Texte d'or
“Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.” (Hébreux 3:12, LSG) · Lire dans la Bible
Achazia, petit-fils du roi Josaphat, est devenu roi de Juda alors qu'il était le plus jeune fils, a suivi les conseils de sa mère, Athalie, et de la maison d'Achab pour faire le mal, et n'a régné qu'un an. La leçon enseigne à rejeter le mauvais conseil sans mépriser personne, à garder son cœur pour qu'il ne s'endurcisse pas, et montre Jésus, qui donne un cœur nouveau à celui qui revient à Lui.
Qui vous parle à l'oreille tous les jours ? Cela peut être votre père, votre mère, votre grand-mère, un ami de l'école, un cousin. Tout le monde a quelqu'un qui lui donne des conseils. Et les conseils que nous écoutons, jour après jour, dessinent peu à peu le chemin que nous suivons.
Dimanche dernier, nous avons découvert Josaphat, le roi de Juda qui a prié en premier et qui a cherché l'Éternel de tout son cœur. Aujourd'hui, nous allons connaître son petit-fils. Il avait un grand-père qui aimait Dieu. Malgré cela, il a choisi d'écouter ceux qui l'entraînaient du mauvais côté, et son cœur s'est endurci peu à peu. Il s'appelle Achazia.
Vous vous en souvenez peut-être : lorsque nous avons étudié Jéhu, il y a deux leçons, le nom d'Achazia est apparu au passage. Aujourd'hui, la Bible va nous montrer son histoire de près, dans le livre de 2 Chroniques, et raconter ce qui s'est passé dans le cœur de ce roi.
Pour commencer, retenez le texte d'or :
"Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant." (Hébreux 3:12).
La lecture d'aujourd'hui se trouve dans 2 Chroniques 22:1-9.
I — Le plus jeune fils sur le trône
Après Josaphat, celui qui a régné sur Juda fut son fils, Joram. Mais Joram n'a pas suivi le chemin de son père. Il s'est marié avec une fille de la famille du roi Achab, ce roi d'Israël qui avait poussé le peuple à adorer Baal, et il a fait ce qui était mal devant Dieu (voir 2 Chroniques 21:6). À la fin de sa vie, Joram est tombé très malade, d'une maladie incurable, et il est mort (voir 2 Chroniques 21:18, 19).
Qui allait prendre sa place ? Les fils aînés de Joram n'étaient plus en vie : ils étaient morts lors d'une attaque d'ennemis contre le camp (voir 2 Chroniques 22:1). Il ne restait que le benjamin. Et la Bible raconte :
"Les habitants de Jérusalem firent régner à sa place Achazia, son plus jeune fils ; car la troupe venue au camp avec les Arabes avait tué tous les plus âgés. Ainsi régna Achazia, fils de Joram, roi de Juda." (2 Chroniques 22:1).
Achazia n'est pas arrivé sur le trône parce qu'il était le mieux préparé, ni parce qu'il avait gagné une bataille. Il y est arrivé parce qu'il était le seul qui restait. Et tout à coup, il était là, avec tout le royaume de Juda entre les mains. Mais son règne a été très court : il n'a régné qu'un an à Jérusalem (2 Chroniques 22:2). Un an seulement. Douze mois.
אב Dans l'original — hébreu. Dans la Bible, un nom veut presque toujours dire quelque chose. Achazia unit, en hébreu, le verbe tenir (ou saisir) au nom de l'Éternel. Cela veut dire, à peu près, « l'Éternel a saisi ». Quel beau nom ! Chaque fois que quelqu'un appelait le roi, il disait sans s'en rendre compte : « Dieu vous tient ». Seulement voilà, Achazia a lâché la main de Dieu pour tenir la main de ceux qui l'emmenaient du mauvais côté. Avoir un beau nom ne garde personne près de Dieu. Ce qui nous garde près de Lui, c'est de rester dans sa main.
II — La conseillère et les conseillers
Maintenant, faites bien attention, car la Bible fait ici quelque chose qu'elle ne fait pas toujours : elle donne le nom de ceux qui ont entraîné Achazia vers le mal.
"Il marcha dans les voies de la maison d’Achab, car sa mère lui donnait des conseils impies." (2 Chroniques 22:3).
La mère d'Achazia s'appelait Athalie, et elle était de la famille d'Achab (voir 2 Chroniques 21:6 ; 22:2). Une conseillère, c'est une personne qui donne des conseils. Agir avec impiété, cela veut dire agir comme quelqu'un qui ne se soucie pas de Dieu. Autrement dit : la personne qui parlait le plus à l'oreille du roi lui donnait des conseils pour faire ce que Dieu n'approuve pas.
Et elle n'était pas la seule. La Bible continue :
"Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, comme la maison d’Achab, où il eut après la mort de son père des conseillers pour sa perte." (2 Chroniques 22:4).
La perdition, c'est la ruine, le désastre, un chemin qui finit mal. Les parents de la maison d'Achab sont devenus les conseillers du roi. Parmi eux se trouvait Joram, roi d'Israël, fils d'Achab et oncle d'Achazia.
Maintenant, comparez. De l'autre côté de la famille, il y avait le grand-père, Josaphat. Vous souvenez-vous de ce qu'il avait fait ? Il avait envoyé des princes, des lévites et des sacrificateurs porter le livre de la loi de l'Éternel dans toutes les villes de Juda, afin que le peuple écoute la Parole de Dieu (2 Chroniques 17:9). Le grand-père répandait le bon conseil dans tout le pays. La mère et les parents d'Achab chuchotaient le mauvais conseil à l'intérieur du palais. Et Achazia a choisi d'écouter ceux qui étaient les plus proches et qui parlaient tous les jours.
🏛 Curiosité. En Juda, la mère du roi occupait une véritable fonction au palais : elle était la reine-mère, une femme qui avait beaucoup d'influence sur le royaume. Vous souvenez-vous du roi Asa, dans la leçon 5 ? Il avait retiré à Maaca son titre de reine parce qu'elle avait fabriqué une idole (1 Rois 15:13). Asa, qui était le roi, a décidé qui restait à ses côtés. Achazia, lui, a laissé la conseillère du mal continuer à lui parler à l'oreille.
❤ Pour le cœur de l'enfant. Athalie était la mère d'Achazia. Cela peut vous faire penser à votre maison. Tous les pères et toutes les mères se trompent parfois, parce que seul Dieu est parfait, et la Bible demande aux enfants d'honorer leurs parents et de leur obéir selon le Seigneur (Éphésiens 6:1). Cette histoire ne vous enseigne pas à mépriser votre famille. Mais personne, pas même un adulte de la famille, ne peut vous ordonner de faire ce qui est mal, comme mentir, prendre ce qui appartient aux autres ou garder un secret qui vous fait peur. Et si quelque chose à la maison vous fait du mal, ne le gardez pas pour vous tout seul : parlez-en à un autre adulte de confiance, comme votre grand-mère, un oncle, votre enseignante ou le pasteur. L'adulte règle le problème ; vous, vous prévenez.
III — Une visite qui s'est mal terminée
Achazia ne faisait pas qu'écouter les conseils de la maison d'Achab. Il marchait aussi avec elle. Lorsque son oncle Joram, roi d'Israël, est parti à la guerre contre Hazaël, roi de Syrie, Achazia est allé avec lui. La bataille a eu lieu à Ramoth en Galaad, une ville située de l'autre côté du Jourdain, loin de Jérusalem (voir 2 Chroniques 22:5).
Dans cette bataille, Joram a été blessé. Il est retourné dans la ville de Jizreel pour guérir de ses blessures, et Achazia est descendu là-bas pour lui rendre visite (voir 2 Chroniques 22:6). Cela ressemblait à une simple visite de famille. Mais la Bible dit :
"Par la volonté de Dieu, ce fut pour sa ruine qu’Achazia se rendit auprès de Joram. Lorsqu’il fut arrivé, il sortit avec Joram pour aller au-devant de Jéhu, fils de Nimschi, que l’Éternel avait oint pour exterminer la maison d’Achab." (2 Chroniques 22:7).
En ce temps-là, Dieu avait déjà oint un homme appelé Jéhu pour mettre fin à la maison d'Achab, à cause de tout le mal que cette famille avait fait (voir 2 Chroniques 22:7). C'était le temps du jugement de Dieu sur cette maison. Et Achazia, qui avait choisi de marcher avec elle, se trouvait juste au milieu d'elle.
🕊 Notre lecture. Quand la Bible dit que cette visite venait de Dieu, cela ne veut pas dire que Dieu a poussé Achazia au péché. Dieu ne pousse jamais personne à faire le mal. Achazia avait déjà choisi le mauvais chemin avec ses conseillers (2 Chroniques 22:3, 4), et il n'a pas voulu revenir en arrière. Dieu, qui est le Juge juste et patient, a cessé de retenir le jugement, et cette visite est devenue la fin du chemin que le roi lui-même avait choisi.
Jéhu a trouvé les chefs de Juda et les parents d'Achazia qui étaient à son service (voir 2 Chroniques 22:8). Achazia a essayé de s'enfuir et s'est caché dans la ville de Samarie, mais il a été trouvé, amené à Jéhu et mis à mort (voir 2 Chroniques 22:9). La Bible raconte cela en peu de mots, et nous allons le raconter ainsi nous aussi.
Lorsque nous avons étudié Jéhu, nous avons entendu le récit de ce même jour dans le livre de 2 Rois. Ici, le livre de 2 Chroniques raconte la même histoire en regardant d'autres détails, parce qu'il veut montrer ce qui est arrivé au roi de Juda.
Et voici un détail qu'il vaut la peine de retenir. Le corps d'Achazia a été enterré. Savez-vous pourquoi ?
"Il chercha Achazia, et on le saisit dans Samarie, où il s’était caché. On l’amena auprès de Jéhu, et on le fit mourir. Puis ils l’enterrèrent, car ils disaient : C’est le fils de Josaphat, qui cherchait l’Éternel de tout son cœur. Et il ne resta personne de la maison d’Achazia qui fût en état de régner." (2 Chroniques 22:9).
Certaines Bibles écrivent différemment le nom de Josaphat. Et fils, ici, veut dire descendant : Achazia était son petit-fils. Remarquez bien : même ceux qui ont arrêté Achazia se sont souvenus de son grand-père qui avait cherché l'Éternel de tout son cœur. Tout le monde se souvenait de la foi de Josaphat. Mais le grand-père ne pouvait pas choisir à la place de son petit-fils. Personne ne le peut. La foi ne se transmet pas de l'un à l'autre comme un nom de famille. Chacun choisit s'il va chercher Dieu.
🏛 Curiosité. Ramoth en Galaad était déjà apparue dans l'histoire de la famille ! Des années plus tôt, le grand-père Josaphat était allé à la guerre dans cette même ville, aux côtés du roi Achab. Entouré d'ennemis, il a crié à Dieu, et Dieu l'a délivré (voir 2 Chroniques 18:31). Ensuite, il a écouté la correction du prophète et s'est remis à chercher l'Éternel (voir 2 Chroniques 19:2-4). Le grand-père et le petit-fils ont commis la même erreur au même endroit, en marchant avec la même famille. La différence, c'est ce que chacun a fait après : Josaphat a crié à Dieu et est revenu ; Achazia s'est caché et n'est pas revenu.
❤ Pour le cœur de l'enfant. L'histoire d'Achazia est triste, et elle n'est pas là pour vous faire peur. La Bible raconte que, dans ce cas-là, c'était le jugement de Dieu sur un chemin rempli de mal. Mais cela ne veut pas dire que toute personne qui meurt jeune a fait quelque chose de mal. Seul Dieu connaît le cœur de chacun. Si vous avez perdu quelqu'un que vous aimiez et que cette histoire vous a rendu triste, parlez-en à la personne qui prend soin de vous ou à votre enseignante.
IV — Rejeter le mauvais conseil, sans mépriser personne
L'histoire d'Achazia nous enseigne que nous devons apprendre des bons exemples et rejeter les mauvais. Achazia avait les deux au sein de sa propre famille : le grand-père qui avait cherché Dieu et la mère qui le conseillait pour le mal. Il a choisi le mauvais exemple. Et cela ne s'est pas fait en une seule décision : ce furent beaucoup de petits choix, un conseil après l'autre.
La Bible parle beaucoup des fréquentations :
"Celui qui fréquente les sages devient sage, Mais celui qui se plaît avec les insensés s’en trouve mal." (Proverbes 13:20).
Et aussi :
"Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs." (1 Corinthiens 15:33).
Les mauvaises compagnies, ce sont les conversations et les fréquentations qui nous entraînent vers ce qui est mal. Corrompre, c'est abîmer, gâter. Celui qui passe tout son temps à entendre « triche, personne ne voit rien », « dis du mal de lui toi aussi », « mens à ta mère », finit par trouver normal de le faire.
Maintenant, faites bien attention à deux choses que cette leçon n'enseigne pas.
Elle n'enseigne pas à mépriser qui que ce soit. Jésus marchait avec des gens qui vivaient loin de Dieu, il mangeait chez eux et discutait avec eux. Il a lui-même expliqué pourquoi :
"Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs." (Luc 5:32).
Être gentil avec un camarade qui ne va pas à l'église est une chose ; suivre son conseil pour faire le mal en est une autre. Vous pouvez l'inviter à jouer, l'aider, être son ami, et malgré cela ne pas suivre quand le groupe part du mauvais côté. Nous rejetons le mauvais conseil, pas la personne. Et personne n'a besoin de se disputer, de provoquer ou de gronder qui que ce soit : il suffit de ne pas suivre. Si c'est quelque chose de grave, parlez-en à un adulte de confiance.
Elle n'enseigne pas que la famille décide de votre destin. Avoir un grand-père fidèle n'a pas fait d'Achazia un bon roi. Et l'inverse est vrai aussi : venir d'une maison où personne ne prie ne vous empêche pas de chercher Dieu. Si votre famille ne sert pas encore le Seigneur, aimez-la, respectez-la, obéissez dans ce qui est juste et priez pour elle. Vivre avec des personnes qui n'ont pas la même foi que vous n'est pas une raison pour vous éloigner de Dieu. Et Dieu peut vous utiliser comme la première personne de la famille à parler de Jésus à la maison, avec tendresse et avec respect.
❤ Pour le cœur de l'enfant. Regardez autour de vous : qui vous dit à l'oreille des conseils qui vous rapprochent de Dieu ? Cela peut être votre père, votre mère, votre grand-mère, un oncle, l'enseignante de l'École du dimanche (EBD), le pasteur, un ami de l'église. Ces personnes sont des cadeaux de Dieu. Écoutez ce qu'elles disent.
V — Un cœur qui ne se détourne pas
Revenons maintenant au texte d'or :
"Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant." (Hébreux 3:12).
Prenez garde veut dire : faites attention, soyez prudents. C'est comme un panneau « attention, sol glissant » : personne ne met ce panneau pour faire peur, mais pour que personne ne tombe. Dieu avertit parce qu'Il aime.
Un cœur incrédule, c'est un cœur qui cesse de faire confiance à Dieu. Et se détourner, cela veut dire s'éloigner. Remarquez que personne ne s'éloigne de Dieu d'un seul coup, en un seul jour. C'est petit à petit, un conseil à la fois, jusqu'à ce que le cœur devienne dur. C'est ce qui est arrivé à Achazia. C'est pourquoi le titre de la leçon l'appelle un roi au cœur dur.
Le verset suivant montre le remède :
"Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché." (Hébreux 3:13).
Exhorter, c'est encourager, donner le bon conseil. Vous voyez ? Dieu veut que nous ayons près de nous des personnes qui nous disent la Parole à l'oreille chaque jour, contrairement aux conseillers d'Achazia. Et vous aussi, vous pouvez être cet ami pour quelqu'un.
Et il y a un mot dans ce verset qui est une bonne nouvelle : Aujourd'hui. Tant que c'est aujourd'hui, il est encore temps de revenir. La Bible répète :
"pendant qu’il est dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte." (Hébreux 3:15).
🕊 Notre lecture. L'avertissement d'Hébreux 3:12 a été écrit pour des frères, des gens qui croyaient déjà en Jésus. C'est un véritable avertissement : le cœur peut se refroidir peu à peu et s'éloigner de Dieu, c'est pourquoi la Bible demande de faire attention. Mais Dieu ne nous avertit pas pour nous faire peur ; Il le fait pour nous garder près de Lui. La grâce de Dieu nous aide à persévérer, et Il rappelle à Lui celui qui s'est éloigné. Personne qui se repent et revient à Jésus n'est renvoyé.
Christ dans la leçon
Achazia a écouté la mauvaise voix et l'a suivie. Bien des années plus tard, un autre Roi est venu, de la même famille de David, qui a lui aussi entendu une mauvaise voix lui parler à l'oreille. C'était dans le désert, lorsque le diable a tenté Jésus et lui a proposé des raccourcis pour désobéir au Père. Jésus ne l'a pas suivi. À chaque proposition, Il a répondu par la Parole de Dieu (voir Matthieu 4:1-11). Jésus est le Roi qui n'a jamais laissé le mauvais conseil entrer dans son cœur.
Et Jésus a fait plus encore. Il n'est pas resté loin des personnes qui faisaient le mal. Il s'est approché d'elles, a mangé avec elles et a appelé chacune d'elles à revenir à Dieu (Luc 5:32). Ensuite, Il est mort sur la croix pour nos péchés et, le troisième jour, Il est ressuscité. C'est grâce à Lui que n'importe quelle personne, de n'importe quelle famille, peut recevoir le pardon de Dieu.
Vous vous souvenez que la foi du grand-père Josaphat ne s'est pas transmise toute seule à son petit-fils ? Personne n'hérite de la foi de personne. Mais la grâce de Jésus atteint tout le monde, que l'on vienne d'une maison où l'on prie tous les jours ou d'une maison où personne ne parle de Dieu. Et Jésus fait ce qu'aucun bon conseil ne peut faire à lui seul : Il change le cœur de l'intérieur. Dieu avait promis, bien longtemps auparavant :
"Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair." (Ézéchiel 36:26).
Un cœur de pierre, c'est le cœur dur, qui n'écoute plus la voix de Dieu. Un cœur de chair, c'est le cœur tendre, qui écoute et qui obéit. Jésus attendrit le cœur dur de celui qui revient à Lui. Et Il a lui-même promis :
"Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ;" (Jean 6:37).
Achazia n'a pas voulu changer de cœur. Vous, vous le pouvez. Et cela peut être aujourd'hui.
Et la promesse que Dieu avait faite à la famille de David ne s'est pas arrêtée là, avec Achazia : dans la prochaine leçon, vous verrez comment Dieu a gardé cette promesse.
Application pratique
Faites attention à qui vous parle à l'oreille. Pensez aux personnes qui vous donnent le plus de conseils. Leurs conseils vous rapprochent-ils ou vous éloignent-ils de Dieu ?
Dites non au mauvais conseil, sans vous disputer avec personne. Quand quelqu'un vous dit « triche », « mens », « dis du mal de lui », vous n'êtes pas obligé de suivre. Il n'est pas nécessaire de provoquer ni de gronder : il suffit de ne pas le faire. Si c'est quelque chose de grave, parlez-en à un adulte de confiance.
Marchez près de ceux qui aiment Dieu. Cherchez à rester près des personnes qui vous aident à obéir : à l'église, à l'école, à la maison. Et soyez vous aussi cet ami qui donne le bon conseil.
Ne laissez pas votre cœur s'endurcir. Vous avez mal agi ? Ne vous cachez pas comme Achazia. Parlez à Dieu dès aujourd'hui : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9).
Prière finale
Seigneur, merci parce que tu nous avertis à temps, tant que c'est encore aujourd'hui. Merci pour les personnes que tu as placées près de chaque enfant de cette classe pour lui dire ta Parole à l'oreille. Enseigne-nous à écouter le bon conseil et à dire non au mauvais conseil, sans mépriser personne et sans nous disputer avec personne. Bénis nos familles, et garde chaque enfant qui traverse quelque chose de difficile à la maison ; place près de lui des adultes qui prennent soin de lui. Ne laisse pas notre cœur s'endurcir. Et, lorsque nous nous trompons, aide-nous à revenir bien vite. Merci pour Jésus, le Roi qui n'a jamais écouté le mauvais conseil, qui est mort et est ressuscité pour nous, et qui remplace le cœur de pierre par un cœur nouveau. Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Qui était Achazia, roi de Juda ?+
Achazia a été roi de Juda, le royaume du sud. Il était le fils du roi Joram et le petit-fils du roi Josaphat, qui a cherché l'Éternel de tout son cœur. Il est devenu roi alors qu'il était le plus jeune fils, parce que ses frères aînés étaient morts lors d'une attaque d'ennemis (2 Chroniques 22:1). Il a fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, en suivant les conseils de sa mère, Athalie, et de la maison d'Achab, et il n'a régné qu'un an à Jérusalem (2 Chroniques 22:2-4).
Qui conseillait à Achazia de faire le mal ?+
La Bible la nomme : sa mère était sa conseillère pour agir avec impiété (2 Chroniques 22:3). Sa mère s'appelait Athalie et appartenait à la famille du roi Achab. Les parents de la maison d'Achab étaient aussi ses conseillers, ce qui l'a mené à sa perte (2 Chroniques 22:4). Achazia a choisi d'écouter ces conseils, au lieu de suivre l'exemple de son grand-père Josaphat.
Y a-t-il deux Achazia dans la Bible ?+
Oui. L'un a été roi de Juda, le royaume du sud : c'est celui de cette leçon, le petit-fils de Josaphat (2 Chroniques 22). L'autre a été roi d'Israël, le royaume du nord, et il était le fils du roi Achab (1 Rois 22:52). Même nom, personnes différentes.
Que signifie Hébreux 3:12 ?+
Le verset dit : "Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant." (Hébreux 3:12). Prendre garde veut dire : faites attention, soyez prudents. C'est un avertissement plein d'amour pour que le cœur ne cesse pas de faire confiance à Dieu et ne s'éloigne pas de Lui peu à peu. Et celui qui se rend compte que son cœur s'est endurci peut revenir : Jésus dit qu'Il ne mettra pas dehors celui qui vient à Lui (Jean 6:37).
Qu'est-ce que l'histoire d'Achazia enseigne aux enfants ?+
Que l'on choisit qui écouter. Avoir un grand-père qui aimait Dieu n'a pas fait d'Achazia un bon roi, et venir d'un foyer compliqué ne condamne personne non plus. L'enfant peut rejeter un mauvais conseil sans mépriser personne, marcher près de ceux qui aiment Dieu (Proverbes 13:20) et demander à Jésus un cœur qui ne s'endurcit pas.
Si mes parents ou mes proches ne servent pas Dieu, dois-je m'éloigner d'eux ?+
Non. La leçon ne demande pas de mépriser sa famille. La Bible demande aux enfants d'obéir à leurs parents dans le Seigneur (Éphésiens 6:1) : les aimer, les respecter, les aider et prier pour eux. Ce qu'il ne faut pas suivre, c'est le conseil de faire ce qui est mal. Et si quelque chose à la maison fait du mal à l'enfant, il en parle à un autre adulte de confiance, comme sa grand-mère, son enseignante ou le pasteur.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Achazia avait un grand-père qui avait cherché Dieu et une mère qui le conseillait pour le mal, et il a choisi d'écouter le mauvais conseil jusqu'à ce que son cœur s'endurcisse ; nous choisissons qui nous écoutons, nous rejetons le mauvais conseil sans mépriser personne, et Jésus attendrit le cœur de celui qui revient à Lui.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture — les deux pâtes à modeler (l'accroche) |
| 5–13 min | Point 1 — Le benjamin sur le trône et la conseillère |
| 13–20 min | Point 2 — La visite qui s'est mal terminée |
| 20–28 min | Activité — « Je suis ou je ne suis pas ? » |
| 28–35 min | Point 3 — Un cœur qui ne se détourne pas (et Jésus) |
| 35–40 min | Conclusion + défi + prière |
Commencez ainsi
Apportez deux petites boules de pâte à modeler : l'une souple, sortie du pot à l'instant, et l'autre que vous aurez laissée hors du pot pendant quelques jours, jusqu'à ce qu'elle devienne dure. (Sans pâte à modeler, un pain frais et un pain de trois jours feront l'affaire.) Faites passer les deux dans la classe et demandez : « Quelle est la différence entre ces deux-là ? » Ils répondront : « l'une est molle, l'autre est dure », « celle-ci est restée hors du pot », « on ne peut plus rien faire avec celle-là ».
Demandez alors : « Et a-t-elle durci d'un seul coup, en une minute ? » Laissez-les répondre. Non : cela s'est fait petit à petit, un jour après l'autre, sans que personne s'en aperçoive. Dites : « Aujourd'hui, nous allons découvrir un roi qui avait un grand-père qui aimait Dieu. Mais son cœur s'est endurci comme cela, petit à petit. Allons-nous découvrir ce qui a rendu son cœur dur ? » Ouvrez la Bible dans 2 Chroniques 22.
Point 1 — Le benjamin sur le trône et la conseillère
- Dans la revue : Explorando as Escrituras, les deux premiers paragraphes (Joram meurt, Achazia monte sur le trône en étant le plus jeune fils, il fait le mal conseillé par sa mère, Athalie, et par son oncle Joram), avec la Fig. 9.1, et la question b des Activités (« Qui était Athalie et qu'a-t-elle fait pour Achazia ? »).
- Ce qu'il faut enseigner : Achazia est devenu roi parce qu'il était le seul fils qui restait (2 Chroniques 22:1) et il n'a régné qu'un an (2 Chroniques 22:2). La Bible donne le nom de ceux qui l'ont entraîné vers le mal : sa mère, Athalie, qui était sa conseillère pour agir avec impiété (2 Chroniques 22:3), et les parents de la maison d'Achab, qui étaient ses conseillers pour sa perdition (2 Chroniques 22:4). Comparez avec son grand-père Josaphat, de la leçon précédente, qui avait fait enseigner la loi de l'Éternel dans toutes les villes (2 Chroniques 17:9). Attention : ne transformez pas Athalie en méchante de dessin animé, et dites clairement que la leçon n'enseigne pas à mépriser son père et sa mère (voir le Kit).
- Verset d'ancrage : "Il marcha dans les voies de la maison d’Achab, car sa mère lui donnait des conseils impies." (2 Chroniques 22:3).
- Question clé : « Achazia avait un grand-père qui aimait Dieu et une mère qui donnait de mauvais conseils. Pourquoi pensez-vous qu'il a écouté sa mère et n'a pas suivi l'exemple de son grand-père ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce que sa mère était plus proche », « parce que son grand-père était déjà mort », « parce que c'était plus facile de faire le mal ». Approfondissez : « Et qui est le plus proche de vous, vous parlant tous les jours : à la récréation, dans le bus, sur le téléphone ? »
- Si personne ne parle : faites le geste de chuchoter à l'oreille et dites : « Il y a des gens qui nous parlent à l'oreille tous les jours. Ce qu'une personne dit tous les jours finit par entrer dans notre tête. » Demandez-leur ensuite simplement de lever la main : « Qui a déjà fait quelque chose parce qu'un ami a insisté ? » Levez votre main en premier.
Point 2 — La visite qui s'est mal terminée
- Dans la revue : Explorando as Escrituras, les troisième et quatrième paragraphes (l'alliance avec Joram contre Hazaël à Ramoth en Galaad, la visite à Jizreel, Jéhu, la fuite vers Samarie et l'enterrement), avec les Fig. 9.2 et 9.3, et le Vocabulaire (Ramoth en Galaad, descendants).
- Ce qu'il faut enseigner : Achazia ne faisait pas qu'écouter la maison d'Achab ; il marchait avec elle, il est allé à la guerre avec son oncle et lui a rendu visite à Jizreel (2 Chroniques 22:5, 6). La Bible dit que cette visite a causé sa ruine (2 Chroniques 22:7) : c'était le temps du jugement de Dieu sur la maison d'Achab, et Achazia se trouvait au milieu d'elle. Racontez la fin en une seule phrase : il s'est caché à Samarie, a été trouvé et mis à mort (2 Chroniques 22:9). Mettez l'accent sur l'enterrement : on a enterré Achazia parce qu'il était le petit-fils de Josaphat, qui avait cherché l'Éternel de tout son cœur (2 Chroniques 22:9). Tout le monde se souvenait de la foi du grand-père, mais elle ne s'est pas transmise toute seule au petit-fils. Deux garde-fous : (1) ne décrivez pas la mort, ne mettez pas en scène la fuite et ne montrez pas d'image de bataille ; (2) dites que Dieu n'a pas poussé Achazia vers le mal : il avait déjà choisi son chemin.
- Verset d'ancrage : "Il chercha Achazia, et on le saisit dans Samarie, où il s’était caché. On l’amena auprès de Jéhu, et on le fit mourir. Puis ils l’enterrèrent, car ils disaient : C’est le fils de Josaphat, qui cherchait l’Éternel de tout son cœur. Et il ne resta personne de la maison d’Achazia qui fût en état de régner." (2 Chroniques 22:9).
- Question clé : « Le fait d'être le petit-fils d'un roi qui aimait Dieu a-t-il fait d'Achazia un bon roi ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « non, parce qu'il a mal choisi », « cela aurait dû », « il n'a pas appris de son grand-père ». Approfondissez : « Et si quelqu'un vient d'une maison où personne ne prie, est-il condamné à être comme Achazia ? » (Amenez-les à conclure : non ; chacun choisit qui il écoute, et Jésus accueille tout le monde.)
- Si personne ne parle : écrivez au tableau JOSAPHAT → JORAM → ACHAZIA et dites : « Le nom de famille passe du grand-père au petit-fils. Et la foi, passe-t-elle toute seule ? » Laissez-les réfléchir et répondez avec eux : « Non. Chacun choisit. »
Activité
- Objectif : entraîner la classe à reconnaître le conseil qui rapproche de Dieu et celui qui en éloigne, et à répondre au mauvais conseil sans se disputer avec personne.
- Matériel : pour chaque élève, un petit carré de papier vert (ou avec un ✔ dessiné) et un rouge (ou avec un ✘). Une feuille avec les conseils ci-dessous, que vous lirez.
- Étape par étape : (1) Expliquez : « Je vais lire un conseil que quelqu'un a donné. Si c'est un conseil qui rapproche de Dieu, tout le monde lève le vert. Si c'est un conseil qui éloigne de Dieu, tout le monde lève le rouge. » Tout le monde lève son papier en même temps ; personne ne répond tout seul, personne n'est corrigé devant les autres et il n'y a ni points ni équipes. (2) Lisez, l'un après l'autre : « Triche au contrôle, personne ne le verra. » · « Dis la vérité à ta mère, même si tu te fais gronder. » · « N'invite pas ce garçon à jouer, il est ennuyeux. » · « Demande pardon à ta sœur. » · « Dis du mal de la maîtresse toi aussi, tout le monde en dit. » · « Si on priait avant le goûter ? » · « Ça, c'est notre secret. Ne le raconte à personne. » (ce dernier, quand il fait peur ou rend triste). (3) Après chaque réponse, demandez : « Et que peut-on répondre à celui qui a donné ce conseil, sans se disputer ? » Laissez la classe inventer des réponses courtes : « non, merci », « je n'y vais pas », « on fait autre chose ? ». (4) Au conseil sur le secret, arrêtez-vous et dites calmement : « Un secret qui vous fait peur ou vous rend triste ne doit pas être gardé. Celui-là, on le raconte à un adulte de confiance : le père, la mère, la grand-mère, l'enseignante, le pasteur. Vous ne dénoncez personne : vous vous protégez. L'adulte règle le problème ; vous, vous prévenez. »
- Conclusion (retour au texte) : « Achazia a écouté les conseils du carton rouge, tous les jours, et son cœur s'est endurci, comme la pâte à modeler hors du pot. La Bible dit que celui qui marche avec les sages devient sage (Proverbes 13:20). Vous n'avez besoin de vous disputer avec personne pour refuser de suivre le mal. Il suffit de lever le carton vert tout au fond de votre cœur. »
Point 3 — Un cœur qui ne se détourne pas (et Jésus)
- Dans la revue : le Memorizando, avec l'activité des cœurs et la Reflexão, l'encadré Objetivo et le dernier paragraphe d'Explorando as Escrituras (« côtoyer des personnes qui ne pratiquent pas la même foi que la nôtre n'est pas une excuse pour nous éloigner de la présence de Dieu »). La conclusion centrée sur Jésus est conduite par vous.
- Ce qu'il faut enseigner : lisez lentement le texte d'or et expliquez trois expressions : prenez garde (faites attention), incrédule (qui cesse de faire confiance à Dieu) et se détourner (s'éloigner). Personne ne s'éloigne de Dieu d'un seul coup : cela se fait peu à peu, un conseil après l'autre. Le verset suivant donne le remède : s'encourager les uns les autres chaque jour, tant qu'on peut dire aujourd'hui (Hébreux 3:13). Ensuite, parlez de Jésus : Il a entendu la voix du tentateur dans le désert et ne l'a pas suivie (Matthieu 4:1-11) ; Il est mort et est ressuscité ; et Il donne un cœur nouveau à celui qui revient à Lui (Ézéchiel 36:26). Terminez par la promesse : celui qui vient à Jésus ne sera jamais rejeté dehors (Jean 6:37). Garde-fou : le texte d'or est un avertissement d'amour, pas une menace. Ne dites jamais « si vous faites une erreur, Dieu vous abandonne ».
- Verset d'ancrage : "Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant." (Hébreux 3:12).
- Question clé : « Si la pâte à modeler durcie ne redevient presque plus jamais souple, qu'en est-il d'un cœur dur ? Y a-t-il une solution ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « non », « oui, si la personne demande pardon », « seul Dieu le peut ». Approfondissez : « Qu'est-ce que Dieu a promis de faire avec le cœur de pierre ? » (Lisez Ézéchiel 36:26.)
- Si personne ne parle : prenez la pâte à modeler dure, pressez-la et montrez qu'elle ne change pas. Dites : « Moi, je n'arrive pas à la ramollir. Mais Dieu, Lui, peut attendrir un cœur. Il a promis d'ôter le cœur de pierre et de donner un cœur de chair. » Lisez Jean 6:37 et demandez : « Jésus renvoie-t-il celui qui revient à Lui ? »
Si l'enfant demande
(À cet âge, la question est simple et directe. Répondez simplement et directement, sans faire de sermon.)
- Question : « La mère d'Achazia donnait de mauvais conseils. Alors je n'ai pas besoin d'obéir à mes parents ? » Réponse courte : Si, vous devez leur obéir. Dieu vous a donné des parents pour prendre soin de vous, et la Bible demande de leur obéir selon le Seigneur (Éphésiens 6:1). Ce que personne ne peut faire, c'est vous ordonner de faire quelque chose de mal. Et si quelque chose à la maison vous fait du mal, parlez-en à un autre adulte de confiance, comme votre grand-mère, votre enseignante ou le pasteur.
- Question : « Mes parents ne vont pas à l'église. Est-ce que je vais devenir comme Achazia ? » Réponse courte : Non. Achazia n'a pas mal agi à cause de la famille qu'il avait, mais parce qu'il a choisi de suivre les mauvais conseils. Vous pouvez aimer et respecter votre famille, prier pour elle et suivre Jésus.
- Question : « Alors je ne peux pas être ami avec quelqu'un qui n'est pas croyant ? » Réponse courte : Si, vous le pouvez. Jésus mangeait avec des gens qui vivaient loin de Dieu, pour les appeler à revenir à Lui (Luc 5:32). Soyez gentil et soyez un bon ami. Ne les suivez simplement pas quand le conseil pousse à faire le mal.
- Question : « Si mon cœur est devenu dur, est-ce que Dieu veut encore de moi ? » Réponse courte : Oui, Il veut de vous. Jésus a dit que celui qui vient à Lui ne sera jamais renvoyé (Jean 6:37). Dites à Dieu ce que vous avez fait de mal, demandez pardon, et Il pardonne (1 Jean 1:9).
- Question : « Pourquoi Dieu a-t-il laissé Achazia mourir ? » Réponse courte : La Bible raconte que ce fut le jugement de Dieu sur un chemin rempli de mal qu'Achazia avait choisi et n'avait pas voulu quitter (2 Chroniques 22:7). Mais cela ne veut pas dire que toute personne qui meurt jeune a fait quelque chose de mal. Seul Dieu connaît le cœur de chacun.
- Question : « Y a-t-il plus d'un Achazia dans la Bible ? » Réponse courte : Il y en a deux. Celui d'aujourd'hui était roi de Juda, petit-fils de Josaphat. L'autre était roi d'Israël et fils d'Achab (1 Rois 22:52). Même nom, mais personnes différentes.
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : montrez à nouveau les deux boules de pâte à modeler. « Achazia avait un grand-père qui avait cherché Dieu et une mère qui donnait de mauvais conseils. Il a choisi d'écouter le mauvais conseil, tous les jours, et son cœur s'est endurci, comme cette pâte à modeler. La foi du grand-père ne s'est pas transmise toute seule à lui, et la famille de personne ne décide du destin de personne : chacun choisit qui il écoute. Jésus est le Roi qui n'a jamais écouté le mauvais conseil, qui est mort et est ressuscité pour nous, et qui attendrit le cœur dur de celui qui revient à Lui. Aujourd'hui, c'est encore Aujourd'hui. Il est encore temps. »
- Défi : Remerciez votre bon conseiller : cette semaine, choisissez une personne qui vous dit à l'oreille des conseils qui vous rapprochent de Dieu, écrivez-lui un petit mot pour la remercier d'un bon conseil qu'elle vous a déjà donné, et remettez-lui ce mot. Cela peut être votre père, votre mère, votre grand-mère, un oncle, l'enseignante de l'École du dimanche, le pasteur ou un ami de l'église. Sur le billet, écrivez « Merci pour le conseil : ______ » et complétez avec un vrai conseil que cette personne vous a donné, comme « dis la vérité », « prie avant de dormir » ou « demande pardon ». Si vous voulez, faites un dessin. Ensuite, remettez-le-lui en main propre ou lisez-lui le billet. (Enseignant : ouvrez le prochain cours en demandant « qui a remis son petit mot ? qu'a dit la personne ? ». Personne n'est obligé de dire à qui il l'a remis. Si un enfant dit qu'il n'a trouvé personne à la maison, ne lui demandez pas pourquoi devant la classe : rappelez que l'enseignante, le pasteur et les frères et sœurs de l'église comptent aussi, et discutez-en calmement avec lui après le cours. Si quelque chose de grave apparaît, accueillez l'enfant avec bienveillance, ne l'exposez pas et parlez-en au pasteur ou aux responsables le jour même.)
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez à voix haute, le samedi, 2 Chroniques 21 et 22:1-9 en entier, pour savoir ce que la classe pourrait trouver si elle lit à la maison. Relisez aussi 2 Chroniques 17:7-9 et 18:28-34, qui relient cette leçon à celle de Josaphat. Trois ou quatre jours avant, laissez une petite boule de pâte à modeler hors du pot pour qu'elle durcisse. Découpez les papiers verts et rouges de l'activité et apportez des feuilles pour le petit mot du défi.
- Apportez : votre Bible, les deux boules de pâte à modeler (ou deux pains), les papiers verts et rouges, la feuille avec les conseils de l'activité, de la craie ou un feutre, du papier et des crayons pour le petit mot. Pour la mémorisation, les cœurs en carton rouge.
- Priez avant : priez Dieu pour chaque enfant : pour celui qui a à la maison un adulte qui fait des erreurs et qui va entendre parler d'Athalie, afin qu'il ne sorte pas du cours avec de la honte ou de la colère envers sa propre famille ; pour celui qui vit quelque chose de douloureux à la maison et n'en a encore parlé à personne ; pour celui qui a perdu un proche et pourrait être effrayé par la fin d'Achazia ; pour celui qui écoute de mauvais conseils d'un camarade ou sur son téléphone ; et pour celui qui pense que son cœur est déjà trop dur. Et demandez pour vous-même un cœur tendre, qui écoute Dieu tous les jours.
- À propos du texte d'or de la revue : les traductions de la Bible diffèrent dans la formulation d'Hébreux 3:12 entre la revue et la version utilisée sur le site. C'est le même texte dans une autre traduction : utilisez la version du site sur les cœurs de la mémorisation et au tableau, et si un élève remarque la différence, expliquez-le en dix secondes et continuez.
- Athalie, et les enfants dont les parents font des erreurs : c'est la partie la plus délicate du cours. Dans votre classe, il peut y avoir un enfant dont le père ou la mère boit, se dispute, ne va pas à l'église ou a déjà fait quelque chose de mal. Il pourrait entendre « la mère d'Achazia était une conseillère du mal » et en conclure qu'il doit mépriser ses parents, ou avoir honte de sa propre maison. Dites très clairement : (1) la Bible demande d'honorer ses parents et de leur obéir selon le Seigneur (Éphésiens 6:1), et cette leçon ne change rien à cela ; (2) personne, pas même un adulte de la famille, ne peut ordonner à l'enfant de faire ce qui est mal ; (3) si quelque chose à la maison fait du mal, l'enfant en parle à un autre adulte de confiance, comme sa grand-mère, un oncle, l'enseignante ou le pasteur. L'adulte règle le problème ; l'enfant prévient. Ne demandez jamais à l'enfant d'« affronter » ou de « corriger » un adulte de la maison. Et parlez d'Athalie comme la Bible en parle, sans caricature et sans plaisanterie : elle a été une conseillère pour le mal, et l'accent du cours porte sur le choix d'Achazia.
- Le « Você Sabia ? » de la revue — seulement pour vous : le deuxième point raconte ce qu'Athalie a fait après la mort d'Achazia (2 Chroniques 22:10). Il s'agit de violence contre les enfants de la famille royale. Ne lisez pas ce point à la classe, même en résumé. Le troisième point est déjà le sujet de la prochaine leçon. Utilisez seulement le premier : Achazia a régné un an, et il existe un autre Achazia, roi d'Israël (1 Rois 22:52). Si un enfant lit le reste à la maison et pose une question, dites simplement que la Bible raconte qu'Athalie a fait des choses très mauvaises et que Dieu a veillé à ce que la promesse faite à la famille de David ne s'éteigne pas ; la suite de l'histoire sera pour dimanche prochain.
- La mort d'Achazia, avec sobriété : racontez-la en une seule phrase (« il s'est caché, a été trouvé et mis à mort ») et passez à l'enterrement, car c'est là que se trouve l'enseignement. Pas de mise en scène de la fuite, pas d'image de bataille. Dans la leçon 7, la classe a entendu le récit de ce même jour dans 2 Rois 9:27, avec d'autres détails. Si quelqu'un s'en souvient et pose la question, dites que les deux livres racontent la même fin en regardant chacun une partie, et n'entrez pas dans les détails.
- « De la volonté de Dieu » : les traductions diffèrent sur l'expression de 2 Chroniques 22:7 qui indique que cette visite venait de Dieu pour la ruine d'Achazia. Expliquez-le ainsi : Dieu n'a pas poussé Achazia au péché ; il avait déjà choisi le mauvais chemin et n'a pas voulu revenir, et Dieu, le Juge juste, a amené le jugement sur cette maison à ce moment-là.
- Les mauvaises fréquentations ne signifient pas une mort précoce pour tout le monde : la Conversa de Professor dit que celui qui fréquente de mauvaises compagnies « court le risque de périr », et le texte parle de la « fin tragique » d'Achazia. N'enseignez pas que toute personne qui meurt jeune a mal agi : il peut y avoir dans la classe un enfant qui a perdu un être cher de façon douloureuse. L'axe de la leçon est le fait de s'éloigner de Dieu, et non une punition automatique.
- Deux Achazia, deux Jéhu, deux Joram : l'Achazia de cette leçon est roi de Juda ; l'autre, roi d'Israël, était fils d'Achab et est apparu dans la leçon précédente, dans l'épisode des navires de Josaphat (2 Chroniques 20:35-37). Le Jéhu de cette leçon est le commandant oint pour mettre fin à la maison d'Achab (2 Chroniques 22:7) ; le prophète Jéhu, fils de Hanani, en est un autre (2 Chroniques 19:2). Et les noms Joram (le père d'Achazia, roi de Juda) et Joram (l'oncle, roi d'Israël) se confondent presque. Si la classe s'y perd, dessinez deux colonnes au tableau, JUDA (sud) : Josaphat, Joram, Achazia ; ISRAËL (nord) : Achab, Joram. Il n'en faut pas plus.
- L'âge d'Achazia : certaines traductions disent qu'il avait quarante-deux ans lorsqu'il devint roi (2 Chroniques 22:2), et 2 Rois 8:26 dit vingt-deux ans. Beaucoup de spécialistes pensent que, dans une copie ancienne, un nombre a été changé. N'abordez pas cela devant la classe ; si un élève attentif le remarque, dites que c'est une bonne question dont on pourra parler après et que cela ne change rien à l'histoire.
- « Peu importe si notre famille ne veut pas servir Dieu » : la revue dit que nous devons rester fermes dans la foi malgré tout. C'est vrai, et dites-le avec tendresse : rester ferme ne veut pas dire se disputer avec sa famille ni se croire meilleur qu'elle. C'est aimer, respecter, obéir dans ce qui est juste et prier. À la question c des Activités, aidez la classe à répondre ainsi : nous ne suivons le mauvais exemple de personne, et nous continuons à aimer et à respecter notre famille.
- Mémorisation, sans laisser personne tout seul : écrivez le texte d'or sur les cœurs. Lors de l'échange des cœurs, chacun récite avec son binôme, en pouvant lire sur le papier. Celui qui ne veut pas parler fort récite à voix basse avec son camarade. Personne n'est appelé à réciter tout seul devant la classe.
- Salle des enseignants — l'affiche des Dix Commandements : cela fonctionne très bien comme révision du trimestre (Exode 20:1-17). Chaque élève qui le souhaite écrit ou dessine un commandement ; celui qui a du mal à dessiner peut simplement écrire. Exposez l'affiche entière, sans sélectionner les plus beaux dessins. Au cinquième commandement, honorer son père et sa mère, rappelez la précaution mentionnée au sujet d'Athalie.
- À propos des lectures de la semaine : la revue propose Jérémie 17:9, Ézéchiel 36:26, Luc 6:45, Proverbes 4:23, Proverbes 15:13 et Proverbes 21:2. Toutes parlent du cœur et s'accordent avec la leçon. Un bon verset à écrire au tableau : "Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie." (Proverbes 4:23).
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Remerciez votre bon conseiller : cette semaine, choisissez une personne qui vous dit à l'oreille des conseils qui vous rapprochent de Dieu, écrivez-lui un petit mot pour la remercier d'un bon conseil qu'elle vous a déjà donné, et remettez-lui ce mot. Cela peut être votre père, votre mère, votre grand-mère, un oncle, l'enseignante de l'École du dimanche, le pasteur ou un ami de l'église. Sur le billet, écrivez « Merci pour le conseil : ______ » et complétez avec un vrai conseil que cette personne vous a donné, comme « dis la vérité », « prie avant de dormir » ou « demande pardon ». Si vous voulez, faites un dessin. Ensuite, remettez-le-lui en main propre ou lisez-lui le billet.
Pourquoi
Achazia avait près de lui une conseillère qui le poussait à agir avec impiété (2 Chroniques 22:3), et il a choisi de l'écouter. Vous aussi, vous choisissez qui vous écoutez. La Bible dit que celui qui marche avec les sages devient sage (Proverbes 13:20). Remercier votre bon conseiller, c'est reconnaître la voix que Dieu a placée près de vous pour garder votre cœur.
Comment savoir que vous l'avez fait
Vous connaissez le nom de la personne, vous savez quel était le conseil, et le petit mot est arrivé entre ses mains. S'il est arrivé, vous l'avez fait.
Dimanche, revenez avec l'histoire
Racontez, si vous le voulez, ce que la personne a dit lorsqu'elle a reçu le petit mot. Personne n'est obligé de dire à qui il l'a remis. Dimanche, revenez avec l'histoire.






