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Le règne d’Achab et son idolâtrie

Leçon 6 · 4e trimestre 2026 · 25/10/2026 · 21 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.” (Exode 20:3-4, LSG) · Lire dans la Bible

Achab, roi d'Israël, a épousé Jézabel, a dressé un autel à Baal et a entraîné le peuple loin de Dieu. La sécheresse est venue, et sur le mont Carmel Élie a demandé au peuple jusqu'à quand il allait boiter entre deux pensées. Le feu de l'Éternel est tombé, le peuple est revenu et a dit que seul l'Éternel est Dieu. La leçon enseigne ce qu'est l'idolâtrie, sans peur et sans se disputer avec personne, et montre Jésus, qui ramène le cœur vers Dieu.

Vous est-il déjà arrivé que quelqu'un vous demande : « Vous entrez ou vous restez dehors ? », et que vous restiez planté sur le seuil de la porte, un pied dedans et un pied dehors ? Personne ne reste longtemps sur le seuil. À un moment donné, maman appelle, la pluie commence à tomber ou la porte se ferme, et il faut se décider.

Aujourd'hui, nous allons découvrir un peuple qui a passé des années arrêté sur le seuil de la porte. Un pied chez Dieu, l'autre pied chez un faux dieu. Et nous allons connaître le roi qui a conduit ce peuple jusque-là : Achab.

Dimanche dernier, nous avons étudié Asa, roi de Juda, le royaume du sud. Aujourd'hui, la Bible traverse la frontière et va dans le royaume du nord, Israël, qui avait la ville de Samarie pour capitale. Là-bas, Achab a commencé à régner la trente-huitième année du règne d'Asa. Pour comprendre ce qui s'est passé à son époque, nous devons nous rappeler la première règle que Dieu a donnée à son peuple sur le mont Sinaï, bien longtemps auparavant :

"Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre." (Exode 20:3-4)

La lecture d'aujourd'hui est 1 Rois 16:29-34 et 1 Rois 18:1-21.

I — Achab, le roi qui est allé le plus loin dans l'erreur

La Bible présente Achab ainsi :

"Achab, fils d’Omri, régna sur Israël, la trente -huitième année d’Asa, roi de Juda. Achab, fils d’Omri, régna vingt-deux ans sur Israël à Samarie." (1 Rois 16:29)

Vingt-deux ans, c'est très long. Un enfant né au début du règne d'Achab serait déjà adulte à sa fin. Et dès le verset suivant vient la phrase la plus triste au sujet de ce roi :

"Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui." (1 Rois 16:30)

Plus que tous ! Comment quelqu'un en arrive-t-il à ce point ? Cela ne s'est pas fait d'un seul coup. Tout a commencé par un choix :

"Et comme si c’eût été pour lui peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui." (1 Rois 16:31)

Les Sidoniens étaient les habitants de la ville de Sidon, sur la côte, là où se trouve aujourd'hui le Liban. Ils adoraient Baal, un faux dieu. Le peuple de Canaan croyait que Baal était le dieu de la pluie et des plantations : celui qui voulait de la pluie, une bonne récolte et de la nourriture sur la table allait demander à Baal. Jézabel a grandi dans cette religion et a tout apporté avec elle lorsqu'elle est venue habiter à Samarie.

Et Achab l'a suivie. Il a dressé un autel à Baal dans la maison de Baal qu'il avait bâtie à Samarie (1 Rois 16:32). Un temple pour un faux dieu, construit par le roi, dans la capitale du peuple de Dieu ! Et il ne s'est pas arrêté là :

"et il fit une idole d’Astarté. Achab fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Éternel, le Dieu d’Israël." (1 Rois 16:33)

Remarquez une chose : la Bible ne rejette pas la faute uniquement sur Jézabel. Celui qui a dressé l'autel, c'est Achab. Celui qui a servi Baal et s'est prosterné devant lui, c'est Achab. Il était le roi et il a fait ce choix. Et, en tant que roi, il a entraîné tout le peuple avec lui. Quand celui qui dirige s'éloigne de Dieu, beaucoup de gens le suivent.

אב Dans l'original — hébreu. Le nom Baal veut dire « seigneur » ou « maître ». Le peuple appelait ce faux dieu « le maître », comme si la pluie lui appartenait. Et le nom du prophète que Dieu allait envoyer, Élie (Eliyahu), veut dire « mon Dieu est l'Éternel ». Son nom était déjà la réponse à la question de la leçon : qui est le vrai maître ?

❤ Pour le cœur de l'enfant. Achab a laissé une autre personne commander dans son cœur plus que Dieu. Cela ne veut pas dire que vous devez vous éloigner de ceux qui ont une croyance différente. Jésus aimait toutes sortes de personnes. Vous pouvez avoir des amis d'une autre religion, jouer avec eux, les respecter et être un bon ami. La question de la leçon est tout autre : qui commande dans votre cœur ? Cette place n'appartient qu'à Dieu.

II — La sécheresse, les corbeaux et les prophètes cachés

Dieu n'est pas resté silencieux. Il a envoyé à Achab un prophète appelé Élie, qui est entré dans le palais avec un message court et très sérieux :

"Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole." (1 Rois 17:1)

Ni pluie, ni rosée ! Maintenant, réfléchissez : quel était le dieu d'Achab ? Baal, le « dieu de la pluie ». Dieu a montré exactement là, sur le point où ils se croyaient en sécurité, qui commande vraiment dans le ciel. Baal n'a pas envoyé une seule goutte. La terre s'est asséchée, les plantations sont mortes et la famine était très grande à Samarie (1 Rois 18:2).

Et Élie ? Dieu a pris soin de lui d'une manière que personne n'aurait imaginée. Il a demandé au prophète de se cacher près du torrent de Kerith, non loin du Jourdain, et a dit :

"Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là." (1 Rois 17:4)

Des corbeaux ! Un oiseau que personne ne choisirait comme livreur. Et la Bible raconte que les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin ainsi que le soir, et qu'il buvait au torrent (1 Rois 17:6). Le Dieu qui avait fermé le ciel savait exactement où se trouvait son serviteur, et Il ne l'a pas laissé souffrir de la faim.

Pendant ce temps, au palais, les choses empiraient. Jézabel persécutait et tuait les prophètes de l'Éternel. C'était un crime, et la Bible le raconte comme un crime. Mais Dieu avait des gens fidèles jusque dans la maison du roi : Abdias, l'intendant du palais, craignait beaucoup l'Éternel (1 Rois 18:3).

"et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l’Éternel, Abdias prit cent prophètes qu’il cacha cinquante par cinquante dans une caverne, et il les avait nourris de pain et d’eau. -" (1 Rois 18:4)

Abdias était un adulte, avec une fonction au palais, et il a utilisé ce qu'il avait entre les mains pour protéger des vies. Quand tout semble perdu, Dieu a toujours quelqu'un de fidèle au bon endroit.

🏛 Curiosité. Combien de temps a duré la sécheresse ? Jésus a dit qu'aux jours d'Élie, le ciel a été fermé pendant trois ans et six mois, de sorte qu'il y a eu une grande famine sur tout le pays (Luc 4:25). Jacques dit la même chose (Jacques 5:17). C'est pourquoi la revue parle de trois ans et demi. Dans 1 Rois 18:1, la parole de Dieu parvient à Élie la troisième année, en comptant à partir d'un moment de l'histoire. Les passages parlent de la même sécheresse, et tous sont la Parole de Dieu.

Un jour, Dieu a parlé de nouveau :

"Bien des jours s’écoulèrent, et la parole de l’Éternel fut ainsi adressée à Élie, dans la troisième année : Va, présente-toi devant Achab, et je ferai tomber de la pluie sur la face du sol." (1 Rois 18:1)

Remarquez qui promet la pluie : ce n'est pas Baal, c'est l'Éternel. Mais avant la pluie, Dieu voulait autre chose. Voyons quoi.

III — Sur le mont Carmel : jusqu'à quand ?

Élie est allé à la rencontre d'Achab. Et le roi, au lieu de se repentir, a accueilli le prophète par une accusation :

"À peine Achab aperçut-il Élie qu’il lui dit : Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël ?" (1 Rois 18:17)

Achab a rejeté la faute de la sécheresse sur le messager ! Mais Élie a aussitôt rétabli la vérité :

"Élie répondit : Je ne trouble point Israël ; c’est toi, au contraire, et la maison de ton père, puisque vous avez abandonné les commandements de l’Éternel et que tu es allé après les Baals." (1 Rois 18:18)

Le problème n'était pas le prophète. Le problème, c'était l'idole. Alors Élie a proposé une rencontre sur le mont Carmel, une haute montagne près de la mer. Tout le peuple d'Israël serait là, et de l'autre côté les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangeaient à la table de Jézabel (1 Rois 18:19). Astarté était une fausse déesse, adorée avec Baal. Il y avait huit cent cinquante faux prophètes contre un seul prophète.

Achab a convoqué le peuple, et tous sont montés sur la montagne (1 Rois 18:20). Avant toute chose, Élie a posé une question. C'est le verset le plus important de notre lecture :

"Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien." (1 Rois 18:21)

Clocher veut dire boiter. Celui qui boite ne marche pas d'un pas ferme. Le peuple voulait garder un pied chez Dieu et l'autre chez Baal : aller vers le Dieu d'Israël quand cela l'arrangeait et vers Baal quand il semblait donner de la pluie. Élie a dit : cela ne peut pas marcher ainsi. Choisissez. Si l'Éternel est Dieu, suivez l'Éternel.

Et le peuple ? Il n'a rien répondu. Il est resté silencieux. C'est la partie la plus triste de l'histoire. Des gens qui savaient qui était Dieu, mais qui n'avaient pas le courage de le dire.

אב Dans l'original — hébreu. Le mot que notre Bible traduit par « clocher » est pasach, qui évoque la démarche de quelqu'un qui boite ou qui saute d'un côté à l'autre. Quelques versets plus loin, la Bible utilise la même racine pour raconter ce que les prophètes de Baal faisaient autour de leur autel : ils sautaient (1 Rois 18:26). Le peuple sautait d'un dieu à l'autre, et les prophètes de Baal sautaient autour d'un autel d'où personne n'allait répondre.

C'est le cœur du texte d'or. Dieu a dit au Sinaï : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face." (Exode 20:3) Il n'a pas dit « moi d'abord et les autres ensuite ». Il a dit : moi seul. Et aussi qu'on ne doit pas se faire d'image taillée (Exode 20:4). Le Dieu vivant ne tient pas dans une statue faite par des mains humaines. La Bible dit que les idoles ont une bouche mais ne parlent pas, et des yeux mais ne voient pas (Psaumes 115:5).

Et aujourd'hui, l'idolâtrie existe-t-elle ? Oui, elle existe, et elle a presque toujours l'air inoffensive. L'idolâtrie, c'est mettre n'importe quoi à la place qui n'appartient qu'à Dieu. La chose n'a même pas besoin d'être mauvaise. La pluie est une bonne chose ! L'erreur d'Achab n'était pas de vouloir de la pluie : c'était de penser que la pluie venait de Baal, et non de l'Éternel. Jouer est une bonne chose, étudier est une bonne chose, avoir des amis est une bonne chose, recevoir un cadeau est une bonne chose. Tout cela est un cadeau de Dieu. Une bonne chose ne devient une idole que lorsqu'elle commence à commander dans le cœur plus que Dieu.

❤ Pour le cœur de l'enfant. Peut-être que quelqu'un de votre famille, un voisin ou un camarade d'école a une autre religion ou possède des statues chez lui. La leçon d'aujourd'hui n'est pas là pour que vous vous disputiez, vous moquiez ou « corrigiez » qui que ce soit. Vous êtes un enfant, et votre manière de servir Dieu est d'aimer, de respecter et de prier pour ces personnes. Si vous avez un doute, parlez-en avec votre père, votre mère ou la personne qui s'occupe de vous. La question d'Élie s'adresse à votre cœur : Dieu est-Il seul à la première place ?

IV — L'autel réparé et le feu de l'Éternel

La lecture d'aujourd'hui s'arrête au silence du peuple. Mais la revue poursuit l'histoire, et nous aussi. Élie a expliqué la règle du défi : chaque camp allait préparer un sacrifice sur le bois, sans allumer de feu, et appeler son dieu.

"Puis invoquez le nom de votre dieu ; et moi, j’invoquerai le nom de l’Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C’est bien !" (1 Rois 18:24)

Les prophètes de Baal sont passés en premier. Ils étaient des centaines. Ils ont crié du matin jusqu'à midi :

"Ils prirent le taureau qu’on leur donna, et le préparèrent ; et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : Baal réponds nous ! Mais il n’y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l’autel qu’ils avaient fait." (1 Rois 18:26)

Rien. Aucune voix, aucune étincelle. Élie leur a alors parlé sur un ton ironique : criez plus fort, peut-être que votre dieu est occupé, en voyage ou endormi (voir 1 Rois 18:27). Il voulait que le peuple voie ce qui était sous ses yeux : Baal ne répondait pas parce que Baal n'existait pas. Ils ont continué tout l'après-midi, et rien ne s'est passé.

Le tour d'Élie est arrivé. Et regardez ce qu'il a fait avant de prier :

"Élie dit alors à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Tout le peuple s’approcha de lui. Et Élie rétablit l’autel de l’Éternel, qui avait été renversé." (1 Rois 18:30)

Renversé ? Cela veut dire qu'il existait déjà là un autel à l'Éternel, et que plus personne n'en prenait soin. Personne ne l'avait démoli d'un seul coup. Il avait été laissé à l'abandon, une pierre tombant ici, une autre là, jusqu'au jour où plus personne ne s'en souvenait. Élie a tout arrêté pour le réparer.

"Il prit douze pierres d’après le nombre des tribus des fils de Jacob, auquel l’Éternel avait dit : Israël sera ton nom ;" (1 Rois 18:31)

Douze pierres, une pour chaque tribu. Le royaume était divisé en deux depuis les jours de Roboam, mais, devant Dieu, c'était un seul peuple. Ensuite, Élie a fait remplir quatre cruches d'eau et les a fait verser sur le sacrifice et sur le bois. Une fois, deux fois, trois fois (voir 1 Rois 18:34). "L’eau coula autour de l’autel, et l’on remplit aussi d’eau le fossé." (1 Rois 18:35) De l'eau là où il allait demander du feu ! Ainsi, personne ne pourrait dire ensuite qu'il y avait de la braise cachée ou un quelconque tour de passe-passe.

Alors Élie a prié. Une prière courte, sans cris :

"Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur !" (1 Rois 18:37)

Remarquez ce qu'il a demandé. Il n'a pas demandé de gagner la dispute. Il n'a pas demandé d'humilier qui que ce soit. Il a demandé que le peuple connaisse Dieu et que le cœur du peuple revienne. Et Dieu a répondu aussitôt :

"Et le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé." (1 Rois 18:38)

Même les pierres ! Même l'eau ! Et le peuple, qui auparavant était silencieux, n'a plus pu se taire :

"Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu !" (1 Rois 18:39)

Le silence est devenu réponse. Ceux qui boitaient entre deux pensées savaient maintenant de quel côté ils étaient.

🕊 Notre lecture. Le même Dieu qui a répondu au Carmel continue d'écouter aujourd'hui. Dans notre église, nous croyons que Dieu répond à la prière, guérit et remplit ses enfants du Saint-Esprit. Mais remarquez la différence entre les deux autels : les prophètes de Baal pensaient qu'ils seraient entendus s'ils criaient plus fort et plus longtemps. Jésus a enseigné que Dieu n'est pas ainsi : "En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés." (Matthieu 6:7) Dieu écoute la prière sincère, même la plus courte, parce qu'Il est Père. "L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, De tous ceux qui l’invoquent avec sincérité ;" (Psaume 145:18)

V — La pluie est venue en dernier

Après le feu, la Bible raconte qu'Élie a fait saisir les prophètes de Baal, et qu'ils ont été mis à mort près du torrent de Kison (1 Rois 18:40). C'est une partie dure de l'histoire. En ce temps-là, Israël était une nation gouvernée par la loi de Moïse, et ces hommes avaient entraîné tout le peuple loin de Dieu. La Bible raconte ce qui s'est passé ; elle ne nous demande pas de faire pareil. Bien des années plus tard, lorsque deux disciples ont voulu demander que le feu descende du ciel contre un village qui n'avait pas reçu Jésus, ils se sont eux-mêmes souvenus d'Élie :

"Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent : Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?" (Luc 9:54)

Et Jésus les a repris, parce que le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver (Luc 9:56). Le chemin de Jésus est tout autre. Il a commandé : "Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent," (Matthieu 5:44) Notre lutte n'est pas contre des personnes (Éphésiens 6:12).

Alors Élie est monté au sommet du Carmel pour prier pour la pluie. Il s'est penché contre terre et a mis son visage entre ses genoux (1 Rois 18:42). Et il a attendu. Et il a prié de nouveau. Jusqu'à ce qu'apparaisse au-dessus de la mer un tout petit nuage. Peu après :

"En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent s’établit, et il y eut une forte pluie. Achab monta sur son char, et partit pour Jizreel." (1 Rois 18:45)

Jacques, dans le Nouveau Testament, résume ainsi : "Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit." (Jacques 5:18)

Maintenant, remarquez l'ordre des choses ce jour-là :

  1. L'autel renversé a été réparé.
  2. Le feu de l'Éternel est tombé.
  3. Le cœur du peuple est revenu : « Seul l'Éternel est Dieu ! »
  4. Et alors seulement la pluie est venue.

La pluie est venue en dernier. Cela ne veut pas dire que Dieu « vend » la pluie à celui qui répare l'autel. La pluie était une grâce, un cadeau de Dieu pour un peuple qui ne le méritait pas. Mais Dieu voulait d'abord ce qui était vraiment brisé : le cœur du peuple. Beaucoup de gens veulent la pluie et ne veulent pas Dieu. Dieu veut nous donner le meilleur cadeau de tous, c'est-à-dire Lui-même.

Et votre autel ? C'est peut-être ce moment de prière avant de dormir, ou la Bible que vous lisiez et qui a été mise de côté, une pierre tombant ici, une autre là, sans que personne s'en aperçoive. La bonne nouvelle, c'est qu'un autel brisé peut être réparé.

Christ dans la leçon

Au Carmel, le feu de Dieu est tombé sur le sacrifice, et le peuple est resté en vie. Pensez-y un instant. Le feu n'est pas tombé sur le peuple qui boitait. Il est tombé sur le taureau placé sur l'autel.

Bien longtemps après, Dieu a préparé le sacrifice définitif : son propre Fils. Quand Jean-Baptiste a vu Jésus, il a dit qu'Il était l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1:29). Sur la croix, le châtiment que méritait notre péché est tombé sur Jésus, et non sur nous.

"Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit," (1 Pierre 3:18)

« Afin de nous amener à Dieu. » C'était exactement ce qu'Élie avait demandé au Carmel : que le cœur du peuple revienne. Aucun autel de pierre n'a sauvé qui que ce soit. Celui qui ramène le cœur à Dieu, c'est Jésus, qui est mort à notre place et est ressuscité le troisième jour. Il appelle, et celui qui écoute peut répondre, comme le peuple a répondu au Carmel.

Et Jésus n'a jamais boité entre deux pensées. Quand le diable Lui a offert tous les royaumes du monde s'Il s'agenouillait pour l'adorer, Jésus a répondu aussitôt :

"Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul." (Matthieu 4:10)

Jésus a gardé le texte d'or du début à la fin, de tout son cœur. C'est Lui qui nous a enseigné que nul ne peut servir deux maîtres (Matthieu 6:24). Et la réponse du Carmel, « Seul l'Éternel est Dieu ! », a reçu un nom dans le Nouveau Testament : "néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes." (1 Corinthiens 8:6)

Application pratique

Sortez du seuil de la porte. On ne peut pas rester toute sa vie un pied dedans et un pied dehors. Si l'Éternel est Dieu, suivez l'Éternel, à l'église, à la maison et à l'école, et pas seulement quand c'est facile.

Rendez la première place à Dieu. Les bonnes choses sont des cadeaux de Dieu : jouer, étudier, avoir des amis, recevoir un cadeau. Mais aucune d'entre elles ne doit commander dans votre cœur plus que Lui. Si quelque chose prend la place de Dieu, remettez cette chose à sa place.

Ne restez pas silencieux. Le peuple savait qui était Dieu et n'a rien répondu. Vous pouvez dire, avec joie et sans honte, ce que l'Éternel a déjà fait pour vous. Il ne s'agit pas de se disputer avec qui que ce soit : il s'agit de raconter.

Respectez ceux qui ont une croyance différente. Élie était un prophète avec une mission unique. Nous ne nous moquons pas, nous ne nous disputons pas et nous ne corrigeons pas la foi des autres. Nous aimons, nous prions et nous vivons d'une manière qui montre Jésus. "S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes." (Romains 12:18)

Prière finale

Seigneur, toi seul es Dieu. Merci parce que tu as envoyé la pluie et les corbeaux, et parce que tu prends soin de tes enfants même lorsqu'ils sont cachés. Pardonne-nous quand nous restons sur le seuil de la porte, un pied chez toi et l'autre dans autre chose, et quand nous restons silencieux au moment de dire qui tu es. Montre à chaque enfant de cette classe ce qui occupe ta place, et répare l'autel qui est tombé petit à petit. Apprends-nous à aimer et à respecter ceux qui ont une croyance différente, et à prier pour ces personnes sans nous disputer avec personne. Garde chaque enfant de ceux qui font du mal. Et merci pour Jésus, l'Agneau qui est mort à notre place et est ressuscité, pour ramener notre cœur vers toi. Seul le Seigneur est Dieu ! Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Qui était le roi Achab dans la Bible ?+

Achab a été roi d'Israël, le royaume du nord, et a régné vingt-deux ans à Samarie (1 Rois 16:29). La Bible dit qu'il a fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui (1 Rois 16:30). Il a épousé Jézabel, a dressé un autel à Baal à Samarie et a conduit le peuple à adorer de faux dieux. À son époque, Dieu a envoyé le prophète Élie, et sur le mont Carmel le peuple a de nouveau dit que seul l'Éternel est Dieu (1 Rois 18:39).

Qui était Jézabel ?+

Jézabel était la fille d'Ethbaal, roi des Sidoniens, un peuple voisin qui adorait Baal (1 Rois 16:31). Elle a épousé Achab, a introduit le culte de Baal en Israël et a persécuté les prophètes de l'Éternel (1 Rois 18:4). Mais la Bible ne rejette pas la faute sur elle seule : c'est Achab qui a servi Baal et l'a adoré (1 Rois 16:31). Chacun a répondu devant Dieu de ce qu'il a choisi.

Que veut dire "clocher entre deux pensées" ?+

Clocher, c'est boiter. Sur le mont Carmel, Élie a demandé au peuple : "Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien." (1 Rois 18:21). Le peuple voulait garder un pied avec Dieu et l'autre avec Baal, et ainsi il ne faisait aucun pas ferme. Dieu n'accepte pas la moitié du cœur : Il veut le cœur tout entier.

Combien de temps a duré la sécheresse au temps d'Élie ?+

Jésus a dit qu'aux jours d'Élie le ciel a été fermé pendant trois ans et six mois (Luc 4:25), et Jacques dit la même chose (Jacques 5:17). C'est pourquoi la revue parle de trois ans et demi. Dans 1 Rois 18:1, la parole de Dieu vient à Élie la troisième année, en comptant à partir d'un moment de l'histoire. Les deux passages parlent de la même sécheresse.

Qu'est-ce que l'idolâtrie ? Jouer ou regarder un dessin animé, est-ce de l'idolâtrie ?+

L'idolâtrie, c'est mettre n'importe quelle chose à la place qui n'appartient qu'à Dieu. Le Texte d'or dit : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face." (Exode 20:3). Jouer, jouer au ballon, dessiner et regarder un dessin animé sont de bonnes choses et ne sont pas un péché. Une chose ne devient une idole que lorsqu'elle se met à commander dans le cœur plus que Dieu. Même une bonne chose peut prendre la mauvaise place ; c'est pourquoi nous rendons la première place à Dieu.

L'histoire d'Élie nous autorise-t-elle à nous disputer avec quelqu'un d'une autre religion ou à nous moquer de lui ?+

Non. La Bible raconte ce qui s'est passé sur le Carmel, mais elle ne nous demande pas de faire pareil. Quand deux disciples ont voulu demander que le feu descende du ciel sur un village comme Élie l'avait fait, Jésus les a repris, parce que le Fils de l'homme est venu non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver (Luc 9:54-56). L'enfant ne se dispute pas, ne se moque pas et ne corrige pas un parent, un voisin ou un camarade d'une autre religion : il l'aime, prie pour lui et parle avec ses parents quand il a un doute.

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