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Travailler pour les missions

Leçon 13 · 3e trimestre 2026 · 13/09/2026 · 17 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?” (Romains 10:14, LSG) · Lire dans la Bible

La dernière leçon du trimestre conclut tout ce que la classe a appris sur l'Église et montre pourquoi l'Église existe : la mission. L'étude distingue deux choses qui sont presque toujours confondues — l'évangélisation est l'acte d'annoncer ; les missions sont l'œuvre entière de l'Église organisée pour apporter et soutenir l'Évangile là où il n'est pas encore parvenu, ce qui inclut aller, envoyer, soutenir, prier et former des disciples. À partir de la chaîne de Romains 10:13-15, l'élève découvre que Dieu a choisi d'atteindre les personnes au moyen de gens qui y vont, et que l'offre du salut s'adresse à quiconque l'invoque. Elle précise également où se trouve le champ missionnaire d'un élève de 11 ou 12 ans : l'école, la rue et la maison par où il passe déjà — jamais avec un inconnu, jamais seul et jamais avec un quota d'âmes.

Pensez au chemin que vous faites tous les jours. De votre maison jusqu'à l'école. Du portail de l'école jusqu'à votre salle de classe. De la salle jusqu'à la cour de récréation. De l'école jusqu'au retour à la maison.

Maintenant, comptez, approximativement, combien de personnes vous croisez sur ce trajet. Dix ? Trente ? Cent ?

Vous traversez déjà, tous les jours, un champ missionnaire — et vous ne l'avez probablement jamais remarqué.

C'est la dernière leçon du trimestre. Pendant treize semaines, nous avons étudié l'Église : ce qu'elle est, qui sont les pasteurs, ce que font les anciens, les diacres et les ouvriers, quels sont les dons, comment le corps fonctionne ensemble. Et une question honnête reste en suspens : et alors ?

Et alors, rien de tout cela n'existe par simple curiosité. L'Église ne s'organise pas pour être belle de l'intérieur. Elle s'organise parce qu'elle a une mission — et aujourd'hui, nous allons en parler.

I — Les missions, ce n'est pas la même chose que l'évangélisation

Dimanche dernier, le sujet était l'évangélisation. Aujourd'hui, ce sont les missions. On dirait le même cours sous un autre nom. Ce n'est pas le cas.

L'évangélisation est l'acte d'annoncer le message du salut. Vous en parlez à quelqu'un, là, sur le moment. C'est ponctuel, c'est direct, et n'importe quel chrétien le fait.

Les missions, c'est plus vaste. C'est l'œuvre entière de l'Église organisée pour porter et soutenir l'Évangile là où il n'est pas encore arrivé. Remarquez combien d'éléments cela comporte :

  • quelqu'un va — il quitte l'endroit où il était et s'installe ailleurs ;
  • quelqu'un envoie — l'Église décide d'envoyer et en assume la responsabilité ;
  • quelqu'un soutient — la base fonctionne, le missionnaire mange, le travail continue ;
  • quelqu'un prie — chaque jour, en mentionnant son nom ;
  • et ceux qui croient sont formés comme disciples, et non abandonnés à mi-chemin.

L'évangélisation s'inscrit dans les missions. Les missions sont le grand parapluie qui englobe le tout.

Et il en existe deux types, deux adresses différentes :

La mission locale est proche. C'est votre rue, votre quartier, votre ville. C'est l'action d'évangélisation de votre Église sur la place publique, au marché, sur l'avenue. C'est le voisin que votre famille connaît.

La mission transculturelle consiste à traverser des frontières. C'est sortir de sa culture pour entrer dans une autre — un autre pays, une autre région, un autre peuple, une autre langue, une autre façon de vivre. Le missionnaire transculturel doit apprendre à parler d'une manière que ces personnes comprennent, et cela prend du temps.

Toutes les deux sont des missions. Aucune des deux n'est une version de seconde zone de l'autre.

II — Un ordre est un ordre, et il ne dépend pas d'un seul verset

Avant de monter au ciel, Jésus a laissé la même instruction consignée à quatre endroits différents. Ce n'est pas un message isolé ; c'est la conclusion de l'Évangile.

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ." (Matthieu 28:19-20)

"Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création." (Marc 16:15)

"Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie." (Jean 20:21)

Et dans Actes 1:8, Il promet la puissance du Saint-Esprit et dit qu'ils seront ses témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. Luc 24:46-48 répète la même chose avec d'autres mots.

Quatre récits. Un seul ordre.

Remarquez ce qui n'est pas écrit dans aucun d'entre eux. Il n'est pas écrit « allez si vous avez le temps ». Il n'est pas écrit « allez si vous trouvez cela sympa ». Il n'est pas écrit « allez si vous avez une vocation pour cela ». Jésus n'a pas lancé une invitation à des bénévoles enthousiastes — Il a donné un ordre à l'Église tout entière.

αβ Dans l'original — grec. Dans Matthieu 28:19, le mot traduit par « allez » est un participe, et beaucoup comprennent que sa force est « en allant », « pendant que vous allez ». Cela n'affaiblit pas l'ordre — cela reste un ordre. Cela change l'adresse : cet « allez » ne commence pas quand vous achetez un billet de voyage ; il commence sur le chemin que vous faites déjà. Et remarquez un autre mot : dans Romains 10:15, « envoyés » vient du verbe grec apostéllo, le même d'où vient apôtre — qui veut dire, tout simplement, envoyé. Notre mot « mission » vient du latin mittere, qui signifie aussi envoyer. Apôtre et missionnaire expriment la même idée dans deux langues : des personnes envoyées.

III — La chaîne de Romains 10

Voici maintenant le cœur de la leçon, et c'est un raisonnement que Paul construit à rebours. Lisez lentement.

"Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé." (Romains 10:13)

"Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !" (Romains 10:14-15)

Remettez cela dans l'ordre où les choses se passent réellement :

ENVOYER → PRÊCHER → ENTENDRE → CROIRE → INVOQUER → ÊTRE SAUVÉ

C'est une chaîne. Et une chaîne a une caractéristique dérangeante : elle ne vaut que ce que vaut son maillon le plus faible. Retirez-en un seul, et le dernier n'a pas lieu.

Remarquez ce que dit Paul. Dieu est tout-puissant et Il aurait pu choisir n'importe quelle méthode — Il aurait pu écrire dans le ciel, Il aurait pu envoyer un ange, Il aurait pu parler directement à l'oreille de chaque personne. Il a choisi d'atteindre les gens par l'intermédiaire de personnes qui y vont. C'est pour cela que les missions ne sont pas un département facultatif de l'Église. C'est la manière dont Dieu a décidé d'atteindre le monde.

Et prêtez attention à un petit mot du verset 13 : quiconque. Ce n'est pas « quelques-uns ». Ce n'est pas « ceux qui ont été choisis d'avance, et eux seuls ». L'offre est véritable et elle s'adresse à toute personne qui invoque — Paul venait tout juste de dire qu'il n'y a aucune différence entre le Juif et le Grec (Romains 10:12).

Mais le fait que l'offre soit pour tous ne signifie pas que tous disent oui. Trois versets plus loin, Paul écrit que tous n'ont pas obéi à l'Évangile (Romains 10:16). On peut entendre et refuser. On peut recevoir la grâce et lui tourner le dos. Si ce n'était pas possible, cette phrase n'aurait aucun sens.

Mettez ces deux réalités ensemble et vous avez toute la leçon : Dieu offre le salut à quiconque l'invoque, et Il a choisi de faire parvenir cette offre par la bouche de personnes ordinaires. Quelqu'un doit y aller. Si personne n'y va, quelqu'un reste sans entendre.

C'est pourquoi le verset 15 se termine en parlant de pieds. Pas d'une belle voix, pas d'un diplôme, pas d'un talent : des pieds. La partie du corps qui marche. Ésaïe avait dit la même chose des siècles plus tôt en célébrant la beauté, sur les montagnes, des pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles (Ésaïe 52:7).

IV — Les genoux, les mains et les pieds

Il existe une phrase ancienne qui résume comment l'œuvre missionnaire fonctionne en pratique : les missions se font avec les genoux de ceux qui prient, avec les mains de ceux qui donnent et avec les pieds de ceux qui partent.

Trois piliers. Aucun d'eux n'est là pour décorer.

Partir. C'est quitter l'endroit où l'on est pour annoncer ailleurs. Cela peut être à l'autre bout du monde et cela peut être à trois pâtés de maisons de chez vous, lors de l'action d'évangélisation de votre Église. À votre âge, votre « départ » se fait avec votre Église et avec vos parents — et c'est partir pour de vrai, ce n'est pas partir à moitié.

Donner. C'est l'argent qui soutient celui qui est parti. Le missionnaire mange, paie un loyer, a besoin de matériel, a parfois besoin de rentrer chez lui. Quelqu'un paie cette facture, et celui qui paie fait tout autant partie de l'œuvre que celui qui voyage. Mais écoutez bien : ce n'est pas une exigence qui pèse sur vous. Un élève n'a pas de revenu, et la Bible n'a jamais mesuré personne à la taille de ce qu'il a donné. Si un jour vous le pouvez, tant mieux. Si vous ne le pouvez pas, vous n'êtes pas exclu.

Prier. C'est le pilier qui est entièrement à votre portée, aujourd'hui, sans dépendre de rien d'autre. Et ce n'est pas un lot de consolation pour ceux qui ne peuvent pas faire le reste — regardez ce que Jésus a dit au moment où Il a désigné soixante-dix disciples et les a envoyés devant Lui : "Il leur dit : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson." (Luc 10:2)

Relisez bien. La moisson est grande, il manque d'ouvriers, et le premier ordre de Jésus face à cela est priez. Celui qui prie pour les missions demande à Dieu exactement ce qu'Il a ordonné de demander.

Et il existe une quatrième manière, qui n'apparaît sur aucune liste, mais qui prêche tout le temps : votre témoignage. La façon dont vous traitez votre camarade à l'école. Les mots que vous utilisez quand vous vous énervez. Ce que vous faites quand le professeur sort de la salle. Si vous participez ou non aux moqueries contre celui qui est tout seul. Tout cela parle avant même que vous ouvriez la bouche — et c'est peut-être la seule page de la Bible que quelqu'un autour de vous lira.

🏛 Curiosité — la carte que l'Église a appris à regarder. Il existe une bande sur la carte du monde située entre 10 et 40 degrés de latitude au nord de l'équateur, qui couvre l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et une bonne partie de l'Asie. C'est la région où vit la majeure partie des populations qui n'ont pas encore eu accès à l'Évangile, et dans plusieurs de ces pays, être chrétien coûte cher — perdre sa famille, son emploi, sa liberté. Souvent, les missionnaires ne parviennent pas à y entrer. Et voici la partie qui réjouit le cœur : même là où personne ne peut entrer, Dieu arrive. Il existe de nombreux récits de personnes de ces régions qui ont connu Jésus sans aucun missionnaire à proximité et qui ont cherché une Bible par elles-mêmes. L'Évangile ne dépend pas d'un visa d'entrée.

V — Votre âge n'est pas le problème

La revue (Lições Bíblicas) présente une liste qui vaut la peine d'être retenue. Daniel et ses amis ont parlé de Dieu à Babylone alors qu'ils étaient très jeunes. Joseph a gardé son témoignage en Égypte, loin de chez lui. Samuel a été appelé alors qu'il n'était encore qu'un enfant, servant dans le temple. Jérémie a essayé de s'échapper en disant à Dieu qu'il n'était qu'un enfant — et Dieu n'a pas accepté l'excuse. Josias est monté sur le trône à huit ans et a ramené toute la nation vers l'Éternel. Et Jésus, à douze ans, était dans le temple au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant (Luc 2:46-47).

Aucun d'eux n'a attendu d'être majeur.

Cela ne veut pas dire que vous deviez accomplir quelque chose de grandiose maintenant. Cela veut dire que « je suis trop jeune » n'est pas un argument — et que Dieu a l'habitude de commencer avec ceux qui sont disponibles, pas avec ceux qui se sentent prêts.

C'est exactement ce qui est arrivé à Ésaïe. Dieu a demandé qui Il enverrait et qui marcherait pour eux, et sa réponse a été courte : me voici, envoie-moi (Ésaïe 6:8).

Remarquez qu'Ésaïe n'a pas demandé où. Il a répondu me voici. L'adresse appartient à Dieu.

VI — Où se trouve votre champ missionnaire (et où vous n'allez pas)

Les missions, dans la bouche d'un préadolescent, peuvent devenir une idée dangereuse si personne ne pose clairement les règles sur la table. Alors posons-les.

Votre champ missionnaire se trouve là où vous êtes déjà. Les camarades de votre classe. Les voisins que votre famille connaît. Vos cousins. Vos frères et sœurs. Les gens de votre immeuble, de votre rue, de votre équipe sportive. C'est là que votre parole a le plus de poids, parce que ces personnes voient votre vie de près et savent si ce que vous dites est vrai.

Et il y a des choses qui ne sont pas votre rôle — ni maintenant, ni avec la meilleure des intentions :

  • Vous ne sortez pas tout seul. Pas question d'aborder un inconnu dans la rue, de sonner aux portes, d'entrer chez quelqu'un, ni de sortir sans un adulte responsable. Quand l'Église sort dans la rue, vous y allez avec elle, et vos parents en sont informés.
  • Vous n'allez nulle part avec quelqu'un que vous ne connaissez pas, même si cette personne parle de Dieu. Si quelqu'un vous invite dans un endroit isolé, vous demande votre numéro ou vous demande de garder un secret, vous n'y allez pas, vous ne donnez rien et vous ne gardez pas le secret : vous le racontez le jour même à votre père, à votre mère, à votre enseignant ou à un responsable de l'Église. Vous prévenez ; l'adulte s'en occupe.
  • Vous ne maltraitez personne. Parler de Jésus, ce n'est pas humilier quelqu'un qui est d'une autre religion, ce n'est pas se moquer de celui qui ne croit pas, ce n'est pas donner des surnoms blessants et ce n'est pas couper les ponts avec un membre de sa famille. Le camarade athée reste un ami. Celui qui a une autre foi continue d'être traité avec respect. Celui qui convainc, c'est le Saint-Esprit ; l'impolitesse ne fait que fermer les portes.
  • Vous n'avez pas de quota. Personne ici ne vous demandera combien de personnes vous avez converties. Cela n'existe pas dans la Bible et cela n'existera pas dans cette classe. Les missions n'ont pas de tableau d'affichage des scores.

❤ Pour votre vie. Vous vous dites peut-être : « Je bloque, je ne sais pas quoi dire, je meurs de honte. » Retenez ceci : le Saint-Esprit ne cherche pas des gens tout prêts, Il cherche des gens disponibles. Jésus a ordonné aux disciples d'attendre d'être revêtus de puissance avant de partir prêcher — le courage n'est pas né en eux, il est venu de Dieu. Demandez-le. Et commencez petit : un nom, une phrase vraie, une prière par jour.

Christ dans la leçon

Toute cette leçon peut devenir un fardeau si elle s'arrête à « vous avez une obligation ». Alors reculez d'un pas et regardez Celui qui a commencé l'histoire.

Le premier envoyé a été Jésus. "Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie." (Jean 20:21) Avant qu'il n'existe le moindre missionnaire, il y a eu Lui — envoyé par le Père, quittant sa gloire, entrant dans une culture qui n'était pas la sienne, dans un corps humain, dans une petite ville, dans une famille pauvre (Philippiens 2:6-8). Le plus grand voyage transculturel de l'histoire n'a pas eu lieu du Brésil vers l'Asie. Il a eu lieu du ciel vers la terre.

Et Il n'est pas venu seulement pour parler. Il est venu pour mourir. La bonne nouvelle que nous annonçons n'est une bonne nouvelle que parce que la dette a été payée : Christ est mort à notre place et est ressuscité, et c'est pour cela qu'il y a quelqu'un à invoquer lorsque Romains 10:13 affirme que quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Remarquez aussi comment Il a accompli la mission pendant qu'Il était ici : Il a parcouru les villes et les villages en annonçant le Royaume, Il a formé douze hommes au quotidien, Il en a envoyé soixante-dix devant Lui, et Il a laissé l'œuvre entre les mains de gens ordinaires — des pêcheurs, un collecteur d'impôts, un homme qui L'avait renié. S'Il a confié la mission à cette équipe-là, votre timidité n'est pas un bien grand obstacle.

Et n'oubliez pas la dernière phrase de l'ordre : Jésus promet qu'Il est avec nous tous les jours, jusqu'à la fin du monde (Matthieu 28:20). Il n'a envoyé personne tout seul. Il ne l'a jamais fait.

C'est pourquoi les missions ne sont pas une pression qui pèse sur vous. C'est un débordement. Ce sont des gens qui ont été rejoints gratuitement par la grâce et qui ne peuvent plus se taire.

Et voici l'invitation la plus importante de ce cours : on ne présente pas à Jésus quelqu'un que l'on ne connaît pas soi-même. Si vous ne Lui avez pas encore confié votre vie, commencez par là, aujourd'hui. Le reste viendra ensuite.

Application pratique

Dans la prière. Choisissez un nom — un missionnaire que votre Église soutient ou un pays où les chrétiens sont persécutés — et priez pour ce nom chaque jour de cette semaine. Une seule phrase suffit.

À l'école. Traitez bien ceux que personne ne considère. Le nouveau camarade, celui qui reste seul pendant la récréation, celui dont les autres se moquent. Cela prêche avant la moindre parole de votre part.

Dans votre Église. Demandez aux responsables qui votre Église soutient sur le champ missionnaire et où se trouve cette personne. Ensuite, cherchez cet endroit sur une carte. Celui qui prie en connaissant le nom et l'adresse prie différemment.

À la maison. Racontez chez vous ce que vous avez appris aujourd'hui, avec vos propres mots. Les missions sont aussi un sujet de table au dîner.

En toute sécurité. Rien tout seul, rien avec un inconnu, rien loin du regard des adultes. Votre champ missionnaire, ce sont les personnes qui vous connaissent déjà.

Prière finale

Seigneur Jésus, merci parce que Tu as été le premier envoyé : Tu as quitté Ta gloire, Tu es venu jusqu'à l'endroit où j'étais et Tu as payé ce que je n'avais aucun moyen de payer. Merci parce que quelqu'un, un jour, a eu ces pieds dont parle Ta Parole et est venu m'annoncer la bonne nouvelle. Pardonne-moi toutes les fois où j'ai regardé les personnes sur mon chemin chaque jour sans voir personne. Apprends-moi à prier pour ceux qui sont loin, à respecter ceux qui ne croient pas encore et à vivre d'une manière qui ne fasse pas honte à Ton nom à l'école. Je n'ai pas de courage tout seul, et Tu ne m'as jamais demandé d'en avoir par moi-même : remplis-moi de Ton Saint-Esprit et mets en moi l'assurance qui me manque encore. Suscite des ouvriers pour Ta moisson, garde ceux qui se trouvent dans des endroits dangereux par amour pour Toi, et si un jour Tu veux m'envoyer, que je sache répondre comme Ésaïe : me voici, envoie-moi. Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Les missions, est-ce la même chose que l'évangélisation ?+

Non, et c'est la différence entre cette leçon et la précédente. L'évangélisation est l'acte d'annoncer le message du salut — vous le racontez à quelqu'un, là, sur le moment. Les missions sont l'œuvre entière de l'Église organisée pour apporter et soutenir l'Évangile là où il n'est pas encore parvenu : quelqu'un va, quelqu'un envoie, quelqu'un soutient, quelqu'un prie, et ceux qui ont cru sont formés comme disciples et accompagnés. L'évangélisation s'inscrit dans les missions ; les missions sont plus vastes. C'est pourquoi Paul ne s'est pas arrêté à la question de savoir comment les gens entendront sans quelqu'un qui prêche — il a poursuivi en demandant comment on prêchera sans être envoyé (Romains 10:14, 15). Prêcher est un maillon. Envoyer en est un autre.

Dois-je devenir missionnaire et partir dans un autre pays ? Si je n'y vais pas, suis-je en train de désobéir ?+

Non. L'ordre de Jésus s'adresse à toute l'Église, mais Il ne donne pas la même fonction à tout le monde. Romains 10:15 montre deux rôles nommés dans le même verset : il y a celui qui prêche et il y a celui qui envoie — et sans le second, le premier ne bouge pas. Il y a ceux qui partent, ceux qui soutiennent, ceux qui prient. Tous les trois font partie de l'œuvre. À votre âge, votre part n'est pas d'acheter un billet : c'est de prier nommément, d'apprendre, d'annoncer Jésus là où vous vivez déjà, et de dire à Dieu, comme Ésaïe, que vous êtes disponible pour qu'Il vous envoie (Ésaïe 6:8) — la destination dépend de Lui, et en Son temps.

Je n'ai pas d'argent à offrir pour les missions. Suis-je donc exclu ?+

Pas du tout, et personne ici ne vous demandera cela. L'offrande concerne ceux qui ont un revenu, pas les élèves — et la Bible n'a jamais mesuré personne à la taille de ce qu'il a donné. Remarquez ce que Jésus a ordonné de faire lorsqu'Il a vu que la moisson était grande et qu'il y avait peu d'ouvriers : Il n'a pas ordonné de collecter de l'argent, Il a demandé de prier le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson (Luc 10:2). Prier pour un missionnaire par son nom, chaque jour, est un véritable travail missionnaire. Et c'est la part qui est entièrement à votre portée.

Ma Bible comporte une note disant que Marc 16:9-20 n'apparaît pas dans les manuscrits les plus anciens. Ce passage fait-il partie de la Bible ?+

Bonne question, et elle a une réponse. Il existe un débat ancien concernant les manuscrits : deux manuscrits très anciens ne contiennent pas ces versets, mais la grande majorité des manuscrits les contiennent, et des auteurs chrétiens du IIe siècle — comme Irénée, vers l'an 180 — citaient déjà ce passage. Notre Bible le présente comme Écriture. Et il y a autre chose qui règle la question une fois pour toutes : l'ordre d'aller ne dépend pas seulement de Marc. Il se trouve dans Matthieu 28:19, 20, dans Luc 24:46-48, dans Jean 20:21 et dans Actes 1:8. Même si quelqu'un discute Marc, l'ordre reste valable à quatre autres endroits.

Marc 16:18 parle de saisir des serpents et de boire du poison. Est-ce quelque chose que nous devons faire ?+

Non, et cela doit être très clair. Ce verset décrit la protection de Dieu dans une situation de danger que la personne n'a pas choisie — c'est ce qui est arrivé à Paul, lorsqu'une vipère s'est attachée à sa main pendant qu'il ramassait du bois après un naufrage (Actes 28:3-6). Le texte n'autorise personne à attraper un serpent, à manipuler du poison ou à se mettre délibérément en danger pour prouver sa foi. Faire cela, c'est tenter Dieu, et Jésus Lui-même a répondu au diable en citant l'Écriture, qui interdit de tenter le Seigneur son Dieu (Matthieu 4:7). Celui qui croit en Dieu ne met pas Dieu à l'épreuve.

Puis-je aborder des gens que je ne connais pas dans la rue pour parler de Jésus ?+

Non. À votre âge, les missions ne se font jamais seul et jamais avec un inconnu : pas question d'aborder des personnes dans la rue, ni d'entrer chez quelqu'un, ni de sortir sans un adulte responsable. Cela ne diminue en rien votre part — votre champ missionnaire se trouve là où vous êtes déjà, parmi des personnes qui vous connaissent déjà : l'école, votre rue, votre maison, votre église. Lorsque votre église sort pour évangéliser, vous y allez ensemble, avec l'accord de vos parents et avec les responsables à proximité. Et si quelqu'un vous invite dans un endroit isolé, vous demande vos coordonnées ou vous demande de garder un secret, vous n'y allez pas, vous ne donnez rien et vous ne gardez pas le secret : vous le racontez le jour même. Vous prévenez ; l'adulte s'en occupe.

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