Texte d'or
“Celui qui garde ce qui est commandé garde son âme ; Celui qui ne veille pas sur sa voie mourra.” (Proverbes 19:16, LSG) · Lire dans la Bible
Asa, roi de Juda, a ôté les idoles du pays, a crié à Dieu contre une armée d'un million d'hommes et a vu la victoire. Des années plus tard, face à un ennemi plus petit, il a utilisé l'or de la maison du Seigneur pour acheter l'aide du roi de Syrie et a emprisonné le prophète que Dieu avait envoyé pour le corriger. La leçon enseigne qu'il ne suffit pas de bien commencer, qu'aller chez le médecin n'est pas un manque de foi et que seul Jésus a été fidèle du début à la fin.
Avez-vous déjà commencé un cahier neuf ? La première page est magnifique : une belle écriture soignée, un titre coloré, une marge bien droite. Puis viennent la page dix, la page vingt... et l'écriture devient tordue, des gribouillages apparaissent, la feuille se froisse. Bien commencer, c'est bien. Continuer, voilà ce qui est difficile.
Aujourd'hui, nous allons découvrir un roi qui a très bien commencé. Il s'appelle Asa. La Bible dit qu'il a fait ce qui était droit aux yeux de Dieu. Il a ôté les idoles du pays, a crié à Dieu dans le plus grand danger de sa vie et a vu Dieu remporter la victoire. Mais son histoire a une fin que nous devons écouter avec attention.
Avant cela, une chose importante. Dans la leçon 3, nous avons vu le royaume se diviser en deux. Au nord, les dix tribus ont gardé le nom d'Israël. Au sud, avec la ville de Jérusalem, est resté le royaume de Juda. Asa a été roi de Juda, le royaume du sud. Le titre de la leçon appelle Asa un bon roi pour Israël parce que Juda faisait aussi partie du peuple d'Israël, le peuple de Dieu. Tandis que le nord s'enfonçait dans les veaux d'or de Jéroboam, que nous avons vus dimanche dernier, au sud Dieu a suscité un roi qui aimait le Seigneur.
"Celui qui garde ce qui est commandé garde son âme ; Celui qui ne veille pas sur sa voie mourra." (Proverbes 19:16)
La lecture d'aujourd'hui est 1 Rois 15:9-24 et 2 Chroniques 16:7-10.
I — Asa, un roi qui a fait ce qui était droit
Asa était le fils du roi Abija. Il a commencé à régner sur Juda alors que Jéroboam était encore roi du nord (1 Rois 15:9), et il a régné quarante et un ans à Jérusalem (1 Rois 15:10). La Bible ouvre son histoire par un éloge :
"Asa fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, comme David, son père." (1 Rois 15:11)
David n'était pas le père d'Asa : c'était son arrière-arrière-grand-père (David, puis Salomon, puis Roboam, puis Abija, puis Asa). Dans la Bible, « père » veut souvent dire ancêtre. Ce que le verset dit, c'est qu'Asa s'est remis à marcher dans la voie de David, le roi qui aimait Dieu de tout son cœur.
Et Asa est passé à l'action. Les rois avant lui, son père et son grand-père, avaient laissé les idoles se répandre dans Juda. Asa a fait un grand ménage :
- Il a ôté les idoles. Il a fait disparaître toutes les idoles que ses pères avaient faites (1 Rois 15:12) et a mis fin aux pratiques impures qui accompagnaient les cultes aux faux dieux.
- Il a rendu à Dieu ce qui était à Dieu. Il a rapporté dans la maison du Seigneur l'argent, l'or et les ustensiles qui avaient été consacrés à Dieu (1 Rois 15:15).
- Il a pris soin du peuple. Il a bâti des murailles et des villes fortes, et Dieu a donné à Juda un bon temps de repos, sans guerre (voir 2 Chroniques 14:6).
Et Asa ne s'est même pas arrêté au sein de sa propre famille. Regardez ce que la Bible raconte :
"Et même il enleva la dignité de reine à Maaca, sa mère, parce qu’elle avait fait une idole pour Astarté. Asa abattit son idole, et la brûla au torrent de Cédron." (1 Rois 15:13)
La Bible appelle Maaca sa mère. Mais, quelques versets plus tôt, elle apparaît comme la mère d'Abija, le père d'Asa (1 Rois 15:2). C'est pourquoi beaucoup de spécialistes comprennent que Maaca était la grand-mère d'Asa. Elle occupait le rang de reine au palais, et elle a fait une idole pour Ashéra, une fausse déesse des peuples de Canaan. Asa lui a retiré le rang de reine et a brûlé l'idole.
🏛 Curiosité. En Juda, la mère ou la grand-mère du roi occupait une véritable fonction au palais : c'était la reine-mère, une femme ayant beaucoup d'influence sur le royaume. C'est pourquoi l'idole de Maaca n'était pas seulement une affaire de sa maison. Avec la fonction qu'elle occupait, cette idole entraînait tout le peuple loin de Dieu. Asa a pris cette décision en tant que roi, pour protéger le royaume.
❤ Pour le cœur de l'enfant. Asa était le roi, un adulte ayant autorité sur tout le royaume, et il a retiré une fonction du palais. Ce n'est pas un message vous disant de vous disputer avec quelqu'un de votre famille. Si un proche a une croyance différente, vous l'aimez, vous le respectez et vous priez pour lui. Et, quand vous avez un doute, vous en parlez avec votre père, votre mère ou la personne qui prend soin de vous. La leçon d'Asa pour vous est tout autre : mettre Dieu à la première place dans votre cœur.
La Bible est honnête, et elle raconte aussi ce qui a manqué :
"Mais les hauts lieux ne disparurent point, quoique le cœur d’Asa fût en entier à l’Éternel pendant toute sa vie." (1 Rois 15:14)
Les hauts lieux étaient des lieux de culte situés au sommet des collines, répartis dans tout le pays. Asa n'a pas réussi à les supprimer tous. Il n'était pas parfait. Mais son cœur était tout entier à Dieu.
אב Dans l'original — hébreu. Où notre Bible dit que le cœur d'Asa a été tout entier à Dieu (1 Rois 15:14), l'hébreu utilise le mot shalem (שָׁלֵם), parent de shalom, qui veut dire « paix ». Shalem signifie « entier », « complet », « sans morceau manquant ». Ce n'est pas un cœur qui ne se trompe jamais : c'est un cœur qui n'est pas partagé entre Dieu et les idoles. Retenez ce mot, car il va revenir dans la bouche d'un prophète.
II — Contre un million, Asa a crié à Dieu
Alors est arrivée la plus grande épreuve de la vie d'Asa. Un homme appelé Zérach, l'Éthiopien, s'est présenté à la frontière de Juda avec une armée d'un million de soldats et trois cents chars de guerre (voir 2 Chroniques 14:9). Un million ! Juda était un petit royaume. Il n'y avait aucun moyen de vaincre.
Asa n'a pas couru acheter des amis puissants. Il a fait la chose la plus importante qu'un roi puisse faire : il a crié au Seigneur. Dans sa prière, il a dit à Dieu que, pour le Seigneur, il n'y a pas de différence entre aider celui qui est fort et celui qui n'a aucune force ; il a demandé secours, parce qu'ils s'appuyaient sur lui, et a rappelé qu'ils étaient sortis contre cette multitude au nom du Seigneur (voir 2 Chroniques 14:11).
Et Dieu a répondu. Les Éthiopiens ont pris la fuite, et Asa et le peuple de Juda ont vaincu cette immense armée. Des années plus tard, un prophète allait rappeler ce jour à Asa, avec ces paroles :
"Les Éthiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers ? Et cependant l’Éternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui." (2 Chroniques 16:8)
Retenez ce détail : contre le plus grand ennemi de sa vie, Asa a fait confiance à Dieu. Et Dieu s'est montré fort.
III — Contre une forteresse, Asa a acheté de l'aide
Les années ont passé. Asa a vieilli, et le royaume est devenu plus fort. C'est alors qu'est apparu un ennemi bien plus petit que Zérach : Baescha, roi d'Israël, le royaume du nord.
"Baescha, roi d’Israël, monta contre Juda ; et il bâtit Rama, pour empêcher ceux d’Asa, roi de Juda, de sortir et d’entrer." (1 Rois 15:17)
Rama était une ville située sur la route, à quelques kilomètres de Jérusalem. Baescha a commencé à la transformer en forteresse pour fermer le passage. Personne n'entrait, personne ne sortait. C'était un blocus.
Contre un million de soldats, Asa a crié à Dieu. Et contre une forteresse ? A-t-il crié de nouveau ? Non. Cette fois, Asa a réglé le problème à sa manière. Il a pris tout l'argent et tout l'or qui restaient dans les trésors de la maison de l'Éternel et dans les trésors de la maison du roi (1 Rois 15:18) et a tout envoyé à Ben-Hadad, le roi de Syrie, avec ce message :
"Qu’il y ait une alliance entre moi et toi, comme il y en eut une entre mon père et ton père. Voici, je t’envoie un présent en argent et en or. Va, romps ton alliance avec Baescha, roi d’Israël, afin qu’il s’éloigne de moi." (1 Rois 15:19)
Ben-Hadad a accepté. Il a attaqué plusieurs villes du nord (1 Rois 15:20), et Baescha, en apprenant cela, a cessé de bâtir Rama (1 Rois 15:21). Asa a même ordonné au peuple d'emporter les pierres et le bois de la forteresse abandonnée, et avec ces matériaux il a bâti deux autres villes (1 Rois 15:22).
De l'extérieur, cela ressemblait à une grande victoire. Le blocus a pris fin, et la route de Jérusalem a été libérée. Cela a marché. Cela a réussi, et c'était mal. C'est l'une des phrases les plus importantes de cette leçon : une chose peut marcher et, malgré tout, être mauvaise devant Dieu.
🏛 Curiosité. Remarquez le mot qu'Asa a utilisé en disant qu'il envoyait un présent. Mais un vrai présent ne vient pas avec un ordre. Un présent qui demande d'aller rompre son alliance n'est pas un présent : c'est un paiement. Et Asa a payé avec l'or qui avait été consacré à la maison de Dieu. Quand on a besoin d'un joli nom pour une chose, c'est le signe que le vrai nom ne passerait pas bien.
IV — Hanani, le prophète qu'Asa a emprisonné
Dieu n'est pas resté silencieux. Il a envoyé au roi un prophète appelé Hanani. La Bible l'appelle voyant, ce qui était un autre nom pour prophète : quelqu'un à qui Dieu montrait les choses pour avertir le peuple.
"Dans ce temps-là, Hanani, le voyant, alla auprès d’Asa, roi de Juda, et lui dit : Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Éternel, ton Dieu, l’armée du roi de Syrie s’est échappée de tes mains." (2 Chroniques 16:7)
Hanani a rappelé à Asa le jour du million de soldats : parce qu'il s'était appuyé sur l'Éternel, Dieu les avait livrés entre ses mains (2 Chroniques 16:8). Contre le géant, vous avez fait confiance à Dieu. Contre le petit, vous avez acheté de l'aide. Et alors le prophète a prononcé le plus beau verset de cette histoire :
"Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres." (2 Chroniques 16:9)
Vous souvenez-vous du mot shalem, le cœur entier ? C'est lui qui apparaît ici, traduit par « tout entier » ou « parfait ». Les yeux de Dieu parcourent toute la terre à la recherche de cœurs entiers. Et pourquoi ? Pour se montrer fort en leur faveur. Dieu ne regarde pas pour nous prendre en faute. Il cherche ceux qui lui font confiance afin de pouvoir les aider.
Asa avait vu cela de ses propres yeux le jour du million de soldats. Mais maintenant, au lieu d'écouter, il est entré dans une grande colère :
"Asa fut irrité contre le voyant, et il le fit mettre en prison, parce qu’il était en colère contre lui. Et dans le même temps Asa opprima aussi quelques-uns du peuple." (2 Chroniques 16:10)
La maison des ceps était une prison. Pensez-y : le même roi qui avait retiré à sa grand-mère le rang de reine à cause d'une idole a maintenant emprisonné un homme de Dieu à cause d'une vérité. Et il a même maltraité des gens du peuple. Le cœur qui auparavant était entier devenait partagé.
❤ Pour le cœur de l'enfant. Hanani n'est pas venu pour humilier Asa. Il est venu parce que Dieu voulait ramener le roi à lui. Quand votre père, votre mère, la personne qui prend soin de vous ou votre enseignant vous corrigent avec amour, ils jouent le rôle de Hanani : ils vous aident à revenir sur le bon chemin. Ne fermez pas la porte. Écoutez et corrigez ce qui ne va pas. Mais souvenez-vous : la correction est une discussion pour aider. Si quelqu'un, au lieu de vous corriger, vous fait du mal ou vous humilie, ce n'est pas une correction. Parlez-en à un autre adulte de confiance.
V — Il ne suffit pas de bien commencer
La fin de la vie d'Asa a été triste. Devenu vieux, il a été malade des pieds (1 Rois 15:23). La maladie s'est aggravée, et la Bible raconte ce qu'il a fait :
"La trente-neuvième année de son règne, Asa eut les pieds malades au point d’éprouver de grandes souffrances ; même pendant sa maladie, il ne chercha pas l’Éternel, mais il consulta les médecins." (2 Chroniques 16:12)
Est-ce donc mal d'aller chez le médecin ? Non. Lisez le verset avec attention. Le problème n'était pas qu'Asa ait appelé les médecins. Le problème était qu'il n'a pas cherché le Seigneur. Il a laissé Dieu de côté. Le roi qui un jour avait crié à Dieu contre un million de soldats, maintenant malade, n'a même pas prié.
Le médecin est une aide que Dieu permet, et nous y avons recours avec reconnaissance. Jésus lui-même a dit : "Jésus, prenant la parole, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades." (Luc 5:31). Et Luc, qui a écrit l'un des Évangiles, était médecin (Colossiens 4:14). Dans notre Église, nous prions pour les malades et nous croyons que Dieu guérit. Et nous allons aussi chez le médecin et prenons les médicaments. L'un ne s'oppose pas à l'autre. Ce qu'il ne faut pas, c'est laisser Dieu de côté.
La Bible ne dit pas non plus que la maladie d'Asa était une punition. Elle dit ce qu'il a fait dans sa maladie : il a cherché de l'aide partout, sauf auprès de Dieu.
Asa est mort la quarante et unième année de son règne et a été enterré avec honneur dans la ville de David (1 Rois 15:24 ; 2 Chroniques 16:13-14). Le peuple s'est souvenu de lui comme d'un bon roi, qui avait ôté les idoles et donné des années de paix à Juda. Mais la Bible rapporte les actes d'Asa, tant les premiers que les derniers (2 Chroniques 16:11). Dieu voit le commencement et la fin. Asa a commencé en criant à Dieu et a fini en achetant de l'aide. Il a commencé en écoutant et a fini en emprisonnant le prophète.
Et le Texte d'or ? Celui qui garde le commandement garde son âme (Proverbes 19:16). Le livre des Proverbes enseigne le chemin de la sagesse : celui qui garde la Parole de Dieu est préservé de bien des chutes, et celui qui méprise le chemin de Dieu s'éloigne peu à peu de la vie que lui seul donne. Mais le livre des Proverbes n'est pas un contrat qui dirait « tu as obéi, tu as gagné une longue vie ». Des personnes fidèles tombent aussi malades, et des personnes fidèles meurent aussi jeunes. Jésus a été le plus obéissant de tous et il est mort sur une croix, à un peu plus de trente ans. Personne ne tombe malade ni ne meurt parce qu'il serait « moins obéissant » que les autres. Et tout le bien que Dieu nous donne est une grâce, un cadeau, et non un paiement : "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu." (Éphésiens 2:8).
Le message d'Asa pour nous est celui-ci : il ne suffit pas de bien commencer. La vraie foi est celle qui continue, même quand le problème est petit. Et si vous vous êtes rendu compte que vous avez bien commencé mais que vous vous êtes arrêté en chemin, la porte est ouverte. Asa aurait pu écouter Hanani et revenir. Vous aussi, vous pouvez revenir aujourd'hui : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9).
Christ dans la leçon
Asa a bien commencé et s'est arrêté en chemin. Et il n'a pas été le seul. Si vous lisez l'histoire de tous les rois de la Bible, vous verrez qu'aucun n'a obéi à Dieu jusqu'à la fin sans trébucher. Ni David. Ni Salomon. Ni Asa.
Un seul Roi a obéi du début à la fin : Jésus.
"il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix." (Philippiens 2:8)
Asa, contre un petit ennemi, a renoncé à faire confiance. Jésus, devant la croix, la plus grande de toutes les souffrances, a fait confiance au Père jusqu'à son dernier souffle. Asa a pris l'or de la maison de Dieu pour acheter sa propre sécurité. Jésus n'a pas payé avec de l'or : il a payé de sa propre vie, en mourant à notre place pour nos péchés. Et le troisième jour, il est ressuscité. Asa a emprisonné le prophète qui apportait la vérité. Jésus est la Vérité même, et il a été arrêté et jugé injustement sans riposter, pour nous sauver.
C'est pourquoi la Bible nous demande de fixer nos regards sur lui :
"ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu." (Hébreux 12:2)
L'auteur (le chef) est celui qui commence. Le consommateur est celui qui mène à la perfection jusqu'à la fin. Jésus est le Roi qui fait naître la foi dans notre cœur et la conduit jusqu'au bout. Nous ne tenons pas ferme parce que nous sommes forts comme Asa au début. Nous continuons parce que nous nous accrochons à Jésus, qui ne s'est jamais arrêté en chemin. Il a dit que sans lui nous ne pouvons rien faire (Jean 15:5).
Et vous souvenez-vous des yeux du Seigneur, qui parcourent toute la terre à la recherche de cœurs entiers (2 Chroniques 16:9) ? Personne n'a un cœur entier tout seul. Mais Jésus prend notre cœur partagé, le pardonne, et le rend de nouveau entier. La plus grande bénédiction n'est pas la paix qu'Asa a achetée avec de l'or. C'est la paix que seule la grâce de Dieu donne, en Jésus.
Application pratique
Cherchez Dieu d'abord, dans les grands problèmes comme dans les petits. Asa a prié contre le million de soldats et a oublié de prier contre la forteresse. Ne gardez pas la prière seulement pour le jour où vous avez une grande frayeur. Devant un contrôle difficile, une dispute à la maison, une peur la nuit, un genou écorché : parlez d'abord à Dieu. "Et invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras." (Psaume 50:15).
N'emprisonnez pas Hanani. Quand quelqu'un qui prend soin de vous vous corrige avec amour, ne faites pas la tête et ne fermez pas la porte. Écoutez jusqu'au bout, dites « d'accord, je vais corriger cela » et corrigez-le. Celui qui écoute la correction continue sur le bon chemin ; celui qui se braque commence à s'arrêter en chemin.
Priez et utilisez l'aide que Dieu donne. Quand vous ou quelqu'un de votre maison tombez malade, priez Dieu et allez chez le médecin, sans peur et sans culpabilité. Prier et se soigner vont ensemble. L'erreur d'Asa a été de laisser Dieu de côté, et non d'aller chez le médecin.
Si vous vous êtes arrêté en chemin, revenez. Vous avez commencé à lire la Bible et vous avez abandonné ? Vous avez commencé à prier avant de dormir et vous avez oublié ? Il ne faut avoir ni honte ni peur : Dieu laisse la porte ouverte. Confessez-le, demandez l'aide de Jésus et recommencez aujourd'hui.
Prière finale
Seigneur, merci parce que tes yeux parcourent toute la terre à la recherche de cœurs entiers, pour te montrer fort en leur faveur. Pardonne-nous quand nous commençons bien et nous arrêtons en chemin, quand nous ne pensons à prier que dans les grands problèmes, et quand nous fermons la porte à ceux qui nous corrigent avec amour. Donne à chaque enfant de cette classe un cœur entier, qui cherche le Seigneur en premier. Prends soin de ceux qui sont malades et de ceux qui ont quelqu'un de malade à la maison, et bénis les médecins dont tu te sers pour aider. Garde chaque enfant de quiconque fait du mal ou humilie. Et merci pour Jésus, le Roi qui a obéi jusqu'à la mort de la croix, a payé notre prix de sa propre vie et est ressuscité. C'est en lui que nous commençons, et c'est en lui que nous continuons jusqu'à la fin. Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Qui était le roi Asa dans la Bible ?+
Asa était roi de Juda, le royaume du Sud, et il a régné quarante et un ans à Jérusalem (1 Rois 15:10). La Bible dit qu'il a fait ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, comme David, son père (1 Rois 15:11) : il a ôté les idoles du pays et a amené le peuple à adorer seulement le Seigneur. Mais, à la fin de son règne, il a cessé de faire confiance à Dieu : il a acheté l'aide du roi de Syrie et a emprisonné le prophète Hanani. C'est l'histoire d'un roi qui a très bien commencé mais qui n'a pas fini comme il avait commencé.
Asa était-il roi d'Israël ou de Juda ?+
De Juda. Après la division du royaume, les dix tribus du Nord ont gardé le nom d'Israël, et le royaume du Sud, avec Jérusalem, s'est appelé Juda. Asa a régné sur Juda (1 Rois 15:9). Lorsque la revue appelle Asa un bon roi pour Israël, elle pense au peuple d'Israël tout entier, le peuple de Dieu, dont Juda faisait aussi partie.
Pourquoi Asa a-t-il retiré à Maaca son rang de reine ?+
Parce qu'elle avait fabriqué une idole abominable pour Ashéra, une fausse déesse des peuples de Canaan (1 Rois 15:13). Maaca occupait une fonction importante au palais, et son idole entraînait tout le royaume loin de Dieu. Asa était le roi, un adulte ayant de l'autorité, et il a pris cette décision en tant que roi. Cela n'enseigne pas à un enfant à se disputer avec un proche qui a une croyance différente : l'enfant aime, respecte, prie pour sa famille et parle avec ses parents lorsqu'il a un doute.
Est-ce mal d'aller chez le médecin ? Asa a-t-il eu tort de consulter les médecins ?+
Aller chez le médecin n'est ni un péché ni un manque de foi. Jésus lui-même a dit : "Jésus, prenant la parole, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades." (Luc 5:31). L'erreur d'Asa se trouve dans le verset qui précise que, dans sa maladie, il n'a pas cherché l'Éternel, mais a consulté les médecins (2 Chroniques 16:12). Il a laissé Dieu de côté. Ce qui est juste, c'est de prier Dieu et aussi de recourir au médecin et aux médicaments, avec reconnaissance.
Que signifie Proverbes 19:16 ? Celui qui obéit à Dieu vit-il plus longtemps ?+
Le livre des Proverbes enseigne le chemin de la sagesse ; ce n'est pas un contrat de longue vie. Le verset dit que celui qui garde le commandement garde son âme (Proverbes 19:16). Celui qui garde la Parole de Dieu est préservé de bien des faux pas. Mais personne ne tombe malade ou ne meurt tôt parce qu'il serait "moins obéissant" : Jésus a été le plus obéissant de tous et il est mort sur une croix. Toute bénédiction de Dieu est une grâce, un cadeau, et non un paiement.
Qu'est-ce que l'histoire du roi Asa enseigne aux enfants ?+
Qu'il ne suffit pas de bien commencer : il faut continuer à faire confiance à Dieu, dans les grands problèmes comme dans les petits. Asa a crié à Dieu contre un million de soldats, mais face à une forteresse plus petite, il a acheté de l'aide. Et, lorsque Dieu a envoyé quelqu'un pour le corriger, il a emprisonné le prophète. La leçon enseigne à chercher Dieu en premier, à écouter lorsque nous sommes corrigés et à courir vers Jésus, le seul qui a été fidèle du début à la fin.
Guide de l'enseignant
Essentiel du cours
Asa a commencé en faisant confiance à Dieu et a fini en achetant de l'aide et en emprisonnant celui qui apportait la vérité : il ne suffit pas de bien commencer, la vraie foi continue à chercher Dieu en premier et à écouter la correction, même dans les petits problèmes. Seul Jésus a été fidèle du début à la fin, et c'est en lui que nous persévérons.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture — le cahier soigné (l'accroche) |
| 5–12 min | Point 1 — Asa commence bien |
| 12–19 min | Point 2 — Un million et une forteresse |
| 19–26 min | Activité — « A-t-il crié ou acheté ? » |
| 26–33 min | Point 3 — Hanani, la prison et la fin d'Asa |
| 33–37 min | Point 4 — Jésus, fidèle du début à la fin |
| 37–40 min | Conclusion + défi + prière |
Commencez ainsi
Apportez un vieux cahier, ou préparez-en un à la maison : sur la première page, une belle écriture soignée, un titre coloré et un joli dessin ; sur les dernières pages, une écriture tordue, des gribouillages et une feuille froissée.
Montrez d'abord uniquement la première page et demandez : « Quel beau cahier, n'est-ce pas ? Qui ici a déjà commencé un cahier comme celui-ci ? » Laissez-les lever la main. Puis ouvrez aux dernières pages et demandez : « Et que s'est-il passé ici ? » La classe va rire et répondre : « il s'est fatigué », « il est devenu paresseux », « il a arrêté de s'appliquer ».
Dites alors : « Bien commencer, c'est facile. Ce qui est difficile, c'est de continuer. Aujourd'hui, nous allons découvrir un roi qui a commencé comme la première page de ce cahier. Il a ôté les idoles, a prié Dieu, a vu Dieu vaincre une armée d'un million d'hommes. Mais regardez comment il a fini. » Fermez le cahier et ouvrez la Bible.
Point 1 — Asa commence bien
- Dans la revue : la section de dialogue de l'enseignant et le début de l'exploration des Écritures, avec la Fig. 5.1 (Asa monte sur le trône et fait ce qui est droit) et la Fig. 5.2 (les idoles ôtées, Maaca destituée de son rang de reine, les choses consacrées rapportées dans la Maison de Dieu, les murailles et la paix). Plus le Vocabulaire, avec idoles.
- Ce qu'il faut enseigner : d'abord, situez la classe en une minute : dessinez au tableau un rectangle divisé en deux, écrivez ISRAËL (nord) en haut et JUDA (sud) en bas, et marquez Jérusalem en Juda. Asa a régné en Juda ; le titre parle d'Israël parce que Juda faisait aussi partie du peuple d'Israël. Ensuite, trois phrases. (1) Asa a fait ce qui était droit aux yeux de l'Éternel (1 Rois 15:11) et a ôté les idoles que les rois avant lui avaient laissées (1 Rois 15:12). (2) Il a même retiré à Maaca son rang de reine, parce qu'elle avait fait une idole pour Ashéra (1 Rois 15:13). (3) La Bible est honnête : les hauts lieux sont restés, mais le cœur d'Asa a été tout entier à Dieu (1 Rois 15:14). Au sujet de Maaca, racontez-le simplement : la Bible l'appelle la mère du roi, et beaucoup comprennent qu'elle était sa grand-mère ; elle était la reine-mère, une fonction du palais. Précisez clairement, en une phrase, que c'était la décision d'un roi adulte concernant une fonction du royaume, et non un exemple pour qu'un enfant se dispute avec un proche.
- Verset d'ancrage : "Asa fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, comme David, son père." (1 Rois 15:11)
- Question clé : « Si vous deviez faire un grand ménage dans votre cœur, comme Asa l'a fait en Juda, qu'est-ce que vous en enlèveriez ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « le mensonge », « la paresse de prier », « trop de téléphone », « les disputes avec mon frère ». Approfondissez : « Asa n'a pas réussi à tout enlever, les hauts lieux sont restés. Malgré cela, Dieu a dit que son cœur était tout entier à lui. Qu'est-ce que cela nous enseigne sur la façon dont Dieu nous regarde ? »
- Si personne ne parle : commencez vous-même, avec quelque chose de simple et de vrai : « Moi, j'enlèverais la précipitation, qui me fait parfois oublier de prier. » Puis posez de nouveau la question, en demandant cette fois un seul mot à chacun.
Point 2 — Un million et une forteresse
- Dans la revue : l'exploration des Écritures, la partie sur Zérach, l'Éthiopien, et celle sur Baescha, avec la Fig. 5.3 (le trésor de la Maison du Seigneur envoyé à Ben-Hadad, roi de Syrie). Plus le Vocabulaire, avec étranger, et l'encadré « Le saviez-vous ? », sur les ustensiles du Temple envoyés au roi syrien.
- Ce qu'il faut enseigner : dressez au tableau une comparaison en deux colonnes. Dans la première, ZÉRACH : un million de soldats (voir 2 Chroniques 14:9), Asa a crié à Dieu, Dieu a livré l'ennemi (2 Chroniques 16:8). Dans la seconde, BAESCHA : une forteresse à Rama (1 Rois 15:17), Asa a acheté de l'aide avec l'or de la maison du Seigneur (1 Rois 15:18-19). Demandez : « Quel ennemi était le plus grand ? Contre lequel Asa a-t-il fait confiance à Dieu ? » Puis donnez la phrase du cours : cela a réussi, et c'était mal. Baescha a cessé de bâtir Rama (1 Rois 15:21), mais Asa a réglé le problème sans Dieu, et avec ce qui appartenait à Dieu. Montrez le mot présent en 1 Rois 15:19 : un présent accompagné d'un ordre d'aller rompre son alliance est un paiement.
- Verset d'ancrage : "Les Éthiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers ? Et cependant l’Éternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui." (2 Chroniques 16:8)
- Question clé : « Pourquoi donc Asa a-t-il prié contre l'ennemi géant et n'a-t-il pas prié contre le petit ennemi ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce qu'il a pensé qu'il s'en sortirait tout seul », « parce qu'il est devenu riche et fort », « parce qu'il a oublié ». Approfondissez : « Et pour nous ? À quel moment est-il plus facile d'oublier de prier : dans un grand problème ou dans un petit ? »
- Si personne ne parle : donnez un exemple tiré de leur vie : « Quand on tombe vraiment malade, tout le monde prie. Mais quand c'est juste un contrôle de mathématiques, ou une dispute avec son frère ? Est-ce qu'on pense à prier ? »
Point 3 — Hanani, la prison et la fin d'Asa
- Dans la revue : l'exploration des Écritures, la partie sur le prophète Hanani, l'emprisonnement du prophète, la maladie des pieds et la mort d'Asa. Plus le Vocabulaire, avec incrédulité, et l'encadré « Le saviez-vous ? », sur Hanani condamnant l'alliance avec la Syrie.
- Ce qu'il faut enseigner : Dieu a envoyé Hanani dire la vérité : Asa s'était appuyé sur le roi de Syrie et ne s'était pas appuyé sur l'Éternel, son Dieu (2 Chroniques 16:7). Lisez lentement 2 Chroniques 16:9 et expliquez que les yeux de Dieu cherchent des cœurs entiers pour se montrer fort en leur faveur, et non pour prendre qui que ce soit en faute. Asa, au lieu d'écouter, a emprisonné le prophète (2 Chroniques 16:10). À la fin de sa vie, il a été malade des pieds et n'a pas cherché l'Éternel, mais a consulté uniquement les médecins (2 Chroniques 16:12). Ici, dites en toutes lettres : aller chez le médecin n'est ni un péché ni un manque de foi. L'erreur d'Asa a été de laisser Dieu de côté. Nous prions et nous allons chez le médecin, les deux vont ensemble. Attention, enseignant : il peut y avoir dans la salle un enfant malade, ou ayant quelqu'un de malade à la maison, ou qui a perdu un proche. Ne liez jamais la maladie à la désobéissance, et ne dites pas que la maladie d'Asa était une punition, car la Bible ne dit pas cela. Si un enfant confie quelque chose de grave, remerciez-le de sa confiance, ne demandez pas de détails devant la classe et parlez-en au pasteur ou aux responsables le jour même.
- Verset d'ancrage : "Car l’Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres." (2 Chroniques 16:9)
- Question clé : « Hanani est venu aider Asa à revenir vers Dieu. Pourquoi Asa s'est-il mis si en colère contre lui ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce qu'il n'a pas aimé entendre qu'il s'était trompé », « parce qu'il était le roi et que personne ne lui donnait d'ordres », « parce qu'il a eu honte ». Approfondissez : « Et nous, quand on nous corrige, à qui ressemblons-nous ? À celui qui écoute, ou à celui qui emprisonne Hanani ? »
- Si personne ne parle : racontez une correction que vous avez vous-même reçue et comment vous avez réagi : « Une fois, quelqu'un m'a repris et j'ai boudé toute la journée. Ensuite, j'ai vu que la personne avait raison. » La classe se détendra.
Point 4 — Jésus, fidèle du début à la fin
- Dans la revue : la réflexion de la section de mémorisation et la conclusion du dialogue de l'enseignant, qui rappelle qu'il ne suffit pas de commencer : il faut demeurer fidèle jusqu'à la fin. Ce point se conclut en Christ, ce que la revue ne développe pas : c'est la conclusion que vous conduisez.
- Ce qu'il faut enseigner : aucun roi n'a obéi à Dieu jusqu'à la fin sans trébucher : ni David, ni Salomon, ni Asa. Seul Jésus s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix (Philippiens 2:8). Asa a payé avec l'or de la maison de Dieu pour se tirer d'affaire ; Jésus a payé de sa propre vie pour nous délivrer, et il est ressuscité. La Bible appelle Jésus le chef et le consommateur de la foi (Hébreux 12:2) : c'est lui qui commence et c'est lui qui achève. Nous tenons ferme en nous accrochant à lui, et non par notre propre force. Et celui qui s'est arrêté en chemin peut revenir aujourd'hui (1 Jean 1:9). Ne terminez pas le cours par « soyez comme Asa » : terminez par « courez vers Jésus ».
- Verset d'ancrage : "il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix." (Philippiens 2:8)
- Question clé : « Asa a bien commencé et s'est arrêté en chemin. Qui est le Roi qui ne s'est jamais arrêté en chemin ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « Jésus », « Dieu », « David ». Si quelqu'un dit David, profitez-en : « David aussi a commis de graves erreurs, et il a demandé pardon. Seul Jésus n'a jamais péché. » Approfondissez : « Et qu'est-ce que Jésus a fait pour nous qu'aucun roi n'a pu faire ? »
- Si personne ne parle : revenez au cahier de l'ouverture : « Y a-t-il quelqu'un qui a écrit tout le cahier avec la belle écriture de la première page, du début à la fin, sans aucune rature ? » Laissez-les répondre et dites : « Seul Jésus. »
Activité
- Objectif : comprendre que faire confiance à Dieu vaut pour les grands problèmes comme pour les petits, et que prier et recourir à la bonne aide (comme le médecin) vont ensemble.
- Matériel : aucun. Seulement cette liste de situations, lue par vous.
- Déroulement : (1) Enseignez deux gestes, tout le monde restant assis : les mains jointes veulent dire « il a crié à Dieu » (il a cherché Dieu en premier) ; frotter les doigts, comme quelqu'un qui compte de l'argent, veut dire « il a acheté » (il a réglé le problème sans Dieu, en prenant un raccourci). (2) Lisez chaque situation et toute la classe répond ensemble, uniquement avec le geste. Il n'y a ni équipes, ni score, ni personne appelé devant. (3) Les situations :
- Zérach arrive avec un million de soldats. Qu'a fait Asa ? (il a crié à Dieu)
- Baescha bâtit la forteresse de Rama. Qu'a fait Asa ? (il a acheté)
- Une fille a un contrôle difficile demain. Elle prie, étudie et demande à sa mère de l'aider à réviser. (elle a crié à Dieu)
- Un garçon a cassé un verre dans la cuisine et pense dire que c'est le chien. (il a acheté : le raccourci du mensonge)
- Un garçon a de la fièvre. Lui et sa famille prient ensemble, et sa mère l'emmène chez le médecin. (question piège !) (4) Au moment du piège, quelqu'un fera le geste « il a acheté » parce qu'il a entendu « médecin ». Arrêtez-vous et demandez : « A-t-il laissé Dieu de côté ? » Non, il ne l'a pas laissé de côté. C'est donc il a crié à Dieu. Prier et aller chez le médecin vont ensemble. L'erreur d'Asa n'a pas été d'aller chez le médecin ; ç'a été de ne pas chercher le Seigneur.
- Conclusion (retour au texte) : « Contre le million de soldats, Asa a joint les mains. Contre la forteresse, il a frotté les doigts. Et la Bible dit que les yeux du Seigneur parcourent toute la terre pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui (2 Chroniques 16:9). Dieu veut être cherché dans les grands problèmes comme dans les petits. Les mains jointes d'abord. »
Si l'enfant demande
(Dans cette tranche d'âge, la question vient simplement et directement. Répondez simplement et directement, sans long discours.)
- Question : « Alors, est-ce mal d'aller chez le médecin ? » Réponse courte : Non. Aller chez le médecin n'est ni un péché ni un manque de foi. Jésus lui-même a dit que ceux qui sont malades ont besoin de médecin (Luc 5:31), et Luc, qui a écrit un Évangile, était médecin. L'erreur d'Asa a été de ne pas chercher Dieu, mais seulement les médecins. Nous prions et nous allons chez le médecin.
- Question : « Si j'obéis à Dieu, est-ce que je ne tomberai jamais malade ? Est-ce que je vivrai plus longtemps ? » Réponse courte : Obéir à Dieu est le meilleur chemin, et Dieu prend soin de ceux qui lui appartiennent. Mais les gens qui aiment Dieu tombent aussi malades parfois, et tomber malade n'est pas une punition. Jésus a été le plus obéissant de tous et il a souffert sur la croix. Le verset d'aujourd'hui dit que celui qui garde le commandement garde son âme : il s'agit de marcher près de Dieu, et non d'une récompense de longue vie.
- Question : « Asa a retiré sa grand-mère du trône à cause de l'idole. Est-ce que je dois dire quelque chose aux personnes de ma famille qui ont des statues ou des images ? » Réponse courte : Ce n'est pas le message de la leçon. Asa était le roi, un adulte, et il a pris une décision concernant une fonction du royaume. Vous êtes un enfant : votre manière de servir Dieu est d'aimer, de respecter et de prier pour votre famille. Si vous avez un doute, parlez-en avec votre père, votre mère ou la personne qui prend soin de vous.
- Question : « Finalement, Asa a-t-il été un bon ou un mauvais roi ? » Réponse courte : La Bible raconte les deux choses, avec honnêteté : il a fait beaucoup de bien, et son cœur a été tout entier à Dieu (1 Rois 15:14), mais à la fin il a cessé de faire confiance et a commis de graves erreurs. Celui qui juge le cœur, c'est Dieu. Ce que l'histoire nous enseigne, c'est qu'il ne suffit pas de bien commencer, et que celui qui s'est arrêté en chemin peut revenir vers Dieu dès aujourd'hui.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : montrez de nouveau le cahier, la première page et la dernière. « Asa a commencé comme cette première page : il a ôté les idoles, a crié à Dieu contre un million de soldats, a vu Dieu vaincre. Mais, contre un petit ennemi, il a acheté de l'aide avec l'or de la maison de Dieu. Quand Dieu a envoyé Hanani le corriger, il a emprisonné le prophète. Il ne suffit pas de bien commencer. Un seul Roi a écrit tout le cahier sans rature : Jésus, obéissant jusqu'à la mort de la croix. C'est à lui que nous nous accrochons pour continuer. Et celui qui s'est arrêté en chemin peut revenir aujourd'hui. »
- Défi : Quand quelqu'un qui prend soin de vous vous corrigera cette semaine, ne faites pas comme Asa avec Hanani : écoutez jusqu'au bout, répondez « d'accord, je vais corriger cela » et corrigez-le. Cela peut être votre père, votre mère, votre grand-mère, la personne qui s'occupe de vous à la maison ou votre enseignante, à cause d'un devoir mal fait, d'une chambre en désordre ou d'un vilain mot. Ne faites pas la tête et ne fermez pas la porte. Si personne ne vous corrige cette semaine, demandez à la personne qui prend soin de vous : « Y a-t-il quelque chose que je peux mieux faire ? », écoutez et corrigez une chose. Ensuite, écrivez sur un papier le jour, ce que vous avez entendu et ce que vous avez corrigé, et apportez-le dimanche. (Enseignant : ouvrez le prochain cours avec ces papiers : cinq minutes de « qui a écouté et corrigé ? » valent mieux que n'importe quelle révision. Personne n'est obligé de lire son papier à voix haute, celui qui a oublié ne perd rien et n'est pas mis à l'écart, et aucun enfant ne doit avoir honte de ce qu'il a écrit. Dites aussi, calmement, que la correction est une discussion pour aider : si quelqu'un, au lieu de corriger, fait du mal ou humilie l'enfant, ce n'est pas une correction, et il doit en parler à un autre adulte de confiance. Si un enfant raconte quelque chose de ce genre, accueillez sa parole sans demander de détails devant la classe et parlez-en au pasteur ou aux responsables le jour même.)
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez à voix haute 1 Rois 15:9-24 et 2 Chroniques 16:7-10 le samedi. Lisez aussi 2 Chroniques 14:9-15 (la victoire sur Zérach) et 2 Chroniques 16:11-14 (la maladie et la mort d'Asa) : la revue raconte ces deux parties, mais elles ne figurent pas dans la lecture officielle. Préparez le cahier de l'ouverture et la liste des situations de l'activité.
- Apportez : votre Bible, le cahier de l'ouverture, la liste de l'activité, de la craie ou un feutre pour le tableau, et des feuilles blanches pour le défi de la semaine.
- Priez avant : demandez à Dieu d'agir pour chaque enfant : pour celui qui est malade ou qui a quelqu'un de malade à la maison, afin qu'il sorte du cours en paix et sans culpabilité ; pour celui qui a perdu un proche ; pour celui qui vient d'une famille d'une autre religion, afin qu'il apprenne à aimer et non à se disputer ; pour celui qui est corrigé durement à la maison, afin que vous puissiez remarquer s'il a besoin d'aide ; et pour celui qui avait bien commencé avec Dieu et s'est arrêté en chemin, afin qu'il revienne. Et demandez, pour vous-même, un cœur entier, qui cherche Dieu en premier même dans les petits problèmes.
- Sur le Texte d'or de la revue : les traductions diffèrent sur ce point dans Proverbes 19:16 : certaines éditions parlent de vivre plus longtemps, tandis que les versions classiques disent que celui qui garde le commandement garde son âme, c'est-à-dire sa propre vie. N'enseignez pas ce verset comme une promesse de longue vie. Le livre des Proverbes montre le chemin de la sagesse, il ne fait pas de contrat. Un enfant qui a perdu tôt son père, sa mère ou un grand-parent ne doit pas sortir du cours en pensant que cette personne est morte parce qu'elle aurait été « moins obéissante ».
- Sur l'objectif de la revue : la revue veut montrer que l'obéissance et la crainte de Dieu attirent les bénédictions. Enseignez-le ainsi : Dieu se réjouit de celui qui obéit, et le chemin de l'obéissance est bon. Mais la bénédiction est une grâce, un cadeau de Dieu, et non le paiement d'un bon comportement (Éphésiens 2:8). Asa lui-même le montre : même du temps où il obéissait, il y a eu guerre entre Asa et Baescha, roi d'Israël, pendant toute leur vie (1 Rois 15:16). Obéir n'est pas une assurance contre les problèmes ; c'est marcher avec Dieu au milieu des problèmes.
- Israël ou Juda : dans les activités de la revue, il y a la phrase « Asa est monté sur le trône d'Israël » que l'enfant doit cocher comme incorrecte, alors que le titre de la leçon appelle Asa un bon roi pour Israël. Ne corrigez pas le titre ; expliquez : Asa a été roi de Juda, le royaume du sud, et Juda faisait partie du peuple d'Israël. C'est pourquoi la phrase de l'activité est incorrecte (il n'est pas monté sur le trône du royaume du nord), et le titre est juste (il a été bon pour le peuple de Dieu).
- Sur l'encadré « Le saviez-vous ? » de la revue : la revue dit qu'Asa était le petit-fils d'Absalom et l'arrière-petit-fils de David. La lignée familiale, selon la Bible, est celle-ci : David, Salomon, Roboam, Abija, Asa. Autrement dit, David était l'arrière-arrière-grand-père d'Asa. Et Maaca était la fille d'Absalom (1 Rois 15:2, 10), mère d'Abija et, selon toute vraisemblance, grand-mère d'Asa. Si vous en parlez, dites simplement : « Asa était de la famille du roi David. » C'est suffisant pour leur âge.
- Mémorisation, sans prix réservé à quelques-uns : la revue suggère de cacher les mots du verset dans la salle et de récompenser celui qui le complète en premier. Procédez ainsi : cachez les cartes dans des endroits visibles et faciles d'accès (derrière la porte, sur le bureau de l'enseignant, sous un cahier), sans qu'aucun enfant ait à se glisser sous une table ; personne ne court ; tout le monde cherche ensemble et toute la classe reconstitue le verset au tableau. S'il y a une récompense, elle est pour tous. Utilisez sur les cartes la formulation du Texte d'or telle qu'elle figure sur le site.
- Salle des enseignants, avec deux ajustements : le cercle de discussion avec les deux ballons de baudruche (OBÉISSANCE et DÉSOBÉISSANCE) fonctionne bien. Dans la liste des attitudes, préférez celles que la Bible nomme clairement (dire la vérité, mentir, voler, pardonner, respecter ses parents, dire des gros mots, adorer le Seigneur), afin qu'aucun enfant ne sorte en pensant que sa maison est « désobéissante » à cause d'une habitude familiale. Et, au lieu de faire éclater le ballon de la désobéissance, laissez-le se dégonfler lentement devant tout le monde : le bruit de l'éclatement effraie certains enfants, et le ballon qui se dégonfle enseigne mieux : « la désobéissance paraît gonflée, mais elle ne tient pas ».
- Sur les lectures de la semaine : l'encadré de méditation quotidienne propose Jérémie 42:6, Psaumes 119:165, Exode 15:26, Jean 14:15, Ecclésiaste 12:13 et Deutéronome 28:1-2. Ce sont des lectures dévotionnelles ; la lecture en classe est 1 Rois 15:9-24 et 2 Chroniques 16:7-10. Si vous utilisez Exode 15:26 ou Deutéronome 28:1-2, présentez-les avec la même prudence que le Texte d'or : obéir est bon, mais ce n'est pas un contrat contre la maladie.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Quand quelqu'un qui prend soin de vous vous corrigera cette semaine, ne faites pas comme Asa avec Hanani : écoutez jusqu'au bout, répondez « d'accord, je vais corriger cela » et corrigez-le. Cela peut être votre père, votre mère, votre grand-mère, la personne qui s'occupe de vous à la maison ou votre enseignante, à cause d'un devoir mal fait, d'une chambre en désordre ou d'un vilain mot. Ne faites pas la tête et ne fermez pas la porte. Si personne ne vous corrige cette semaine, demandez à la personne qui prend soin de vous : « Y a-t-il quelque chose que je peux mieux faire ? », écoutez et corrigez une chose. Ensuite, écrivez sur un papier le jour, ce que vous avez entendu et ce que vous avez corrigé, et apportez-le dimanche.
Pourquoi
Asa a commencé en écoutant Dieu. Mais, quand Dieu a envoyé le prophète Hanani le corriger, il s'est mis en colère et a emprisonné le prophète (2 Chroniques 16:10). Le Texte d'or dit : "Celui qui garde ce qui est commandé garde son âme ; Celui qui ne veille pas sur sa voie mourra." (Proverbes 19:16). Écouter la correction et corriger ce qui ne va pas, c'est continuer sur le chemin de Dieu, et non pas seulement y commencer.
Comment savoir que vous l'avez fait
Quelqu'un vous a corrigé (ou vous avez demandé ce que vous pouviez améliorer), vous avez écouté sans vous disputer et vous avez corrigé la chose. Si votre papier indique le jour, ce que vous avez entendu et ce que vous avez corrigé, vous avez accompli votre mission.
Souvenez-vous : la correction est une discussion pour aider. Si quelqu'un, au lieu de vous corriger, vous fait du mal ou vous humilie, ce n'est pas une correction. Parlez-en à un autre adulte de confiance.
Dimanche, revenez avec votre histoire
Apportez votre papier et racontez, si vous le voulez, comment cela s'est passé d'écouter et de corriger. Personne n'est obligé de raconter quoi que ce soit qui fasse honte. Dimanche, revenez avec votre histoire.







