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Bienvenue dans la famille

Leçon 1 · 4e trimestre 2026 · 20/09/2026 · 21 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

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Texte d'or

“louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.” (Actes 2:47, LSG)

Le premier cours du trimestre lit le premier jour de l'Église comme on lit un code génétique. Il montre la porte par laquelle on entre (la repentance, la foi, le baptême et la promesse de l'Esprit), les quatre marques que l'Église a reçues à sa naissance, ce qu'elles produisent dans la vie commune et qui ajoute véritablement des personnes à la maison. Il se termine en montrant comment cette église accueille, sans hâte et sans pression, ceux que le Seigneur a amenés.

Leçon 1 • Bienvenue dans la famille — Classe des Nouveaux membres.

Le premier jour de l'Église lu comme un code : la porte par laquelle on entre, les quatre marques que l'Église a reçues à sa naissance, ce qu'elles produisent dans la vie commune et qui ajoute des personnes à la maison.

Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES, Brésil • Classe des Nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.

✶ Texte d'or — Actes 2:47

"louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés." (Actes 2:47)

  • Textes de l'étude — Actes 2:36-47 · Actes 1:14 · Actes 5:4 · Actes 6:1-4 · Luc 24:35 · 1 Corinthiens 3:6, 7 · 1 Corinthiens 11:26 · 1 Jean 3:17, 18 · Jean 6:37
  • Lecture en classe — Actes 2:37-47
  • Version biblique — Toutes les citations suivent le texte biblique de référence, vérifiées mot à mot.

Un enfant, au premier jour de sa vie, ne marche pas encore, ne parle pas et ne connaît pas son propre nom. Mais il porte déjà en lui tout ce qu'il sera. La couleur de ses yeux, la taille qu'il aura, la façon de sourire, les traits qui feront dire un jour à quelqu'un « c'est le portrait de son père ». Tout est là, écrit dans un code trop petit pour être vu. Les années n'ajoutent pas un nouveau code. Elles ne font que révéler ce qui était déjà écrit.

L'Église a aussi eu un premier jour. C'était à Jérusalem, lors de la fête de la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit a été répandu et qu'environ trois mille personnes se sont converties d'un seul coup. Et Luc, qui a écrit le livre des Actes, a tenu à consigner comment vivait cette Église nouveau-née. Il n'a pas décrit un bâtiment, ni un organigramme, ni une liste de programmes. Il a décrit le code. Actes 2:42-47 est l'ADN de l'Église de Christ : ce qu'elle a reçu à sa naissance et qui doit apparaître en elle dans n'importe quelle ville et à n'importe quel siècle.

Ceci est votre premier cours dans la Classe des Nouveaux membres, et c'est, avant tout, une bienvenue. Vous n'êtes pas entré dans un club qui a choisi ses propres règles. Vous êtes entré dans une maison qui a un ADN, et cet ADN n'a pas été écrit par nous. Cette Église veut être bâtie selon le modèle du Nouveau Testament, et non selon la mode religieuse du moment ou le goût des foules. C'est pourquoi la première chose que vous devez connaître n'est pas l'horaire des cultes. C'est Actes 2.

Le parcours d'aujourd'hui comporte quatre étapes. La porte : comment ces gens sont entrés dans la maison. Le code : les quatre marques qui ne se négocient pas. Le fruit : ce que ce code a produit dans la vie commune. Et le maître de la croissance : qui ajoute à l'Église, et comment cette maison reçoit ceux qu'il a amenés.

I — La porte de la maison : comment on y entre (Actes 2:36-41)

Avant de décrire la vie de l'Église, Luc montre comment on y entre. Et personne n'est entré sur inscription.

Pierre s'est levé et a prêché Jésus. Il a raconté qu'il avait été crucifié, que Dieu l'avait ressuscité et qu'il était maintenant exalté. Et il a terminé par une phrase qui est tombée comme une pierre dans le cœur de ceux qui écoutaient : "Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié." (Actes 2:36).

La réaction a été immédiate : "Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?" (Actes 2:37). Être touché de componction, c'est être blessé de l'intérieur. Ils ne sont pas sortis du sermon en admirant l'éloquence de Pierre. Ils en sont sortis avec la conscience éveillée, sachant qu'ils avaient besoin d'une autre vie.

Ce que Pierre a répondu

La réponse comporte trois parties : "Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit." (Actes 2:38).

La repentance. Changer de pensée et de direction. Ce n'est pas seulement éprouver du remords ; c'est faire demi-tour et se mettre à suivre Jésus comme le Seigneur.

Le baptême. La confession publique de celui qui a cru. Remarquez l'ordre que Luc consigne juste après : "Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes." (Actes 2:41). Ils ont d'abord reçu la parole, puis ils ont été baptisés. L'eau ne produit pas la foi ; elle confesse, devant tous, la foi qui est déjà née. Celui qui sauve, c'est Christ, par grâce, au moyen de la foi.

Le don du Saint-Esprit. La promesse qui venait de s'accomplir ce jour même, sous leurs yeux.

🕊 Notre lecture. Pierre a dit que la promesse de l'Esprit était pour eux, pour leurs enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera (Actes 2:39). Nous croyons au baptême dans le Saint-Esprit tel que la Pentecôte l'a montré : "Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer." (Actes 2:4). C'est une promesse pour aujourd'hui, et elle est pour vous. Mais elle ne divise pas l'Église en croyants de première et de seconde catégorie. Celui qui s'est repenti et a cru est déjà enfant de Dieu et déjà membre du corps, à part entière. Le baptême dans le Saint-Esprit est une puissance pour vivre et témoigner, non un diplôme de spiritualité. Celui qui ne l'a pas encore reçu n'est en retard dans aucune file d'attente : demandez avec la confiance que Jésus a enseignée, sachant combien plus le Père céleste donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11:13).

Une réponse véritable

Remarquez deux expressions de Luc qui passent souvent inaperçues. Pierre les exhortait en les appelant à se sauver de cette génération perverse (Actes 2:40). Et ceux qui ont été baptisés sont ceux qui ont reçu la parole de bon cœur (Actes 2:41).

Dieu a tout fait : il a envoyé le Fils, l'a ressuscité, a répandu l'Esprit, a envoyé le prédicateur, a touché le cœur. Mais il a demandé une réponse, et la réponse a été la leur. Personne n'a été traîné à l'intérieur. La grâce a frappé à la porte ; ils ont ouvert.

C'est ainsi que l'on entre dans cette maison jusqu'à aujourd'hui. Vous n'êtes pas ici parce que vous avez réussi une sélection, ni parce que vous êtes né dans une famille croyante, ni parce que vous avez aimé la louange. Vous êtes ici parce que vous avez entendu parler de Jésus, que vous avez été blessé de l'intérieur, que vous vous êtes repenti et que vous avez cru. Si ce n'est pas encore votre histoire, cette classe est aussi pour vous : la porte reste ouverte, et Jésus continue de dire qu'il ne mettra pas dehors celui qui vient à lui (Jean 6:37).

II — Le code de la maison : quatre marques qui ne se négocient pas (Actes 2:42)

Trois mille personnes converties en un jour. Quelle a été la première chose qu'elles ont faite le lendemain ?

Ce n'était pas un grand événement. C'était une routine : "Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières." (Actes 2:42).

אב Dans l'original — grec

Le verbe traduit par persévérer est proskarteréō : tenir ferme, s'appliquer avec insistance, ne pas lâcher. Luc aime ce mot. Avant la Pentecôte, les disciples persévéraient déjà d'un commun accord dans la prière et les supplications (Actes 1:14). Plus tard, lorsque l'Église a grandi et que les apôtres ont dû répartir le travail, ils ont déclaré qu'ils persévéreraient dans la prière et dans le ministère de la parole (Actes 6:4). Le verbe marque ce que l'Église ne lâche pas, ni avant que le feu ne descende, ni après que la foule est arrivée.

Cela dit déjà quelque chose d'important pour celui qui arrive. L'ADN d'Actes 2 n'est pas l'intensité d'un seul jour ; c'est la constance de tous les jours. L'Église n'est pas née pour vivre de pics d'émotion. Elle est née pour persévérer.

La doctrine des apôtres : la Bible comme règle

Le premier trait est l'enseignement. Les apôtres étaient des témoins oculaires de Jésus : "C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins." (Actes 2:32). Ce qu'ils enseignaient n'était pas une opinion, c'était un témoignage.

Ce témoignage est parvenu jusqu'à nous dans les Écritures. C'est pourquoi, dans cette maison, la prédication ouvre le texte et l'explique, au lieu d'utiliser un verset comme tremplin vers autre chose. Et c'est pourquoi la doctrine ne s'ajuste pas pour plaire. La Bible est la règle ; la règle ne se plie pas pour s'adapter à ce que l'on voulait mesurer.

La communion : avoir part ensemble

Le deuxième trait est la communion, koinōnía. Luc montre tout de suite à quoi elle ressemblait : tous ceux qui croyaient étaient ensemble dans un même lieu (Actes 2:44). Des personnes qui, la semaine précédente, ne se connaissaient même pas étaient maintenant ensemble, partageant leur vie.

La communion n'est pas l'affinité. Ce n'est pas marcher uniquement avec ceux qui pensent pareil, ont le même âge et aiment les mêmes choses. Les trois mille venaient d'endroits différents et parlaient des langues différentes (Actes 2:9-11). Ce qui les unissait n'était pas le goût ; c'était Christ.

La fraction du pain : la table du Seigneur et la table de la maison

Le troisième trait est la fraction du pain. L'expression rappelle la table de la Sainte Cène, où Jésus a pris le pain et a déclaré que c'était son corps donné pour eux, en demandant de faire cela en mémoire de lui (Luc 22:19). Et elle rappelle aussi la table commune, le repas partagé à la maison (Actes 2:46).

Il y a un épisode qui réunit les deux choses. Après la résurrection, deux disciples ont marché avec Jésus sans le reconnaître. Ils ne l'ont reconnu que lorsqu'il a rompu le pain devant eux, et ils ont couru raconter aux autres comment il s'était fait connaître à eux à la fraction du pain (Luc 24:35). C'est à table que Jésus se laisse connaître. L'Église des Actes le savait : elle mangeait ensemble.

Les prières : la dépendance à voix haute

Le quatrième trait, ce sont les prières, au pluriel, avec l'article : les prières. C'étaient des moments convenus, où l'Église priait ensemble.

La prière n'était pas un ornement du culte. C'était la confession pratique que, sans Dieu, rien de tout cela ne tenait debout. Et Dieu répondait ; un autre jour : "Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance." (Actes 4:31). L'Église qui prie ensemble est l'Église que Dieu remplit.

La marque Ce qu'elle est Comment elle apparaît dans cette maison
Doctrine des apôtres L'Écriture comme règle de tout Prédication qui explique le texte ; École du dimanche (EBD) ; cette classe
Communion Avoir part ensemble à la même vie Des personnes qui vous connaissent par votre nom et marchent à vos côtés
Fraction du pain La Sainte Cène et la table partagée La Sainte Cène, où les nouveaux membres sont reçus ; la table de la maison
Prières La dépendance envers Dieu, ensemble Réunions de prière et journées où l'Église prie ensemble

III — Ce que le code produit : crainte, partage, table et joie (Actes 2:43-46)

L'ADN ne reste pas caché pour toujours. Tôt ou tard, il apparaît sur le visage. Luc montre ce que ces quatre marques ont produit dans la vie commune.

Crainte et signes

"La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres." (Actes 2:43) La crainte vient avant les prodiges dans la phrase. Avant tout miracle, il y avait de la révérence : la conscience que Dieu était là et qu'on ne plaisante pas avec lui.

Dieu continue d'agir. Ceci est une Église pentecôtiste et elle croit que le Saint-Esprit guérit, délivre et distribue des dons aujourd'hui, comme au premier siècle. Mais les signes des Actes n'ont jamais été un spectacle pour attirer un public. C'était la main de Dieu confirmant la parole prêchée. Là où l'on cherche le signe et où l'on méprise la Parole, l'ADN a déjà été remplacé.

Tout en commun

"Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun." (Actes 2:44-45)

Ce texte a déjà été très mal utilisé, dans les deux sens, et c'est pourquoi il vaut la peine de le lire avec attention.

🕊 Notre lecture. Avoir tout en commun ne décrit pas un régime politique ni une règle qui oblige le croyant à remettre ses biens à l'Église. Luc lui-même donne les indices. La vente se faisait selon les besoins de chacun, c'est-à-dire au fur et à mesure que le besoin de quelqu'un se présentait. Les croyants continuaient d'avoir une maison, à tel point qu'ils rompaient le pain dans les maisons (Actes 2:46). Et quand Ananias a menti sur la valeur d'une propriété, Pierre lui a rappelé que, tant qu'elle restait invendue, elle lui appartenait, et qu'une fois vendue, le prix était encore en son pouvoir (Actes 5:4). La propriété était à lui ; le péché a été le mensonge. Ce qu'Actes 2 montre, c'est une générosité volontaire, née d'un cœur qui a cessé de dire « ceci est à moi et personne n'y touche » devant un frère dans le besoin. Paul dit la même chose : "Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie." (2 Corinthiens 9:7). Personne n'achète sa place dans cette maison, et aucune offrande n'est le prix d'un miracle.

Le point essentiel du texte est ailleurs, et il rejoint tout le monde, qu'on ait beaucoup ou peu. Cette Église remarquait le besoin du frère et faisait quelque chose. Jean demande sans détour : "Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?" (1 Jean 3:17). Et il ajoute aussitôt : "Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité." (1 Jean 3:18).

Parfois, le besoin du frère est financier. Très souvent, c'est un trajet en voiture, un repas, un après-midi d'aide, une visite. Tout le monde a quelque chose entre les mains.

Le temple et la maison

"Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur," (Actes 2:46)

L'Église des Actes avait deux adresses. Le temple, où tous se réunissaient en public. Et les maisons, où l'on rompait le pain en plus petits groupes. L'un ne remplaçait pas l'autre. Le grand culte sans la petite table devient un public de spectateurs ; la petite table sans le grand culte devient un petit clan.

Et remarquez les deux mots qui décrivent l'atmosphère : joie et simplicité. La simplicité de cœur, c'est un cœur sans arrière-pensée. Personne ne mangeait ensemble pour se faire des relations ou pour y gagner quelque chose. Ils mangeaient ensemble parce qu'ils étaient une famille.

Une Église vraie, pas une vitrine

Pour ne pas idéaliser : quelques chapitres plus loin, cette même Église a connu un conflit. "En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour." (Actes 6:1) L'ADN d'Actes 2 n'est pas une Église sans problèmes. C'est une Église qui traite les problèmes de la bonne manière : elle a écouté la plainte, a choisi des personnes pleines de l'Esprit-Saint et de sagesse (Actes 6:3) pour prendre soin de ce besoin, et a continué d'avancer.

Vous trouverez aussi des failles ici. Quand cela arrivera, souvenez-vous : un conflit entre frères se règle par le dialogue, le pardon et, si nécessaire, avec l'aide des responsables. Les abus, la violence, le harcèlement ou les délits sont tout autre chose. Dans ces cas-là, la personne qui souffre est protégée en premier, la direction de l'Église est prévenue et les autorités compétentes sont saisies. Aucune Église qui porte l'ADN d'Actes 2 ne demande le silence à une victime.

IV — Celui qui ajoute, c'est le Seigneur (Actes 2:47)

Le paragraphe de Luc se termine par le texte d'or de cette leçon : "louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés." (Actes 2:47).

Remarquez le sujet de la dernière phrase. Ce ne sont pas les apôtres. Ce n'est pas une campagne. C'est le Seigneur. L'Église persévérait ; le Seigneur ajoutait. Paul dira la même chose des années plus tard : "J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître," (1 Corinthiens 3:6).

Cela délivre l'Église de deux tentations. La première est d'inventer des raccourcis pour grandir, comme si le nombre de personnes était la mesure de la fidélité. La seconde est de penser que les personnes sont notre conquête. Vous n'avez pas été recruté par cette Église. Vous avez été ajouté par le Seigneur. Et cela change le regard que cette maison porte sur vous : non pas comme un nom de plus sur un registre, mais comme quelqu'un que Dieu lui-même a amené.

🕊 Notre lecture. L'expression désignant ceux qui étaient sauvés, en grec, est un participe présent : "ceux qui étaient en train d'être sauvés". Luc décrit des personnes rejointes jour après jour, et non une liste fermée d'avance. Le contexte montre comment cela se passait : la parole a été prêchée, l'invitation a été adressée à tous (quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé, Actes 2:21), Pierre a exhorté ses auditeurs à se sauver (Actes 2:40), et ceux qui ont reçu la parole de bon cœur ont été baptisés (Actes 2:41). Le salut est l'œuvre de Dieu, et c'est pourquoi c'est lui qui ajoute. Mais sa grâce invite et rend capable sans traîner personne de force, et l'on peut lui résister (Actes 7:51).

Comment cette maison reçoit ceux que le Seigneur a amenés

Si c'est le Seigneur qui ajoute, l'Église a l'obligation de prendre soin de ceux qu'il a ajoutés. C'est pourquoi, dans cette maison, l'arrivée de quelqu'un ne s'arrête pas à la poignée de main à la porte. Il existe un parcours pensé pour que personne ne se perde au milieu de la foule, et chaque étape de ce parcours naît d'Actes 2 :

  • Un entretien pastoral franc, pour connaître votre histoire et présenter avec honnêteté ce que l'Église croit et ce qu'elle demandera. C'est le début de la doctrine des apôtres : personne n'entre sans savoir où il met les pieds.
  • L'accueil public lors du culte de Sainte Cène. Votre famille est présentée à l'Église à la table du Seigneur. C'est la fraction du pain qui dit à tous : ceux-ci sont maintenant des nôtres.
  • Une famille plus ancienne marchant à vos côtés, non comme un surveillant, mais comme une compagnie. C'est la koinōnía avec un nom et un numéro de téléphone.
  • Cette classe et l'École du dimanche, parce que persévérer dans l'enseignement est la première marque.
  • Un entretien sur les dons, au moment opportun. Non pour remplir un planning, mais pour trouver la place où vous servirez avec joie.

Ce qui est non négociable ici, ce n'est pas le calendrier, c'est le soin accordé à chacun. Chaque famille a son rythme.

Et un mot sur le service, parce que beaucoup de gens arrivent avec cette crainte. Personne ne s'attend à ce que vous preniez en charge un ministère la semaine prochaine. Les trois mille d'Actes 2 n'ont pas été inscrits sur un planning le lendemain ; ils ont persévéré dans l'enseignement, dans la communion, à la table et dans la prière. Votre premier service maintenant est d'être formé comme disciple : prendre racine, connaître des personnes et vous laisser connaître. Le reste viendra, et viendra avec joie.

Christ dans la leçon

L'ADN d'un enfant vient de son père. L'ADN de l'Église aussi.

Remarquez d'où est venu tout ce qui s'est passé en Actes 2. L'Esprit qui est descendu a été répandu par Jésus : "Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez." (Actes 2:33). La porte par laquelle les trois mille sont entrés a été la prédication de Jésus crucifié et ressuscité, fait Seigneur et Christ (Actes 2:36). Et le Seigneur qui ajoutait des personnes à l'Église tous les jours, c'était lui.

Les quatre marques ont aussi son visage. La doctrine des apôtres est le témoignage de ceux qui ont vu Jésus vivant. La communion, c'est avoir part ensemble à la vie qu'il donne. Le pain rompu annonce son corps livré pour nous : "Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne." (1 Corinthiens 11:26). Et les prières montent en son nom.

C'est pourquoi l'Église ne copie pas Actes 2 comme on imite un modèle à succès. Elle vit Actes 2 parce qu'elle porte la vie de Christ, et cette vie, lorsqu'elle est présente, produit toujours les mêmes traits.

Et c'est pourquoi, aussi, vous pouvez entendre « bienvenue à la maison » sans crainte. Votre entrée ici ne dépend pas du fait que vous ayez déjà les quatre marques bien fortes. Elle dépend de Christ, qui est mort et ressuscité et qui a déclaré qu'il ne mettrait pas dehors celui qui vient à lui (Jean 6:37). Il vous a reçu en premier. La maison ne fait que reproduire ce qu'il a déjà fait.

Application pratique

  • Revenez aux quatre marques dans votre semaine. Regardez votre emploi du temps et demandez-vous : où entre la Parole, où entre la communion, où entre la table, où entre la prière ? Non pour vous accuser, mais pour savoir par où commencer.
  • Remarquez le besoin de quelqu'un. Le trait le plus concret d'Actes 2 est une Église qui remarque le frère dans le besoin. Cette semaine, ouvrez les yeux sur un besoin petit et réel de quelqu'un de l'Église.
  • Laissez le Seigneur être le maître de votre croissance. Vous n'avez rien à prouver pour être accueilli. Persévérez dans l'essentiel et laissez Dieu faire ce que lui seul fait.
  • Cherchez la famille qui marche avec vous. Si l'Église a déjà désigné quelqu'un pour accompagner votre arrivée, faites le premier pas et prenez rendez-vous pour discuter. Si personne ne vous a encore contacté, dites-le aux responsables.

Prière finale

Seigneur Jésus, merci parce que l'Église est à toi. Tu l'as rachetée, tu as répandu ton Esprit sur elle et c'est toi qui y ajoutes, tous les jours, ceux qui sont sauvés. Merci pour chaque personne qui est arrivée dans cette classe. Aucune n'est ici par hasard.

Père, grave en nous l'ADN de ton Église. Que nous persévérions dans la doctrine des apôtres, avec ta Parole comme règle. Que notre communion soit vraie, avec des personnes qui se connaissent par leur nom. Que ta table nous rappelle toujours le corps de Christ livré pour nous. Et que nos prières ne se refroidissent pas.

Saint-Esprit, remplis cette maison comme tu as rempli l'Église à Jérusalem. Répands ta promesse sur ceux qui l'attendent encore, et garde-nous de nous mesurer les uns aux autres. Ouvre nos yeux au besoin du frère et nos mains pour partager ce que nous avons.

Garde celui qui est arrivé blessé, celui qui est arrivé pressé de prouver quelque chose et celui qui est arrivé avec la peur de ne pas être accepté. Apprends-nous à accueillir comme Christ nous a accueillis. Au nom de Jésus. Amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que signifie avoir tout en commun dans Actes 2:44 ? L'église va-t-elle me demander de vendre ce que je possède ?+

Non. Luc décrit ce que cette Église a fait de son plein gré, et non une règle pour toutes les églises de tous les temps. Trois détails du livre même des Actes le montrent. Premièrement, la vente se faisait selon les besoins : "Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun." (Actes 2:45). Personne ne vendait tout d'un coup pour former une caisse commune ; lorsqu'un frère se trouvait dans le besoin, quelqu'un se séparait d'un bien pour l'aider. Deuxièmement, les croyants continuaient d'avoir une maison, à tel point qu'ils rompaient le pain dans leurs maisons (Actes 2:46). Troisièmement, lorsqu'Ananias a menti sur le prix d'une propriété, Pierre lui a dit : "S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu." (Actes 5:4). Le péché d'Ananias était le mensonge, et non d'avoir gardé ce qui lui appartenait. Il ne s'agit donc ni d'un régime politique ni d'une obligation de céder ses biens. Il s'agit d'un cœur qui ne dit pas "ceci est à moi et personne n'y touche" lorsqu'il voit un frère dans le besoin (1 Jean 3:17). Dans cette maison, personne n'achète sa place avec de l'argent, et l'offrande n'est jamais le prix d'un miracle.

Je n'ai pas encore reçu le baptême dans le Saint-Esprit. Suis-je un croyant de seconde catégorie ?+

Non. Celui qui s'est repenti et a cru en Christ est déjà enfant de Dieu et membre du corps, à part entière, sans demi-mesure. Le baptême dans le Saint-Esprit est une promesse précieuse, et cette maison y croit telle que la Pentecôte l'a montrée : "Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer." (Actes 2:4). Pierre a dit que cette promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin (Actes 2:39). Elle est pour vous aussi. Mais une promesse n'est pas une preuve de niveau spirituel, et personne ici ne mesure l'autre à cela. L'Esprit distribue à chacun en particulier comme il veut (1 Corinthiens 12:11), et Jésus a enseigné à demander avec la confiance d'un enfant : "Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent." (Luc 11:13). Demandez sans anxiété, participez aux réunions de prière, et ne laissez personne vous faire sentir à l'écart pendant que vous attendez.

L'expression d'Actes 2:47 sur ceux qui étaient sauvés veut-elle dire que Dieu a déjà choisi qui sera sauvé et qui ne le sera pas ?+

Ce n'est pas ce que dit le texte. En grec, l'expression est un participe présent : "ceux qui étaient en train d'être sauvés". Luc décrit des personnes atteintes jour après jour, et non une liste fermée d'avance. Et le contexte montre comment ces personnes étaient sauvées. Pierre a prêché et exhorté : "Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse." (Actes 2:40). Les auditeurs ont répondu : "Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes." (Actes 2:41). Et l'invitation a été ouverte à tous : "Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé." (Actes 2:21). Le salut est l'œuvre de Dieu du début à la fin, et c'est pourquoi c'est le Seigneur qui ajoute à l'Église. Mais sa grâce appelle, convainc et rend possible le fait de croire sans forcer personne. Le même livre montre des gens qui ont résisté : "Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles ! vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi." (Actes 7:51). Celui qui croit entre ; celui qui refuse a refusé une invitation réelle.

Qu'est-ce que la doctrine des apôtres aujourd'hui, si les apôtres sont déjà morts ?+

C'est l'enseignement que les apôtres ont donné en tant que témoins de Jésus : "C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins." (Actes 2:32). Cet enseignement ne s'est pas perdu. Il a été consigné dans les Écritures du Nouveau Testament, qui forment avec l'Ancien la Bible que vous avez entre les mains. C'est pourquoi Paul dit que l'Église est édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire (Éphésiens 2:20). On ne pose un fondement qu'une seule fois ; ensuite, la maison s'appuie dessus. Persévérer dans la doctrine des apôtres, aujourd'hui, c'est laisser la Bible être la règle de tout : de la prédication, du culte, des décisions de l'église et de votre vie. Aucun dirigeant, aucune révélation nouvelle et aucune coutume n'est au-dessus d'elle.

J'ai été reçu comme membre. Dois-je entrer tout de suite dans un ministère ?+

Il n'y a pas lieu de se presser. Le premier service de celui qui vient d'arriver est d'être formé comme disciple : apprendre, prendre racine, connaître les gens, être connu. Les trois mille d'Actes 2 n'ont pas été inscrits sur un planning dès le lendemain ; ils ont persévéré dans l'enseignement, dans la communion fraternelle, à la table et dans la prière (Actes 2:42). Le service viendra, et il viendra avec joie, parce que chaque croyant a reçu un don : "Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu," (1 Pierre 4:10). C'est pourquoi, plus tard, quelqu'un échangera avec vous au sujet de vos dons et de vos talents. Cet entretien existe pour trouver la place où vous servirez bien, et non pour combler un manque de personnes dans un planning. Si quelqu'un vous pousse à assumer une fonction avant l'heure, vous pouvez dire en toute tranquillité que vous êtes dans le temps de l'apprentissage.

L'Église des Actes était-elle parfaite ? Et si je rencontre des problèmes ici ?+

Elle ne l'était pas, et il est bon de le savoir dès maintenant. Quelques chapitres après Actes 2, la même Église a connu une grave dispute : "En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour." (Actes 6:1). Il y a eu aussi du mensonge, dans le cas d'Ananias et Saphira (Actes 5). L'ADN d'Actes 2 n'est pas une église sans problèmes. C'est une église qui traite les problèmes de la bonne manière : les apôtres ont écouté la plainte, l'Église a choisi des hommes remplis du Saint-Esprit et de sagesse pour prendre soin des veuves (Actes 6:3), et l'œuvre a continué. Ici aussi, il y aura des failles, des malentendus et des personnes qui déçoivent, à commencer par nous-mêmes. Un conflit ordinaire se règle par le dialogue, le pardon et, si nécessaire, l'aide des responsables. Mais les abus, la violence, le harcèlement ou les crimes ne sont pas des "problèmes d'église" à régler en silence : la personne qui souffre est protégée, la direction est prévenue et les autorités sont saisies.

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