Texte d'or
“Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !” (Psaume 91:2, LSG) · Lire dans la Bible
Le Psaume 91 est un chant qui appelle Dieu refuge et forteresse, et dessine ce soin avec trois images que l'enfant de 3 et 4 ans comprend : le mur autour de la maison, l'ombre toute fraîche du grand arbre et la poule qui couvre ses poussins de ses ailes. Un cours en cycles courts, avec le parapluie, le mur en papier cartonné et le geste des ailes. Papa du ciel garde jour et nuit, reste tout près quand ça fait mal, et a donné à l'enfant des grandes personnes pour prendre soin de lui. Et le plus grand soin de tous a un nom : Jésus.
Chère enseignante, aujourd'hui la classe découvre le chant numéro 91 du livre des Psaumes. Il commence avec une personne qui habite dans un endroit très sûr : "Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut Repose à l’ombre du Tout Puissant." (Psaume 91:1). Et juste après, cette personne dit de sa propre bouche ce qu'elle sait de Dieu : "Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !" (Psaume 91:2). Un refuge est un endroit où se cacher quand on a peur. Une forteresse est un endroit solide, qui ne tombe pas. Pour le chantre, cet endroit était Dieu lui-même.
Toute la leçon tient en une phrase et un geste. La phrase est : "Papa du ciel me garde jour et nuit !" Le geste : ouvrir grand les deux bras, comme les grandes ailes d'une poule, puis refermer les bras en serrant son propre petit corps. Entraînez-vous à la maison jusqu'à ce que cela vienne naturellement. La classe en est au huitième dimanche du trimestre sur les Psaumes, le livre des chants pour Dieu. Dimanche dernier, elle a appris avec le passereau et l'hirondelle qu'il fait bon être dans la maison de Dieu ; aujourd'hui, elle découvre que Papa du ciel prend soin d'elle partout, à toute heure. La lecture biblique de la classe est le Psaume 91 en entier (Psaumes 91:1-16).
L'objectif de la revue (Lições Bíblicas) est d'enseigner aux enfants que Dieu nous garantit une protection contre toute sorte de mal. Un enfant de 3 ans ne retient pas les mots "refuge" et "forteresse", mais il retient ceci : Papa du ciel est mon Protecteur ; il est plus fort que le mur de la maison ; près de lui, c'est comme l'ombre toute fraîche de l'arbre ; il me cache sous ses ailes, comme la poule le fait avec ses poussins ; il ne dort pas et me garde jour et nuit ; et le plus grand soin de tous a été Jésus.
Quatre précautions avant de commencer. Lisez calmement, car le Psaume 91 est l'un des plus beaux textes de la Bible et aussi l'un des plus mal utilisés.
La première est de ne pas promettre une vie sans douleur. La revue dit, dans l'histoire, que Dieu "ne laisse personne nous enfermer ni nous faire de méchancetés" et qu'il "ne veut pas que quelque chose de mauvais nous arrive", et la prière imprimée déclare qu'"aucune maladie ne s'approchera de notre maison". La revue suit le psaume lui-même, qui dit "Aucun malheur ne t’arrivera, Aucun fléau n’approchera de ta tente." (Psaume 91:10). Mais le même psaume, à la fin, montre ce que cette promesse veut dire, par la voix de Dieu : "Il m’invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai." (Psaume 91:15). Dieu ne promet pas que la détresse ne viendra jamais ; il promet d'être présent dans celle-ci et d'en délivrer. Dans votre salle, il y a peut-être un enfant qui a été hospitalisé, qui est tombé et s'est fait très mal, qui a perdu sa grand-mère, ou qui vit dans une maison où les choses ne vont pas bien. Il ne doit pas sortir du cours en pensant que cela est arrivé par manque de foi, ni que Dieu est parti. C'est pourquoi ce cours ne répète pas la prière imprimée et ne dit pas "rien de mauvais n'arrivera". Il dit : Papa du ciel prend soin de toi, reste tout près quand ça fait mal et ne lâche pas ta main.
La deuxième est de ne pas transformer le psaume en amulette. Beaucoup de gens laissent la Bible ouverte au Psaume 91 sur l'étagère, envoient le psaume dans des chaînes de messages sur téléphone ou répètent le verset comme une formule magique. La Bible n'est pas un objet décoratif de protection, et celui qui garde, c'est Dieu, pas la page. Le Psaume 91 est si facile à mal utiliser que le diable l'a cité pour tenter Jésus dans le désert, en lui demandant de se jeter du haut du temple (Matthieu 4:5-6). Jésus a refusé : "Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu." (Matthieu 4:7). Cela s'adresse à vous, enseignante, et non à la classe : la scène de la tentation ne se raconte pas chez les tout-petits. Pour l'enfant, il suffit que la Bible soit lue, chantée et aimée.
La troisième est de ne pas utiliser la peur pour enseigner la sécurité. Le psaume parle de filet, de peste, de flèche, de lion et de serpent, et la revue parle de "méchants hommes" et de la peur du noir. Rien de tout cela ne doit sortir de la bouche de l'enseignante des tout-petits. L'enfant n'a pas besoin d'avoir peur pour apprendre que Dieu prend soin de lui. Utilisez seulement les images de soin : le mur, l'arbre, la poule, la nuit toute paisible. Et quand un enfant dit qu'il a peur, ne dites pas que c'est vilain d'avoir peur. La Bible dit : "Quand je suis dans la crainte, En toi je me confie." (Psaume 56:3). Avoir peur et faire confiance vont ensemble.
La quatrième est de ne pas enseigner à l'enfant à devenir imprudent face au vrai danger. "Dieu me protège" ne doit jamais devenir "alors je peux traverser la rue tout seul", "je peux toucher à la cuisinière" ou "je peux partir avec n'importe qui". L'une des façons dont Papa du ciel prend soin de l'enfant est de lui avoir donné des grandes personnes qui prennent soin de lui. Quand la personne qui prend soin de lui dit "Attends !", "Donne-moi la main !" ou "C'est interdit !", c'est aussi le soin de Dieu. La section III montre comment le dire dans l'histoire, sans faire peur.
I — L'arrivée, le parapluie et la louange
Arrivez tôt. Cette leçon utilise du papier cartonné blanc et marron, de la colle blanche, de la colle colorée, du ruban adhésif, des crayons de cire et des ciseaux. Mettez tout de côté et hors de portée, et retirez de la salle tout ce qui peut blesser : pointe de ciseaux, petit objet qui entre dans la bouche, fil qui traîne, coin de table. Découpez avant le cours les rectangles marron du mur (section II) et découpez l'image de l'Espace des Arts (section IV) ; rangez ensuite les ciseaux loin de la salle. La revue rappelle que ce psaume demande plus qu'un discours sur le soin de Dieu : il demande que nous nous reposions vraiment en lui. Priez en confiant chaque enfant à Papa du ciel, par son prénom, et confiez-lui aussi votre semaine.
Accueillez les enfants un par un, par leur prénom, accroupie à la hauteur de leurs petits yeux. Accueillez chaque enfant de la façon qu'il accepte : un "bonjour" avec le sourire, un "tape là", un signe de la main. Un câlin seulement s'il vient en faire un. Rappelez la leçon précédente en une phrase, avec le geste de ce jour-là : "Tu te souviens ? Je suis heureux dans la maison de Papa du ciel !" (toit avec les bras). Faites la prière initiale en écho, très courte, en marquant une pause à chaque point de suspension : "Papa du ciel... merci pour chaque petit ami ici... prends soin de nous aujourd'hui... au nom de Jésus, amen."
Pour commencer, la revue suggère une discussion sur la pluie. Demandez : "Quand il pleut, qu'est-ce qu'on utilise pour ne pas se mouiller ?" Ils vont répondre parapluie, imperméable, bottes de pluie, "je reste à la maison", "maman me couvre". Accueillez toutes les réponses. "C'est ça ! Le parapluie reste au-dessus de nous. La pluie tombe là-haut, et ici en dessous personne ne se mouille ! Le parapluie protège. Et savez-vous qui prend soin de vous bien plus que le parapluie ? Papa du ciel !" Faites le parapluie avec les mains au-dessus de la tête et laissez la classe imiter.
Ensuite, chaque enfant colorie un parapluie avec un gros crayon de cire, sur une feuille où vous avez déjà préparé le dessin. Ne comparez pas les coloriages ; les gribouillis comptent aussi. Pendant qu'ils colorient, répétez sans vous presser : "Le parapluie prend soin de moi sous la pluie. Papa du ciel prend soin de moi toujours."
La revue dit, à ce moment-là, que Papa du ciel "nous protège de toutes les personnes qui voudraient nous faire du mal". N'apportez pas cette partie à l'enfant. Il n'a pas besoin de penser à des personnes méchantes pour comprendre que Dieu prend soin de lui. Restez-en au parapluie et au "prend soin de moi".
Dans l'Espace de la Louange, la revue propose un petit chant qui commence ainsi : "Le Seigneur te gardera de tout danger". Chantez le début de ce chant, ou un autre petit chant que la classe connaît déjà sur le soin de Dieu, toujours avec le corps : les ailes ouvertes sur "gardera", le câlin à son propre petit corps, les petits battements de mains. Mais ne terminez pas la louange sur la dernière ligne imprimée, "il suffit de louer et la victoire viendra" : pour l'enfant, cela devient un échange (je chante, Dieu me donne). Nous chantons parce que Dieu est bon, pas pour gagner quelque chose. Personne n'est obligé de chanter : celui qui préfère tape doucement des mains ou regarde simplement, et il participe tout autant.
🏛 Curiosité. Les psaumes étaient les chants du peuple de Dieu. Beaucoup étaient chantés lors du culte par les lévites, la famille qui s'occupait de la louange dans la maison de Dieu. Le Psaume 91 ne porte pas le nom de celui qui l'a écrit ; certains le relient à Moïse, mais c'est une tradition ancienne, pas une certitude de la Bible. Ce qui compte pour l'enfant, c'est qu'aujourd'hui encore le peuple de Dieu chante ce psaume.
II — Le verset et le mur
Écrivez le verset au tableau avant le cours. La revue présente Psaumes 91:2 dans un langage d'enfant : "Ô Éternel Dieu, tu es mon défenseur et mon protecteur. Tu es mon Dieu ; j'ai confiance en toi." Dans votre Bible, il dit :
"Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !" (Psaume 91:2)
Les mots changent, l'idée est la même : Dieu est le lieu sûr de celui qui se confie en lui. Le "refuge" est le petit coin où l'on se cache quand on a peur ; la "forteresse" est un endroit solide, qui ne tombe pas. La revue remplace ces deux mots par "défenseur" et "protecteur", qui est la façon de dire la même chose pour un enfant. Lisez le verset plusieurs fois avec la classe, lentement, et laissez les enfants répéter mot par mot, en écho, comme le demande la revue. Expliquez une seule chose, avec le corps : Papa du ciel est mon Protecteur, et j'ai confiance en lui. Ouvrez les bras comme des ailes sur "Protecteur" et serrez votre propre petit corps sur "confiance".
La revue suggère de lire le psaume plusieurs fois avec les enfants. Pour les tout-petits, lisez à haute voix seulement les versets qui parlent de soin : les versets 1 et 2 (l'abri et l'ombre) et le verset 4, "Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse." (Psaume 91:4). Le reste du psaume est pour votre cœur : lisez-le en entier à la maison, avant dimanche. À partir du verset 3 apparaissent le filet, la peste, la flèche, le lion et le serpent ; ce sont des images que le peuple d'Israël connaissait bien, mais elles effraient un enfant de 3 ans et n'aident pas à l'objectif du cours.
Lancez maintenant la discussion de la revue : "Savez-vous ce qu'est un mur ?" Attendez les réponses. "C'est cette paroi en petites briques qui entoure la maison. Et à quoi sert le mur ?" Ils vont répondre "pour que le chien ne s'échappe pas", "pour que le ballon ne tombe pas dans la rue", "pour garder la maison". "C'est ça ! Le mur garde la maison. C'est une protection. Mais savez-vous quelle est la protection bien meilleure que le mur ? Papa du ciel ! Le mur est en brique. Papa du ciel est Dieu, et il prend soin de vous partout : à la maison, à l'école, dans la rue, chez mamie."
La revue explique le mur en disant qu'il garde la maison "de toutes les personnes qui veulent nous faire du mal". Laissez cela de côté. Il suffit de dire que le mur garde la maison.
Le mur de la classe. Avant le cours, découpez les rectangles de papier cartonné marron : un pour chaque enfant et quelques-uns en plus, comme le demande la revue, pour que personne n'en manque. Fixez le papier cartonné blanc au mur ou au tableau avec du ruban adhésif, à la hauteur des enfants. Pendant le cours, un par un, chaque enfant reçoit sa petite brique ; vous mettez un tout petit peu de colle blanche au dos, et il la colle sur le papier cartonné, où il veut, avec votre aide. Une brique de travers est aussi une brique. Si vous voulez, chacun décore la sienne avec une goutte de colle colorée, qui reste dans votre main, pas dans la sienne. Quand le mur est prêt, tout le monde regarde ensemble : "Regardez notre mur ! Chacun a posé une petite brique. Le mur garde la maison. Et Papa du ciel est plus grand que le mur !" Répétez le verset encore une fois, tous face au mur.
III — L'histoire : sous les ailes de Papa du ciel
Emmenez la classe dans le coin de l'histoire, assise en cercle, avec les images de la revue à la main et votre Bible tout près. Racontez lentement, avec le corps, et laissez l'enfant répondre là où l'histoire pose une question.
(Ouvrez la Bible au milieu, lentement, avec suspense.)
On ouvre la Bible ? Un, deux, trois... elle est ouverte ! Ici, il y a un chant pour Papa du ciel, le numéro quatre-vingt-onze. Quel grand nombre ! Et il parle d'une chose très douce : Papa du ciel prend soin de toi. Il est ton Protecteur. Répète avec moi : pro-tec-teur !
(Montrez l'image du grand arbre. Éventez votre visage avec la main, comme quelqu'un qui a chaud.)
Regarde ce très grand arbre ! Dehors, le soleil est chaud, très chaud... Ouf ! Mais sous l'arbre, il y a une ombre toute fraîche, et on peut s'asseoir et se reposer. (Soupirez, soulagée.) Oh, quelle bonne ombre ! Le chant de la Bible dit que près de Papa du ciel, c'est comme ça : on se repose à son ombre.
(Montrez l'image de la poule avec les poussins. Voix joyeuse.)
Et maintenant, ma partie préférée. Qui ici a déjà vu une poule avec ses poussins ? (Laissez répondre.) Ils sont tout petits, tout jaunes, et restent bien serrés contre maman poule, en piaillant : piou, piou, piou ! (Faites le piaillement tout bas.) Et quand le vent se lève, ou qu'il commence à pleuvoir, savez-vous ce que fait le poussin ? Il ne reste pas tout seul, non ! Il court se mettre sous les ailes de sa maman. (Ouvrez les bras comme des ailes puis refermez-les, en serrant votre propre corps.) Et maman poule les couvre tous de ses plumes. Il est bien caché, bien au chaud et bien gardé.
La Bible dit que Papa du ciel fait ainsi avec nous : "Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse." (Psaume 91:4). Répète avec moi, avec les ailes : "Papa du ciel me cache sous ses ailes !"
(Montrez la troisième image de l'histoire. Voix plus basse et calme.)
Et quand vient la nuit ? Il fait noir, on se couche dans son petit lit... Sais-tu que Papa du ciel ne dort pas ? Nous dormons, et lui reste éveillé, en prenant soin de nous. La Bible dit : "Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël." (Psaume 121:4). Sommeiller, c'est somnoler, piquer du nez. Papa du ciel ne somnole même pas ! Il garde le jour et il garde la nuit, tout le temps. Répète avec moi : "Papa du ciel me garde jour et nuit !" (Ailes ouvertes et câlin à son petit corps.)
(Pause. Parlez avec tendresse, en regardant la classe.)
Maintenant, je vais te raconter quelque chose d'important. Es-tu déjà tombé en t'écorchant le genou ? (Laissez répondre.) Ça fait mal, n'est-ce pas ? Et qui est venu en courant te prendre dans ses bras ? (Laissez répondre : maman, papa, mamie, tata...) Eh oui. Au moment du bobo, la personne qui prend soin de toi n'est pas partie. Elle s'est approchée encore plus. Papa du ciel fait aussi comme ça : quand ça fait mal, il ne s'en va pas. Il reste tout près et ne lâche pas ta main.
Et sais-tu que Papa du ciel prend soin de toi de bien des façons ? L'une d'elles, c'est qu'il t'a donné des grandes personnes pour prendre soin de toi : maman, papa, mamie, l'enseignante... ceux qui prennent soin de toi. Quand on est près de la rue, et que la personne qui prend soin de toi dit : "Attends ! Donne-moi la main !", c'est prendre soin de toi. Quand elle dit "C'est interdit, la cuisinière est chaude !", c'est prendre soin de toi aussi. On le fait ensemble ? (Tendez la main ouverte, comme quelqu'un qui tend la main pour traverser.) "Donne-moi la main !" Très bien !
Et si quelque chose te fait peur, sais-tu ce que tu fais ? Tu le dis à la personne qui prend soin de toi. Et tu le dis aussi à Papa du ciel ! Il suffit d'appeler : "Papa du ciel, garde-moi !"
(Montrez l'image de Jésus, s'il y en a une, ou seulement la Bible ouverte. Approchez-vous davantage et parlez plus bas. C'est la meilleure partie.)
Et sais-tu qui a parlé de la poule et des poussins ? Jésus ! Il a dit qu'il voulait rassembler les gens tout près de lui, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes. Jésus t'aime tellement, tellement, qu'il a donné sa vie sur la croix à ta place. Et le troisième jour, il est revenu à la vie ! Il a vaincu ! Celui qui reste tout près de Jésus est gardé dans sa main. Jésus est notre Sauveur !
Terminez avec la phrase de la leçon et le geste, tous ensemble, deux fois : "Papa du ciel me garde jour et nuit !" (Ailes ouvertes et câlin à son petit corps.) Et une toute petite prière, en écho : "Papa du ciel... prends soin de moi... et de ma famille... jour et nuit... quand j'ai peur... je t'appelle, Seigneur... merci pour Jésus... amen."
(Précautions de conduite. À lire avant d'entrer dans le coin de l'histoire.)
La prière de la revue a été remplacée volontairement. La prière imprimée dans l'Espace de l'Histoire dit "nous n'avons plus peur de la nuit... ni des méchants hommes", "aucune méchanceté ne nous atteindra" et "aucune maladie ne s'approchera de notre maison". Ne lisez pas ces phrases à la classe. L'enfant qui est malade, ou qui a quelqu'un de malade à la maison, entendrait que Dieu a échoué envers lui. La courte prière de la fin de l'histoire dit la vérité du psaume sans promettre ce que le psaume ne promet pas : Dieu prend soin de nous, et l'enfant peut l'appeler au moment où il a peur.
Avoir peur n'est pas un péché. Si un enfant dit qu'il a peur du noir, du tonnerre, d'un chien, accueillez cela : "Beaucoup de gens ont peur. Quand tu as peur, tu appelles la personne qui prend soin de toi et tu appelles Papa du ciel." Ne dites pas "un enfant de Dieu n'a pas peur". Et n'utilisez pas l'obscurité pour créer du suspense : n'éteignez pas la lumière de la salle "pour voir comment est la nuit".
La main de l'adulte est un soin, pas une menace. Le "Donne-moi la main !" et le "Attends !" entrent dans l'histoire avec une voix joyeuse et un geste affectueux, jamais sur un ton de réprimande ni avec une histoire d'accident. L'enfant n'a pas besoin d'entendre ce qui peut arriver dans la rue ; il a besoin d'entendre que la personne qui prend soin de lui tient sa main, et que c'est Papa du ciel qui prend soin de lui.
La personne qui prend soin de toi. Quand la revue dit "papa et maman", dites "la personne qui prend soin de toi". Il y a des enfants qui vivent avec leur grand-mère, avec leur oncle, dans un foyer, ou avec un seul de leurs parents. Et tous les adultes proches de l'enfant ne prennent pas forcément bien soin de lui. C'est pourquoi l'histoire dit "dis-le à la personne qui prend soin de toi", et non "obéis à n'importe quel adulte". Si un enfant raconte quelque chose qui l'a effrayé, ici ou à la maison, accueillez sa parole tout de suite, sans demander de détails devant les autres : "Merci de me l'avoir dit." Transmettez-le aux responsables le jour même. L'adulte résout ; l'enfant prévient.
Les anges sont réels, mais ils ne sont pas le thème. La prière de la revue demande que Dieu envoie les anges pour garder la famille, et le psaume parle des anges que Dieu envoie pour garder les siens (Psaumes 91:11). Les anges existent et servent Dieu aujourd'hui, comme ils l'ont toujours servi. Mais le cours d'aujourd'hui porte sur Papa du ciel, le Protecteur. Si un enfant pose la question, répondez par une phrase ("Papa du ciel a des anges, et ils font ce qu'il commande") et revenez aux ailes. Et ne dites jamais à un enfant que l'ange le retiendra s'il tombe : c'est exactement le mauvais usage du psaume.
Jésus est une invitation, pas un tampon. "Celui qui reste tout près de Jésus est gardé dans sa main" est une annonce et un appel pour chaque enfant. Dites-le calmement, sans pression et sans demander de lever la main.
🕊 Notre lecture. Le Psaume 91 est le chant de celui qui demeure près de Dieu : "Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut Repose à l’ombre du Tout Puissant." (Psaume 91:1). Demeurer, ce n'est pas passer de temps en temps ; c'est habiter. La protection du psaume est offerte à celui qui fait confiance et s'abrite, et la confiance est une réponse libre à l'amour de Dieu, non un décret qui dispense le croyant de chercher Dieu, ni une formule qui oblige Dieu à faire ce que nous voulons. Le psaume lui-même se termine avec Dieu qui parle : "Il m’invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai." (Psaume 91:15). La promesse est la présence de Dieu dans la détresse et la délivrance finale, que le croyant voit parfois ici-bas et verra toujours dans l'éternité. C'est pourquoi David a écrit, dans un autre psaume : "Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent." (Psaume 23:4). La vallée existe ; et Dieu est dans la vallée avec nous.
IV — L'activité manuelle : les mains qui gardent
La revue conclut la matinée dans l'Espace des Arts : un dessin à découper sur les pointillés et à coller sur le repère de la feuille, puis à colorier au crayon de cire. L'idée est bonne, mais la revue demande que l'enfant découpe. Chez les tout-petits, les ciseaux sont uniquement pour vous. Découpez les images la veille, une pour chaque enfant, et écrivez son prénom dans le coin de la feuille.
Pendant le cours. Vous mettez un tout petit peu de colle blanche sur le repère de la feuille ; l'enfant pose l'image dessus, avec votre aide, et appuie avec sa petite main ouverte. Ensuite, il colorie avec un gros crayon de cire. La colle reste avec vous, et vous restez tout près tout le temps, car à cet âge tout va à la bouche. Ayez un chiffon humide à portée de main pour les petites mains.
Pendant qu'ils colorient, rappelez l'histoire par de courtes questions : "Qu'est-ce qui garde la maison ?" (Le mur !) "Où est-il agréable de se reposer quand le soleil est chaud ?" (À l'ombre de l'arbre !) "Où court le poussin ?" (Sous les ailes !) "Et qui te garde jour et nuit ?" (Papa du ciel !)
La revue dit, à ce moment-là, que "lorsque nous sommes protégés par Dieu, aucun mal ne peut nous atteindre". Dites-le autrement, d'une manière plus fidèle au psaume et qui ne blesse personne : "Papa du ciel étend ses mains pour prendre soin de toi. Il prend soin de toi dans les bons jours comme dans les jours difficiles, et il ne s'en va jamais."
Au moment du départ. Demandez aux enfants d'aider à ranger les crayons de cire, chacun avec une toute petite tâche. Faites ensemble, une dernière fois, le geste des ailes et la phrase. Ensuite, la prière finale en écho : "Papa du ciel... merci parce que tu es mon Protecteur... merci pour ceux qui prennent soin de moi... garde-moi jour et nuit... merci pour Jésus... au nom de Jésus, amen." Remettez l'activité manuelle à la personne venue chercher l'enfant, avec le message du devoir à la maison. Laissez d'abord sécher la feuille : la colle fraîche sur la main finit dans la bouche.
Christ dans la leçon
Le Psaume 91 dépeint Dieu comme un oiseau qui couvre ses petits de ses ailes. Bien des siècles plus tard, Jésus a regardé Jérusalem et a utilisé la même image pour parler de lui-même : "Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !" (Matthieu 23:37). Les ailes du psaume ont un visage : c'est Jésus qui appelle à venir tout près. Jérusalem n'a pas voulu ; l'enfant est invité à venir.
Et voici la surprise de l'Évangile. Le psaume chante que Dieu délivre du mal, mais Jésus n'a pas fui le mal : il est allé à la croix et a pris sur lui le châtiment qui était le nôtre. "Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous." (Romains 5:8). Le troisième jour, il est ressuscité et a vaincu la mort. C'est pourquoi le soin de Dieu ne s'arrête pas quand ça fait mal, ni quand quelqu'un que nous aimons meurt. Jésus a promis à ses brebis : "Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main." (Jean 10:28). C'est la protection la plus forte qui existe : être dans la main de Jésus pour toujours.
Le psaume se termine avec Dieu qui dit qu'il sera présent dans la détresse (Psaumes 91:15). Jésus a dit la même chose aux disciples : "et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ." (Matthieu 28:20). Le Protecteur du Psaume 91 n'envoie pas un message de loin ; il est venu, a habité parmi nous, est mort et est ressuscité, et il reste avec nous.
Pour l'enfant, tout cela tient en une phrase, dite une seule fois, en le regardant dans les yeux, après l'histoire et avant la prière :
"Jésus est mort sur la croix à ma place et il est revenu à la vie. Celui qui reste tout près de Jésus est gardé dans sa main."
Une phrase, une invitation, sans se presser. Ensuite, tous ensemble, tout doucement : "Merci, Jésus !"
(Pour vous, enseignante : l'Espace de la Réflexion de la revue est votre méditation personnelle, pas le verset de l'enfant. Il rappelle que le Psaume 91 a été chanté par le peuple de Dieu pendant de nombreuses générations et vous invite à lire le psaume lentement, en pensant au soin de Dieu envers vous. L'Espace de l'Enseignante demande si vous avez remis toute votre vie entre les mains du Tout-Puissant. Avant d'enseigner le Psaume 91, reposez-vous en lui.)
Application pratique
Priez à l'heure du coucher. La nuit est le moment où la peur apparaît. Avant d'éteindre la lumière, dites avec l'enfant une seule phrase : "Papa du ciel me garde jour et nuit." La Bible a un verset pour ce moment : "Je me couche et je m’endors en paix , Car toi seul, ô Éternel ! tu me donnes la sécurité dans ma demeure." (Psaume 4:8). Et laissez une petite veilleuse allumée s'il le demande : faire confiance à Dieu, ce n'est pas rester dans le noir pour prouver son courage.
Quand la peur vient, priez sur-le-champ. Il n'est pas nécessaire d'attendre la nuit ni le culte. Tonnerre, chien méchant, bruit étrange, visite chez le médecin : tenez la main de l'enfant et dites ensemble, à voix basse, "Papa du ciel, garde-moi !" Puis faites ce qu'il faut faire. La prière n'est pas une formule magique ; c'est parler avec le Père qui est là. "et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous." (1 Pierre 5:7).
La Bible est faite pour être lue, pas pour être gardée comme une amulette. Ne laissez pas la Bible ouverte au Psaume 91 comme si elle protégeait la maison toute seule, et ne transférez pas de chaînes de "psaume de protection". Lisez un petit verset avec l'enfant, montrez les images, chantez. C'est ainsi que la Parole entre dans le cœur.
Le "non" de la personne qui prend soin de lui est aussi le soin de Dieu. Enseignez à l'enfant que, dans la rue, on se donne la main ; près de la cuisinière, on attend à distance ; dans l'eau, c'est seulement avec un adulte. Quand il obéit, dites : "C'est Papa du ciel qui prend soin de toi à travers moi." Et ne dites jamais qu'il peut faire quelque chose de dangereux "parce que Dieu le retient".
Quand vient la douleur, ne cachez pas Dieu. Si l'enfant tombe malade, se blesse ou perd quelqu'un, ne dites pas que c'était un manque de foi ni que Dieu était distrait. Dites : "Dieu est ici avec nous, et il ne s'en va pas." Et pleurez ensemble, s'il le faut : "Jésus pleura." (Jean 11:35).
Prière finale
Papa du ciel, merci parce que tu es le refuge et la forteresse de ces enfants. Merci parce que tu ne dors pas et que tu gardes chacun d'eux jour et nuit. Merci pour ceux qui prennent soin d'eux à la maison : donne sagesse et patience à chacun. Reste tout près de l'enfant qui est malade, qui s'est blessé ou qui est triste parce qu'il a perdu quelqu'un, et ne lâche pas sa main. Merci pour Jésus, qui est mort sur la croix à notre place et est revenu à la vie, et qui appelle chaque enfant sous ses ailes. Garde aussi chaque enseignante. Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Qu'enseigne la leçon 8 de Maternelle sur le Psaume 91 ?+
Que Papa du ciel est le Protecteur de l'enfant et prend soin de lui jour et nuit. Le Psaume 91 le dit avec des images simples : Dieu est comme un refuge, comme l'ombre d'un grand arbre et comme la poule qui cache ses poussins sous ses ailes (Psaumes 91:1, 4). Pour l'enfant de 3 et 4 ans, la leçon tient en une phrase accompagnée d'un geste : 'Papa du ciel me garde jour et nuit !'
Quel est le Texte d'or de la leçon 8 de Maternelle ?+
C'est Psaumes 91:2, et la lecture biblique en classe est le Psaume 91 tout entier (Psaumes 91:1-16). La revue présente le verset dans un langage enfantin, où l'on dit à l'Éternel Dieu qu'Il est notre défenseur, notre protecteur et notre Dieu en qui nous avons confiance. Dans la traduction biblique traditionnelle, il est dit : "Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !" (Psaume 91:2). L'idée est la même : Dieu est le lieu sûr de celui qui se confie en Lui.
Si Dieu protège, pourquoi mon enfant est-il tombé malade, s'est-il blessé ou a-t-il perdu quelqu'un qu'il aimait ?+
Parce que le Psaume 91 ne promet pas une vie sans douleur. Il promet la présence de Dieu dans la douleur : Dieu assure qu'Il sera avec lui dans la détresse et qu'Il l'en délivrera (Psaumes 91:15). Si le psaume parle de détresse, c'est parce qu'elle arrive aussi à celui qui se confie en Dieu. Jésus a pleuré (Jean 11:35) et a souffert sur la croix. La maladie, l'accident et le deuil ne sont pas le signe d'un manque de foi chez l'enfant ou dans la famille. Dites-lui : 'Papa du ciel n'est pas parti. Il est tout près de toi et Il ne lâche pas ta main.'
Laisser la Bible ouverte au Psaume 91 protège-t-il la maison ?+
Non. La Bible ouverte sur l'étagère n'est pas une amulette, et le Psaume 91 n'est pas une formule magique. Celui qui protège, c'est Dieu, ni le papier ni la page. Le psaume parle de celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut (Psaumes 91:1) : c'est vivre près de Dieu, en Lui faisant confiance, en priant et en obéissant à la Parole. La Bible est faite pour être lue avec l'enfant, pas pour rester ouverte comme un objet de protection. Lorsque le diable a utilisé ce même psaume pour tenter Jésus, Jésus a répondu qu'on ne doit pas tenter le Seigneur son Dieu (Matthieu 4:7).
Comment enseigner le Psaume 91 à un tout-petit sans lui faire peur ?+
Utilisez seulement les images de soin : le mur, l'ombre de l'arbre, les ailes de la poule et la nuit paisible. Les images dures du psaume (peste, flèche, filet, lion et serpent) n'entrent pas dans la salle de Maternelle. Ne parlez pas non plus de 'méchants hommes' pour convaincre l'enfant de faire confiance. Il n'a pas besoin d'avoir peur pour apprendre que Dieu prend soin de lui. Et s'il raconte qu'il a peur, ne lui dites pas que c'est vilain : David lui-même a écrit "Quand je suis dans la crainte, En toi je me confie." (Psaume 56:3).
Si Dieu protège l'enfant, n'a-t-il pas besoin de faire attention dans la rue ?+
Si, bien sûr. Se confier en Dieu ne veut pas dire cesser d'être prudent. L'une des façons dont Dieu prend soin de l'enfant est de lui avoir donné des grandes personnes qui veillent sur lui : papa, maman, grand-mère, l'enseignante. Quand la personne qui prend soin de lui dit 'Attends !', 'Donne-moi la main !' ou 'C'est interdit !' près de la rue, de la cuisinière ou de la piscine, cela fait aussi partie du soin de Dieu. Apprenez à l'enfant à obéir à ce 'non' de l'adulte qui veille sur lui, et ne dites jamais qu'il peut faire quelque chose de dangereux parce que 'Dieu le retient'.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Papa du ciel est mon Protecteur : il est plus grand que le mur, il est une ombre toute fraîche comme le grand arbre, il me cache sous ses ailes comme la poule le fait avec ses poussins, il me garde jour et nuit et reste tout près quand ça fait mal ; et le plus grand soin de tous a été Jésus, qui est mort sur la croix à ma place et est revenu à la vie.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Arrivée, chaque enfant accueilli par son prénom, prière initiale en écho |
| 5–12 min | Discussion sur le parapluie + colorier le parapluie + petit chant sur le soin de Dieu |
| 12–20 min | Le verset en écho + discussion sur le mur + le mur de la classe sur la paroi |
| 20–28 min | L'histoire : l'arbre, les ailes, la nuit, le genou écorché, la personne qui prend soin de toi et Jésus |
| 28–32 min | Jeu : "Pluie, nuit, aile et attends !" |
| 32–40 min | L'activité manuelle : coller et colorier l'image déjà découpée |
| 40–45 min | Ranger la salle, geste des ailes, Jésus en une phrase, prière et message pour la personne qui prend soin de l'enfant |
Commencez ainsi
Asseyez-vous par terre avec la classe, en cercle. Regardez en haut, faites une mine surprise et dites : "Oh... il commence à pleuvoir !" Faites le petit bruit de la pluie en tapotant les doigts sur le sol, lentement. Puis demandez : "Et maintenant ? Comment fait-on pour ne pas se mouiller ?" Ils vont dire "un parapluie !", "on rentre à la maison !", "un imperméable !". Riez avec eux et accueillez toutes les réponses. Faites le parapluie avec les mains au-dessus de la tête : "Regardez ! Sous le parapluie, la pluie ne mouille pas !"
Puis baissez la voix, avec un air de secret : "Savez-vous qui prend soin de vous bien plus que le parapluie ?" Comptez jusqu'à cinq en silence. Ils vont répondre "maman !", "Dieu !", "papa !". Concluez : "Maman prend soin, papa prend soin, la personne qui s'occupe de toi prend soin... et il y a Quelqu'un qui prend soin de tout le monde, jour et nuit : Papa du ciel ! Aujourd'hui, la Bible va montrer comment il prend soin de nous."
Point 1 — Papa du ciel est plus grand que le mur
- Dans la revue : l'Espace de la Vie Ensemble (la pluie et le parapluie) et l'Espace de la Bible, avec Psaumes 91:2 répété mot par mot, la discussion sur le mur et le mur en papier cartonné.
- Ce qu'il faut enseigner : le mur garde la maison, le parapluie garde de la pluie, mais Papa du ciel est une protection bien meilleure. Il est mon refuge, le lieu sûr où je me cache, et j'ai confiance en lui.
- Verset d'ancrage : "Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !" (Psaume 91:2)
- Question clé : "À quoi sert le mur de la maison ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "à garder la maison !", "pour que le chien ne s'échappe pas !", "pour que le ballon ne tombe pas dans la rue !". Accueillez-les toutes : "C'est ça ! Le mur garde." Approfondissez : "Et qui est plus grand que le mur ?" — "Papa du ciel !".
- Si personne ne parle : posez la main sur le mur de la salle et dites : "Regardez, un mur ! Le mur d'enceinte est une paroi bien solide autour de la maison. Il garde la maison." Puis ouvrez les bras : "Et Papa du ciel est plus fort que le mur !" Invitez la classe à ouvrir les bras avec vous.
Point 2 — Sous les ailes, jour et nuit
- Dans la revue : l'Espace de l'Histoire, avec le grand arbre qui donne de l'ombre, la poule qui couvre ses poussins de ses plumes et la nuit où l'enfant dort paisiblement.
- Ce qu'il faut enseigner : près de Papa du ciel, on se repose, comme à l'ombre de l'arbre. Il nous cache sous ses ailes, comme la poule le fait avec ses poussins. Et il ne dort pas : il garde le jour et il garde la nuit.
- Verset d'ancrage : "Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse." (Psaume 91:4)
- Question clé : "Quand le poussin a peur, où court-il ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "vers maman !", "sous l'aile !", "à la maison !". Accueillez : "C'est ça, sous les ailes de maman poule !" Approfondissez : "Et quand tu as peur la nuit, qui peux-tu appeler ?" — "Maman !", "Papa du ciel !". Accueillez les deux réponses : toutes les deux sont justes.
- Si personne ne parle : faites le piaillement tout bas, ouvrez les bras comme des ailes et refermez-les en serrant votre propre corps, en disant : "Piou, piou... le poussin a couru sous l'..." et attendez "aile !". Si personne ne complète, complétez vous-même et invitez la classe à faire les ailes ensemble.
Point 3 — Quand ça fait mal, il reste tout près, et Jésus est le plus grand soin
- Dans la revue : la fin de l'Espace de l'Histoire, où la revue dit que Papa du ciel nous protège parce qu'il nous aime. Le genou écorché, la main de la personne qui prend soin de nous et le pont avec la croix et la résurrection sont la conclusion que vous conduisez après l'histoire.
- Ce qu'il faut enseigner : quand on se fait mal, la personne qui prend soin de nous s'approche encore plus, et Papa du ciel aussi : il ne s'en va pas et ne lâche pas notre main. Il a donné à l'enfant des grandes personnes pour prendre soin de lui, et le "Attends ! Donne-moi la main !" de celui qui prend soin de lui est aussi le soin de Dieu. Et le plus grand soin de tous a été Jésus, qui est mort sur la croix à notre place et est revenu à la vie. C'est une phrase, dite une seule fois, calmement : "Jésus est mort sur la croix à ma place et il est revenu à la vie. Celui qui reste tout près de Jésus est gardé dans sa main."
- Verset d'ancrage : "Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main." (Jean 10:28)
- Question clé : "Quand tu es tombé et que tu t'es écorché le genou, qui est venu prendre soin de toi ?"
- Réponses probables (+ approfondissement) : "maman !", "mamie !", "papa !", "la maîtresse de l'école !". Accueillez-les toutes : "Que c'est bon ! La personne qui prend soin de toi s'est approchée tout près." Approfondissez : "Et Papa du ciel s'en va-t-il quand ça fait mal ?" — "Non !". Puis : "Et qu'est-ce que Jésus a fait de plus beau pour toi ?" — "Il est mort sur la croix et il est revenu à la vie !".
- Si personne ne parle : racontez d'abord votre propre histoire : "Quand j'étais petite, je suis tombée de vélo et je me suis écorché le genou. Ça faisait mal ! Et ma mère est venue en courant et m'a prise dans ses bras." Faites une petite mine de bobo puis de soulagement. Posez alors à nouveau la question, plus simplement : "Qui te prend dans ses bras ?" Si personne ne parle encore, passez au "Donne-moi la main !" avec la main tendue et laissez la classe répéter.
Activité de classe
- Objectif : dans le jeu "Pluie, nuit, aile et attends !", apprendre avec le corps les images du Psaume 91 et la phrase de la leçon, et s'entraîner, en jouant, à comprendre que le "Attends !" de la personne qui prend soin de nous est un soin.
- Matériel : aucun.
- Pas à pas : tous assis en cercle, par terre, chacun à sa place. Personne ne court et personne ne sort du cercle. Vous dites un mot, et la classe fait le geste avec vous : "Pluie !" — tous font le parapluie avec les mains au-dessus de la tête et disent "Ça ne mouille pas !". "Nuit !" — tous posent la tête sur leurs mains jointes, comme sur un oreiller, et disent tout bas "Papa du ciel ne dort pas !". "Aile !" — tous ouvrent les bras comme des ailes, lentement, sans toucher le petit camarade d'à côté, puis serrent leur propre petit corps. "Attends !" — tous restent immobiles comme une statue, la main tendue, comme quelqu'un qui donne la main pour traverser la rue. Commencez lentement, dans le même ordre, puis changez l'ordre pour faire rire la classe. Au dernier tour, terminez avec la phrase de la leçon, tous ensemble, avec les ailes : "Papa du ciel me garde jour et nuit !" Personne n'est choisi pour aller devant, personne n'est éliminé et personne ne "se trompe" : celui qui fait le mauvais geste joue tout autant. Celui qui ne veut pas faire les ailes fait seulement le câlin ; celui qui ne veut pas parler fait seulement le geste.
- Conclusion (retour au texte) : "C'est ce que le chant de la Bible a dit : Papa du ciel nous couvre de ses plumes, et sous ses ailes nous avons confiance (Psaumes 91:4). Et il ne dort pas : il garde le jour et il garde la nuit. Et quand la personne qui prend soin de toi dit 'Attends !', c'est aussi Papa du ciel qui prend soin de toi."
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : "Aujourd'hui, nous avons appris le chant numéro quatre-vingt-onze. Papa du ciel est notre Protecteur. Il est plus grand que le mur qui garde la maison, il est comme l'ombre toute fraîche de l'arbre et comme la poule qui couvre ses poussins de ses ailes. Il garde le jour et la nuit, et quand ça fait mal, il reste tout près et ne lâche pas notre main. Et le plus grand soin de tous a été Jésus : il est mort sur la croix à notre place et il est revenu à la vie, et celui qui reste tout près de Jésus est gardé dans sa main. Répète avec moi, avec les ailes : Papa du ciel me garde jour et nuit !"
- Défi : parlez à la personne venue chercher l'enfant, à la porte, avec l'activité manuelle dans sa main. Papas, mamans et vous qui prenez soin de l'enfant : cette tâche est à faire avec lui, cette semaine. Pendant trois soirs cette semaine, à l'heure du coucher, faites la prière des ailes. La personne qui prend soin de l'enfant ouvre les bras comme les ailes de la poule et demande : "Qui te garde jour et nuit ?" L'enfant répond "Papa du ciel !" et serre son propre petit corps, ou se blottit dans vos bras, s'il le souhaite. Ensuite, priez ensemble, en écho, une seule phrase : "Papa du ciel, garde-moi jour et nuit. Merci pour Jésus. Amen." Avant d'éteindre la lumière, dites-lui : "Et Papa du ciel m'a aussi donné à toi pour prendre soin de toi." S'il oublie la réponse, aidez-le avec le geste ; s'il ne veut pas parler, il fait les ailes et vous parlez. Il ne faut rien d'autre que vous. Dimanche, revenez avec l'histoire.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez le Psaume 91 en entier dans votre Bible, lentement, d'abord pour vous-même, comme quelqu'un qui s'abrite en Dieu, et seulement ensuite comme enseignante. Lisez aussi Matthieu 23:37 (Jésus et la poule) et Matthieu 4:1-11 (la tentation, pour que vous sachiez pourquoi le psaume n'est pas une amulette ; cela ne se raconte pas en classe). Lisez l'Espace de l'Histoire de la revue avec les images en main et répétez les quatre parties : l'arbre, les ailes, la nuit et le genou écorché avec le "Donne-moi la main !". Entraînez-vous au geste des ailes et mémorisez la phrase avec les mêmes mots : "Papa du ciel me garde jour et nuit !" La veille, dessinez le parapluie sur une feuille pour chaque enfant, découpez les rectangles marron du mur (un par enfant et quelques-uns en plus) et découpez les images de l'Espace des Arts.
- Apportez : votre Bible ; le verset écrit au tableau ; les images de l'histoire ; les feuilles avec le parapluie dessiné ; le papier cartonné blanc et les rectangles marron déjà découpés ; du ruban adhésif ; de la colle blanche non toxique ; de la colle colorée ; les images de l'activité manuelle déjà découpées ; de gros crayons de cire ; un chiffon humide.
- Sur le verset : la revue imprime Psaumes 91:2 dans un langage enfantin : "Ô Éternel Dieu, tu es mon défenseur et mon protecteur. Tu es mon Dieu ; j'ai confiance en toi." Dans la Bible, le verset dit : "Je dis à l’Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !" (Psaume 91:2). Les mots changent et l'idée est la même : Dieu est le lieu sûr de celui qui se confie en lui. "Refuge" et "forteresse" deviennent, dans la revue, "défenseur" et "protecteur". Lisez dans votre Bible sans inquiétude. La phrase d'appui, "Papa du ciel me garde jour et nuit", n'est pas le verset : c'est la leçon dite à la manière de l'enfant. L'Espace de la Réflexion de la revue est votre méditation personnelle, pas le verset de l'enfant.
- Précaution doctrinale : le Psaume 91 ne promet pas une vie sans maladie, sans accident et sans deuil ; il promet la présence de Dieu dans la détresse et sa délivrance (Psaumes 91:15). La maladie ou la douleur dans la famille de l'enfant n'est pas un manque de foi. La prière imprimée dans l'Espace de l'Histoire ("aucune maladie ne s'approchera de notre maison", "ni des méchants hommes") n'est pas lue à la classe. Le psaume n'est ni une amulette ni une formule magique : une Bible ouverte sur l'étagère ne protège pas la maison, et le diable lui-même a cité ce psaume pour tenter Jésus, qui a répondu qu'on ne doit pas tenter le Seigneur son Dieu (Matthieu 4:7). Le petit chant de la revue ne se termine pas par "il suffit de louer et la victoire viendra" : la louange n'est pas un échange. Les anges existent et servent Dieu (Psaumes 91:11), mais ils ne sont pas le thème du cours, et personne ne promet à l'enfant qu'un ange le retiendra. Le Psaume 91 ne mentionne pas d'auteur dans la Bible ; ne dites pas que c'était David ni Moïse. La phrase sur Jésus est une annonce et une invitation pour chaque enfant, sans pression et sans main levée.
- Sécurité : vérifiez la salle avant (fils, prises, petits objets, coins de meubles) ; les ciseaux sont uniquement pour vous, les découpages sont faits la veille, et les ciseaux sortent de la salle ; la colle blanche et la colle colorée restent avec vous, en petite quantité ; le papier cartonné du mur est fixé avec du ruban adhésif à la hauteur des enfants, sans clou ni punaise ; restez tout près tout le temps, car à cet âge tout va à la bouche. Aucune image effrayante : peste, flèche, filet, lion, serpent, "terreur de la nuit" et "méchants hommes" ne sortent pas de la bouche de l'enseignante ; la nuit est paisible, et la lumière de la salle ne s'éteint pas. Ne dites pas qu'un enfant de Dieu n'a pas peur, et n'enseignez pas à l'enfant à devenir imprudent face à la rue, à la cuisinière ou à l'eau : le "Attends ! Donne-moi la main !" de la personne qui prend soin de lui est le soin de Dieu. L'accueil se fait de la façon que l'enfant accepte ; un câlin seulement s'il vient en faire un. Dans le jeu, personne ne court, personne n'est éliminé et personne ne touche l'autre. Personne n'est obligé de chanter, de parler ou de faire un geste devant les autres, et personne n'est comparé. "Papa et maman" devient "la personne qui prend soin de toi". Si un enfant raconte quelque chose de grave, qui l'a effrayé ou qui l'a blessé, accueillez sa parole tout de suite sans demander de détails devant les autres et transmettez-le aux responsables le jour même. L'adulte résout ; l'enfant prévient.
- Priez avant : demandez à Papa du ciel que chaque enfant sorte du cours en sachant qu'il est aimé et gardé par lui. Et priez, par son prénom, pour l'enfant de la classe qui est malade, qui s'est blessé ou qui a perdu quelqu'un : qu'il sente, ce dimanche, que Dieu est tout près de lui et n'est pas parti.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Papas, mamans et vous qui prenez soin de l'enfant : cette tâche est à faire avec lui, cette semaine. Pendant trois soirs cette semaine, à l'heure du coucher, faites la prière des ailes. La personne qui prend soin de l'enfant ouvre les bras comme les ailes de la poule et demande : "Qui te garde jour et nuit ?" L'enfant répond "Papa du ciel !" et serre son propre petit corps, ou se blottit dans vos bras, s'il le souhaite. Ensuite, priez ensemble, en écho, une seule phrase : "Papa du ciel, garde-moi jour et nuit. Merci pour Jésus. Amen." Avant d'éteindre la lumière, dites-lui : "Et Papa du ciel m'a aussi donné à toi pour prendre soin de toi." S'il oublie la réponse, aidez-le avec le geste ; s'il ne veut pas parler, il fait les ailes et vous parlez. Il ne faut rien d'autre que vous.
Pourquoi
Pendant le cours, l'enfant a appris que Papa du ciel nous cache sous ses ailes, comme la poule le fait avec ses poussins : "Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse." (Psaume 91:4). L'heure du coucher est le moment où le noir et la peur apparaissent, et c'est justement là qu'il a le plus besoin de se rappeler que Dieu ne dort pas et que la personne qui prend soin de lui est là. La prière n'est pas une formule pour éloigner le mal ; c'est l'enfant qui apprend, dans les bras de la personne qui prend soin de lui, à appeler le Père qui prend soin de tous.
Comment savoir que vous l'avez fait
Si, pendant trois soirs cette semaine, vous avez fait ensemble la prière des ailes, vous l'avez fait.
Dimanche, revenez avec l'histoire
Racontez dans la petite salle combien de soirs vous avez prié, si l'enfant a répondu "Papa du ciel !" tout seul et ce qu'il a dit ou demandé. Dimanche, revenez avec l'histoire.






