Texte d'or
“Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.” (Romains 6:4, LSG)
Christ a laissé à son Église deux ordres qui s'accomplissent avec le corps : descendre dans les eaux une fois et s'asseoir à la Table toute la vie. Ce cours montre le baptême comme l'enterrement d'où le mort ressort en marchant et la Cène comme un pain pour celui qui est en voyage, et rejette deux erreurs : l'eau qui sauve toute seule et le pain qui devient autre chose. Les deux commencent et soutiennent le même chemin, celui de la nouveauté de vie en Christ.
Leçon 11 • Les eaux et la table — Classe des nouveaux membres.
Le baptême d'eau et la Sainte Cène : les deux ordres que Christ a laissés pour être accomplis avec le corps. L'un se fait une seule fois ; l'autre, toute la vie.
Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES (Brésil) • Classe des nouveaux membres • 4e trimestre de 2026.
✶ Texte d'or — Romains 6:4
"Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie." (Romains 6:4)
- Textes de l'étude — Matthieu 28:19 · Romains 6:3-5 · Actes 2:41-42 · Actes 8:36-39 · Luc 22:19-20 · 1 Corinthiens 10:16-17 · 1 Corinthiens 11:20-33
- Lecture en classe — Romains 6:3-5 et 1 Corinthiens 11:23-28
- Version biblique — Toutes les citations suivent la version biblique de référence en français, vérifiées mot à mot.
Il existe un enterrement dont le mort sort en marchant. La famille ne pleure pas ; elle chante. L'assemblée ne fait pas ses adieux ; elle applaudit. Et celui qui est descendu remonte tout mouillé, le visage ruisselant et un sourire qui ne tient plus sur ses lèvres.
Il existe aussi un repas où le pain est un petit morceau, la coupe est peu de chose, et personne ne repart affamé. Il ne remplit pas le ventre. Il remplit autre chose.
Vous allez participer aux deux dans cette maison. À l'enterrement, une fois dans la vie. Au repas, tant que le Seigneur vous prêtera souffle. Ce sont le baptême d'eau et la Sainte Cène, les deux ordonnances que Christ a laissées à son Église.
Le texte d'or réunit les deux en un seul mot. Paul dit que nous avons été ensevelis avec Christ par le baptême afin que nous marchions nous aussi en nouveauté de vie (Romains 6:4). Marchions. La vie chrétienne est un chemin. Les eaux sont le premier pas de ce chemin ; la Table est le pain qui soutient celui qui marche. C'est ainsi que ce cours regarde les deux : la porte par laquelle on entre et la nourriture pour la route.
I — Deux ordres du Seigneur, non deux traditions de l'Église
Pourquoi nous disons « ordonnance »
Beaucoup d'églises appellent le baptême et la Cène des sacrements. Le mot vient du latin sacramentum, qui dans le monde romain désignait le serment du soldat entrant dans l'armée. Il y a là une part de vérité : celui qui descend dans les eaux jure fidélité à Christ devant témoins.
Nous préférons le mot ordonnance, parce qu'il garde l'essentiel : le baptême et la Cène ne sont pas dans l'Église parce que quelqu'un a trouvé cela beau. Ils y sont parce que Christ l'a ordonné. Du baptême, il a dit : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit," (Matthieu 28:19). De la Cène, il a commandé de faire cela en mémoire de lui (Luc 22:19). Ce que Christ ordonne ne se met pas aux voix et ne se démode pas.
Et elles sont deux. L'Église fait beaucoup de choses bonnes et bibliques : elle prie pour les malades, oint d'huile, impose les mains, consacre des ouvriers, célèbre des mariages. Mais des actes que Christ lui-même a institués et ordonné de répéter jusqu'à son retour, au sens strict, il y en a deux : les eaux et la Table.
Pourquoi Dieu a donné des choses à voir et à toucher
La foi naît de l'écoute : "Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ." (Romains 10:17). Alors pourquoi mouiller des gens et partager du pain ? Ne suffisait-il pas de prêcher ?
Cela ne suffisait pas, et la raison est celle d'un pasteur, non d'un théoricien. Dieu nous a faits de poussière, avec des yeux, des mains et une peau. Et il a toujours parlé à son peuple aussi par des signes qui se voient : l'arc-en-ciel après le déluge, le sang sur les linteaux la nuit de la Pâque, le serpent d'airain dans le désert. Il sait que nous oublions le sermon du dimanche avant le mardi. C'est pourquoi il a laissé deux choses que le corps n'oublie pas : l'eau qui vous a recouvert tout entier et le pain que vous avez mis dans votre bouche.
Ce que les ordonnances ne font pas
🕊 Notre lecture. Il existe deux erreurs, une de chaque côté. La première dit que l'eau lave le péché et que le pain, par lui-même, donne la vie éternelle, comme si les ordonnances fonctionnaient toutes seules, sans la foi. Il n'en est rien : celui qui descend dans les eaux sans être né de nouveau remonte mouillé et perdu. La seconde erreur dit que tout cela n'est qu'une formalité, un rite rapide à la fin du culte. Ce n'est pas le cas non plus. Notre héritage wesleyen appelle les ordonnances des moyens de grâce : elles ne fabriquent pas la grâce, mais ce sont des chemins que Dieu lui-même a ordonnés, et dans lesquels il bénit véritablement celui qui s'approche avec foi.
Une comparaison aide à comprendre. L'alliance au doigt ne fait pas le mariage. Le mariage a été scellé dans le « oui », devant Dieu et devant témoins. Mais celui qui s'est vraiment marié n'a pas honte de porter son alliance, et celui qui refuse de la porter pendant des années finit par soulever une question. Le baptême ne fait pas de vous quelqu'un qui appartient à Christ ; il montre, devant tous, que vous lui appartenez.
II — Les eaux : l'enterrement dont le mort sort en marchant
Allons d'abord aux eaux, car c'est par elles que l'on entre.
Le mot qui décide de la manière
אב Dans l'original — grec. βαπτίζω (baptízō) veut dire plonger, immerger. En grec courant, c'était le verbe utilisé pour le tissu que le teinturier plongeait entièrement dans la teinture et pour le navire qui coulait. Le Nouveau Testament connaît d'autres mots : ῥαντίζω (rhantízō), asperger, et ἐκχέω (ekchéō), répandre. Tous deux y apparaissent, à propos d'autres sujets. Pour le baptême, le mot est toujours celui qui signifie plonger.
Le texte montre la descente et la remontée
Il n'y a pas que le mot. Les récits racontent la même chose.
- Lorsque Jésus a été baptisé, il est aussitôt remonté hors de l'eau (Matthieu 3:16). Si l'on remonte, c'est que l'on est descendu.
- Jean baptisait à Énon parce qu'il y avait là beaucoup d'eau (Jean 3:23). Pour mouiller le front, une bassine suffisait.
- Avec l'eunuque éthiopien, le texte insiste sur les deux mouvements : Philippe et l'eunuque sont descendus tous deux dans l'eau pour le baptême (Actes 8:38) et, juste après, ils sont remontés hors de l'eau (Actes 8:39).
Et il y a la raison la plus forte : le baptême met en scène un ensevelissement. Personne n'ensevelit quelqu'un en lui jetant une poignée de terre sur le front. Ensevelir, c'est recouvrir entièrement.
D'abord croire, ensuite descendre
Sur la route de Gaza, l'eunuque a vu de l'eau et a demandé ce qui l'empêchait d'être baptisé (Actes 8:36). La réponse de Philippe fut une condition : cela était possible s'il croyait de tout son cœur (Actes 8:37). L'eunuque a répondu en confessant sa foi, et c'est alors seulement qu'ils sont descendus.
C'est toujours cet ordre dans le Nouveau Testament : écouter, croire, se repentir, être baptisé. Le jour de la Pentecôte, ceux qui ont reçu de bon cœur sa parole ont été baptisés (Actes 2:41). Ils ont reçu la parole ; ensuite, les eaux. Le Seigneur lui-même a établi cet ordre en déclarant que celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé (Marc 16:16).
C'est pourquoi cette maison ne baptise pas les petits enfants. Non par manque d'amour pour eux. C'est que le baptême demande une foi personnelle que le bébé n'est pas encore en mesure d'exercer. Nous présentons les enfants au Seigneur, nous prions pour eux, nous les instruisons dès leur plus jeune âge et nous attendons avec joie le jour où ils demanderont eux-mêmes les eaux. Et les « maisons entières » baptisées dans les Actes ? Le texte lui-même répond dans le cas du geôlier de Philippes : il s'est réjoui avec toute sa famille d'avoir cru en Dieu (Actes 16:34). La maison a cru ; c'est pourquoi la maison est descendue dans les eaux.
Si vous avez été baptisé quand vous étiez bébé, écoutez ceci sans rancune envers personne : ceux qui vous ont porté à l'autel l'ont fait par amour. Lorsque vous croyez vous-même et descendez dans les eaux, vous ne défaites pas ce qu'ils ont fait. Vous obéissez à Christ pour la première fois avec votre propre foi.
Ce qui est proclamé lorsque quelqu'un descend
Lisez lentement le chapitre 6 des Romains : "Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ?" (Romains 6:3). Et au verset suivant, notre texte d'or : ensevelis avec lui, afin de marcher en nouveauté de vie.
Lorsque vous descendez, c'est l'enterrement du vieil homme, qui est déjà mort avec Christ sur la croix. Lorsque l'eau vous recouvre, il est proclamé devant tous que l'ancienne vie est terminée. Lorsque vous remontez, cela annonce la résurrection : "En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection," (Romains 6:5).
Et voici ce qui sépare la foi de la superstition : le baptême ne produit pas cela ; il annonce que cela a déjà eu lieu. Le vieil homme est mort sur la croix. Vous êtes né de nouveau le jour où vous avez cru. Les eaux rendent cela public, visible et inoubliable.
Trois autres choses sont dites dans les eaux :
- Un vêtement nouveau. "vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ." (Galates 3:27). Celui qui sort de l'eau en sort revêtu de Christ devant le monde.
- Une conscience qui répond à Dieu. Pierre écrit que le baptême nous sauve maintenant, mais il précise dans la même phrase qu'il ne s'agit pas de la purification des souillures du corps, mais de l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, par la résurrection de Jésus-Christ (1 Pierre 3:21). L'eau n'enlève pas la saleté de l'âme. Ce qui sauve, c'est la résurrection de Christ ; le baptême est la réponse publique de celui qui a été lavé par lui.
- Un serment. Vous êtes baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28:19), devant l'Église rassemblée. Un serment sans témoins n'est pas un serment.
Eaux et Esprit : deux baptêmes
Le baptême d'eau est l'ordonnance : une seule fois, par immersion, sur votre profession de foi. Le baptême dans le Saint-Esprit est autre chose : le revêtement de puissance pour témoigner et servir, auquel nous croyons et que nous recherchons, comme cette classe l'a déjà étudié. L'ordre peut varier. Dans Actes 8, les Samaritains sont descendus dans les eaux et ont ensuite reçu le Saint-Esprit. Chez Corneille, ce fut l'inverse, et Pierre a demandé : "Alors Pierre dit : Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ?" (Actes 10:47). L'un ne remplace pas l'autre.
❤ Pour votre vie. Si vous avez déjà cru et que vous n'êtes pas encore descendu dans les eaux, cela ne fait pas de vous un croyant de seconde zone. Cela fait de vous quelqu'un qui a un pas d'obéissance devant lui. Dans cette maison, personne n'est baptisé sous la pression ni sous le coup de l'émotion ; nous baptisons par conviction, après la préparation, comme la Marque 4 nous y engage. Allez voir les responsables et parlez-en avec eux. La peur, le doute et même la peur de l'eau se résolvent en discutant.
III — La table : du pain pour celui qui est en voyage
Si le baptême est la porte, la Cène est la table de la maison. Vous franchissez la porte une seule fois. Vous vous asseyez à la table toute la vie.
La nuit où la table a été dressée
"Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous." (Luc 22:19-20)
Remarquez quand cela a eu lieu. La nuit même où il a été livré (1 Corinthiens 11:23), à quelques heures de la croix. Et c'était la Pâque, le repas qui rappelait à Israël l'agneau immolé et le sang sur les linteaux. Jésus a pris cette table et a montré que l'Agneau, c'était lui.
Regardez maintenant comment Dieu a ordonné de manger la première Pâque : "Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Éternel." (Exode 12:11). Les chaussures aux pieds et le bâton à la main. C'était la nourriture de gens sur le départ. La Sainte Cène a ce même caractère : c'est du pain pour celui qui est en voyage, entre la croix qui est derrière nous et le retour de Christ qui est devant nous.
Mémorial et communion
אב Dans l'original — grec. ἀνάμνησις (anámnēsis) est le mot traduit par en mémoire de moi (Luc 22:19). Dans la Bible, un mémorial n'est pas le souvenir froid d'un événement ancien. C'est l'acte qui rend présent ce que Dieu a fait, comme la Pâque, que chaque génération d'Israël célébrait comme si elle était elle-même sortie d'Égypte. κοινωνία (koinōnía) signifie communion, participation commune. Paul demande : "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ?" (1 Corinthiens 10:16).
Et au verset suivant, Paul en tire la conséquence : "Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain." (1 Corinthiens 10:17). Personne ne prend la Cène tout seul. Chacun qui tend la main déclare : ces frères et moi, nous sommes un.
Ni magie, ni théâtre
Certains enseignent que, lors de la Cène, le pain cesse d'être du pain et le vin cesse d'être du vin, devenant littéralement le corps et le sang de Christ. Nous ne croyons pas cela. Lorsque Jésus a dit que cela était son corps, il était là tout entier, tenant le pain dans ses mains. Il parlait comme il l'a fait en tant d'endroits en affirmant être le pain de vie (Jean 6:35), la porte ou le cep. Et son sacrifice ne se répète pas à chaque Cène. Il s'est offert une seule fois pour toutes (Hébreux 10:10), et une seule fois a suffi.
Mais nous ne traitons pas non plus la Table comme une minute de silence pour penser à la croix, expédiée rapidement pour ne pas retarder la sortie. Si ce n'était que cela, Paul ne parlerait pas de jugement pour celui qui mange n'importe comment. Le pain reste du pain et la coupe reste une coupe, et le Seigneur est réellement présent à sa Table : non pas enfermé dans les éléments, mais au milieu de son peuple, par le Saint-Esprit. Celui qui vient avec foi est véritablement nourri.
« Indignement » : la manière, non la personne
C'est le point qui éloigne le plus les croyants sincères de la Table. Paul a écrit : "C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ;" (1 Corinthiens 11:27-28).
Le mot grec ἀναξίως (anaxíōs), « indignement », décrit la manière de manger, et non la personne. Paul n'a pas dit : « que celui qui est indigne ne mange pas ». S'il l'avait dit, la Table serait vide, à commencer par ceux qui la servent. Personne n'est digne. Tous, là, sont des pécheurs sauvés par la grâce.
Et quelle était cette manière indigne à Corinthe ? Ce n'était ni une hérésie ni un manque d'émotion. C'était ceci : "car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre." (1 Corinthiens 11:21). Ceux qui avaient davantage mangeaient les premiers ; les pauvres de la même Église restaient à regarder. Manger indignement, c'était manger le pain qui parle du corps de Christ tout en méprisant le corps de Christ assis à côté de soi.
Remarquez le remède que Paul donne à la fin du chapitre. Ce n'est pas « restez loin ». C'est : "Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres." (1 Corinthiens 11:33). L'examen de soi ne sert pas à vous éloigner de la Table. Il sert à ce que vous vous en approchiez en règle avec Dieu et avec celui qui est à vos côtés.
C'est pourquoi notre Pacte ecclésial déclare : « Lors du culte de la Sainte Cène, nous apporterons avec joie des vivres pour venir en aide aux nécessiteux. » Pendant que nous célébrons le corps rompu de Christ, nous prenons soin du corps de Christ qui a faim. Ce n'est pas une collecte glissée dans un dimanche ordinaire. C'est 1 Corinthiens 11 mis en pratique.
Les quatre regards de celui qui mange
Chaque fois que vous vous approchez de la Table, regardez dans quatre directions :
| Dans quelle direction | Ce que vous faites | Texte |
|---|---|---|
| En arrière | Vous vous souvenez de la croix et dites : c'était pour moi | faire cela en mémoire de lui (Luc 22:19) |
| À l'intérieur | Vous examinez votre propre cœur devant Dieu | que chacun s'éprouve soi-même (1 Corinthiens 11:28) |
| Autour de vous | Vous voyez vos frères et réglez ce qui doit être réglé | nous sommes un seul pain et un seul corps (1 Corinthiens 10:17) |
| En avant | Vous vous rappelez que cette table est provisoire | annoncer la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne (1 Corinthiens 11:26) |
Le quatrième regard est le plus oublié et le plus joyeux. Cette même nuit, Jésus a dit : "Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père." (Matthieu 26:29). Il y a un repas déjà fixé : heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l'Agneau (Apocalypse 19:9). Chaque Cène ici-bas est la veille de celle-là.
IV — De la porte à la table : le chemin de celui qui vient d'arriver
L'ordre du chemin
Actes 2 montre tout le chemin en deux versets. D'abord, ceux qui ont reçu la parole ont été baptisés (Actes 2:41). Ensuite, "Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières." (Actes 2:42). Croire, descendre dans les eaux, s'asseoir à la table. La Cène est pour celui qui a déjà cru, qui a déjà été baptisé et qui marche en communion avec l'Église.
Celui qui attend encore
Et qu'en est-il de celui qui a cru depuis peu et n'a pas encore été baptisé ? Il reste au culte, au milieu de la famille, et attend pour manger du pain. Ce n'est ni une punition ni une honte, et personne ne vous exposera pour cela. Vous voyez de près ce que vous allez bientôt recevoir. Pour les enfants, c'est pareil. Lorsque le plateau passe et qu'ils regardent, ils apprennent. Dieu avait prévu cela lors de la Pâque : "Et lorsque vos enfants vous diront : Que signifie pour vous cet usage ?" (Exode 12:26). La question de l'enfant fait partie de son plan.
Celui qui a trébuché pendant la semaine
Et si j'ai péché cette semaine, dois-je rester loin de la Table ? La réponse de la Bible n'est pas de s'éloigner ; c'est de se mettre en règle. Confessez votre péché au Seigneur, allez trouver celui que vous avez blessé, réparez ce qui peut l'être, et venez. Ne vous éloignez pas de la Table à cause de votre péché. Allez à la croix à cause de lui, puis venez à la Table. Mais tenez l'autre bout de la vérité avec la même fermeté : celui qui voit son péché, décide d'y demeurer et s'approche de la Table par simple formalité fait exactement ce que Paul a condamné.
Vous êtes accueilli à la table
Dans cette maison, les nouveaux membres sont reçus au cours du culte de la Sainte Cène. Ce n'est pas un hasard. Vous êtes accueilli dans la famille au moment où la famille est à table. Beaucoup de croyants, dès les premiers siècles de l'Église, ont été préparés avec soin pour cette étape ; d'anciens récits mentionnent des candidats au baptême qui passaient un bon temps à apprendre avant de descendre dans les eaux. C'est la même conviction qui anime cette classe : personne ne doit accomplir l'une ou l'autre de ces ordonnances sans comprendre ce qu'il fait.
| Eaux | Table | |
|---|---|---|
| Combien de fois | Une fois dans la vie | Toute la vie |
| Ce que c'est | La porte | Le pain de la route |
| Ce que cela proclame | Je suis mort et ressuscité avec Christ | Il est mort pour moi et il va revenir |
| Vers où cela regarde | Vers le jour où vous avez cru | Vers le jour où il revient |
Christ dans la leçon
✝ Christ dans la leçon. Dans les deux ordonnances, celui qui accomplit l'essentiel, ce n'est pas vous. Dans les eaux, le mort qui sort en marchant ne sort que parce qu'un autre est mort et est ressuscité avant lui : de même que Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchons nous aussi (Romains 6:4). Votre nouveauté de vie, c'est sa vie en vous. À la Table, le pain et la coupe désignent un corps donné et un sang versé pour vous (Luc 22:19-20), une fois pour toutes, et un Seigneur qui boira encore du fruit de la vigne, nouveau, avec les siens, dans le royaume de son Père (Matthieu 26:29). C'est pourquoi personne n'a besoin d'attendre de devenir digne pour venir. Si la condition était la dignité, la Table serait vide et la croix serait inutile. L'eau ne vous lave pas ; le sang vous a lavé. Le pain ne vous soutient pas ; c'est le Christ vers qui il pointe qui vous soutient.
Application pratique
- Si vous avez déjà cru et que vous n'êtes pas encore descendu dans les eaux, ne remettez pas cela à « quand je serai prêt ». Allez voir les responsables cette semaine et parlez-en. La préparation existe justement pour ceux qui ont encore des doutes.
- Si vous avez déjà été baptisé, vivez le verbe du texte d'or : marchions. Demandez-vous ce que vous portez encore de votre ancienne vie comme si vous n'aviez pas été enseveli avec Christ.
- Lors du prochain culte de la Sainte Cène, portez les quatre regards avant de tendre la main : en arrière, à l'intérieur, autour de vous et en avant. Si, en regardant « autour de vous », un nom vous vient à l'esprit, réglez les choses avant.
- Apportez à la Table le garde-manger de votre frère. Lorsque l'Église recueille des denrées lors du culte de la Sainte Cène, participez-y avec joie, selon vos moyens. La Table du Seigneur doit rejoindre la table de celui qui a peu.
Prière finale
Seigneur Jésus, tu es mort, tu as été enseveli et tu es ressuscité. Merci parce que, dans les eaux, tu nous as laissé entrer dans cette histoire avec toi, et parce que notre vie nouvelle est ta vie en nous.
Donne du courage et de la conviction à celui qui a déjà cru et n'est pas encore descendu dans les eaux. Que personne dans cette maison ne soit baptisé sous la pression, et que personne ne manque d'obéir par peur.
Merci pour ta Table. Apprends-nous à nous en approcher en nous souvenant de la croix, en examinant notre cœur, en voyant nos frères et en attendant ton retour. Ôte de nous la hâte qui mange machinalement et la division qui laisse le frère avoir faim. Et ramène à la Table celui qui s'en est éloigné en pensant qu'il ne le méritait pas, car personne ne le mérite, et tu nous appelles malgré tout.
Soutiens-nous sur le chemin, Seigneur, jusqu'au jour où nous boirons avec toi du fruit nouveau de la vigne dans le royaume du Père. En ton nom. Amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Le baptême dans les eaux sauve-t-il ?+
Non. C'est Christ qui sauve, par la grâce, par le moyen de la foi : "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu." (Éphésiens 2:8). Le baptême est la réponse publique de celui qui a déjà cru, et non ce qui produit le pardon. Le brigand sur la croix n'est pas descendu dans les eaux et a entendu de Jésus qu'il serait avec lui le jour même dans le Paradis (Luc 23:43). Dans la maison de Corneille, le Saint-Esprit est descendu sur ceux qui écoutaient avant toute eau (Actes 10:44-48). Lorsque Pierre appelle dans Actes 2:38 à se repentir et à ce que chacun soit baptisé, il unit les deux choses parce que, dans l'Église des débuts, celui qui croyait était baptisé aussitôt. Le pardon vient par le nom de Jésus, reçu avec foi, car tous ceux qui croient en lui recevront le pardon des péchés par son nom (Actes 10:43). Mais n'en concluez pas que le baptême est facultatif. C'est un ordre de Christ (Matthieu 28:19), et celui qui croit obéit.
Pourquoi les Assemblées de Dieu baptisent-elles par immersion ?+
Pour trois raisons. Le mot grec du Nouveau Testament, βαπτίζω (baptízō), veut dire plonger, immerger. Les récits montrent des personnes qui descendent dans l'eau et en remontent : Jésus est aussitôt sorti de l'eau (Matthieu 3:16), et Philippe et l'eunuque sont descendus tous deux dans l'eau et en sont ensuite sortis (Actes 8:38, 39). Et le baptême met en scène un ensevelissement, puisque nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort (Romains 6:4). Ensevelir, c'est recouvrir entièrement. C'est pourquoi la personne descend dans les eaux, et ne se contente pas de se mouiller le front.
Le pain et le vin de la Cène deviennent-ils le corps et le sang de Jésus ?+
Non. Le pain reste du pain et la coupe reste la coupe. Lorsque Jésus a dit que cela était son corps (Luc 22:19), il était là, avec son corps entier, tenant le pain, et aucun disciple n'a compris que le pain était devenu le Maître. Il parlait comme il l'a fait ailleurs en affirmant être le pain de vie (Jean 6:35). Et son sacrifice ne se répète pas à chaque Cène ; l'offrande a été faite une seule fois (Hébreux 10:10). Mais la Cène n'est pas non plus un simple rappel froid. Elle est mémorial et communion : nous nous souvenons de sa mort, nous annonçons son retour (1 Corinthiens 11:26) et nous participons ensemble à ce qu'il a accompli (1 Corinthiens 10:16). Le Seigneur est présent au milieu de son peuple par le Saint-Esprit, et non caché dans le pain.
Celui qui n'a pas encore été baptisé peut-il rester au culte de la Cène ?+
Oui, il le peut et il le doit. L'ordre du Nouveau Testament est de croire, d'être baptisé et ensuite de participer à la Table (Actes 2:41, 42) ; c'est pourquoi celui qui n'est pas encore descendu dans les eaux attend avant de manger du pain. Mais attendre n'est ni une punition ni une honte. Personne ne va vous montrer du doigt, vous demander en public pourquoi vous n'avez pas mangé ou vous faire sentir exclu. Vous êtes assis au milieu de la famille, voyant de près ce que vous allez bientôt recevoir. Si vous avez déjà cru et souhaitez être baptisé, adressez-vous aux responsables et renseignez-vous sur la préparation et la date des eaux.
Que signifie manger la Cène indignement ?+
Le mot grec ἀναξίως (anaxíōs) décrit la manière de manger, et non la personne qui mange. Paul n'a pas écrit que celui qui est indigne ne doit pas manger. Il a écrit que celui qui mange de manière indigne sera coupable (1 Corinthiens 11:27). À Corinthe, le problème était la division à table : les uns mangeaient avant les autres, et certains avaient de reste tandis que d'autres avaient faim (1 Corinthiens 11:21, 22). C'est pourquoi le remède de Paul n'est pas de fuir la Table : "Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ;" (1 Corinthiens 11:28). Et juste après, il demande de s'attendre les uns les autres lorsqu'on se réunit pour manger (1 Corinthiens 11:33). Personne n'est digne ; tous viennent par la grâce. L'examen sert à ce que vous veniez en règle avec Dieu et avec vos frères.
J'ai peur de l'eau. Puis-je quand même être baptisé ?+
Oui, et cette peur est plus courante qu'il n'y paraît. Parlez-en d'abord aux responsables et dites ce que vous ressentez ; personne ne se moquera de vous. Le baptême est rapide, vous ne descendez pas seul et celui qui vous baptise vous tient tout le temps. S'il y a une limitation de santé, les responsables évaluent avec soin comment procéder en toute sécurité. Ce qui compte, ce n'est pas le courage que vous ressentez au bord de l'eau, mais la foi en Christ qui vous mène jusqu'à elle.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Les eaux sont le premier pas et la Table est le pain du chemin : dans le baptême, le croyant annonce, une fois pour toutes, qu'il est mort et ressuscité avec Christ ; dans la Cène, il se nourrit, avec ses frères, de la mémoire de la croix et de l'espérance du retour, jusqu'à ce qu'il vienne.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture (l'enterrement dont le mort sort en marchant) |
| 5–12 min | Point 1 — Deux ordres du Seigneur et les deux erreurs |
| 12–24 min | Point 2 — Les eaux : immersion, la foi d'abord, ce qui est proclamé |
| 24–35 min | Point 3 — La Table : pain de voyage et le mot « indignement » |
| 35–40 min | Activité (le chemin sur le sol) |
| 40–45 min | Conclusion en Christ + défi de la semaine + prière |
Commencez ainsi
Dites : « Je vais décrire une scène et vous me direz ce que c'est. Un enterrement où personne ne pleure. L'assemblée chante et applaudit. Et le mort sort en marchant. »
Laissez-les réfléchir. Certains diront « la résurrection », « Lazare », et quelqu'un trouvera : « le baptême ». Lancez alors la seconde : « Maintenant, un repas où chacun prend un tout petit morceau de pain et une gorgée, et d'où personne ne sort affamé. » Celle-là, tout le monde la trouve.
Écrivez au tableau EAUX d'un côté et TABLE de l'autre, et au milieu, en grandes lettres, le mot MARCHIONS. Lisez Romains 6:4 et dites : « Aujourd'hui, nous allons voir les deux choses que Christ a ordonné à l'Église d'accomplir avec le corps. L'une commence le chemin. L'autre soutient celui qui marche. »
Note à l'enseignant : dans cette salle, il peut y avoir des personnes qui n'ont pas encore été baptisées, d'autres qui l'ont été bébés, d'autres qui ont peur de l'eau et d'autres qui ont cessé de prendre la Cène parce qu'elles s'en estiment indignes. Ne demandez jamais « qui ici n'a pas encore été baptisé ? » et ne demandez pas non plus de lever la main. Parlez toujours de manière à ce que personne n'ait besoin de s'identifier. Celui qui voudra parler viendra vous voir après le cours. Si quelqu'un commence à confesser un péché en détail devant la classe, interrompez-le avec douceur (« merci pour votre confiance, nous en parlerons après ») et transmettez la situation aux responsables le jour même.
Point 1 — Deux ordres du Seigneur et les deux erreurs
- Dans le matériel de la classe : le Préambule du Pacte ecclésial, qui suppose déjà le membre baptisé sur sa profession de foi, et la section sur la Parole, où l'assemblée s'engage à voir la Parole dans les ordonnances.
- Ce qu'il faut enseigner : « ordonnance » signifie que Christ l'a ordonné (Matthieu 28:19 ; Luc 22:19). Il y en a deux, seulement deux. Soulignez ensuite les deux erreurs : l'eau et le pain qui sauveraient tout seuls, et le rite vide, accompli par habitude. Utilisez la comparaison de l'alliance au doigt : elle ne fait pas le mariage, mais celui qui est marié n'a pas honte de la porter.
- Verset d'ancrage : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit," (Matthieu 28:19)
- Question clé : « Si la foi vient de ce qu'on entend, pourquoi Dieu a-t-il tout de même voulu que nous soyons plongés dans l'eau et que nous mangions du pain ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce que nous oublions », « pour que ce soit public », « parce que Jésus l'a commandé ». Toutes sont justes. Approfondissez : « Quels autres signes Dieu a-t-il donnés à son peuple pour qu'il les voie ? » Laissez-les énumérer : l'arc-en-ciel, le sang sur les linteaux, le serpent d'airain.
- Si personne ne répond : montrez votre alliance (ou parlez-en) et demandez : « Est-ce que ceci a fait mon mariage ? Alors pourquoi est-ce que je la porte ? » La conversation démarrera toute seule.
Point 2 — Les eaux : immersion, la foi d'abord, ce qui est proclamé
- Dans le matériel de la classe : la Marque 4, avec l'engagement de baptiser par conviction doctrinale, et non sous le coup de l'émotion, ainsi que la préparation de la classe des nouveaux membres avant les eaux.
- Ce qu'il faut enseigner : baptízō signifie plonger ; les récits montrent la descente et la remontée (Matthieu 3:16 ; Actes 8:38-39) ; et le baptême met en scène un ensevelissement. L'ordre est toujours de croire d'abord et de descendre ensuite (Actes 8:36-37 ; Actes 2:41). Insistez sur cette phrase : le baptême ne produit pas le salut, il annonce que cela a déjà eu lieu. Le baptême ne sauve pas ; celui qui sauve, c'est Christ, par la foi (Éphésiens 2:8). Mais celui qui croit obéit. Si le temps le permet, distinguez le baptême d'eau et le baptême dans le Saint-Esprit (Actes 8 et Actes 10:47).
- Verset d'ancrage : "Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie." (Romains 6:4)
- Question clé : « Si le baptême ne sauve pas, pourquoi n'est-il pas facultatif ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce que c'est un ordre », « parce que c'est un témoignage », « parce que c'est de l'obéissance ». Approfondissez : « Et que dire à celui qui affirme croire dans son cœur sans avoir besoin de le montrer à personne ? » Amenez la classe à l'idée du serment : un serment sans témoins n'est pas un serment.
- Si personne ne répond : lisez Actes 8:36 et arrêtez-vous à la question de l'eunuque demandant ce qui l'empêche d'être baptisé. Demandez à la classe : « Qu'est-ce qui l'en empêchait ? » Lisez ensuite la réponse de Philippe au verset 37. Soin pastoral : si quelqu'un a été baptisé bébé, parlez avec respect de ses parents. Personne ne doit sortir du cours en colère contre sa propre famille.
Point 3 — La Table : pain de voyage et le mot « indignement »
- Dans le matériel de la classe : la section sur la communion du Pacte ecclésial, avec l'engagement d'apporter des vivres pour les nécessiteux lors du culte de la Sainte Cène, et l'engagement de s'examiner soi-même au moment de la Cène.
- Ce qu'il faut enseigner : lisez Exode 12:11 et montrez que la Pâque était le repas de gens sur le départ ; la Cène est le pain pour la route entre la croix et le retour de Christ. Expliquez le mémorial et la communion (Luc 22:19 ; 1 Corinthiens 10:16-17). Dites clairement : le pain ne devient pas le corps, et le sacrifice ne se répète pas (Hébreux 10:10) ; le Seigneur est présent au milieu de son peuple par le Saint-Esprit. Puis abordez le point qui libère : anaxíōs parle de la manière de manger, et non de la personne. Le péché de Corinthe était la division à table (1 Corinthiens 11:21), et le remède était de s'attendre les uns les autres (1 Corinthiens 11:33). Tenez fermement les deux bouts : le péché n'est pas une raison pour fuir la Table ; et cela n'est pas une permission pour celui qui a décidé de demeurer dans le péché.
- Verset d'ancrage : "Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ;" (1 Corinthiens 11:28)
- Question clé : « Pourquoi pensez-vous que Dieu a ordonné de manger la Pâque les chaussures aux pieds et le bâton à la main ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce qu'ils allaient sortir d'Égypte », « parce que c'était pressé », « pour être prêts ». Approfondissez : « Et nous, nous sommes en route vers où ? » Amenez la classe à Matthieu 26:29 et à 1 Corinthiens 11:26 : jusqu'à ce qu'il vienne.
- Si personne ne répond : lisez 1 Corinthiens 11:28 en vous arrêtant à la virgule, là où Paul demande que chacun s'éprouve soi-même. Demandez : « À quoi vous attendez-vous comme suite ? » Laissez-les deviner « et qu'il ne mange pas ». Lisez alors la suite : et qu'ainsi il mange. Soin pastoral : personne n'a besoin de raconter pourquoi il a déjà cessé de prendre la Cène. Parlez pour tout le monde, sans fixer personne en particulier.
Activité
- Objectif : faire voir à la classe l'ordre du chemin (croire, eaux, table, le retour de Christ) et permettre à chacun de savoir, en silence, où il en est sur ce chemin.
- Matériel : quatre feuilles de papier avec un mot écrit en grand sur chacune : CROIRE, EAUX, TABLE, JUSQU'À CE QU'IL VIENNE. Du ruban adhésif.
- Déroulement : collez les quatre feuilles au tableau dans le désordre. Demandez à toute la classe de donner le bon ordre, et pour chaque feuille quelqu'un lit un verset : CROIRE (Actes 8:37), EAUX (Romains 6:4), TABLE (Actes 2:42), JUSQU'À CE QU'IL VIENNE (1 Corinthiens 11:26). Remettez-les dans l'ordre au fur et à mesure qu'ils parlent. Une fois les feuilles alignées, dites : « Maintenant, que chacun, sans parler et sans lever la main, réfléchisse à la feuille sur laquelle se trouve son pied aujourd'hui. » Laissez quelques secondes de silence. Personne ne répond à voix haute, personne n'est interpellé.
- Conclusion (retour au texte) : « Remarquez que le chemin ne s'arrête pas à la Table. Il se termine par "jusqu'à ce qu'il vienne". Celui qui est sur CROIRE a un pas d'obéissance devant lui, et non une honte. Celui qui est sur TABLE n'est pas arrivé au bout ; il mange pour continuer à marcher. Et tout le monde ici marche vers le même endroit : le jour où Jésus boira le fruit de la vigne, nouveau, avec les siens. »
Si l'on vous pose cette question
Question : « Actes 2:38 ne dit-il pas que le baptême est pour la rémission des péchés ? » Réponse courte : Pierre associe la repentance et le baptême parce que, dans l'Église primitive, celui qui croyait était baptisé aussitôt. Mais le pardon vient par le nom de Jésus, reçu avec foi : quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés (Actes 10:43). Chez Corneille, le Saint-Esprit est descendu avant l'eau (Actes 10:44-48), et le brigand sur la croix a entendu Jésus lui promettre qu'il serait avec lui dans le Paradis ce jour même (Luc 23:43) sans avoir été baptisé. Le baptême ne sauve pas ; et celui qui a été sauvé obéit et descend dans les eaux.
Question : « Alors le pain devient-il le corps de Jésus ? » Réponse courte : Non. Jésus était là tout entier à table lorsqu'il a dit que c'était son corps, et il parlait comme lorsqu'il a affirmé être le pain de vie (Jean 6:35). Le sacrifice a été accompli une seule fois (Hébreux 10:10) et ne se répète pas. Mais la Cène n'est pas un souvenir froid : c'est un mémorial et une communion, et le Seigneur est présent au milieu de son peuple par le Saint-Esprit.
Question : « Je ne me sens jamais digne. Dois-je cesser de prendre la Cène ? » Réponse courte : Personne n'est digne ; tous viennent par la grâce. Le mot « indignement » parle de la manière de manger, et non de celui qui mange (1 Corinthiens 11:27). Le texte ordonne de s'examiner soi-même et de manger ainsi (1 Corinthiens 11:28). Confessez vos fautes, réglez ce qui doit être réglé et venez. La Table n'est pas la récompense de celui qui est devenu parfait ; c'est le pain pour celui qui est en chemin.
Question : « Mon jeune enfant ou mon conjoint qui n'est pas encore baptisé peut-il manger du pain ? » Réponse courte : L'ordre du Nouveau Testament est de croire, d'être baptisé, puis de participer à la Table (Actes 2:41-42). Celui qui n'est pas encore descendu dans les eaux attend, assis avec la famille, et ce n'est ni une punition ni une honte. L'enfant qui voit ses parents s'examiner et manger avec révérence apprend ; il en était déjà ainsi lors de la Pâque (Exode 12:26). Personne ne doit être exposé ni mis mal à l'aise parce qu'il attend.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : « Vous vous souvenez de l'enterrement dont le mort sort en marchant ? Il n'en sort en marchant que parce qu'un autre est sorti le premier du tombeau : Christ est ressuscité, et c'est pourquoi nous marchons en nouveauté de vie. Et le repas d'où personne ne sort affamé ? C'est la table de ceux qui sont en voyage, entre la croix et son retour. Dans aucun des deux, le sujet principal n'est vous. C'est lui. C'est pourquoi personne n'a besoin de devenir digne pour venir ; il faut venir avec foi, en règle avec Dieu et avec ses frères. Et le baptême est un témoignage public. Le défi de cette semaine est donc de le raconter. »
- Défi : Racontez cette semaine à une personne extérieure à cette classe, au cours d'une vraie conversation, ce que Romains 6:4 dit au sujet des eaux et où vous en êtes sur ce chemin. Cela peut être quelqu'un de votre foyer, de votre travail ou un voisin. Si vous avez déjà été baptisé après avoir cru, racontez comment s'est passé ce jour-là et une chose qui a changé depuis. Si vous ne l'avez pas encore été, expliquez pourquoi vous voulez descendre dans les eaux ou ce qui vous fait encore attendre. Utilisez les mots du verset : enseveli avec lui, ressuscité avec lui, marchant en nouveauté de vie. Dimanche, revenez avec votre récit.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez d'une traite Romains 6:1-11, Actes 8:26-39, Exode 12:1-14 et 1 Corinthiens 11:17-34. Ouvrez le Pacte ecclésial au Préambule, à la section sur la Parole et à la section sur la communion. Renseignez-vous auprès des responsables sur le fonctionnement de la préparation au baptême, afin de pouvoir répondre à ceux qui poseront des questions après le cours ; n'annoncez ni date ni horaire en classe si vous n'en êtes pas certain. Marquez dans votre Bible : Matthieu 28:19 · Matthieu 3:16 · Actes 8:36-39 · Actes 2:41-42 · Romains 6:3-5 · Galates 3:27 · 1 Pierre 3:21 · Actes 10:43-48 · Exode 12:11, 26 · Luc 22:19-20 · 1 Corinthiens 10:16-17 · 1 Corinthiens 11:21, 26-28, 33 · Hébreux 10:10 · Matthieu 26:29.
- Apportez : une Bible, un tableau et un feutre, les quatre feuilles de l'activité et du ruban adhésif. Si vous utilisez la comparaison de l'alliance, la vôtre suffira.
- Priez avant : pour celui qui a déjà cru et n'est pas encore descendu dans les eaux, afin qu'il franchisse le pas par conviction et sans peur. Pour celui qui a été baptisé bébé, afin qu'il écoute le cours sans rancune envers sa famille. Pour celui qui a cessé de prendre la Cène parce qu'il s'en estime indigne, afin qu'il revienne à la Table par la grâce. Et pour vous-même : que le cours se termine en Christ, et non dans le rite.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Racontez cette semaine à une personne extérieure à cette classe, au cours d'une vraie conversation, ce que Romains 6:4 dit au sujet des eaux et où vous en êtes sur ce chemin. Cela peut être quelqu'un de votre foyer, de votre travail ou un voisin. Si vous avez déjà été baptisé après avoir cru, racontez comment s'est passé ce jour-là et une chose qui a changé depuis. Si vous ne l'avez pas encore été, expliquez pourquoi vous voulez descendre dans les eaux ou ce qui vous fait encore attendre. Utilisez les mots du verset : enseveli avec lui, ressuscité avec lui, marchant en nouveauté de vie. Dimanche, revenez avec votre récit.
Pourquoi
Le baptême est un témoignage public : un enterrement célébré devant témoins afin que tous sachent que l'ancienne vie est terminée. "Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie." (Romains 6:4). Celui qui raconte cela de sa propre bouche découvre s'il a bien compris, et aide une autre personne à comprendre.
Comment savoir que vous l'avez fait
Vous connaissez le nom de la personne, le jour de la conversation et vous avez dit, avec vos propres mots, que vous avez été (ou voulez être) enseveli et ressuscité avec Christ.
Dimanche, revenez avec votre récit
Racontez avec qui vous avez parlé et comment la personne a réagi, même si cela a semblé étrange ou si la conversation est restée inachevée. Le cours de dimanche commencera avec ceux qui ont raconté.






