Aller au contenu

Apprendre en famille

Leçon 5 · 4e trimestre 2026 · 18/10/2026 · 20 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur.” (Colossiens 3:20, LSG) · Lire dans la Bible

La cinquième leçon sur les Proverbes entre à la maison : la famille comme la première école que Dieu a inventée, les droits et les devoirs des enfants et ce que l'on emporte dans son sac à dos pour toute la vie. L'étude dit clairement ce qu'obéir n'inclut pas, rappelle que les parents ont aussi des devoirs devant Dieu, accueille ceux qui ne vivent pas avec leur père et leur mère et se termine sur Jésus, qui s'est soumis à Nazareth et place ceux qui croient en Lui dans la famille de Dieu.

Ouvrez votre sac à dos. Il y a un cahier, une trousse, peut-être une petite bouteille d'eau. Maintenant, pensez à autre chose que vous portez tous les jours et qui ne se voit pas à l'intérieur : la façon de dire "merci", la prière avant de manger, le "ne mens pas, mon enfant", l'habitude de faire son lit, la recette que votre grand-mère vous a apprise. Personne n'a mis tout cela dans votre sac à dos en un seul matin. C'est entré petit à petit, jour après jour, à table et en chemin.

Le cours dernier parlait de la correction qui vient de Dieu. Aujourd'hui, la leçon sort de l'intérieur de vous et entre dans votre maison. Et elle y entre à un moment délicat : c'est à cet âge que la maison commence à sembler dépassée et que les règles commencent à ressembler à des inventions. La leçon ne l'ignore pas. Mais elle montre une chose que la Bible prend très au sérieux : la première école que Dieu a inventée n'a pas de bâtiment, elle a un nom de famille.

La lecture biblique se compose de deux passages des Proverbes. Dans le premier, un père appelle ses fils à écouter (Proverbes 4:1-5). Dans le second, un verset court que beaucoup connaissent par cœur : "Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas." (Proverbes 22:6).

Avant de commencer, mettons-nous d'accord. Lorsque cette leçon dira "parents" ou "famille", lisez aussi "ceux qui prennent soin de vous". Certains vivent avec leur grand-mère, avec un oncle, seulement avec leur mère, seulement avec leur père, dans une famille adoptive ou dans un foyer d'accueil. La Bible est remplie de personnes comme cela, et vous allez en rencontrer plusieurs aujourd'hui. Personne n'est exclu de ce cours.

Retenez la phrase qui reviendra à la fin : ce que l'on apprend à la maison va dans le sac à dos pour toute la vie.

I — La famille, lieu d'apprentissage

À l'époque de la Bible, l'École du dimanche (EBD) n'existait pas. Il n'y avait ni salle de classe, ni enseignant de groupe, ni revue. Ceux qui enseignaient au sujet de Dieu étaient le père et la mère, à la maison. Moïse l'a laissé par écrit : "Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:6-7).

Remarquez les lieux : assis dans votre maison, en marchant en chemin, à l'heure de se coucher, à l'heure de se lever. Ce n'est pas un cours par semaine. C'est toute la vie qui devient une salle de classe. Et ce n'était pas seulement au sujet de Dieu : les valeurs, le travail, la parole donnée, le respect — tout venait de la même table.

Une galerie de personnes qui ont appris à la maison

La revue dresse une galerie. Regardez qui s'y trouve :

  • Les fils de Noé. Ils ont aidé leur père à construire l'arche, et toute la famille y est entrée et a été préservée du Déluge (Genèse 7:1, 7). Ils ont vu de près un père qui marchait avec Dieu alors que presque plus personne ne le faisait.
  • Isaac. Il a appris d'Abraham à faire confiance à Dieu. La Bible montre Isaac sortant dans les champs pour méditer (Genèse 24:63) et, des années plus tard, priant le Seigneur pour son épouse, qui ne pouvait pas avoir d'enfants — et Dieu l'a exaucé (Genèse 25:21). Un père qui prie apprend à son fils à prier.
  • Salomon. Lorsque Dieu lui a dit de demander ce qu'il voulait, il n'a pas demandé la richesse. Il a demandé : "Accorde donc à ton serviteur un cœur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal ! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si nombreux ?" (1 Rois 3:9). D'où lui est venue cette idée ? Très probablement de la maison. C'est Salomon lui-même qui parle de son père : "Il m’instruisait alors, et il me disait : Que ton cœur retienne mes paroles ; Observe mes préceptes, et tu vivras." (Proverbes 4:4). Salomon est devenu célèbre pour sa richesse, mais ce n'est pas cela qu'il a appris à la maison. Il a appris à demander la sagesse. La richesse est venue après, et ce n'est pas le point essentiel de l'histoire.
  • Ruth. Elle n'a pas appris avec sa mère, mais avec sa belle-mère, Naomi, qui a été pour elle comme une mère. Ruth a choisi le Dieu de Naomi (Ruth 1:16) et est devenue l'arrière-grand-mère du roi David (Ruth 4:17).
  • Esther. Elle est devenue orpheline et a été élevée par son cousin Mardochée : à la mort de son père et de sa mère, Mardochée l'avait adoptée pour fille (Esther 2:7). C'est dans cette maison qu'elle a appris à être fidèle au Seigneur.
  • Jésus. Le Fils de Dieu lui-même, en tant qu'homme, a grandi dans une maison à Nazareth et a appris un métier. La ville le connaissait ainsi : comme le charpentier, le fils de Marie (Marc 6:3).

Regardez à nouveau la liste. Il y a un fils avec père et mère, une belle-fille qui a appris de sa belle-mère, une orpheline élevée par un cousin. La revue tient à les mettre tous ensemble. Dans la Bible, la famille, c'est celui ou celle qui prend soin, enseigne et aime — et c'est là que Dieu plante les premières semences.

🏛 Curiosité — trois générations en un paragraphe. Proverbes 4 commence par un père qui parle à ses fils : "Écoutez, mes fils, l’instruction d’un père, Et soyez attentifs, pour connaître la sagesse ;" (Proverbes 4:1). Mais au milieu du texte, celui qui parle se souvient de l'époque où il était lui-même un fils : "J’étais un fils pour mon père, Un fils tendre et unique auprès de ma mère." (Proverbes 4:3). Celui qui écrit est Salomon ; le père dont il se souvient est David. En un seul paragraphe tiennent trois générations : David enseignant Salomon, et Salomon répétant à ses fils ce qu'il a entendu quand il était garçon. La sagesse n'est pas tombée d'un nuage. Elle est passée de main en main, de table en table. Un jour, ce sera vous sur la chaise du milieu, en train de transmettre à votre tour.

II — Apprendre les droits et les devoirs

Toute famille compte des personnes ayant des rôles différents. Et tout préadolescent, à un moment donné, pose la question : "Est-ce que c'est juste ?" La Bible ne fuit pas cette question. Elle parle de droits et de devoirs — et elle s'adresse aux deux côtés de la table.

Vos droits

En tant qu'enfant, vous avez le droit de parler et d'être écouté. Vous avez le droit d'être respecté, d'être aimé, d'être entouré de soins et de jouir des bénédictions d'un foyer. Ce n'est pas une invention moderne : la Bible commande aux parents d'élever leurs enfants dans la discipline et l'instruction du Seigneur, sans les irriter (Éphésiens 6:4). Prendre soin, enseigner et ne pas écraser est le devoir de celui qui élève — et, par conséquent, c'est le droit de celui qui est élevé.

Mais ne confondez pas : avoir le droit d'être écouté ne veut pas dire avoir le droit de gagner toutes les discussions. Vous pouvez ne pas être d'accord, vous pouvez demander pourquoi, vous pouvez demander à discuter à un moment plus calme — avec respect. C'est cela, être écouté. Claquer la porte et n'en faire qu'à sa tête ne l'est pas.

Vos devoirs

La revue en énumère trois.

1. Respecter, obéir et honorer. "Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre." (Éphésiens 6:1-3). Obéir, c'est faire ce qui a été demandé. Honorer va plus loin : c'est traiter avec respect, bien parler d'eux, ne pas se moquer — ni devant eux, ni dans leur dos, ni dans le groupe d'amis. Le livre des Proverbes utilise une image très forte pour celui qui se moque de son père et de sa mère (Proverbes 30:17), parce que Dieu prend cela au sérieux.

Et la promesse ? Elle est réelle : celui qui honore son père et sa mère vit mieux, et toute la maison vit mieux. Mais c'est une promesse de Dieu, pas un contrat de prospérité. Personne n'obéit pour devenir riche, et personne qui est mort jeune n'est mort par manque d'obéissance. La raison d'obéir est écrite dans le Texte d'or lui-même : parce que cela est agréable au Seigneur (Colossiens 3:20). Vous obéissez à cause de Christ.

2. Accepter la correction. Lors du cours dernier, vous avez vu que la correction est une preuve d'amour. Le livre des Proverbes le répète : "Un fils sage écoute l’instruction de son père, Mais le moqueur n’écoute pas la réprimande." (Proverbes 13:1). Et aussi : "L’insensé dédaigne l’instruction de son père, Mais celui qui a égard à la réprimande agit avec prudence." (Proverbes 15:5). Personne n'aime être repris. Mais celui qui écoute va plus loin.

3. Réjouir la maison. "Proverbes de Salomon. Un fils sage fait la joie d’un père, Et un fils insensé le chagrin de sa mère." (Proverbes 10:1). On peut le faire de façons très simples : être honnête, aider aux tâches ménagères sans qu'on ait besoin de le demander, étudier avec sérieux, choisir de bonnes amitiés, servir Jésus et — ce que presque tout le monde oublie — dire merci. Réfléchissez : à quand remonte la dernière fois où vous avez remercié la personne qui paie la facture d'électricité de la maison où vous habitez ?

Ce qu'obéir N'inclut PAS

Maintenant, prêtez bien attention, car cette partie est aussi biblique que les autres. Remarquez l'expression qu'utilise l'épître aux Éphésiens : obéir selon le Seigneur (Éphésiens 6:1). L'obéissance a une adresse. Et elle a une limite. Lorsque les apôtres ont reçu l'ordre de cesser de parler de Jésus, ils ont répondu : "Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes." (Actes 5:29). Aucun père, aucune mère ni aucun responsable n'a l'autorité de vous ordonner de pécher.

Qu'il soit donc écrit, en toutes lettres, ce qu'honorer et obéir ne veut pas dire :

  • Ce n'est pas obéir à un ordre de pécher — mentir à quelqu'un, voler, tromper, cacher une mauvaise action.
  • Ce n'est pas supporter en silence l'agression, l'humiliation, les insultes, les menaces ou les abus.
  • Ce n'est pas accepter que quelqu'un touche votre corps d'une manière qui vous met mal à l'aise, ni garder le secret à ce sujet — même si la personne fait partie de la famille, même si elle dit que "c'est un secret entre vous".

Si l'une de ces choses arrive, la solution a un nom : parlez-en, le jour même, à un adulte de confiance — un autre membre de la famille, votre enseignant de l'EBD, le pasteur. S'il n'y a personne à proximité, le Disque 100 répond gratuitement, à toute heure. En parler, ce n'est pas trahir la famille ni déshonorer qui que ce soit. C'est demander de l'aide. L'adulte règle le problème ; vous, vous prévenez.

Et cela n'est pas une excuse pour désobéir au "va ranger ta chambre". Ranger sa chambre n'est pas un péché — c'est juste ennuyeux. La limite existe pour vous protéger, pas pour vous dispenser de vos tâches.

L'autre côté de la table

Il y a un détail autour du Texte d'or que presque personne ne remarque. Colossiens 3:20 s'adresse aux enfants. Mais le verset suivant s'adresse aux parents : "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent." (Colossiens 3:21). Ce passage de Colossiens est une liste de devoirs pour chaque personne de la maison, l'une après l'autre — et tous dans le Seigneur. Il n'y a pas de règle uniquement pour le plus faible. Le verset 20 s'adresse à vous ; le 21, à ceux qui vous élèvent. Et Christ est au centre de la table.

Cela ne veut pas dire que vous allez réclamer le verset 21 à vos parents. Celui qui s'occupe du 21, c'est Dieu ; le vôtre, c'est le 20. Mais cela veut dire que, si votre maison vous décourage parfois, Dieu le voit — et ce n'est pas Lui qui a demandé cela à qui que ce soit.

Pour ceux qui ne vivent pas avec leur père et leur mère

La revue elle-même a pensé à vous : si vous ne vivez pas avec vos parents, honorez et réjouissez ceux qui vous ont accueilli avec amour. Et la Bible est de votre côté. Esther a été élevée par un cousin. Timothée a reçu une foi qui, comme Paul l'a écrit, avait habité d'abord dans sa grand-mère Loïs et dans sa mère Eunice (2 Timothée 1:5) — son père était grec et, selon toute vraisemblance, ne partageait pas la foi (Actes 16:1). Ruth a appris auprès de sa belle-mère. Et le psalmiste a écrit une phrase pour celui qui s'est senti abandonné : "Car mon père et ma mère m’abandonnent, Mais l’Éternel me recueillera." (Psaume 27:10).

Si vous vivez avec votre grand-mère, avec un oncle, dans une famille qui vous a adopté, dans un foyer d'accueil, seulement avec votre père ou seulement avec votre mère, ou si quelqu'un de votre maison est déjà parti, votre famille n'est pas "moins une famille". La famille, c'est celui ou celle qui prend soin de vous. Et il y a encore d'autres personnes à cette table : Jésus a regardé ceux qui étaient assis autour de Lui et a déclaré qu'ils étaient sa mère et ses frères (Marc 3:34). L'église vient s'ajouter, jamais remplacer. Les devoirs de cette leçon restent valables, mais vous n'avez pas besoin de les accomplir tout seul.

III — Des enseignements que nous emportons pour toute la vie

"Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas." (Proverbes 22:6). Remarquez le verbe : instruis (ou éduque). Ce n'est pas "ordonne". Ce n'est pas "punis". Éduquer, c'est enseigner avec patience, tous les jours, jusqu'à ce que cela devienne un chemin.

אב Dans l'original — hébreu. Le mot traduit par "instruis" (ou "éduque") dans Proverbes 22:6 vient de la racine hébraïque chanakh. C'est la même racine utilisée pour la consécration d'une maison neuve (Deutéronome 20:5) et pour la consécration du temple de Salomon (1 Rois 8:63). Éduquer un enfant, en hébreu, a un parfum d'inauguration : c'est mettre une vie à part pour Dieu dès le début, comme celui qui remet la maison au Propriétaire dès le premier jour.

Loin de la maison, le sac à dos a suivi

La revue raconte trois histoires de personnes qui ont emporté l'enseignement de leur maison très loin.

Joseph a été vendu par ses propres frères et emmené en Égypte, un pays rempli d'idoles, sans père, sans mère, sans personne qui connaisse son Dieu. Lorsque la femme de son maître a essayé de l'entraîner dans le péché, personne de sa famille ne regardait. Malgré cela, il a refusé, car il savait que ce serait pécher contre Dieu (Genèse 39:9). Dieu était avec lui, et il est devenu gouverneur d'Égypte (Genèse 41:38-46).

Daniel et ses amis ont été emmenés encore jeunes à Babylone. On a changé leur nom, leur langue, leur nourriture — tout. "Daniel résolut de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait, et il pria le chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller." (Daniel 1:8). La Bible ne dit pas qui a appris à Daniel à aimer Dieu. C'était très probablement sa maison, comme la Loi l'ordonnait (Deutéronome 11:18-19).

Esther est devenue reine de Perse et n'a pas oublié ce que Mardochée lui avait enseigné. Elle a risqué sa propre vie pour que son peuple ne soit pas tué (Esther 4–8). Ce qui avait été appris dans une maison simple est devenu du courage au cœur d'un palais.

Un proverbe, pas une machine

Maintenant, une précaution avec Proverbes 22:6. C'est un proverbe : il montre ce qui arrive habituellement, pas une machine qui fonctionne toute seule. L'enseignement reçu tôt s'enracine profondément — c'est vrai. Mais chaque personne reste responsable de ses propres choix. Salomon lui-même, qui avait si bien appris, a laissé son cœur se détourner dans sa vieillesse (1 Rois 11:4). Et la Bible montre aussi des fils qui ont reçu un enseignement et l'ont abandonné : Absalom s'est soulevé contre son propre père, le roi David (2 Samuel 15) ; les fils d'Éli ont méprisé la maison de Dieu (1 Samuel 2:22).

Cela veut dire deux choses. Premièrement : ce que vous avez reçu à la maison ne décide pas à lui seul de qui vous serez — vous choisissez aussi ce que vous gardez. Deuxièmement, et c'est très important : les problèmes de votre maison ne sont pas de votre faute. S'il y a des disputes, une séparation, un manque d'argent ou une maladie, personne n'attend de vous que vous répariez tout cela. Un enfant n'est pas responsable de maintenir le mariage de ses parents ni de résoudre des problèmes d'adultes.

Et il y a une troisième chose, que la leçon a gardée pour la fin : la maison ne sauve pas. Joseph, Daniel et Esther n'ont pas été fidèles grâce à une technique familiale. Ils ont été fidèles par la grâce de Dieu. La meilleure chose qu'une maison puisse faire pour quelqu'un n'est pas d'enseigner une règle — c'est de présenter Jésus.

❤ Pour votre vie. Pensez à un enseignement de la maison que vous portez déjà sans vous en rendre compte — prier avant de dormir, dire la vérité, demander pardon, saluer les gens. Dans dix ans, quand personne ne regardera, c'est cela qui sortira de votre sac à dos. Cela vaut la peine de prendre soin de ce qui s'y trouve.

Christ dans la leçon

La galerie de cette leçon se termine par le nom le plus important : Jésus. Et la Bible raconte ce qu'Il faisait à la maison. Après avoir été trouvé dans le temple à douze ans, Il est descendu avec eux, est allé à Nazareth et leur était soumis (Luc 2:51). Le Fils de Dieu, la Parole par qui le monde a été fait, obéissait à Joseph et à Marie. Et "Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes." (Luc 2:52). Quand quelqu'un dira qu'obéir à la maison est une affaire d'enfant, souvenez-vous : le Seigneur de l'univers l'a fait.

Et la maison de Jésus n'était pas parfaite. Lorsqu'Il est retourné à Nazareth, les voisins qui l'avaient vu grandir ont trouvé en Lui une occasion de chute, et Il a dit : "Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison." (Marc 6:4). Et plus encore : "Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui." (Jean 7:5). Si, dans votre maison, il y a des gens qui rient quand vous parlez de Jésus, vous n'êtes pas en dehors de la Bible. Vous êtes dedans — et Jésus comprend.

Maintenant, voyez la meilleure partie. Lorsque Jésus a été baptisé, avant de faire le moindre miracle ou de prêcher le moindre sermon, le ciel s'est ouvert : "Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection." (Matthieu 3:17). Qu'avait fait Jésus jusque-là ? Il avait habité à Nazareth, travaillé le bois, obéi — une trentaine d'années sans public, dans une maison où ses frères ne croyaient pas. Le Père n'a pas dit que la maison était parfaite. Il a dit que le Fils qui s'y trouvait était aimé.

Et Jésus n'a pas gardé cette famille seulement pour Lui. Il est mort sur la croix à notre place et est ressuscité le troisième jour, et c'est pourquoi Il ouvre la porte de la maison de Dieu : "Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés," (Jean 1:12). Celui qui croit en Lui entend de la part de Dieu : "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu." (Éphésiens 2:19). Quelle que soit votre maison — remplie, à moitié vide, désordonnée ou en paix —, en Jésus vous avez un Père et une famille qui ne finit jamais.

Ainsi, la phrase du cours se conclut de cette manière : ce que l'on apprend à la maison va dans le sac à dos pour toute la vie — et ce qu'on peut y mettre de meilleur, c'est Jésus.

Application pratique

Quand la règle semble être une invention. Cette semaine, vous allez entendre un "non" ou recevoir un ordre qui vous semblera dénué de sens. Avant de claquer la porte, demandez calmement pourquoi, à un bon moment. Si ce n'est pas un péché, obéissez — parce que cela est agréable au Seigneur (Colossiens 3:20).

Quand l'ordre demande de faire le mal. Si quelqu'un vous ordonne de mentir, de tromper ou de cacher une mauvaise action, vous pouvez dire "non" avec respect — car il importe davantage d'obéir à Dieu (Actes 5:29). Et si quelque chose à la maison vous blesse, vous humilie ou vous met mal à l'aise, parlez-en le jour même à un adulte de confiance. L'adulte règle le problème ; vous, vous prévenez.

Quand vient le moment de réjouir la maison. Choisissez une tâche ménagère dans la maison où vous habitez et faites-la sans qu'on vous le demande. Personne n'a besoin de savoir que c'était fait exprès (Proverbes 10:1).

Quand votre famille est différente. Si vous vivez avec votre grand-mère, un oncle, un seul de vos parents ou dans un foyer qui vous a accueilli, honorez ceux qui prennent soin de vous — et souvenez-vous qu'à l'église vous avez aussi une famille (Marc 3:34).

Prière finale

Seigneur Jésus, merci pour la maison où habite chacun de ces préadolescents et pour ceux qui prennent soin d'eux. Merci parce que Toi aussi, Seigneur, Tu as été un fils, Tu as obéi à Nazareth et Tu connais de l'intérieur une maison où tous ne croyaient pas. Enseigne à ces élèves à honorer et à obéir dans le Seigneur, et donne-leur le courage de parler à un adulte quand quelque chose fait mal. Entoure de tes bras ceux qui ne vivent pas avec leur père ou leur mère et rappelle à chacun que l'église est aussi une famille. Mets dans leur sac à dos ce qui vaut pour toute la vie — et, par-dessus tout, mets-y Toi-même, Seigneur. Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que dit la Bible sur l'obéissance aux parents ?+

Elle dit que c'est juste et que cela plaît à Dieu : "Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur." (Colossiens 3:20). Dans Éphésiens, Paul ajoute une précision importante en demandant d'obéir à ses parents dans le Seigneur (Éphésiens 6:1). Cela veut dire que l'enfant obéit à cause de Christ, et pas seulement pour éviter de se faire gronder. Et la Bible ne s'adresse pas seulement à l'enfant : dès le verset suivant, elle ordonne aux parents de ne pas irriter leurs enfants, afin qu'ils ne se découragent pas (Colossiens 3:21).

Dois-je obéir à mes parents en tout, même s'ils me demandent de faire quelque chose de mal ?+

Non. L'obéissance en toutes choses de Colossiens 3:20 s'inscrit dans l'obéissance dans le Seigneur d'Éphésiens 6:1. Lorsque l'ordre pousse à pécher — mentir, voler, tromper quelqu'un, cacher une mauvaise action —, ce que les apôtres ont déclaré s'applique : "Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes." (Actes 5:29). Ce n'est pas une excuse pour désobéir quand on vous demande de ranger votre chambre. C'est une protection. Et obéir ne signifie pas non plus supporter en silence l'agression, l'humiliation ou un contact qui vous met mal à l'aise : cela, vous devez le raconter le jour même à un adulte de confiance.

Quels sont les droits et les devoirs des enfants selon la Bible ?+

L'enfant a le droit de parler, d'être écouté, d'être respecté, d'être aimé et d'être entouré de soins — la Bible ordonne aux parents d'élever leurs enfants en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur, sans les irriter (Éphésiens 6:4). Et il a des devoirs : respecter, obéir et honorer ses parents (Éphésiens 6:1-3), accepter la correction (Proverbes 13:1) et réjouir la maison (Proverbes 10:1) — en aidant aux tâches, en étudiant, en étant honnête et en disant merci. Un côté n'annule pas l'autre : avoir des droits n'est pas une permission de désobéir, et avoir des devoirs n'est pas l'obligation de supporter ce qui fait mal.

Que signifie Proverbes 22:6 ?+

"Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas." (Proverbes 22:6). C'est un proverbe : il montre ce qui arrive habituellement, et non un contrat automatique. L'enseignement reçu tôt s'enracine profondément et accompagne toute la vie. Mais chaque personne reste responsable de ses propres choix — Salomon a bien appris et, dans sa vieillesse, il a laissé son cœur se détourner (1 Rois 11:4). C'est pourquoi ce verset ne sert à culpabiliser ni les parents ni les enfants : il sert à enseigner tôt et à garder ce que l'on a appris.

Celui qui ne vit pas avec son père ou sa mère doit-il aussi rendre honneur ?+

Oui, et la leçon vaut entièrement pour vous. Esther a été élevée par son cousin Mardochée, qui l'a prise pour fille à la mort de son père et de sa mère (Esther 2:7). Timothée a appris la foi auprès de sa grand-mère Loïs et de sa mère Eunice (2 Timothée 1:5). La famille, ce sont ceux qui prennent soin de vous — grands-parents, oncles et tantes, père ou mère seuls, famille adoptive, foyer d'accueil. Honorez ceux qui prennent soin de vous. Et souvenez-vous : "Car mon père et ma mère m’abandonnent, Mais l’Éternel me recueillera." (Psaume 27:10).

Jésus obéissait-il à ses parents ?+

Oui, il obéissait. Après avoir été retrouvé dans le temple à l'âge de douze ans, Jésus est descendu avec eux à Nazareth et leur était soumis (Luc 2:51). Le Fils de Dieu a vécu dans une maison ordinaire, a appris un métier — la ville le connaissait comme le charpentier (Marc 6:3) — et a obéi à Joseph et à Marie. Quand quelqu'un dira qu'obéir à la maison est une affaire d'enfant, rappelez-vous que le Seigneur de l'univers l'a fait.

Préadolescents

4e trimestre