Texte d'or
“Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.” (Éphésiens 2:19, LSG)
Avant que quelqu'un ne choisisse une église, Dieu appelle cette personne au sein d'un peuple. La leçon suit ce chemin : l'appel qui vient de Dieu, l'adoption qui transforme le visiteur en fils, le corps qui se vit dans une église locale avec des noms et des visages, et le Pacte ecclésial comme une réponse libre, donnée par amour et non par peur. Elle parle aussi, avec soin, à celui qui est arrivé blessé d'une autre église.
Leçon 7 • Appelés à appartenir — Classe des Nouveaux membres.
Du visiteur à la famille. L'appel de Dieu qui nous tire du dehors et nous place au sein d'un peuple, l'église locale où cette appartenance prend un nom et un visage, et le Pacte ecclésial comme le oui que l'on donne de son plein gré.
Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES • Classe des Nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.
✶ Texte d'or — Éphésiens 2:19
"Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu." (Éphésiens 2:19)
- Textes de l'étude — Éphésiens 2:13-19 · 1 Jean 3:1 · 1 Pierre 2:9, 10 · Romains 8:15 · Luc 15:11-24 · 1 Corinthiens 12:18-27 · Actes 9:26-28 · Josué 24:15 · 2 Corinthiens 8:5 · Hébreux 2:11
- Lecture en classe — Éphésiens 2:11-22 et Actes 9:26-28
- Version biblique — Toutes les citations suivent la version biblique de référence en français, vérifiées mot à mot.
Remarquez la différence entre un visiteur et un fils dans une maison.
Le visiteur sonne à la porte et attend. Il demande la permission de s'asseoir, demande où sont les toilettes, accepte le verre d'eau qu'on lui offre et, quand l'heure arrive, remercie et s'en va. Ce peut être un visiteur très apprécié, qui vient chaque semaine depuis des années. Il reste un visiteur.
Le fils entre sans sonner. Il ouvre le réfrigérateur, sait dans quel tiroir se trouvent les cuillères, remarque quand l'ampoule de la cuisine a grillé et la change. Il fait aussi la vaisselle, écoute des conseils qu'il n'a pas demandés et, quand il disparaît pendant trois jours, quelqu'un l'appelle pour demander si tout va bien. Être fils donne plus de liberté qu'être visiteur. Cela implique aussi plus d'engagement.
Beaucoup de gens vivent l'église comme des visiteurs : ils arrivent, assistent, apprécient et s'en vont. On peut faire cela pendant des années sans jamais entrer véritablement dans la maison. La Bible appelle le chrétien à autre chose. Paul a écrit à des gens qui, par leur origine, étaient en dehors de tout, et il leur a dit : "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu." (Éphésiens 2:19).
Ce cours suit le chemin de ce verset. Premièrement, qui appelle : l'appartenance commence en Dieu, non sur une fiche. Deuxièmement, ce que fait cet appel : il transforme le visiteur en fils. Ensuite, où cela se vit : dans un corps concret, l'église locale, avec des noms et des visages. Enfin, comment nous répondons : le Pacte ecclésial, un oui donné de plein gré.
I — Appelés : l'appartenance commence en Dieu
Personne ne devient membre de la famille de Dieu parce qu'il a rempli un formulaire d'inscription, ni parce qu'il a aimé la louange, ni parce que l'église est proche de chez lui. Avant tout choix de notre part, il y a un appel de Dieu.
Jean s'en émerveille : "Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu." (1 Jean 3:1). Et Paul dit aux Corinthiens où mène cet appel : "Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur." (1 Corinthiens 1:9). Aux Romains, il s'adresse ainsi : "à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !" (Romains 1:7). Aimés d'abord, appelés ensuite.
אב Dans l'original — grec
Le mot que le Nouveau Testament utilise pour église est ekklēsía. Dans le monde grec, il désignait l'assemblée des citoyens d'une cité, réunie par convocation. Le mot contient le verbe kaléō, « appeler ». L'église n'est donc pas avant tout un bâtiment ni une institution. Ce sont des gens qui ont été appelés et qui ont répondu. C'est pourquoi le titre de ce cours n'est pas « choisir une église ». C'est « appelés à appartenir ».
De personne à un peuple
Pierre décrit l'avant et l'après de ceux qui ont répondu à cet appel. Après avoir dit que les croyants sont une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis (1 Pierre 2:9), il ajoute : "vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde." (1 Pierre 2:10).
Remarquez le mot « peuple ». Dieu n'a pas appelé des personnes à être des enfants uniques, chacun avec sa foi privée, enfermée dans sa chambre. Il les a appelées au sein d'un peuple. L'appel est personnel, parce que Dieu appelle chacun par son nom. Mais il n'est jamais solitaire.
🕊 Notre lecture. Quand Pierre parle d'une race élue, il décrit le peuple de Dieu dans son ensemble, choisi en Christ. Il ne dit pas que Dieu a tiré au sort d'avance quelques individus pour entrer et a laissé le reste sans aucune chance. L'invitation est pour tous : "Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement." (Apocalypse 22:17). "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Matthieu 11:28). La grâce de Dieu précède : elle réveille, convainc, rend possible le oui. Mais elle ne force pas la porte, et elle peut être refusée. Celui qui répond avec repentance et foi entre dans le peuple élu, parce qu'il est entré en Christ, l'Élu.
L'appel a une direction
C'est pourquoi appartenir n'est pas une récompense pour celui qui se comporte le mieux. C'est une réponse. Dieu a appelé ; nous répondons. Et celui qui répond découvre qu'il n'a pas été appelé seulement pour être pardonné et rentrer chez lui tout seul. Il a été appelé à la communion de son Fils, et le Fils a beaucoup de frères.
II — De la famille de Dieu : de visiteur à fils
Revenez au texte d'or et remarquez les deux mots que Paul utilise pour décrire « l'avant ».
אב Dans l'original — grec
Xénos, « étranger », est celui qui est de passage, sans lien avec le lieu. Pároikos, « gens de dehors », est celui qui habite là, parfois depuis des années, mais sans les droits de citoyen : il vit à côté, jamais à l'intérieur. Paul dit que les chrétiens sont maintenant oikeîoi tou theoû, « de la famille de Dieu », littéralement « ceux de la maison de Dieu ». Le mot vient de oîkos, maison. C'est la différence entre le visiteur et le fils.
Qui a opéré ce changement ? Ce n'est pas leur effort. Paul dit quelques versets plus tôt : "Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ." (Éphésiens 2:13). Et encore : "Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié," (Éphésiens 2:14). Juifs et gentils, qui se parlaient à peine, se sont mis à s'asseoir à la même table. La croix a abattu le mur.
Adoptés, non embauchés
La Bible utilise un mot fort pour décrire comment quelqu'un entre dans cette famille : l'adoption. "Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés," (Jean 1:12). Personne ne naît fils en ce sens. On devient fils, reçu par la foi.
Et Paul montre le type de relation que cela crée : "Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !" (Romains 8:15). Un fils ne vit pas dans la peur d'être renvoyé à la moindre erreur. C'est pourquoi Paul conclut : "Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu ." (Galates 4:7).
Jésus a raconté une histoire qui montre cela de l'intérieur. Un fils a demandé son héritage, est parti et a tout dépensé. Quand il a décidé de revenir, il a répété un discours : "je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires." (Luc 15:19). Il voulait revenir comme un employé. Il pensait pouvoir, tout au plus, payer sa place par son travail.
Le père n'a attendu aucun discours. "Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa." (Luc 15:20). Et quand le fils a commencé à parler, il n'est même pas arrivé à la partie sur l'employé : le père a ordonné d'apporter la plus belle robe, un anneau et des sandales (Luc 15:22). Personne n'habille ainsi un employé. C'est ainsi que l'on reçoit un fils.
Beaucoup de gens arrivent à l'église avec le même discours en poche : « je reste au fond, pas besoin de faire attention à moi, je sais que je ne mérite pas d'être ici ». Dieu ne reçoit personne comme un employé. Celui qui vient à Christ entre comme un fils.
Une vraie famille, avec des visages
Cette famille n'est pas seulement une belle idée. Elle est faite de personnes concrètes. Paul recommande à Timothée de traiter l'église ainsi : "Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, celles qui sont jeunes comme des sœurs, en toute pureté." (1 Timothée 5:1-2). Des pères, des mères, des frères et des sœurs. Chaque âge a sa place, et les relations sont marquées par le respect et la pureté.
Jésus a dit la même chose en regardant ceux qui étaient assis autour de lui : "Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère." (Marc 3:35). Et le psalmiste célèbre le fait que Dieu donne une famille à ceux qui étaient seuls (Psaumes 68:6).
Une vraie famille implique de l'intimité, de la patience, de la loyauté et un soin mutuel. Paul dit aux Galates : "Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi." (Galates 6:10). Ceux de la maison de la foi, c'est-à-dire les membres du foyer.
❤ Pour votre vie. Peut-être que votre famille de sang est loin, ou qu'elle n'est pas croyante, ou que vous vivez seul. La famille de la foi ne vient prendre la place de personne : honorer son père et sa mère reste un commandement (Exode 20:12), même s'ils ne croient pas. Mais personne dans cette maison n'a besoin de passer le dimanche seul. Si vous êtes le plus âgé de la salle, il y a des jeunes qui ont besoin d'un père ou d'une mère dans la foi. Si vous êtes le plus jeune, il y a des personnes mûres qui peuvent marcher avec vous. La famille commence quand quelqu'un apprend votre nom.
III — Membres d'un corps : l'appartenance a une adresse
Paul utilise une autre image pour parler de la même réalité : le corps. "Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part." (1 Corinthiens 12:27). "ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres." (Romains 12:5).
Trois choses ressortent de ce chapitre de 1 Corinthiens.
C'est Dieu qui place chacun à sa place. "Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu." (1 Corinthiens 12:18). Vous n'êtes pas dans l'église par hasard, ni comme un ornement.
Personne n'est dispensable. "L’œil ne peut pas dire à la main : Je n’ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n’ai pas besoin de vous." (1 Corinthiens 12:21). Le frère que vous estimez petit manque s'il n'est pas là. Vous aussi.
Ce qui arrive à l'un arrive à tous. "Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui." (1 Corinthiens 12:26). Dans un corps, la douleur du doigt est le problème du corps tout entier.
Le corps se vit dans un lieu
Certains disent : « J'appartiens à l'Église universelle de Christ, je n'ai pas besoin d'église locale ». Il est vrai que l'Église de Christ est une seule, répandue dans le monde et dans l'histoire. Mais dans le Nouveau Testament, personne ne vit cette Église dans l'abstrait. Elle apparaît à Jérusalem, à Antioche, à Corinthe, à Philippes, toujours avec des noms, avec des maisons où l'on se réunissait et avec des dirigeants connus.
Voyez ce qui est arrivé à Saul après sa conversion. Il avait déjà rencontré le Seigneur sur le chemin, il avait déjà été baptisé, il prêchait déjà. Malgré cela, en arrivant à Jérusalem, il a tenu à se joindre aux frères : "Lorsqu’il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu’il fût un disciple." (Actes 9:26).
Remarquez deux choses. La première : Saul n'est pas resté un chrétien isolé, prêchant pour son propre compte. Il a cherché à se joindre à eux. La seconde : ce n'était pas facile. Les frères avaient peur de lui, et avec raison : il avait persécuté l'église. Celui qui a dénoué l'impasse fut un homme : "Alors Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus." (Actes 9:27).
Ce texte parle aux deux côtés de la porte. À celui qui arrive, il enseigne à chercher à se joindre aux autres, même quand c'est inconfortable. À celui qui est déjà à l'intérieur, il enseigne à être un Barnabas : prendre avec soi celui qui arrive, le présenter, faire le pont.
אב Dans l'original — grec
Quand Luc décrit la première église, il dit qu'ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières (Actes 2:42). Le mot traduit par communion est koinōnía : avoir part ensemble, participer, partager. Il ne décrit pas un bon sentiment que l'on éprouve pendant le culte. Il décrit une vie où l'on a des choses en commun : la table, la prière, le temps, le soin mutuel.
L'adhésion comme membre : le nom que l'église donne à cette appartenance
Le mot « adhésion » ne se trouve pas dans la Bible, mais l'idée est dans le terme même de « membre ». Être membre d'une église locale, c'est rendre public et convenu ce qui est déjà vrai devant Dieu : je fais partie de ce corps, ici. L'église commence à vous connaître par votre nom, à prier pour vous, à remarquer votre absence. Et vous commencez à vous laisser connaître, à servir avec ce que vous avez reçu et à porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6:2).
L'auteur de l'épître aux Hébreux décrit cette attention réciproque : "Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour." (Hébreux 10:24-25). Personne ne peut veiller sur quelqu'un qui n'apparaît jamais.
IV — Le Pacte ecclésial : un oui libre, donné devant Dieu et les frères
Quand quelqu'un est reçu comme membre de cette maison, il souscrit au Pacte ecclésial. C'est un texte que vous lirez en entier, calmement, avant de vous engager à quoi que ce soit. Ici, nous n'allons pas répéter le Pacte point par point ; ce qui importe dans ce cours, c'est d'en comprendre l'esprit.
Un oui que personne ne peut donner à votre place
Quand Josué a réuni le peuple pour renouveler l'alliance avec Dieu, il n'a forcé personne. Il a mis le choix sur la table : "Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel." (Josué 24:15).
Le Pacte fonctionne ainsi. C'est un engagement pris de plein gré, devant Dieu et les frères. Personne ne doit signer par pression, par peur d'être mal vu ou parce que « tout le monde signe ». Si vous avez un doute sur un point, le moment de poser la question est avant, et poser des questions est un signe de sérieux.
Paul a félicité les frères de Macédoine pour un ordre qui s'applique aussi ici. Parlant d'une offrande qu'ils avaient faite pour les pauvres, il a dit : "Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu." (2 Corinthiens 8:5). D'abord au Seigneur, ensuite aux frères. Le Pacte n'est pas le début de votre vie avec Dieu. C'est ce qui arrive quand celui qui s'est déjà donné à Christ décide de se donner aussi à un peuple concret.
Un engagement réciproque
Le Pacte n'est pas une liste de devoirs que seul le membre assume. Lors de la réception d'un nouveau membre, l'église fait aussi son vœu : accueillir, prendre soin, prier, accompagner. Les pasteurs ont aussi leur limite écrite dans la Bible : "Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau." (1 Pierre 5:2-3). Non par contrainte. Non pour un gain honteux. Non en dominant. Le troupeau appartient à Dieu.
Un pacte d'amour, non un contrat de peur
Vous souvenez-vous de Romains 8:15 ? Nous n'avons pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte. Le Pacte ne peut pas être lu avec cet esprit. Jean dit : "La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour." (1 Jean 4:18).
C'est pourquoi il vaut la peine de dire clairement ce que le Pacte n'est pas :
- Ce n'est pas une condition de salut. Vous avez été sauvé par la grâce, par la foi en Christ, avant de signer quoi que ce soit. Une signature n'ajoute rien à la croix.
- Ce n'est pas un contrôle sur votre vie. Aucun dirigeant n'est maître de votre conscience, de votre maison, de votre mariage ou de votre argent. L'Écriture gouverne la direction de l'église, et non l'inverse.
- Ce n'est pas une chaîne. Celui qui doit changer de ville ou d'église sort par la grande porte, avec un entretien et une lettre de transfert. Personne ici ne menace de l'enfer celui qui s'en va. Le salut est en Christ, non sur le registre des membres d'une assemblée.
- Ce n'est pas la promesse de ne jamais faillir. C'est la direction que vous avez choisie et la famille que vous avez autorisée à vous aider quand vous faillirez.
Et quand le Pacte parle de correction fraternelle, il parle d'attention mutuelle entre des frères qui pèchent, et non d'exposition publique ni d'humiliation. Il faut séparer deux choses qui parfois se mélangent. Le conflit entre frères, la rancune, le malentendu, le péché ordinaire : cela se traite par le dialogue, le pardon et, si nécessaire, l'aide des responsables. L'abus, la violence, le harcèlement, le crime : c'est tout autre chose. La personne qui a souffert est protégée d'abord, la direction est prévenue, et les autorités compétentes sont saisies. Aucun pacte d'église ne sert à couvrir un crime ni à faire taire une victime.
Pour celui qui est arrivé blessé
Peut-être êtes-vous dans cette classe après une mauvaise expérience dans une autre église. Peut-être avez-vous vu des dirigeants dominateurs, entendu des menaces, été exposé publiquement, ou êtes-vous simplement parti sans que personne s'en soucie. Entendre parler de « pacte » et d'« adhésion » peut crisper le corps.
Si c'est votre cas, écoutez ceci. Jésus traite avec délicatesse celui qui arrive meurtri : "Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice." (Matthieu 12:20). Le roseau cassé tient encore debout, mais de peu. La mèche fume encore, mais elle est presque éteinte. Il n'achève pas de briser et n'éteint pas ce qui reste.
Et son ordre pour l'église est celui-ci : "Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu." (Romains 15:7). Vous avez droit au temps dont vous avez besoin. Vous pouvez poser des questions, vous pouvez lire le Pacte lentement, vous pouvez raconter aux responsables ce que vous avez vécu avant de prendre le moindre engagement. Appartenir de nouveau est possible, mais personne n'a besoin de se presser.
Christ dans la leçon
Tout ce que ce cours a dit sur l'appartenance n'est possible que parce que quelqu'un a voulu nous appartenir en premier.
Le Fils de Dieu s'est fait homme et est entré dans notre famille humaine. Et il n'en a pas eu honte : "Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères," (Hébreux 2:11). Lui, le Saint, regarde des gens comme nous et les appelle ses frères.
Il connaît chacun par son nom. "Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors." (Jean 10:3). Personne, pour lui, n'est un numéro sur une liste. Et il ne rassemble pas des brebis pour qu'elles restent dispersées : "J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger." (Jean 10:16). Un seul troupeau, un seul Pasteur.
Le prix de cette appartenance a été élevé. Paul a rappelé aux anciens d'Éphèse que l'église est celle qu'il s'est acquise par son propre sang (Actes 20:28). C'est par le sang que ceux qui étaient loin sont devenus proches (Éphésiens 2:13), et c'est à la croix que le mur est tombé (Éphésiens 2:14).
Et il a promis de ne laisser personne seul : "Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous." (Jean 14:18). En attendant son retour, l'église est le lieu où cette promesse prend des bras : des frères qui prient, qui visitent, qui corrigent avec amour, qui remarquent notre absence.
C'est pourquoi appartenir à une église n'est pas le prix du salut. C'est ce que fait le salut quand il atteint de vraies personnes. Avant que vous ne choisissiez une église, Christ a choisi de donner sa vie pour vous. Avant que vous ne signiez un pacte, il a scellé de son propre sang la nouvelle alliance. Nous appartenons à un peuple parce qu'avant cela, nous lui appartenons.
Application pratique
- Sortez de la position de visiteur. Remarquez cette semaine une chose que vous faites à l'église comme quelqu'un qui n'est que de passage, et remplacez-la par une attitude de membre de la maison : arriver un peu plus tôt, saluer quelqu'un qui est seul, demander où vous pouvez aider.
- Mettez un nom sur les personnes. « Frère » est un beau mot, mais il reste vide quand il n'a pas de visage. Apprenez le nom et l'histoire de quelqu'un que vous ne saluez que de loin.
- Lisez le Pacte ecclésial au calme. Notez ce que vous comprenez, ce que vous vivez déjà et ce qui suscite un doute. Apportez vos questions aux responsables avant de prendre l'engagement.
- Soyez un Barnabas pour quelqu'un. Quand une nouvelle personne arrive, n'attendez pas qu'un autre l'accueille. Asseyez-vous près d'elle, présentez-la à quelqu'un, expliquez-lui comment les choses fonctionnent.
Prière finale
Père, merci parce que tu nous as appelés. Nous étions loin, au-dehors, comme des étrangers et des gens de passage, et tu nous as approchés par le sang de ton Fils. Tu ne nous as pas reçus comme des employés, mais comme des fils. Merci pour l'Esprit d'adoption, qui nous fait crier : Abba, Père.
Seigneur Jésus, tu n'as pas honte de nous appeler frères. Tu nous connais par notre nom et tu as promis de ne pas nous laisser orphelins. Enseigne-nous à vivre comme des gens de la maison : à remarquer celui qui est seul, à apprendre les noms, à porter les fardeaux les uns des autres, à être un Barnabas pour celui qui arrive.
Regarde, Seigneur, celui qui est arrivé ici blessé par une autre église. Ne brise pas le roseau cassé ; guéris ce qui a été meurtri et donne au cœur le temps de faire confiance à nouveau. Délivre cette maison de tout contrôle, de toute menace et de tout abus, et fais-en un lieu où celui qui souffre est protégé.
Saint-Esprit, quand viendra l'heure du Pacte, que chacun donne son oui avec liberté et joie, d'abord à toi et ensuite aux frères. Que personne ne signe par peur, et que personne ne reste à l'écart faute de quelqu'un pour l'accueillir.
Fais de nous un peuple, une famille, un corps, pour la gloire de ton nom. Au nom de Jésus. Amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Que signifie faire partie de la famille de Dieu en Éphésiens 2:19 ?+
Paul écrit à des chrétiens qui n'étaient pas juifs et qui, de ce fait, étaient restés en dehors des promesses d'Israël. Il utilise deux mots pour décrire ce qu'ils étaient auparavant : des étrangers, c'est-à-dire ceux qui ne sont que de passage, et des gens du dehors, c'est-à-dire ceux qui habitent sur place mais n'ont pas les droits de citoyen. Puis il dit ce qu'ils sont maintenant : des concitoyens des saints et des membres de la famille de Dieu. L'expression grecque parle des gens de la maison, de ceux de l'intérieur. Ce ne sont pas eux qui ont opéré ce changement : "Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ." (Éphésiens 2:13). En pratique, cela veut dire que celui qui croit en Christ n'est pas dans l'église comme un invité poli qui demande la permission d'exister. Il est chez lui. Et une maison implique deux choses à la fois : le droit d'y être et la responsabilité d'en prendre soin.
Tout être humain est-il déjà enfant de Dieu ?+
En un sens, tous sont des créatures de Dieu et dépendent de lui pour vivre. Paul a dit à Athènes : "car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race…" (Actes 17:28). C'est pourquoi tout être humain a de la valeur et mérite le respect, qu'il soit croyant ou non. Mais la Bible parle d'enfant de Dieu, au sens de la famille, pour celui qui reçoit Christ : "Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés," (Jean 1:12). Remarquez qu'il est question de le devenir. Personne ne naît enfant en ce sens ; il est adopté. Paul dit la même chose : "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ;" (Galates 3:26). Et l'invitation est ouverte à tous. La grâce de Dieu précède, appelle et rend possible le fait de croire, mais elle ne force personne. Celui qui répond avec foi entre dans la famille par la même porte, d'où qu'il vienne.
J'ai été blessé dans une autre église. Comment vais-je faire confiance à nouveau ?+
Premièrement, vous n'avez pas besoin de faire semblant que cela n'a pas fait mal. Il y a des blessures d'église qui relèvent du malentendu et du conflit ordinaire, et il y a des blessures qui sont de véritables abus : contrôle, humiliation, exploitation, harcèlement. Les deux font mal, mais ce n'est pas la même chose, et la seconde n'a jamais été la volonté de Dieu. S'il y a eu un délit, la bonne voie passe aussi par les autorités, et aucune église sérieuse ne demande à la victime de se taire. Deuxièmement, refaire confiance est un processus, et vous avez droit au temps qu'il demande. Poser des questions avant de signer, lire le Pacte calmement, parler avec les responsables de ce qui vous est arrivé : ce n'est pas de la rébellion, c'est de la prudence. Troisièmement, remarquez comment Jésus traite celui qui arrive meurtri : "Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice." (Matthieu 12:20). Et son commandement pour l'église est d'accueillir comme il a accueilli : "Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu." (Romains 15:7). Une église qui a besoin de faire pression sur vous pour que vous restiez n'a pas encore compris ce verset.
Si un jour je quitte cette église, suis-je perdu ?+
Non. Votre salut est en Christ, et non sur la fiche de membre d'une église locale. Changer de ville, de travail, se marier, avoir besoin d'un autre horaire : c'est la vie, et changer d'assemblée n'est pas abandonner la foi. Cette maison a même une manière ordonnée de le faire, avec un entretien pastoral et une lettre de transfert, afin que personne ne parte sans être entouré de soin. Ce que la Bible prend très au sérieux est autre chose : abandonner Christ et cesser définitivement de se rassembler, sans aucune église. "Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement," (Hébreux 3:14). Et l'Écriture met aussi en garde contre l'habitude de délaisser la réunion des frères : "N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour." (Hébreux 10:25). Retenez donc ces deux choses. Personne n'a le droit de vous menacer de l'enfer pour que vous restiez. Et vous ne devez pas traiter l'église comme quelque chose de facultatif, car un croyant sans aucune église reste sans soin et sans lieu pour servir.
Je n'ai pas encore été baptisé d'eau. Fais-je déjà partie de la famille de Dieu ?+
Celui qui croit véritablement en Christ a déjà été accueilli par Dieu comme son enfant. L'adoption vient par la foi : "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ;" (Galates 3:26). Le baptême d'eau n'est pas ce qui sauve, mais ce n'est pas non plus un détail facultatif. Jésus a ordonné de baptiser les disciples (Matthieu 28:19), et dans le Nouveau Testament, celui qui croyait était baptisé et ajouté à l'église aussitôt après : "Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes." (Actes 2:41). Le baptême est la confession publique de celui qui appartient déjà à Christ, et c'est le pas d'obéissance qui ouvre habituellement la porte à la vie de membre. Si vous n'avez pas encore été baptisé, vous n'avez pas à vous sentir exclu dans cette classe. Parlez de votre baptême avec les responsables ; ils sont là pour cela.
Je vis seul, ou ma famille n'est pas croyante. L'église peut-elle être ma famille ?+
Elle le peut et elle le doit, sans prendre la place de la famille que vous avez déjà. Jésus a dit : "Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère." (Marc 3:35). Et le psalmiste célèbre le fait que Dieu donne une famille à ceux qui sont seuls (Psaumes 68:6). Paul recommande à Timothée de traiter les plus âgés comme des pères et des mères, et les plus jeunes comme des frères et des sœurs, en toute pureté (1 Timothée 5:1-2). En même temps, l'église n'est pas la concurrente de votre foyer. Le commandement d'honorer son père et sa mère reste en vigueur (Exode 20:12), même s'ils ne sont pas croyants, et la Bible est sévère envers celui qui abandonne les siens (1 Timothée 5:8). Ce que la famille de la foi offre, c'est une compagnie, la prière et une attention bienveillante pour celui qui est seul, ainsi qu'un lieu où vous prenez aussi soin de quelqu'un. Commencez simplement : apprenez le prénom d'une personne, asseyez-vous près d'elle, demandez-lui comment vous pouvez prier pour elle.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Dieu nous a appelés à sortir de la condition de visiteur et nous a faits membres de sa famille en Christ ; cette appartenance se vit dans une église locale, avec des noms et des visages, et le Pacte est le oui libre de celui qui a décidé d'être de la maison.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture (l'accroche : visiteur ou fils ?) |
| 5–12 min | Point 1 — Appelés : l'appartenance commence en Dieu |
| 12–21 min | Point 2 — De visiteur à fils : l'adoption |
| 21–27 min | Activité (visiteur ou de la maison ?) |
| 27–34 min | Point 3 — Le corps a une adresse : Saul et Barnabas |
| 34–41 min | Point 4 — Le Pacte : oui libre, engagement réciproque, sans peur |
| 41–45 min | Conclusion en Christ + défi de la semaine + prière |
Commencez ainsi
Demandez à la classe : « Comment remarque-t-on, dans une maison, qui est visiteur et qui est de la maison ? » Laissez-les parler librement. Des réponses viendront comme « le visiteur sonne à la porte », « le visiteur demande la permission de prendre de l'eau », « celui de la maison ouvre le réfrigérateur », « celui de la maison fait la vaisselle », « quand le fils disparaît, quelqu'un l'appelle ».
Notez au tableau en deux colonnes, VISITEUR et DE LA MAISON, sans encore commenter. Puis demandez : « Et qui a le plus de liberté ? Et qui a le plus d'engagement ? » La classe remarquera d'elle-même que celui qui est de la maison a davantage des deux.
Lisez alors Éphésiens 2:19 lentement et dites : « Paul a écrit cela à des gens qui étaient en dehors de tout. Aujourd'hui, la question est : dans la maison de Dieu, est-ce que je vis comme un visiteur ou comme un fils ? »
Point 1 — Appelés : l'appartenance commence en Dieu
- Dans le support de cours : la Marque 6, l'adhésion significative, dans la partie qui montre l'église comme un peuple, et non comme un public.
- Ce qu'il faut enseigner : avant que quelqu'un ne choisisse une église, Dieu appelle cette personne à la communion du Fils (1 Corinthiens 1:9 ; 1 Jean 3:1). Le mot ekklēsía contient le verbe « appeler » : l'église, ce sont des gens appelés qui ont répondu. L'appel est personnel, mais jamais solitaire : autrefois vous n'étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu (1 Pierre 2:10). Expliquez l'expression race élue selon la compréhension de notre église : c'est le peuple choisi en Christ, et l'invitation est pour tous (Apocalypse 22:17 ; Matthieu 11:28). La grâce précède et rend le oui possible, mais elle peut être refusée. Celui qui répond avec repentance et foi entre dans le peuple.
- Verset d'ancrage : "vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde." (1 Pierre 2:10).
- Question clé : « Quelle est la différence entre choisir une église et être appelé à faire partie d'un peuple ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « choisir dépend de moi, être appelé dépend de Dieu », « on choisit selon ses goûts », « un appel est plus sérieux ». Approfondissez : « Si c'est Dieu qui a appelé, qu'est-ce qui change dans ma façon de traiter l'église les jours où elle me dérange ? »
- Si personne ne parle : racontez comment vous êtes arrivé dans votre église et ce que, avec le recul, vous reconnaissez comme la main de Dieu sur le chemin. Puis relancez : « et pour vous, qu'est-ce qui vous a amenés jusqu'ici ? » Personne n'a besoin de raconter son passé ; il suffit de dire ce qui l'a amené.
Point 2 — De visiteur à fils : l'adoption
- Dans le support de cours : la Marque 6, dans la partie sur l'église comme famille, maison de Dieu.
- Ce qu'il faut enseigner : expliquez les deux mots d'Éphésiens 2:19 : l'étranger est celui qui est de passage ; le résident étranger est celui qui habite là, mais sans droits. Maintenant nous sommes ceux de la maison de Dieu, et c'est le sang de Christ qui a fait cela (Éphésiens 2:13-14). Montrez que l'entrée dans la famille est une adoption par la foi (Jean 1:12), avec un Esprit de fils et non d'esclave (Romains 8:15 ; Galates 4:7). Racontez le passage du fils prodigue qui avait répété son discours pour revenir comme employé (Luc 15:19) et le père qui ne l'a pas laissé faire (Luc 15:20, 22). Terminez avec la famille concrète de 1 Timothée 5:1-2 : pères, mères, frères et sœurs, en toute pureté. Attention pastorale : il y a dans la salle des personnes dont la famille est éloignée, non croyante ou brisée. Dites que l'église ne prend pas la place de la famille de sang, qu'honorer son père et sa mère demeure (Exode 20:12), et que personne dans cette maison n'a besoin de rester seul.
- Verset d'ancrage : "Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !" (Romains 8:15).
- Question clé : « Pourquoi le fils prodigue voulait-il revenir comme employé, et non comme fils ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « la honte », « il pensait ne pas le mériter », « il voulait payer pour ce qu'il avait fait », « un employé a des règles claires, un fils dépend de l'amour du père ». Approfondissez : « Il y a des gens qui vivent l'église comme des employés : ils travaillent beaucoup pour mériter leur place. Que dirait le père de la parabole à cette personne ? »
- Si personne ne parle : lisez Luc 15:20 lentement et posez seulement cette question : « Qui a couru dans cette histoire ? » Le père a couru. La classe arrive d'elle-même à la grâce.
Activité
- Objectif : aider la classe à discerner, dans des situations quotidiennes de la vie d'église, la différence entre vivre comme un visiteur et vivre comme quelqu'un de la maison, sans exposer personne.
- Matériel : le tableau qui comporte déjà les colonnes VISITEUR et DE LA MAISON depuis l'ouverture. Un marqueur.
- Déroulement : lisez à voix haute, une par une, de courtes situations de la vie de l'église et demandez à la classe dans quelle colonne chacune se place. Suggestions : « arrive à l'heure pile et repart dès l'amen » ; « remarque que quelqu'un s'est assis seul et va s'asseoir près de lui » ; « disparaît trois semaines et personne ne le sait » ; « voit qu'il n'y a plus de papier aux toilettes et prévient la personne responsable » ; « ne parle qu'à ceux qu'il connaît déjà » ; « demande à un frère comment il peut prier pour lui » ; « une nouvelle personne arrive et quelqu'un la présente aux autres ». Écrivez chaque situation dans la colonne choisie par la classe. Les réponses portent sur « les gens » en général ; précisez-le avant, pour que personne ne se sente visé. Demandez ensuite : « qu'est-ce qui ferait passer quelqu'un d'une colonne à l'autre ? »
- Conclusion (retour au texte) : « Personne ne passe de la colonne du visiteur à celle de la maison par son seul effort. Paul dit que ceux qui étaient loin sont devenus proches par le sang de Christ (Éphésiens 2:13). La porte a été ouverte par lui. Mais, une fois que l'on est entré, les attitudes changent : celui qui est de la maison prend soin de la maison. C'est ce que veut dire Éphésiens 2:19 en parlant des gens de la maison de Dieu. »
Point 3 — Le corps a une adresse : Saul et Barnabas
- Dans le support de cours : la Marque 6, dans la partie qui relie le corps de Christ à l'église locale, et l'engagement du Pacte à se réunir avec les frères.
- Ce qu'il faut enseigner : le corps de Christ a des membres placés par Dieu (1 Corinthiens 12:18), aucun n'est dispensable (1 Corinthiens 12:21) et la douleur de l'un est la douleur de tous (1 Corinthiens 12:26). Ce corps ne se vit pas dans l'abstrait : dans le Nouveau Testament, il apparaît toujours dans des lieux concrets, avec des noms. Utilisez Actes 9:26-28 : Saul, déjà converti et prêchant, cherchait à se joindre aux disciples, mais ils avaient peur de lui ; Barnabas a fait le pont. Tirez-en les deux leçons : celui qui arrive cherche à se joindre aux autres ; celui qui est déjà là devient un Barnabas. Expliquez koinōnía (Actes 2:42) comme le fait d'avoir part ensemble, et l'adhésion comme membre comme le nom que l'église donne à cette appartenance convenue publiquement.
- Verset d'ancrage : "Alors Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus." (Actes 9:27).
- Question clé : « Qui a été votre Barnabas quand vous êtes arrivés ici ? Et qu'a fait cette personne ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « la sœur qui m'a accueilli à la porte », « la personne qui m'a invité », « l'enseignant de cette classe », « personne, je suis arrivé seul ». Accueillez cette dernière réponse avec soin ; elle est importante. Approfondissez : « qu'auriez-vous aimé que quelqu'un fasse pour vous le premier mois ? Celui qui arrive maintenant a besoin exactement de cela. »
- Si personne ne parle : racontez qui a été votre Barnabas et ce qu'il a fait. Puis demandez simplement : « et qu'est-ce qui rendrait plus facile, pour un nouveau venu, de se joindre à cette église ? »
Point 4 — Le Pacte : oui libre, engagement réciproque, sans peur
- Dans le support de cours : le Pacte ecclésial, dans son esprit et dans la partie des engagements mutuels.
- Ce qu'il faut enseigner : le Pacte est un choix libre, comme celui de Josué 24:15, et suit l'ordre de 2 Corinthiens 8:5 : d'abord le don de soi au Seigneur, ensuite aux frères. C'est un engagement réciproque : l'église promet aussi de prendre soin, et les pasteurs ont la limite fixée en 1 Pierre 5:2-3 (non par contrainte, non pour un gain honteux, non en dominant). Ce n'est pas un contrat de peur (Romains 8:15 ; 1 Jean 4:18). Dites clairement ce qu'il n'est pas : une condition de salut, un contrôle sur la vie, une chaîne qui retient, une promesse de ne jamais faillir. Celui qui doit partir sort par la grande porte, et personne ne menace de l'enfer celui qui s'en va. Précaution obligatoire : séparez à voix haute le conflit de l'abus. Le conflit et le péché ordinaire se traitent par le dialogue, le pardon et l'aide des responsables. L'abus, la violence, le harcèlement et le crime exigent la protection de la victime, le signalement aux responsables et le recours aux autorités. Et réservez une minute pour ceux qui sont arrivés blessés d'une autre église : lisez Matthieu 12:20 et Romains 15:7, et dites que cette personne a droit au temps dont elle a besoin. Si quelqu'un commence à raconter une histoire lourde, accueillez sa parole (« merci pour votre confiance, nous allons en parler juste après le cours »), ne demandez pas de détails devant la classe et transmettez la situation aux responsables le jour même.
- Verset d'ancrage : "Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu." (2 Corinthiens 8:5).
- Question clé : « Qu'est-ce qui fait qu'un engagement est un engagement d'amour, et non de peur ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « quand on choisit », « quand les deux parties s'engagent », « quand on peut poser des questions avant », « quand il n'y a pas de menace ». Approfondissez : « et qu'auriez-vous besoin d'entendre ou de voir pour signer le Pacte en paix ? » Notez les réponses ; elles montrent ce que la classe a encore besoin de savoir, et vous pourrez les transmettre aux responsables.
- Si personne ne parle : faites la comparaison avec le mariage : « celui qui se marie par peur d'être abandonné vit autrement que celui qui se marie parce qu'il aime et qu'il est aimé. Qu'est-ce qui change ? » La classe comprend vite.
Si on vous pose cette question
Question : « J'ai été blessé dans une autre église. Comment vais-je faire confiance à nouveau ? » Réponse courte : Personne n'a besoin de faire semblant que cela n'a pas fait mal. Séparez le conflit ordinaire de l'abus : l'abus n'a jamais été la volonté de Dieu, et s'il y a eu crime, la démarche inclut les autorités. Faire confiance à nouveau est un processus, et la personne a droit au temps qu'il faut : poser des questions, lire le Pacte au calme, parler avec les responsables. Jésus ne brisera pas le roseau cassé (Matthieu 12:20), et il ordonne à l'église d'accueillir comme il a accueilli (Romains 15:7). Proposez d'en discuter après le cours, avec les responsables.
Question : « Si un jour je quitte cette église, suis-je perdu ? » Réponse courte : Non. Le salut est en Christ, non sur le registre des membres. Changer d'église en raison d'un déménagement, d'un travail ou d'un mariage n'est pas abandonner la foi, et cette maison a une manière ordonnée de le faire. Ce que la Bible traite avec gravité, c'est d'abandonner Christ et de cesser définitivement de se rassembler (Hébreux 3:14 ; Hébreux 10:25). Personne ne peut utiliser la menace pour retenir quelqu'un ; et personne ne doit traiter l'église comme dispensable.
Question : « Je n'ai pas encore été baptisé d'eau. Est-ce que je fais déjà partie de la famille ? » Réponse courte : Celui qui croit en Christ a déjà été reçu comme fils par la foi (Galates 3:26). Le baptême ne sauve pas, mais c'est un acte d'obéissance et une confession publique, et dans le Nouveau Testament il suivait de près la foi, en même temps que l'intégration à l'église (Actes 2:41). Orientez la personne vers un entretien avec les responsables au sujet du baptême, sans que personne ne se sente exclu de la classe.
Question : « Je vis seul, ou ma famille n'est pas croyante. L'église peut-elle être ma famille ? » Réponse courte : Oui, sans prendre la place de la famille de sang. Jésus a appelé frère celui qui fait la volonté de Dieu (Marc 3:35), et Dieu donne une famille à ceux qui étaient seuls (Psaumes 68:6). Honorer son père et sa mère demeure (Exode 20:12). Montrez le chemin pratique : apprendre le nom de quelqu'un, s'asseoir près de lui, demander comment prier pour cette personne.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : « Regardez de nouveau le tableau. Le visiteur sonne à la porte ; le fils entre. Nous ne sommes pas entrés dans la famille de Dieu par nos efforts : Christ a payé de son propre sang pour que celui qui était loin devienne proche. Il n'a pas honte de nous appeler frères, il appelle chacun par son nom et il a promis de ne pas nous laisser orphelins. Avant que nous ne choisissions une église, il a choisi de donner sa vie pour nous. C'est pourquoi nous appartenons à un peuple : parce qu'avant cela, nous lui appartenons. Et celui qui est de la maison commence à prendre soin de la maison. »
- Défi : Cette semaine, mettez un nom et une prière sur le mot « frère ». Au culte ou à l'École du dimanche (EBD), cherchez une personne de l'église que vous ne saluez que de loin. Demandez-lui son nom, comment elle est arrivée dans cette église et comment vous pouvez prier pour elle. Priez pour cette personne, par son nom, tous les jours de la semaine. Avant dimanche prochain, dites-lui, par un court message ou en personne lors de la prochaine rencontre : « j'ai prié pour vous cette semaine ». Vous n'avez pas besoin de raconter votre propre histoire ni de poser de question intime ; s'il s'agit d'une personne du sexe opposé, discutez sur place, dans le cadre de l'église, avec simplicité. Si vous suivez la classe par internet et ne connaissez encore personne, demandez aux responsables de la classe de vous présenter quelqu'un. Dimanche, revenez avec l'histoire.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez Éphésiens 2:11-22 en entier, Luc 15:11-24 et Actes 9:19-31 d'une seule traite. Éphésiens 2 lu en entier montre que le texte d'or est le point d'arrivée d'un argument sur la croix ; Actes 9 montre le contexte de Saul et Barnabas. Relisez le Pacte ecclésial et soyez au clair sur ce qu'il demande et ce qu'il ne demande pas. Faites vous-même le défi de la semaine avant de le demander à la classe. Marquez dans votre Bible : Éphésiens 2:13 · Éphésiens 2:19 · 1 Jean 3:1 · 1 Pierre 2:10 · Romains 8:15 · Luc 15:19, 20 · 1 Timothée 5:1, 2 · 1 Corinthiens 12:26 · Actes 9:26, 27 · Josué 24:15 · 2 Corinthiens 8:5 · 1 Pierre 5:2, 3 · Matthieu 12:20 · Hébreux 2:11.
- Apportez : votre Bible, un tableau ou une affiche et un marqueur, ainsi qu'un exemplaire du Pacte ecclésial pour ceux qui voudraient voir le texte. Ayez sous la main les informations sur les prochaines étapes (baptême, réception des membres) et le contact de la personne à joindre parmi les responsables, au cas où quelqu'un confierait une situation d'abus ou de blessure grave.
- Priez avant : pour celui qui vit encore l'église comme un visiteur et n'a jamais été invité à entrer vraiment. Pour celui qui veut revenir comme un employé et a besoin d'entendre qu'il est un fils. Pour celui qui est arrivé blessé d'une autre église et va entendre le mot « pacte » le corps crispé. Pour celui qui vit seul. Et pour vous, afin que le cours se termine en Christ, qui nous a rachetés de son propre sang, et non dans l'admiration de la structure de l'église.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Cette semaine, mettez un nom et une prière sur le mot « frère ». Au culte ou à l'EBD, cherchez une personne de l'église que vous ne saluez que de loin. Demandez-lui son nom, comment elle est arrivée dans cette église et comment vous pouvez prier pour elle. Priez pour cette personne, par son nom, tous les jours de la semaine. Avant dimanche prochain, dites-lui, par un court message ou en personne lors de la prochaine rencontre : « j'ai prié pour vous cette semaine ». Vous n'avez pas besoin de raconter votre propre histoire ni de poser de question intime ; s'il s'agit d'une personne du sexe opposé, discutez sur place, dans le cadre de l'église, avec simplicité. Si vous suivez la classe par internet et ne connaissez encore personne, demandez aux responsables de la classe de vous présenter quelqu'un. Dimanche, revenez avec l'histoire.
Pourquoi
Parce que celui qui est de la maison de Dieu ne traite pas ses frères comme des inconnus. Paul dit que nous ne sommes plus des étrangers ni des gens du dehors, mais des concitoyens des saints et des membres de la famille de Dieu (Éphésiens 2:19), et la famille commence quand quelqu'un apprend votre nom et se souvient de vous devant Dieu. C'est ce que Barnabas a fait avec Saul : il a pris avec lui celui qui était dehors (Actes 9:27). "Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ." (Galates 6:2).
Comment savoir que vous l'avez fait
Vous connaissez le nom de la personne, vous savez comment elle est arrivée à l'église et vous savez pour quel sujet vous avez prié pendant la semaine. Et elle vous a entendu dire : « j'ai prié pour vous ».
Dimanche, revenez avec l'histoire
Racontez ce qui s'est passé en vous : ce qui a changé dans le fait de regarder cette personne comme un frère, et non comme un visage familier. Il n'est pas nécessaire de répéter son sujet de prière ni quoi que ce soit qu'elle vous ait confié en privé. Une phrase suffit : « j'ai appris le nom d'un frère, j'ai prié pour lui, et voici ce qui s'est passé ».







