Texte d'or
“Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.” (Exode 20:3-4, LSG) · Lire dans la Bible
Achab, roi d'Israël, a épousé Jézabel, a dressé un autel à Baal et a entraîné le peuple loin de Dieu. La sécheresse est venue, et sur le mont Carmel Élie a demandé au peuple jusqu'à quand il allait boiter entre deux pensées. Le feu de l'Éternel est tombé, le peuple est revenu et a dit que seul l'Éternel est Dieu. La leçon enseigne ce qu'est l'idolâtrie, sans peur et sans se disputer avec personne, et montre Jésus, qui ramène le cœur vers Dieu.
Vous est-il déjà arrivé que quelqu'un vous demande : « Vous entrez ou vous restez dehors ? », et que vous restiez planté sur le seuil de la porte, un pied dedans et un pied dehors ? Personne ne reste longtemps sur le seuil. À un moment donné, maman appelle, la pluie commence à tomber ou la porte se ferme, et il faut se décider.
Aujourd'hui, nous allons découvrir un peuple qui a passé des années arrêté sur le seuil de la porte. Un pied chez Dieu, l'autre pied chez un faux dieu. Et nous allons connaître le roi qui a conduit ce peuple jusque-là : Achab.
Dimanche dernier, nous avons étudié Asa, roi de Juda, le royaume du sud. Aujourd'hui, la Bible traverse la frontière et va dans le royaume du nord, Israël, qui avait la ville de Samarie pour capitale. Là-bas, Achab a commencé à régner la trente-huitième année du règne d'Asa. Pour comprendre ce qui s'est passé à son époque, nous devons nous rappeler la première règle que Dieu a donnée à son peuple sur le mont Sinaï, bien longtemps auparavant :
"Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre." (Exode 20:3-4)
La lecture d'aujourd'hui est 1 Rois 16:29-34 et 1 Rois 18:1-21.
I — Achab, le roi qui est allé le plus loin dans l'erreur
La Bible présente Achab ainsi :
"Achab, fils d’Omri, régna sur Israël, la trente -huitième année d’Asa, roi de Juda. Achab, fils d’Omri, régna vingt-deux ans sur Israël à Samarie." (1 Rois 16:29)
Vingt-deux ans, c'est très long. Un enfant né au début du règne d'Achab serait déjà adulte à sa fin. Et dès le verset suivant vient la phrase la plus triste au sujet de ce roi :
"Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui." (1 Rois 16:30)
Plus que tous ! Comment quelqu'un en arrive-t-il à ce point ? Cela ne s'est pas fait d'un seul coup. Tout a commencé par un choix :
"Et comme si c’eût été pour lui peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath, il prit pour femme Jézabel, fille d’Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui." (1 Rois 16:31)
Les Sidoniens étaient les habitants de la ville de Sidon, sur la côte, là où se trouve aujourd'hui le Liban. Ils adoraient Baal, un faux dieu. Le peuple de Canaan croyait que Baal était le dieu de la pluie et des plantations : celui qui voulait de la pluie, une bonne récolte et de la nourriture sur la table allait demander à Baal. Jézabel a grandi dans cette religion et a tout apporté avec elle lorsqu'elle est venue habiter à Samarie.
Et Achab l'a suivie. Il a dressé un autel à Baal dans la maison de Baal qu'il avait bâtie à Samarie (1 Rois 16:32). Un temple pour un faux dieu, construit par le roi, dans la capitale du peuple de Dieu ! Et il ne s'est pas arrêté là :
"et il fit une idole d’Astarté. Achab fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Éternel, le Dieu d’Israël." (1 Rois 16:33)
Remarquez une chose : la Bible ne rejette pas la faute uniquement sur Jézabel. Celui qui a dressé l'autel, c'est Achab. Celui qui a servi Baal et s'est prosterné devant lui, c'est Achab. Il était le roi et il a fait ce choix. Et, en tant que roi, il a entraîné tout le peuple avec lui. Quand celui qui dirige s'éloigne de Dieu, beaucoup de gens le suivent.
אב Dans l'original — hébreu. Le nom Baal veut dire « seigneur » ou « maître ». Le peuple appelait ce faux dieu « le maître », comme si la pluie lui appartenait. Et le nom du prophète que Dieu allait envoyer, Élie (Eliyahu), veut dire « mon Dieu est l'Éternel ». Son nom était déjà la réponse à la question de la leçon : qui est le vrai maître ?
❤ Pour le cœur de l'enfant. Achab a laissé une autre personne commander dans son cœur plus que Dieu. Cela ne veut pas dire que vous devez vous éloigner de ceux qui ont une croyance différente. Jésus aimait toutes sortes de personnes. Vous pouvez avoir des amis d'une autre religion, jouer avec eux, les respecter et être un bon ami. La question de la leçon est tout autre : qui commande dans votre cœur ? Cette place n'appartient qu'à Dieu.
II — La sécheresse, les corbeaux et les prophètes cachés
Dieu n'est pas resté silencieux. Il a envoyé à Achab un prophète appelé Élie, qui est entré dans le palais avec un message court et très sérieux :
"Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole." (1 Rois 17:1)
Ni pluie, ni rosée ! Maintenant, réfléchissez : quel était le dieu d'Achab ? Baal, le « dieu de la pluie ». Dieu a montré exactement là, sur le point où ils se croyaient en sécurité, qui commande vraiment dans le ciel. Baal n'a pas envoyé une seule goutte. La terre s'est asséchée, les plantations sont mortes et la famine était très grande à Samarie (1 Rois 18:2).
Et Élie ? Dieu a pris soin de lui d'une manière que personne n'aurait imaginée. Il a demandé au prophète de se cacher près du torrent de Kerith, non loin du Jourdain, et a dit :
"Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là." (1 Rois 17:4)
Des corbeaux ! Un oiseau que personne ne choisirait comme livreur. Et la Bible raconte que les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin ainsi que le soir, et qu'il buvait au torrent (1 Rois 17:6). Le Dieu qui avait fermé le ciel savait exactement où se trouvait son serviteur, et Il ne l'a pas laissé souffrir de la faim.
Pendant ce temps, au palais, les choses empiraient. Jézabel persécutait et tuait les prophètes de l'Éternel. C'était un crime, et la Bible le raconte comme un crime. Mais Dieu avait des gens fidèles jusque dans la maison du roi : Abdias, l'intendant du palais, craignait beaucoup l'Éternel (1 Rois 18:3).
"et lorsque Jézabel extermina les prophètes de l’Éternel, Abdias prit cent prophètes qu’il cacha cinquante par cinquante dans une caverne, et il les avait nourris de pain et d’eau. -" (1 Rois 18:4)
Abdias était un adulte, avec une fonction au palais, et il a utilisé ce qu'il avait entre les mains pour protéger des vies. Quand tout semble perdu, Dieu a toujours quelqu'un de fidèle au bon endroit.
🏛 Curiosité. Combien de temps a duré la sécheresse ? Jésus a dit qu'aux jours d'Élie, le ciel a été fermé pendant trois ans et six mois, de sorte qu'il y a eu une grande famine sur tout le pays (Luc 4:25). Jacques dit la même chose (Jacques 5:17). C'est pourquoi la revue parle de trois ans et demi. Dans 1 Rois 18:1, la parole de Dieu parvient à Élie la troisième année, en comptant à partir d'un moment de l'histoire. Les passages parlent de la même sécheresse, et tous sont la Parole de Dieu.
Un jour, Dieu a parlé de nouveau :
"Bien des jours s’écoulèrent, et la parole de l’Éternel fut ainsi adressée à Élie, dans la troisième année : Va, présente-toi devant Achab, et je ferai tomber de la pluie sur la face du sol." (1 Rois 18:1)
Remarquez qui promet la pluie : ce n'est pas Baal, c'est l'Éternel. Mais avant la pluie, Dieu voulait autre chose. Voyons quoi.
III — Sur le mont Carmel : jusqu'à quand ?
Élie est allé à la rencontre d'Achab. Et le roi, au lieu de se repentir, a accueilli le prophète par une accusation :
"À peine Achab aperçut-il Élie qu’il lui dit : Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël ?" (1 Rois 18:17)
Achab a rejeté la faute de la sécheresse sur le messager ! Mais Élie a aussitôt rétabli la vérité :
"Élie répondit : Je ne trouble point Israël ; c’est toi, au contraire, et la maison de ton père, puisque vous avez abandonné les commandements de l’Éternel et que tu es allé après les Baals." (1 Rois 18:18)
Le problème n'était pas le prophète. Le problème, c'était l'idole. Alors Élie a proposé une rencontre sur le mont Carmel, une haute montagne près de la mer. Tout le peuple d'Israël serait là, et de l'autre côté les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté qui mangeaient à la table de Jézabel (1 Rois 18:19). Astarté était une fausse déesse, adorée avec Baal. Il y avait huit cent cinquante faux prophètes contre un seul prophète.
Achab a convoqué le peuple, et tous sont montés sur la montagne (1 Rois 18:20). Avant toute chose, Élie a posé une question. C'est le verset le plus important de notre lecture :
"Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien." (1 Rois 18:21)
Clocher veut dire boiter. Celui qui boite ne marche pas d'un pas ferme. Le peuple voulait garder un pied chez Dieu et l'autre chez Baal : aller vers le Dieu d'Israël quand cela l'arrangeait et vers Baal quand il semblait donner de la pluie. Élie a dit : cela ne peut pas marcher ainsi. Choisissez. Si l'Éternel est Dieu, suivez l'Éternel.
Et le peuple ? Il n'a rien répondu. Il est resté silencieux. C'est la partie la plus triste de l'histoire. Des gens qui savaient qui était Dieu, mais qui n'avaient pas le courage de le dire.
אב Dans l'original — hébreu. Le mot que notre Bible traduit par « clocher » est pasach, qui évoque la démarche de quelqu'un qui boite ou qui saute d'un côté à l'autre. Quelques versets plus loin, la Bible utilise la même racine pour raconter ce que les prophètes de Baal faisaient autour de leur autel : ils sautaient (1 Rois 18:26). Le peuple sautait d'un dieu à l'autre, et les prophètes de Baal sautaient autour d'un autel d'où personne n'allait répondre.
C'est le cœur du texte d'or. Dieu a dit au Sinaï : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face." (Exode 20:3) Il n'a pas dit « moi d'abord et les autres ensuite ». Il a dit : moi seul. Et aussi qu'on ne doit pas se faire d'image taillée (Exode 20:4). Le Dieu vivant ne tient pas dans une statue faite par des mains humaines. La Bible dit que les idoles ont une bouche mais ne parlent pas, et des yeux mais ne voient pas (Psaumes 115:5).
Et aujourd'hui, l'idolâtrie existe-t-elle ? Oui, elle existe, et elle a presque toujours l'air inoffensive. L'idolâtrie, c'est mettre n'importe quoi à la place qui n'appartient qu'à Dieu. La chose n'a même pas besoin d'être mauvaise. La pluie est une bonne chose ! L'erreur d'Achab n'était pas de vouloir de la pluie : c'était de penser que la pluie venait de Baal, et non de l'Éternel. Jouer est une bonne chose, étudier est une bonne chose, avoir des amis est une bonne chose, recevoir un cadeau est une bonne chose. Tout cela est un cadeau de Dieu. Une bonne chose ne devient une idole que lorsqu'elle commence à commander dans le cœur plus que Dieu.
❤ Pour le cœur de l'enfant. Peut-être que quelqu'un de votre famille, un voisin ou un camarade d'école a une autre religion ou possède des statues chez lui. La leçon d'aujourd'hui n'est pas là pour que vous vous disputiez, vous moquiez ou « corrigiez » qui que ce soit. Vous êtes un enfant, et votre manière de servir Dieu est d'aimer, de respecter et de prier pour ces personnes. Si vous avez un doute, parlez-en avec votre père, votre mère ou la personne qui s'occupe de vous. La question d'Élie s'adresse à votre cœur : Dieu est-Il seul à la première place ?
IV — L'autel réparé et le feu de l'Éternel
La lecture d'aujourd'hui s'arrête au silence du peuple. Mais la revue poursuit l'histoire, et nous aussi. Élie a expliqué la règle du défi : chaque camp allait préparer un sacrifice sur le bois, sans allumer de feu, et appeler son dieu.
"Puis invoquez le nom de votre dieu ; et moi, j’invoquerai le nom de l’Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C’est bien !" (1 Rois 18:24)
Les prophètes de Baal sont passés en premier. Ils étaient des centaines. Ils ont crié du matin jusqu'à midi :
"Ils prirent le taureau qu’on leur donna, et le préparèrent ; et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : Baal réponds nous ! Mais il n’y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l’autel qu’ils avaient fait." (1 Rois 18:26)
Rien. Aucune voix, aucune étincelle. Élie leur a alors parlé sur un ton ironique : criez plus fort, peut-être que votre dieu est occupé, en voyage ou endormi (voir 1 Rois 18:27). Il voulait que le peuple voie ce qui était sous ses yeux : Baal ne répondait pas parce que Baal n'existait pas. Ils ont continué tout l'après-midi, et rien ne s'est passé.
Le tour d'Élie est arrivé. Et regardez ce qu'il a fait avant de prier :
"Élie dit alors à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Tout le peuple s’approcha de lui. Et Élie rétablit l’autel de l’Éternel, qui avait été renversé." (1 Rois 18:30)
Renversé ? Cela veut dire qu'il existait déjà là un autel à l'Éternel, et que plus personne n'en prenait soin. Personne ne l'avait démoli d'un seul coup. Il avait été laissé à l'abandon, une pierre tombant ici, une autre là, jusqu'au jour où plus personne ne s'en souvenait. Élie a tout arrêté pour le réparer.
"Il prit douze pierres d’après le nombre des tribus des fils de Jacob, auquel l’Éternel avait dit : Israël sera ton nom ;" (1 Rois 18:31)
Douze pierres, une pour chaque tribu. Le royaume était divisé en deux depuis les jours de Roboam, mais, devant Dieu, c'était un seul peuple. Ensuite, Élie a fait remplir quatre cruches d'eau et les a fait verser sur le sacrifice et sur le bois. Une fois, deux fois, trois fois (voir 1 Rois 18:34). "L’eau coula autour de l’autel, et l’on remplit aussi d’eau le fossé." (1 Rois 18:35) De l'eau là où il allait demander du feu ! Ainsi, personne ne pourrait dire ensuite qu'il y avait de la braise cachée ou un quelconque tour de passe-passe.
Alors Élie a prié. Une prière courte, sans cris :
"Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur !" (1 Rois 18:37)
Remarquez ce qu'il a demandé. Il n'a pas demandé de gagner la dispute. Il n'a pas demandé d'humilier qui que ce soit. Il a demandé que le peuple connaisse Dieu et que le cœur du peuple revienne. Et Dieu a répondu aussitôt :
"Et le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé." (1 Rois 18:38)
Même les pierres ! Même l'eau ! Et le peuple, qui auparavant était silencieux, n'a plus pu se taire :
"Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu !" (1 Rois 18:39)
Le silence est devenu réponse. Ceux qui boitaient entre deux pensées savaient maintenant de quel côté ils étaient.
🕊 Notre lecture. Le même Dieu qui a répondu au Carmel continue d'écouter aujourd'hui. Dans notre église, nous croyons que Dieu répond à la prière, guérit et remplit ses enfants du Saint-Esprit. Mais remarquez la différence entre les deux autels : les prophètes de Baal pensaient qu'ils seraient entendus s'ils criaient plus fort et plus longtemps. Jésus a enseigné que Dieu n'est pas ainsi : "En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés." (Matthieu 6:7) Dieu écoute la prière sincère, même la plus courte, parce qu'Il est Père. "L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, De tous ceux qui l’invoquent avec sincérité ;" (Psaume 145:18)
V — La pluie est venue en dernier
Après le feu, la Bible raconte qu'Élie a fait saisir les prophètes de Baal, et qu'ils ont été mis à mort près du torrent de Kison (1 Rois 18:40). C'est une partie dure de l'histoire. En ce temps-là, Israël était une nation gouvernée par la loi de Moïse, et ces hommes avaient entraîné tout le peuple loin de Dieu. La Bible raconte ce qui s'est passé ; elle ne nous demande pas de faire pareil. Bien des années plus tard, lorsque deux disciples ont voulu demander que le feu descende du ciel contre un village qui n'avait pas reçu Jésus, ils se sont eux-mêmes souvenus d'Élie :
"Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent : Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?" (Luc 9:54)
Et Jésus les a repris, parce que le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver (Luc 9:56). Le chemin de Jésus est tout autre. Il a commandé : "Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent," (Matthieu 5:44) Notre lutte n'est pas contre des personnes (Éphésiens 6:12).
Alors Élie est monté au sommet du Carmel pour prier pour la pluie. Il s'est penché contre terre et a mis son visage entre ses genoux (1 Rois 18:42). Et il a attendu. Et il a prié de nouveau. Jusqu'à ce qu'apparaisse au-dessus de la mer un tout petit nuage. Peu après :
"En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent s’établit, et il y eut une forte pluie. Achab monta sur son char, et partit pour Jizreel." (1 Rois 18:45)
Jacques, dans le Nouveau Testament, résume ainsi : "Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit." (Jacques 5:18)
Maintenant, remarquez l'ordre des choses ce jour-là :
- L'autel renversé a été réparé.
- Le feu de l'Éternel est tombé.
- Le cœur du peuple est revenu : « Seul l'Éternel est Dieu ! »
- Et alors seulement la pluie est venue.
La pluie est venue en dernier. Cela ne veut pas dire que Dieu « vend » la pluie à celui qui répare l'autel. La pluie était une grâce, un cadeau de Dieu pour un peuple qui ne le méritait pas. Mais Dieu voulait d'abord ce qui était vraiment brisé : le cœur du peuple. Beaucoup de gens veulent la pluie et ne veulent pas Dieu. Dieu veut nous donner le meilleur cadeau de tous, c'est-à-dire Lui-même.
Et votre autel ? C'est peut-être ce moment de prière avant de dormir, ou la Bible que vous lisiez et qui a été mise de côté, une pierre tombant ici, une autre là, sans que personne s'en aperçoive. La bonne nouvelle, c'est qu'un autel brisé peut être réparé.
Christ dans la leçon
Au Carmel, le feu de Dieu est tombé sur le sacrifice, et le peuple est resté en vie. Pensez-y un instant. Le feu n'est pas tombé sur le peuple qui boitait. Il est tombé sur le taureau placé sur l'autel.
Bien longtemps après, Dieu a préparé le sacrifice définitif : son propre Fils. Quand Jean-Baptiste a vu Jésus, il a dit qu'Il était l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1:29). Sur la croix, le châtiment que méritait notre péché est tombé sur Jésus, et non sur nous.
"Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit," (1 Pierre 3:18)
« Afin de nous amener à Dieu. » C'était exactement ce qu'Élie avait demandé au Carmel : que le cœur du peuple revienne. Aucun autel de pierre n'a sauvé qui que ce soit. Celui qui ramène le cœur à Dieu, c'est Jésus, qui est mort à notre place et est ressuscité le troisième jour. Il appelle, et celui qui écoute peut répondre, comme le peuple a répondu au Carmel.
Et Jésus n'a jamais boité entre deux pensées. Quand le diable Lui a offert tous les royaumes du monde s'Il s'agenouillait pour l'adorer, Jésus a répondu aussitôt :
"Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul." (Matthieu 4:10)
Jésus a gardé le texte d'or du début à la fin, de tout son cœur. C'est Lui qui nous a enseigné que nul ne peut servir deux maîtres (Matthieu 6:24). Et la réponse du Carmel, « Seul l'Éternel est Dieu ! », a reçu un nom dans le Nouveau Testament : "néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes." (1 Corinthiens 8:6)
Application pratique
Sortez du seuil de la porte. On ne peut pas rester toute sa vie un pied dedans et un pied dehors. Si l'Éternel est Dieu, suivez l'Éternel, à l'église, à la maison et à l'école, et pas seulement quand c'est facile.
Rendez la première place à Dieu. Les bonnes choses sont des cadeaux de Dieu : jouer, étudier, avoir des amis, recevoir un cadeau. Mais aucune d'entre elles ne doit commander dans votre cœur plus que Lui. Si quelque chose prend la place de Dieu, remettez cette chose à sa place.
Ne restez pas silencieux. Le peuple savait qui était Dieu et n'a rien répondu. Vous pouvez dire, avec joie et sans honte, ce que l'Éternel a déjà fait pour vous. Il ne s'agit pas de se disputer avec qui que ce soit : il s'agit de raconter.
Respectez ceux qui ont une croyance différente. Élie était un prophète avec une mission unique. Nous ne nous moquons pas, nous ne nous disputons pas et nous ne corrigeons pas la foi des autres. Nous aimons, nous prions et nous vivons d'une manière qui montre Jésus. "S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes." (Romains 12:18)
Prière finale
Seigneur, toi seul es Dieu. Merci parce que tu as envoyé la pluie et les corbeaux, et parce que tu prends soin de tes enfants même lorsqu'ils sont cachés. Pardonne-nous quand nous restons sur le seuil de la porte, un pied chez toi et l'autre dans autre chose, et quand nous restons silencieux au moment de dire qui tu es. Montre à chaque enfant de cette classe ce qui occupe ta place, et répare l'autel qui est tombé petit à petit. Apprends-nous à aimer et à respecter ceux qui ont une croyance différente, et à prier pour ces personnes sans nous disputer avec personne. Garde chaque enfant de ceux qui font du mal. Et merci pour Jésus, l'Agneau qui est mort à notre place et est ressuscité, pour ramener notre cœur vers toi. Seul le Seigneur est Dieu ! Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Qui était le roi Achab dans la Bible ?+
Achab a été roi d'Israël, le royaume du nord, et a régné vingt-deux ans à Samarie (1 Rois 16:29). La Bible dit qu'il a fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui (1 Rois 16:30). Il a épousé Jézabel, a dressé un autel à Baal à Samarie et a conduit le peuple à adorer de faux dieux. À son époque, Dieu a envoyé le prophète Élie, et sur le mont Carmel le peuple a de nouveau dit que seul l'Éternel est Dieu (1 Rois 18:39).
Qui était Jézabel ?+
Jézabel était la fille d'Ethbaal, roi des Sidoniens, un peuple voisin qui adorait Baal (1 Rois 16:31). Elle a épousé Achab, a introduit le culte de Baal en Israël et a persécuté les prophètes de l'Éternel (1 Rois 18:4). Mais la Bible ne rejette pas la faute sur elle seule : c'est Achab qui a servi Baal et l'a adoré (1 Rois 16:31). Chacun a répondu devant Dieu de ce qu'il a choisi.
Que veut dire "clocher entre deux pensées" ?+
Clocher, c'est boiter. Sur le mont Carmel, Élie a demandé au peuple : "Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien." (1 Rois 18:21). Le peuple voulait garder un pied avec Dieu et l'autre avec Baal, et ainsi il ne faisait aucun pas ferme. Dieu n'accepte pas la moitié du cœur : Il veut le cœur tout entier.
Combien de temps a duré la sécheresse au temps d'Élie ?+
Jésus a dit qu'aux jours d'Élie le ciel a été fermé pendant trois ans et six mois (Luc 4:25), et Jacques dit la même chose (Jacques 5:17). C'est pourquoi la revue parle de trois ans et demi. Dans 1 Rois 18:1, la parole de Dieu vient à Élie la troisième année, en comptant à partir d'un moment de l'histoire. Les deux passages parlent de la même sécheresse.
Qu'est-ce que l'idolâtrie ? Jouer ou regarder un dessin animé, est-ce de l'idolâtrie ?+
L'idolâtrie, c'est mettre n'importe quelle chose à la place qui n'appartient qu'à Dieu. Le Texte d'or dit : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face." (Exode 20:3). Jouer, jouer au ballon, dessiner et regarder un dessin animé sont de bonnes choses et ne sont pas un péché. Une chose ne devient une idole que lorsqu'elle se met à commander dans le cœur plus que Dieu. Même une bonne chose peut prendre la mauvaise place ; c'est pourquoi nous rendons la première place à Dieu.
L'histoire d'Élie nous autorise-t-elle à nous disputer avec quelqu'un d'une autre religion ou à nous moquer de lui ?+
Non. La Bible raconte ce qui s'est passé sur le Carmel, mais elle ne nous demande pas de faire pareil. Quand deux disciples ont voulu demander que le feu descende du ciel sur un village comme Élie l'avait fait, Jésus les a repris, parce que le Fils de l'homme est venu non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver (Luc 9:54-56). L'enfant ne se dispute pas, ne se moque pas et ne corrige pas un parent, un voisin ou un camarade d'une autre religion : il l'aime, prie pour lui et parle avec ses parents quand il a un doute.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Le peuple d'Israël est resté silencieux, boitant entre Dieu et Baal ; mais seul l'Éternel est Dieu, et Il n'accepte pas la moitié du cœur. Celui qui répare le cœur brisé et le ramène à Dieu, c'est Jésus, le sacrifice que Dieu a accepté à notre place.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture — chocolat ou fraise ? (l'accroche) |
| 5–11 min | Point 1 — Achab et l'autel de Baal |
| 11–16 min | Point 2 — La sécheresse et les corbeaux |
| 16–23 min | Point 3 — Jusqu'à quand clocherez-vous ? |
| 23–30 min | Point 4 — L'autel, le feu et l'Agneau |
| 30–36 min | Activité — « L'autel des douze pierres » |
| 36–40 min | Conclusion + défi + prière |
Commencez ainsi
Demandez : « Qui ici préfère la glace au chocolat ? Levez la main ! » Attendez. « Et qui préfère à la fraise ? » Il y a toujours quelqu'un qui lève la main les deux fois. Riez avec eux : « Les deux fois, ça ne compte pas ! » Laissez la classe s'amuser un peu avec cela.
Puis dites : « Pour la glace, ce n'est pas grave d'aimer les deux. Mais un jour, un prophète a posé au peuple de Dieu une question où l'on ne pouvait pas lever la main aux deux. Et savez-vous ce que le peuple a répondu ? Rien. Tout le monde est resté silencieux. » Ouvrez la Bible dans 1 Rois 18:21, lisez lentement et arrêtez-vous à la phrase indiquant que le peuple ne lui répondit rien. Faites une seconde de silence. « Aujourd'hui, nous allons découvrir pourquoi ce peuple est resté silencieux, et ce qui a poussé ce peuple à enfin ouvrir la bouche. »
Point 1 — Achab et l'autel de Baal
- Dans la revue : Explorer les Écritures, le début, avec la Fig. 6.1 (Achab, Jézabel et le culte de Baal). Plus le Vocabulaire, avec Sidoniens et Baal, et Le saviez-vous ?, sur les vingt-deux ans de règne.
- Ce qu'il faut enseigner : d'abord, une minute de carte : dessinez au tableau le rectangle divisé du cours précédent, ISRAËL (nord) en haut, avec Samarie, et JUDA (sud) en bas, avec Jérusalem. Asa était au sud ; Achab, au nord. Ensuite, trois phrases. (1) Achab a fait le mal plus que tous ceux qui avaient été avant lui (1 Rois 16:30). (2) Il a épousé Jézabel, fille du roi des Sidoniens, et il a servi Baal et s'est prosterné devant lui (1 Rois 16:31) ; Baal était le dieu qui, selon les Cananéens, commandait la pluie. (3) Il a élevé un temple et un autel à Baal dans la capitale (1 Rois 16:32). Montrez clairement que la faute n'était pas seulement celle de Jézabel : Achab a fait ce choix, et en tant que roi il a entraîné tout le peuple.
- Verset d'ancrage : "Achab, fils d’Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui." (1 Rois 16:30)
- Question clé : « Achab n'est pas devenu le pire d'un seul coup. Comment pensez-vous que quelqu'un s'éloigne de Dieu petit à petit ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « en arrêtant de prier », « en fréquentant ceux qui entraînent vers le mal », « en faisant une mauvaise chose puis une autre ». Approfondissez : « Et comment quelqu'un revient-il ? »
- Si personne ne parle : donnez l'image : « C'est comme une chambre rangée. Personne ne met tout en désordre d'un seul coup : aujourd'hui une chaussette reste par terre, demain un verre... Avec le cœur, c'est pareil. »
Point 2 — La sécheresse et les corbeaux
- Dans la revue : Explorer les Écritures, la partie sur la sécheresse et la famine à Samarie, avec la Fig. 6.2 (Jézabel persécute les prophètes ; Élie caché près du torrent, nourri par les corbeaux). Plus Le saviez-vous ?, sur les corbeaux et sur Baal, le dieu de la pluie.
- Ce qu'il faut enseigner : Élie a annoncé qu'il n'allait pas pleuvoir (1 Rois 17:1). Demandez à la classe quel était le « dieu de la pluie » d'Achab et laissez-les répondre « Baal » : Dieu a montré qui commande vraiment dans le ciel. Ensuite, le soin de Dieu : des corbeaux apportant du pain et de la viande matin et soir (1 Rois 17:6). Et, au palais, Abdias cachant cent prophètes dans des cavernes (1 Rois 18:4). Parlez de la persécution de Jézabel en une seule phrase, sans détails : « elle persécutait et tuait les prophètes de l'Éternel ; c'était un crime ».
- Verset d'ancrage : "Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là." (1 Rois 17:4)
- Question clé : « Baal n'a pas envoyé de pluie, mais Dieu a envoyé de la nourriture à Élie par les corbeaux. Qu'est-ce que cela montre sur celui qui prend vraiment soin de nous ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « que Dieu prend soin des siens », « que Baal n'existait pas », « que Dieu commande même aux animaux ». Approfondissez : « Élie était caché, loin de tout le monde. Dieu savait-Il où il se trouvait ? »
- Si personne ne parle : posez la question plus simplement : « Si vous étiez à la place d'Élie, quel oiseau choisiriez-vous pour apporter à manger ? » Riez des réponses et dites : « Dieu a choisi le corbeau. Dieu utilise ce que personne ne choisirait. »
Point 3 — Jusqu'à quand clocherez-vous ?
- Dans la revue : Explorer les Écritures, la rencontre d'Élie avec Achab et le défi sur le mont Carmel. Plus le Vocabulaire, avec Astarté, l'encadré Objectif (« prendre un engagement véritable et entier envers Dieu ») et la Réflexion de Mémorisation.
- Ce qu'il faut enseigner : Achab a traité Élie de perturbateur d'Israël (1 Rois 18:17), et Élie lui a répondu : le problème, c'était le roi, qui avait abandonné les commandements et suivi Baal (1 Rois 18:18). Lisez 1 Rois 18:21 deux fois. Expliquez que clocher veut dire boiter : un pied chez Dieu et l'autre chez Baal, sans aucun pas ferme. Montrez le texte d'or : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face." (Exode 20:3) Dieu ne dit pas « moi d'abord » ; Il dit « moi seul ». Ensuite, la définition du jour : l'idolâtrie, c'est mettre n'importe quoi à la place qui n'appartient qu'à Dieu, même une bonne chose (la pluie était bonne ; l'erreur était de penser qu'elle venait de Baal). Attention, enseignant : ne mimez pas quelqu'un qui boite et ne demandez pas aux enfants de l'imiter. Il peut y avoir dans la salle un enfant qui boite vraiment, ou quelqu'un de sa famille. Expliquez avec des mots ou en dessinant deux chemins au tableau.
- Verset d'ancrage : "Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien." (1 Rois 18:21)
- Question clé : « Le peuple savait qui était Dieu. Pourquoi pensez-vous qu'il est resté silencieux ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « la peur du roi », « la honte », « il ne voulait pas choisir », « il aimait les deux ». Approfondissez : « Y a-t-il des moments où nous restons nous aussi silencieux au sujet de Dieu ? Quand ? »
- Si personne ne parle : racontez un moment personnel, simple et vrai : « Une fois, on m'a demandé si j'allais à l'église, et j'ai changé de sujet parce que j'ai eu honte. Après, j'ai été triste de ne pas avoir répondu. »
Point 4 — L'autel, le feu et l'Agneau
- Dans la revue : Explorer les Écritures, la fin, avec la Fig. 6.3 (Élie rétablit l'autel avec douze pierres, le feu du Seigneur tombe et le peuple s'agenouille), la prière d'Élie et la pluie. Plus la Conversation d'enseignant, qui parle de l'autel réparé. La conclusion en Christ n'est pas dans la revue : c'est la conclusion que vous conduisez.
- Ce qu'il faut enseigner : les prophètes de Baal ont crié du matin jusqu'à midi, mais il n'y a eu ni voix ni réponse (1 Rois 18:26). Élie, avant de prier, a rétabli l'autel de l'Éternel qui était renversé (1 Rois 18:30), avec douze pierres, une pour chaque tribu (1 Rois 18:31). Il a tout inondé d'eau, trois fois, pour que personne ne parle de tricherie. Il a fait une courte prière : il n'a pas demandé de gagner, il a demandé que le cœur du peuple revienne (1 Rois 18:37). Le feu est tombé, et le peuple silencieux s'est écrié que c'est l'Éternel qui est Dieu (1 Rois 18:39). Puis la pluie est venue (1 Rois 18:45). Écrivez l'ordre au tableau : autel → feu → cœur → pluie. Concluez alors en Christ : le feu est tombé sur le sacrifice, et le peuple est resté en vie ; sur la croix, le châtiment est tombé sur Jésus, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pierre 3:18). Aucun autel de pierre n'a sauvé qui que ce soit ; celui qui ramène le cœur, c'est Jésus. Sur la mort des prophètes de Baal (1 Rois 18:40), une phrase sobre suffit : la Bible raconte ce qui s'est passé en ce temps-là, mais Jésus nous a enseigné un autre chemin (Luc 9:54-56).
- Verset d'ancrage : "Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu !" (1 Rois 18:39)
- Question clé : « Élie aurait pu demander de gagner la dispute. Qu'a-t-il demandé ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « du feu », « que Dieu réponde », « que le peuple revienne ». Relisez 1 Rois 18:37 et approfondissez : « Et aujourd'hui, qui fait revenir notre cœur vers Dieu ? »
- Si personne ne parle : lisez le verset 37 très lentement et arrêtez-vous sur le passage disant que Dieu ramène leur cœur. Demandez simplement : « Qu'est-ce qui était vraiment brisé : l'autel ou le cœur du peuple ? »
Activité
- Objectif : voir qu'un autel ne tombe pas d'un seul coup, que Dieu veut le cœur tout entier, et fixer le texte d'or.
- Matériel : douze rectangles de papier (les « pierres ») et du ruban adhésif. Avant le cours, écrivez le texte d'or divisé en douze morceaux, un sur chaque pierre, et numérotez-les au dos de 1 à 12. Une suggestion de découpage : « Tu n'auras pas » · « d'autres dieux » · « devant ma face. » · « Tu ne te feras point » · « d'image taillée, » · « ni de représentation quelconque » · « des choses qui sont » · « en haut dans les cieux, » · « qui sont en bas » · « sur la terre, » · « et qui sont dans les eaux » · « plus bas que la terre. »
- Étape par étape : (1) Avant l'arrivée de la classe, collez les douze pierres au tableau en forme d'autel : trois rangées de quatre. (2) Montrez l'autel et racontez : « Cet autel était entier. Mais un jour quelqu'un a dit : "aujourd'hui je n'ai pas le temps de prier" », et retirez une pierre. « Un autre a dit : "la Bible attendra demain" », et retirez-en une autre. Continuez avec des phrases simples (« Dieu peut attendre », « je remercierai plus tard », « tout le monde va chez Baal de toute façon ») jusqu'à les retirer toutes, lentement. Demandez : « Quelqu'un a-t-il démoli cet autel d'un seul coup ? » Non : il est tombé pierre par pierre. (3) Maintenant, la réparation. Distribuez les pierres à ceux qui veulent aider, et ceux qui préfèrent rester assis aident en lisant ensemble. Dans l'ordre des numéros, chaque volontaire recolle sa pierre, et toute la classe lit le morceau à voix haute. Personne n'est en compétition, personne ne se trompe devant les autres : si quelqu'un a du mal à lire, la classe lit avec lui. (4) Une fois l'autel entier, la classe lit le texte d'or complet, deux fois. (5) Terminez en demandant : « Et qu'est-ce que le peuple a crié quand le feu est tombé ? » Tous ensemble : « Seul l'Éternel est Dieu ! »
- Conclusion (retour au texte) : « Élie a utilisé douze pierres, une pour chaque tribu : le peuple tout entier, ensemble, devant Dieu (1 Rois 18:31). Mais celui qui a envoyé le feu, ce n'était pas Élie ; c'était l'Éternel. Et le sacrifice que Dieu a accepté une fois pour toutes, pour ramener notre cœur, c'est Jésus. » Attention : pas de vrai feu, de bougie, d'allumette, de briquet ni d'eau dans cette activité. Le feu du Carmel se raconte ; il ne se met pas en scène.
Si l'enfant demande
(À cet âge, la question vient simplement et directement. Répondez simplement et directement, sans faire de sermon.)
- Question : « Ma grand-mère (ou mon voisin) a une statue à la maison. Est-ce que je dois lui dire quelque chose ? » Réponse courte : Non. Vous n'êtes le juge de personne, et cette leçon n'est pas là pour que vous corrigiez qui que ce soit. Votre manière de servir Dieu est d'aimer, de respecter et de prier pour votre grand-mère. Si vous avez un doute, parlez-en avec votre père, votre mère ou la personne qui s'occupe de vous.
- Question : « Élie s'est moqué des prophètes de Baal et les a tous fait tuer. Est-ce qu'on peut faire pareil ? » Réponse courte : Non. La Bible raconte ce qui s'est passé en ce temps-là, mais elle ne nous demande pas de faire pareil. Quand deux disciples ont voulu faire descendre le feu du ciel sur un village comme Élie l'avait fait, Jésus les a repris (Luc 9:54-56). Jésus nous a enseigné à aimer et à prier même pour ceux qui ne nous aiment pas (Matthieu 5:44). Nous ne nous moquons de personne.
- Question : « Jouer, jouer au ballon ou regarder un dessin animé, est-ce de l'idolâtrie ? » Réponse courte : Non. Ce sont de bonnes choses, des cadeaux de Dieu. Une chose ne devient une idole que lorsqu'elle commence à commander dans le cœur plus que Dieu. Jouez avec joie et laissez Dieu à la première place.
- Question : « Pourquoi les prophètes de Baal se blessaient-ils ? » (la revue le mentionne) Réponse courte : Ils pensaient que, s'ils souffraient beaucoup, Baal allait les écouter. Mais Baal n'existait pas. Notre Dieu est différent : Il ne veut pas que quiconque se fasse du mal pour être entendu. Il écoute la prière sincère, même la plus courte (Psaumes 145:18). (Enseignant : répondez brièvement et calmement, sans décrire la scène. Si un enfant raconte que lui-même ou quelqu'un qu'il connaît se blesse volontairement, remerciez-le de sa confiance, ne demandez pas de détails devant la classe et parlez-en au pasteur ou aux responsables le jour même.)
- Question : « Si je prie comme Élie, est-ce que Dieu fait tout ce que je demande ? » Réponse courte : Dieu écoute toutes les prières de ses enfants, parce qu'Il est Père. Parfois Il répond « oui », parfois « attendez » et parfois « non », parce qu'Il sait ce qui est le meilleur. Élie n'a pas demandé de gagner : il a demandé que le peuple revienne à Dieu. La prière n'est pas un moyen de commander à Dieu ; c'est parler avec Lui.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : montrez l'autel en papier au tableau. « Le peuple est resté des années un pied chez Dieu et l'autre chez Baal. Quand Élie a demandé "jusqu'à quand ?", personne n'a répondu. Mais Élie a réparé l'autel, le feu de l'Éternel est tombé, et le peuple silencieux a crié : "Seul l'Éternel est Dieu !" Le feu est tombé sur le sacrifice, et le peuple est resté en vie. Sur la croix, Jésus a été notre sacrifice, pour nous ramener à Dieu. Il n'accepte pas la moitié de notre cœur, et c'est Lui qui répare le cœur brisé. »
- Défi : Ne restez pas silencieux comme le peuple au Carmel : cette semaine, racontez à une personne une chose que l'Éternel a déjà faite pour vous et terminez en disant : « Seul l'Éternel est Dieu ! » Avant cela, écrivez sur un papier la phrase « Seul l'Éternel est Dieu ! Je le sais, parce que... » et complétez avec une chose vraie : une prière que Dieu a écoutée, un soin que vous avez reçu, une peur qui est passée. Ensuite, racontez-le à quelqu'un : votre père, votre mère, votre grand-mère, un frère, la personne qui s'occupe de vous ou quelqu'un de l'église. Notez sur le papier le nom de la personne qui vous a écouté et apportez-le dimanche. Il ne s'agit pas de discuter avec qui que ce soit ni de dire que la religion de quelqu'un est mauvaise : il s'agit de raconter ce que Dieu a fait pour vous. (Enseignant : ouvrez le prochain cours avec les papiers : « qui a raconté ? à qui ? ». Personne n'est obligé de lire son papier à voix haute, et celui qui a oublié ne perd rien et n'est pas mis à l'écart. Si un enfant dit qu'à la maison personne n'a voulu écouter, ou que sa famille est d'une autre religion, accueillez-le avec tendresse : il peut le raconter à vous ou à quelqu'un de l'église, et cela compte tout autant.)
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez à voix haute 1 Rois 16:29-34 et 1 Rois 18:1-21 le samedi. Lisez aussi 1 Rois 17:1-7 (Kerith et les corbeaux) et 1 Rois 18:22-46 (le feu et la pluie) : la revue raconte ces deux parties, mais la lecture officielle s'arrête au silence du peuple, en 18:21. Préparez les douze pierres en papier de l'activité, avec le texte d'or.
- Apportez : votre Bible, les douze pierres en papier, du ruban adhésif, de la craie ou un feutre pour le tableau, et des feuilles blanches pour le défi de la semaine.
- Priez avant : priez Dieu pour chaque enfant : pour celui qui vient d'une famille d'une autre religion, afin qu'il apprenne à aimer et non à se disputer ; pour celui qui a des statues à la maison, afin qu'il ne sorte pas du cours avec de la peur ou de la honte envers sa propre famille ; pour celui qui boite ou qui a une personne handicapée à la maison ; pour celui qui porte en silence une douleur dont il n'a encore parlé à personne ; et pour celui qui a laissé « l'autel » tomber petit à petit, afin qu'il revienne. Et demandez, pour vous-même, un cœur entier, qui ne reste pas sur le seuil de la porte.
- À propos du texte d'or de la revue : les traductions de la Bible diffèrent dans la formulation de ces versets (Exode 20:3-4) ; utilisez sur l'affiche et sur les pierres la même version que celle du site et, si un élève remarque une différence avec sa Bible ou la revue, expliquez-le en dix secondes et poursuivez.
- « Le pire roi d'Israël » : la revue utilise cette expression. Préférez les paroles de la Bible : Achab a fait le mal plus que tous ceux qui avaient été avant lui (1 Rois 16:30). Son père, Omri, avait déjà reçu une description semblable (1 Rois 16:25), et Achab est allé encore plus loin. Il n'est pas nécessaire de faire un classement des rois avec la classe.
- Trois ans et demi : la revue dit que la sécheresse a duré trois ans et demi, ce qui est en accord avec Jésus (Luc 4:25) et avec Jacques (Jacques 5:17). Si quelqu'un lit 1 Rois 18:1 et demande pourquoi il y est parlé de la troisième année, expliquez que le verset compte à partir d'un moment de l'histoire, et que tous les passages parlent de la même sécheresse.
- Jézabel, sans raccourci : la Bible condamne ce que Jézabel a fait, mais ne rejette pas la faute uniquement sur elle : c'est Achab qui a servi Baal et s'est prosterné devant lui (1 Rois 16:31). N'utilisez pas cette histoire pour dire du mal des femmes ni du mariage, et ne laissez pas la classe utiliser « Jézabel » comme surnom pour qui que ce soit.
- Sur l'objectif et la Conversation d'enseignant : la revue dit que réparer l'autel fait « s'accomplir les promesses divines » et que, lorsque nous sommes obéissants, le Seigneur exauce nos prières. Enseignez ainsi : Dieu écoute ses enfants parce qu'Il est Père, et non parce que nous avons payé par notre obéissance. La pluie au Carmel était une grâce pour un peuple qui ne la méritait pas. Obéir est bon et plaît à Dieu, mais ce n'est pas une monnaie d'échange pour acheter une réponse.
- Hiel et Jéricho (1 Rois 16:34) : le verset fait partie de la lecture officielle et raconte que Hiel a rebâti Jéricho et a perdu son fils aîné et son plus jeune fils, comme Josué l'avait annoncé (Josué 6:26). Si quelqu'un pose la question, dites simplement : « ce que Dieu avait annoncé est arrivé ; la Parole de Dieu s'accomplit. » N'étirez pas le sujet et ne dites pas qu'un enfant meurt à cause du péché de ses parents.
- L'ironie d'Élie et la mort des prophètes de Baal : la revue raconte qu'Élie s'est moqué des prophètes de Baal et n'en a laissé échapper aucun. Racontez cela avec sobriété, sans détails, et dites clairement que la Bible relate les faits sans nous demander de les imiter (Luc 9:54-56). Personne dans la salle ne doit sortir en pensant qu'il peut se moquer de la foi des autres.
- Mémorisation, sans élimination : la revue suggère le jeu de la clochette par deux, où l'on passe son tour au camarade quand on se trompe. Faites ainsi : vous gardez la clochette ; vous dites le verset en changeant un mot, et toute la classe lève la main quand elle remarque l'erreur et corrige ensemble. Personne n'est mis à l'écart et personne ne se trompe tout seul devant tout le monde. Si vous faites l'activité des douze pierres, elle remplit déjà ce rôle.
- Salle des enseignants : l'acrostiche « Adoration au Seigneur » fonctionne bien. Ceux qui ont du mal à écrire peuvent dessiner à côté de chaque lettre. Exposez tous les travaux au mur, sans choisir les plus jolis.
- Activités de la revue : dans le vrai ou faux, la phrase « Élie était un sacrificateur en Israël » est fausse : Élie était prophète. Profitez-en pour rappeler la différence en une phrase : le sacrificateur offrait les sacrifices dans le temple ; le prophète portait la parole de Dieu au peuple.
- Sur les lectures de la semaine : la revue propose 2 Corinthiens 6:17, Ésaïe 44:6, Colossiens 3:6, Romains 12:1-2, Genèse 35:3 et Jacques 5:17-18. Ce sont des lectures dévotionnelles. Si vous utilisez 2 Corinthiens 6:17 (sur l'appel à se séparer), expliquez que le verset parle de ne pas participer à l'idolâtrie, et non de s'éloigner des personnes : Jésus marchait avec tout le monde. Et Colossiens 3:6 n'est pas là pour faire peur aux enfants : Dieu est juste, et en Jésus il y a le pardon pour celui qui revient (1 Jean 1:9).
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Ne restez pas silencieux comme le peuple au Carmel : cette semaine, racontez à une personne une chose que l'Éternel a déjà faite pour vous et terminez en disant : « Seul l'Éternel est Dieu ! » Avant cela, écrivez sur un papier la phrase « Seul l'Éternel est Dieu ! Je le sais, parce que... » et complétez avec une chose vraie : une prière que Dieu a écoutée, un soin que vous avez reçu, une peur qui est passée. Ensuite, racontez-le à quelqu'un : votre père, votre mère, votre grand-mère, un frère, la personne qui s'occupe de vous ou quelqu'un de l'église. Notez sur le papier le nom de la personne qui vous a écouté et apportez-le dimanche. Il ne s'agit pas de discuter avec qui que ce soit ni de dire que la religion de quelqu'un est mauvaise : il s'agit de raconter ce que Dieu a fait pour vous.
Pourquoi
Quand Élie a demandé jusqu'à quand ils clocheraient des deux côtés, le peuple ne lui a rien répondu (1 Rois 18:21). Mais, quand le feu de l'Éternel est tombé, le peuple silencieux a ouvert la bouche pour proclamer que c'est l'Éternel qui est Dieu (1 Rois 18:39). Le texte d'or dit : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face." (Exode 20:3) Raconter ce que Dieu a fait, c'est sortir du seuil de la porte et dire, de votre propre bouche, de quel côté vous êtes.
Comment savoir que vous l'avez fait
Votre papier comporte la phrase complète et le nom de la personne qui vous a écouté raconter. S'il y a les deux choses, vous l'avez fait.
Si à la maison personne ne peut vous écouter, ce n'est pas grave : racontez-le à quelqu'un de l'église ou à votre enseignante. Cela compte tout autant.
Dimanche, revenez avec l'histoire
Apportez votre papier et racontez, si vous le voulez, à qui vous l'avez dit et comment cela s'est passé. Personne n'a besoin de lire quoi que ce soit à voix haute. Dimanche, revenez avec l'histoire.







