a blessé. Que faire maintenant ? » Réponse courte : Vous n'avez pas besoin de faire semblant que cela n'a pas fait mal, ni de penser que tout était de votre faute. Une discipline exercée avec humiliation ou pour un motif personnel est une blessure réelle, et Dieu ne l'approuve pas. S'il y a eu un péché de votre part dans cette histoire, il se règle devant Dieu en toute simplicité (Proverbes 28:13). Proposez d'en discuter après le cours, avec la direction, au rythme de la personne. Jésus ne brisera pas le roseau cassé (Matthieu 12:20).
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : « Vous souvenez-vous des deux médecins ? Dieu est le second. Il ne garde pas le silence lorsqu'il voit quelque chose qui ne va pas dans notre vie, parce qu'il nous aime. Mais nous ne pouvons recevoir sa correction comme celle d'un Père que parce qu'auparavant, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Christ à la croix. Pour celui qui est en Christ, il n'y a point de condamnation ; il y a un Père qui forme ses enfants. Et voyez comment Jésus a corrigé Pierre : il a prié avant, l'a regardé au milieu de l'épreuve, l'a restauré à la fin et lui a rendu sa mission. L'Église qui lui ressemble corrige ainsi, et l'enfant sage apprend à en être reconnaissant. »
- Défi : Cette semaine, remerciez une personne qui, un jour, vous a corrigé avec amour. Ce peut être quelqu'un de votre foyer, un ancien professeur, un responsable au travail, un ami ou un frère de l'Église : quelqu'un qui a eu le courage de vous dire une chose que vous ne vouliez pas entendre, et qui vous a ainsi fait du bien. Allez voir cette personne, en face à face, par téléphone ou par message, et dites-lui avec des mots concrets : ce qu'elle vous a dit, ce qui a changé en vous après cela, et « merci d'avoir eu le courage de me le dire ». Vous n'avez pas besoin de raconter les détails de l'erreur qui a été corrigée ; il suffit de dire ce que vous avez appris. Choisissez une correction qui a été faite avec respect ; ne cherchez pas quelqu'un qui vous a un jour blessé, humilié ou menacé. Si cette personne est décédée ou que vous avez perdu le contact, écrivez ce remerciement sur une feuille, priez en remerciant Dieu pour elle et racontez à quelqu'un de votre maison ce qu'elle vous a appris. Dimanche, revenez avec votre histoire.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez d'une traite Hébreux 12:1-13, Matthieu 18:10-35, 1 Corinthiens 5 et 2 Corinthiens 2:1-11. Lus ensemble, ces textes montrent que correction et restauration constituent un seul et même chemin. Relisez le Pacte ecclésial dans la partie consacrée à la discipline biblique. Faites vous-même le défi de la semaine avant de le demander à la classe. Marquez dans votre Bible : Hébreux 12:6, 7, 10, 11 · Proverbes 3:11-12 · Apocalypse 3:19 · Galates 6:1-2 · Matthieu 18:14-17, 22 · 1 Timothée 5:19-20 · 1 Corinthiens 5:2, 5, 12 · 2 Corinthiens 2:6-8 · Proverbes 9:8-9 · 3 Jean 9-10 · Ésaïe 53:5 · Luc 22:61 · Jean 21:17.
- Apportez : une Bible, un tableau ou une grande affiche et un feutre, avec Galates 6:1 déjà écrit. Ayez par écrit, pour ne pas avoir à les chercher sur le moment, le nom et les coordonnées de la personne à contacter au sein de la direction ainsi que les numéros du réseau de protection (190, Disque 100, Ligue 180, Conselho Tutelar de la ville). Ce cours amène souvent des confidences.
- Priez avant : pour celui qui a été blessé par une discipline mal exercée et qui écoutera ce cours avec crainte. Pour celui qui n'a jamais été corrigé par personne et qui pense qu'aimer consiste à tout laisser passer. Pour celui qui porte seul un péché caché et a besoin d'une personne de confiance. Pour celui qui subit de la violence et n'en a encore parlé à personne. Et pour vous-même, afin que votre voix corrige avec douceur, et que le cours se termine en Christ, qui a porté sur lui le châtiment qui nous donne la paix.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Cette semaine, remerciez une personne qui, un jour, vous a corrigé avec amour. Ce peut être quelqu'un de votre foyer, un ancien professeur, un responsable au travail, un ami ou un frère de l'Église : quelqu'un qui a eu le courage de vous dire une chose que vous ne vouliez pas entendre, et qui vous a ainsi fait du bien. Allez voir cette personne, en face à face, par téléphone ou par message, et dites-lui avec des mots concrets : ce qu'elle vous a dit, ce qui a changé en vous après cela, et « merci d'avoir eu le courage de me le dire ». Vous n'avez pas besoin de raconter les détails de l'erreur qui a été corrigée ; il suffit de dire ce que vous avez appris. Choisissez une correction qui a été faite avec respect ; ne cherchez pas quelqu'un qui vous a un jour blessé, humilié ou menacé. Si cette personne est décédée ou que vous avez perdu le contact, écrivez ce remerciement sur une feuille, priez en remerciant Dieu pour elle et racontez à quelqu'un de votre maison ce qu'elle vous a appris. Dimanche, revenez avec votre histoire.
Pourquoi
Parce que c'est ainsi que le sage réagit à la correction : reprends le sage, et il t'aimera (Proverbes 9:8). Remercier celui qui vous a corrigé, c'est retirer la correction de la liste des offenses pour la placer sur la liste des cadeaux. Et c'est apprendre, auprès d'une personne en chair et en os, ce que Dieu fait avec ses enfants : le Seigneur corrige celui qu'il aime (Hébreux 12:6). Celui qui parvient à remercier pour la correction d'hier est mieux disposé à écouter celle de demain.
Comment savoir que vous l'avez fait
La personne a entendu (ou lu) de votre part, avec vos propres mots, ce qu'elle vous avait dit, ce qui a changé en vous et votre « merci ». Ou, si elle ne peut plus l'entendre, la feuille est écrite, la prière a été faite et quelqu'un de votre foyer a entendu l'histoire.
Dimanche, revenez avec votre histoire
Racontez qui vous avez choisi (inutile de dire son nom, si vous préférez), ce que cette personne vous a appris et comment elle a réagi à votre remerciement. Vous n'avez pas besoin de raconter l'erreur qui a été corrigée ; dites seulement ce que vous avez appris.






