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Fuis les tentations !

Leçon 7 · 4e trimestre 2026 · 01/11/2026 · 22 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps.” (1 Corinthiens 6:18, LSG) · Lire dans la Bible

La septième leçon des Proverbes enseigne au préadolescent à faire face à la tentation de la manière que la Bible ordonne : s'en éloigner. L'étude montre que la tentation ne vient pas de Dieu, qu'elle comporte des étapes et qu'il est toujours possible de s'arrêter à mi-chemin, que Joseph a fui et n'était pas coupable de ce qu'on lui a fait, et que le vrai travail se fait avant : garder son cœur, occuper son esprit et passer du temps avec Dieu. Elle se termine sur Jésus, qui a été tenté en toutes choses et n'a pas péché.

Personne ne tombe d'un seul coup. On s'approche un peu, encore un tout petit peu plus près, on reste là, on pense qu'on peut tenir bon — et, quand on s'en rend compte, on n'y arrive plus. C'est comme la « juste une cuillerée de plus » de crème au chocolat dans le réfrigérateur : quand vous vous en rendez compte, la casserole est vide.

Vous entrez dans l'adolescence. C'est une belle étape, pleine de découvertes : le corps change, la tête change, les émotions changent, et l'envie de vivre de nouvelles choses apparaît. Rien de tout cela n'est mauvais. Mais c'est aussi l'étape où arrivent de nouvelles invitations — certaines bonnes, d'autres dangereuses. Et c'est des invitations dangereuses que nous allons parler aujourd'hui.

La leçon donne une instruction qui est à l'opposé de ce que beaucoup de gens disent. Le monde dit : « sois fort, tiens bon, prouve que tu en es capable ». La Bible dit autre chose : cours.

La lecture biblique commence par un avertissement d'un père à son fils : "La réflexion veillera sur toi, L’intelligence te gardera, Pour te délivrer de la voie du mal, De l’homme qui tient des discours pervers," (Proverbes 2:11-12). Et elle se termine par le portrait du sage et de l'insensé : "Le sage a de la retenue et se détourne du mal, Mais l’insensé est arrogant et plein de sécurité." (Proverbes 14:16). Remarquez le verbe du sage : il se détourne. Ce n'est pas affronter. Ce n'est pas prouver qu'on tient bon. C'est changer de chemin. Et remarquez l'erreur de l'insensé : il se croit en sécurité. L'insensé n'est pas celui qui tombe — c'est celui qui pense qu'il ne tombera jamais.

Avant de commencer, voici une question à laquelle vous répondrez intérieurement, sans parler à voix haute : quelle est la dernière fois où vous vous êtes approché de quelque chose en pensant que vous réussiriez à vous arrêter au bon moment ?

Retenez la phrase qui reviendra tout au long du cours : résister vraiment, c'est s'éloigner.

I — Rejeter les mauvaises invitations

La tentation ne vient pas de Dieu

Beaucoup de gens, lorsqu'ils commettent une faute, disent : « C'est Dieu qui m'a mis à l'épreuve ». La Bible coupe court à ce discours dès le départ : "Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne." (Jacques 1:13).

Il y a ici deux mots que presque tout le monde confond : épreuve et tentation.

  • Dieu éprouve pour fortifier. L'épreuve est comme l'entraînement de l'athlète : cela fait mal, mais cela rend plus ferme. Joseph a été vendu par ses propres frères et a passé des années loin de chez lui — et il en est sorti avec un caractère plus fort. "Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment." (Jacques 1:12).
  • La tentation veut faire tomber. C'est une invitation à faire ce qui déplaît à Dieu. Et celui qui veut vous voir à terre, ce n'est pas Dieu.

Alors, d'où vient la tentation ? Le diable tente, et il tente vraiment (Matthieu 4:1). Mais Jacques montre par où il entre : "Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise." (Jacques 1:14). La convoitise est le mauvais désir qui habite en nous. Jésus a dit la même chose : "Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres," (Marc 7:21). Le diable propose, mais il utilise un désir qu'il a déjà trouvé à l'intérieur.

אב Dans l'original — grec. Les deux mots de Jacques 1:14 viennent de la pêche. Le premier mot (« attiré ») décrit quelque chose que l'on tire vers l'extérieur, comme le poisson que l'on fait sortir de sa cachette. Le second mot (« amorcé ») vient d'un terme lié à l'appât. Le poisson n'est pas obligé de mordre : il est attiré par quelque chose qui ressemble à de la nourriture, et l'hameçon vient avec. Et le pêcheur ne lance pas n'importe quel appât — il lance celui que ce poisson mange. C'est pourquoi la tentation de chacun est différente : ce qui vous attire n'attirera peut-être même pas l'attention de votre ami.

Et le verset suivant montre tout le chemin, en trois étapes : "Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort." (Jacques 1:15). Désir → péché → conséquence. Aucune des trois n'est instantanée. Le péché est conçu, engendré, comme un bébé qui met des mois à naître. Personne ne se réveille à la troisième étape. On entre dans la première en pensant qu'on ne fait que regarder, que discuter, ou que « jeter un petit coup d'œil ».

La bonne nouvelle est cachée là : si chaque étape prend du temps, il est toujours temps de s'arrêter à mi-chemin. Et Dieu lui-même garantit l'issue : "Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter." (1 Corinthiens 10:13).

Ressentir la tentation n'est pas pécher

Cela doit être très clair : être tenté n'est pas un péché. Jésus a été tenté, et la Bible dit qu'Il a été tenté en toutes choses, mais sans commettre de péché (Hébreux 4:15). Ressentir cette attirance ne fait pas de vous une mauvaise personne. Ce qui compte, c'est ce que vous en faites : mordre à l'appât ou vous éloigner.

Fuir les tentations

La revue rappelle que, face à la tentation, la Bible utilise un verbe très court : fuir. "Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps." (1 Corinthiens 6:18). "Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur." (2 Timothée 2:22). Mais elle ne s'arrête pas là. Face au diable, le verbe est différent : "Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous." (Jacques 4:7).

Mettez les deux choses ensemble et vous avez l'ordre complet : résister au diable et fuir ce qui nourrit le péché. Celui qui résiste vraiment n'est pas celui qui s'approche pour montrer qu'il en est capable. C'est celui qui s'éloigne. Fuir n'est pas de la lâcheté. C'est la stratégie de celui qui connaît son propre cœur et sait qu'il risque de ne pas tenir bon.

Les Proverbes donnaient déjà ce conseil : "N’entre pas dans le sentier des méchants, Et ne marche pas dans la voie des hommes mauvais. Évite-la, n’y passe point ; Détourne-t’en, et passe outre." (Proverbes 4:14-15). Quatre ordres d'affilée, et aucun ne dit « vas-y et affronte-le ».

Joseph, le vêtement et la porte

La Bible contient un exemple célèbre de fuite. Joseph était un jeune travailleur dans la maison de Potiphar, un officier d'Égypte. La femme de son maître a commencé à insister pour qu'il pèche avec elle. Joseph a refusé et a expliqué pourquoi : "Il n’est pas plus grand que moi dans cette maison, et il ne m’a rien interdit, excepté toi, parce que tu es sa femme. Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ?" (Genèse 39:9).

Elle a insisté encore, et encore, et encore. Et remarquez ce que faisait Joseph : "Quoiqu’elle parlât tous les jours à Joseph, il refusa de coucher auprès d’elle, d’être avec elle." (Genèse 39:10). Il ne restait même pas près d'elle. Bien avant le jour où il a dû courir, Joseph évitait déjà le lieu, la conversation et sa compagnie.

Un jour, il est entré dans la maison pour travailler, et il n'y avait personne d'autre là (Genèse 39:11). "elle le saisit par son vêtement, en disant : Couche avec moi ! Il lui laissa son vêtement dans la main, et s’enfuit au dehors." (Genèse 39:12). Elle est restée avec le vêtement entre les mains, a menti à son sujet, et Joseph a été jeté en prison sans avoir rien fait (Genèse 39:20).

Deux choses importantes à propos de cette histoire :

  • Joseph n'était aucunement coupable de ce que cette femme a fait. Il était à son travail. C'est elle qui a mal agi — la patronne, qui avait du pouvoir sur lui, en insistant sur ce qu'il avait déjà refusé. La Bible ne blâme pas Joseph. Elle raconte qu'il a fait ce qui était juste.
  • Fuir a coûté cher, mais Dieu n'a rien gaspillé. Joseph s'est retrouvé en prison. Mais la Bible dit : "L’Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté. Il le mit en faveur aux yeux du chef de la prison ." (Genèse 39:21). Et cette prison a fait partie du chemin qui a conduit Joseph au palais d'Égypte.

❤ Pour votre vie. Si un adulte — ou quelqu'un de plus âgé, ou quelqu'un que vous ne connaissez que par Internet — vous demande de garder un secret, vous demande une photo de vous, tente un contact physique qui vous met mal à l'aise ou fixe un rendez-vous en cachette, faites comme Joseph : éloignez-vous. Et faites ce que Joseph n'avait pas le moyen de faire : parlez-en à un adulte de confiance le jour même — père, mère, responsable, enseignant de l'École du dimanche (EBD), pasteur. Même si vous avez déjà répondu. Même si la personne vous a dit de ne rien dire. Vous n'aurez pas d'ennuis pour avoir parlé. S'il n'y a personne à proximité, appelez le Disque 100 (service gratuit de protection de l'enfance au Brésil, ou le numéro d'urgence de votre pays), gratuitement, à toute heure. Vous n'avez à affronter personne tout seul : l'adulte s'en occupe ; vous, vous prévenez.

Ce que signifie fuir aujourd'hui

Aujourd'hui, fuir consiste presque jamais à sortir en courant d'une maison. Fuir, c'est :

  • fermer l'application ou le site ;
  • quitter le groupe où l'on a commencé à envoyer de mauvaises choses ;
  • ne pas ouvrir cette conversation ;
  • quitter le cercle quand on commence à dire du mal d'un camarade ;
  • ne pas entrer dans la combine pour tricher à un examen ;
  • dire « je n'y vais pas » — sans chercher à trop se justifier.

Et fuir a un prix. Vous pouvez être exclu d'une blague, manquer une invitation, passer pour celui qui est « bizarre » dans le groupe. Joseph a payé de sa liberté. Votre prix sera probablement bien moindre.

Ne confondez simplement pas fuir avec vous cacher du monde. Fuir, ce n'est pas s'enfermer dans sa chambre et ne plus jamais parler à personne. C'est reconnaître qu'il existe des lieux et des situations où vous ne devez pas être — et en sortir, de préférence avant même de vous en approcher.

❤ Pour le cœur. Et si vous avez vu, sans le vouloir, une image ou une vidéo inappropriée sur votre téléphone ? Ou si quelqu'un vous l'a montrée ? Vous n'en êtes pas coupable. Fermez-la tout de suite, éloignez-vous et parlez-en à un adulte de confiance le jour même. Ne gardez pas cela tout seul — le secret pèse plus lourd que la conversation.

La conséquence du péché

La fin du chemin de la tentation est sérieuse. Dans la lecture biblique, les Proverbes présentent un père qui parle à son fils, et c'est pourquoi l'avertissement évoque une femme étrangère qui flatte par ses paroles et qui oublie l'alliance de son Dieu (Proverbes 2:16-17). L'avertissement vaut pour toute personne, tout groupe ou toute invitation qui éloigne quelqu'un de Dieu. Et le père dit où mène ce chemin : "Aucun de ceux qui vont à elle ne revient, Et ne retrouve les sentiers de la vie." (Proverbes 2:19). Et Paul résume : "Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur." (Romains 6:23). La revue explique que cette mort est spirituelle : le péché éloigne la personne de Dieu.

Mais le même verset ne s'arrête pas là : "Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur." (Romains 6:23). Un don gratuit est un cadeau. Personne ne l'achète. Dieu l'offre à quiconque se donne à Christ. Dire « non » à la mauvaise invitation, c'est dire « oui » à Jésus.

II — Combattre les mauvaises pensées

Le tentateur veut que l'être humain pèche et s'éloigne de Dieu. Il en a été ainsi avec Jésus dans le désert (Matthieu 4:3) et il en est ainsi jusqu'à aujourd'hui. Mais la revue le rappelle : la tentation ne prend que parce qu'elle trouve un désir dans le cœur.

Le choix du péché

Il y a des gens qui, lorsqu'ils commettent une faute, rejettent toute la faute sur le diable. Cela ne date pas d'hier. En Éden, lorsque Dieu a demandé à la femme ce qu'elle avait fait, la réponse a été : "Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé." (Genèse 3:13). C'est vrai : le serpent l'a séduite. Mais le texte raconte aussi ce qui s'est passé à l'intérieur : "La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea." (Genèse 3:6). Elle a regardé, a désiré, a tendu la main. Et Adam, qui était avec elle, en a mangé aussi.

Le diable propose. C'est nous qui acceptons. Ce n'est pas pour vous accabler — c'est pour remettre le volant entre vos mains. Si la décision vous appartient, votre décision peut être différente. Dieu ne fait pas de vous une marionnette ni un robot : Il donne la grâce qui fortifie, et vous choisissez d'y marcher.

Le cœur est la source des choix

"Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie." (Proverbes 4:23). Remarquez le début : plus que toute autre chose. Si vous ne pouviez garder qu'une seule chose dans la vie, ce serait celle-là.

Le verset utilise l'image d'une source. De l'eau sale à la source salit toute la rivière, et c'est très difficile à nettoyer ensuite. Ce qui entre par les yeux et par les oreilles descend vers le cœur, et ce qui reste dans le cœur devient un choix. C'est pourquoi, avant d'agir, il vaut la peine de se demander : qu'est-ce que je laisse entrer ?

🏛 Le saviez-vous — pourquoi « son propre corps » ? Paul a écrit le texte d'or pour les croyants de Corinthe, une grande ville portuaire où l'immoralité était courante et où beaucoup de gens pensaient que le corps n'avait pas d'importance pour Dieu. Paul répond qu'il importe, et même beaucoup : "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." (1 Corinthiens 6:19-20). Le mot traduit par impudicité ou fornication signifie l'immoralité sexuelle : utiliser le corps et la sexualité en dehors du plan de Dieu, qui a réservé cela au mariage. Mais remarquez le ton de Paul : il ne parle pas du corps comme de quelque chose de laid. Il en parle comme d'un temple. Dieu a fait votre corps, et Il a vu que cela était très bon (Genèse 1:31). S'il vous reste le moindre doute, la meilleure conversation à avoir est avec votre père, votre mère ou votre responsable.

Occuper son esprit avec les choses d'en haut

Certaines mauvaises pensées nous prennent par surprise. Cela arrive à tout le monde. Le problème n'est pas la pensée qui passe ; c'est la pensée que vous invitez à s'asseoir et que vous nourrissez.

Et il y a ici un très bon détail. La Bible ne dit pas « arrêtez d'y penser » — quiconque a déjà essayé sait que cela ne marche pas. Elle ordonne de penser à autre chose : "Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre." (Colossiens 3:2). Et Paul en donne la liste : "Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées." (Philippiens 4:8).

Occuper est plus facile que chasser. Un verre rempli d'eau propre n'a pas de place pour de l'eau sale.

III — Investir du temps dans la présence de Dieu

Avez-vous déjà remarqué que plus vous passez de temps avec un ami, plus vous vous connaissez — et plus vous finissez par vous ressembler ? Avec Dieu, c'est pareil. Plus vous passez de temps avec Lui, plus vous Le connaissez, plus vous désirez Lui plaire et plus vous Lui ressemblez : "Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit." (2 Corinthiens 3:18).

Près de Dieu, plus ferme

La promesse est simple : "Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus." (Jacques 4:8). Remarquez que ce verset vient juste après l'ordre de résister au diable (Jacques 4:7). Ce n'est pas un hasard. La force de fuir ne vient pas des efforts que vous faites tout seul ; elle vient du fait d'être près de Dieu.

Être dans la présence de Dieu ne fait pas disparaître la tentation — Jésus a été tenté. Mais cela vous rend plus ferme. Jésus lui-même a enseigné à ses disciples à veiller : "Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible." (Matthieu 26:41). Et c'est le Saint-Esprit, qui habite dans le croyant, qui donne la force de dire non : "Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair." (Galates 5:16).

Et une mise en garde : le temps passé avec Dieu n'est pas une monnaie d'échange pour « gagner des points » ni une garantie que rien de mauvais n'arrivera. C'est une amitié. Nous cherchons Dieu parce qu'Il nous a cherchés le premier.

Deux habitudes qui font la différence

La revue propose de mettre en place un culte personnel quotidien : un moment de votre journée rien qu'avec Dieu, avec deux habitudes.

  • La prière. Raconter à Dieu ce qui vous pèse, ce dont vous avez besoin, ce qui vous réjouit et ce pour quoi vous Le remerciez. Paul enseigne à tout présenter à Dieu dans la prière, avec des actions de grâces (Philippiens 4:6-7).
  • La lecture de la Bible. Dieu vous parle au moyen de la Parole (2 Timothée 3:16-17). Choisissez un livre — un Évangile est un bon début — et fixez-vous un objectif pour le terminer. "Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole." (Psaume 119:9).

Pourquoi cela aide-t-il autant ? Parce qu'au moment de la tentation, on n'a pas le temps de chercher la réponse. Vous utilisez ce qui est déjà gardé à l'intérieur. "Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi." (Psaume 119:11). C'est exactement ce que Jésus a fait dans le désert.

Pas besoin de commencer grand. Cinq minutes le matin sont déjà un début. Avec le temps, à mesure que cela devient une habitude, ce moment grandit naturellement. L'important est de commencer : "Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve ; Invoquez-le, tandis qu’il est près." (Ésaïe 55:6).

Jésus dans le désert

La revue se termine par une question : qu'apprenons-nous des réponses de Jésus aux trois tentations du désert (Matthieu 4:1-11) ? Chacune a touché un domaine différent :

  • Dans le corps — la faim. Jésus jeûnait depuis quarante jours, et le diable lui a proposé de transformer des pierres en pain. La réponse : "Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4:4).
  • Dans l'esprit — l'orgueil. Le diable lui a proposé de se jeter du haut du temple pour prouver qu'Il était le Fils de Dieu. La réponse : "Jésus lui dit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu." (Matthieu 4:7).
  • Dans l'âme — l'adoration. Le diable lui a offert les royaumes du monde en échange de son adoration. La réponse : "Jésus lui dit : Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul." (Matthieu 4:10).

Trois tentations, trois fois « il est écrit ». Jésus a répondu avec la Parole qu'Il connaissait déjà. Et la fin est belle : "Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient." (Matthieu 4:11).

❤ Pour votre vie. Le croyant vainc la tentation à mesure qu'il vit près de Dieu. Il ne s'agit pas d'être plus fort que les autres. Il s'agit d'être plus près de Lui.

Christ dans la leçon

Nous pourrions terminer cette leçon par « soyez comme Joseph » ou « soyez forts ». Mais la leçon ne se termine pas sur un héros. Elle se termine en Jésus.

Jésus sait ce que c'est. "Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché." (Hébreux 4:15). Il a ressenti la faim, la fatigue, la pression. Il a été tenté pour de vrai. Et Il n'est pas tombé. Lorsque vous priez au moment de la tentation, vous ne parlez pas à quelqu'un qui ne comprend pas. Vous parlez à Celui qui est déjà passé par là : "car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés." (Hébreux 2:18).

Jésus a vaincu là où nous sommes tombés. En Éden, l'humanité a regardé, a désiré et a mangé. Dans le désert, Jésus avait faim et a dit non. Il a été obéissant en tout, Il est mort sur la croix à notre place et Il est ressuscité le troisième jour. Celui qui vous aide à courir a déjà couru cette course auparavant — et Il a gagné.

Jésus a payé pour votre corps. Le texte d'or n'est pas un sermon fait pour faire honte. Juste après, Paul dit que vous avez été rachetés à un grand prix (1 Corinthiens 6:20). Ce prix a été le sang de Jésus. Vous ne fuyez pas la tentation pour « mériter » Dieu. Vous fuyez parce que vous Lui appartenez déjà, et que votre corps est la maison où habite le Saint-Esprit (1 Corinthiens 6:19).

Et Jésus accueille celui qui est tombé. Si vous avez déjà mordu à l'appât, la porte n'est pas fermée. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9). Aux croyants de Corinthe, dont beaucoup avaient vécu dans toutes sortes de péchés avant de connaître Jésus, Paul a écrit : "Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu." (1 Corinthiens 6:11). Personne n'est trop loin pour revenir.

La force n'est pas la vôtre. Elle est la Sienne. Résister vraiment, c'est s'éloigner — et courir dans les bras de Jésus.

Application pratique

Connaissez votre appât. La tentation de chacun est différente. Demandez à Dieu, dans la prière, par où elle a l'habitude d'entrer dans votre vie. Pas besoin de le raconter à la classe. Il faut être honnête avec Dieu.

Fermez la porte avant. La décision qui sauve n'est presque jamais prise au moment critique ; elle est prise avant, lors d'un jour ordinaire. Choisissez une porte et fermez-la cette semaine. C'est votre Devoir à la maison.

Parlez-en à un adulte. Si quelqu'un vous demande un secret, une photo, un contact physique ou un rendez-vous, ou si vous avez vu quelque chose d'inapproprié, parlez-en à un adulte de confiance le jour même. En parler ne vous attirera pas d'ennuis, et vous n'avez rien à régler tout seul.

Gardez une réponse. Jésus a répondu par « il est écrit ». Choisissez un verset de cette leçon — Proverbes 4:23, 1 Corinthiens 10:13 ou Jacques 4:7 — et gardez-le en mémoire pour le moment difficile.

Prière finale

Seigneur Jésus, merci parce que Tu as été tenté en toutes choses sans commettre de péché, et parce que Tu comprends chacun de ces préadolescents. Merci parce que leur corps est le temple du Saint-Esprit et qu'il a été racheté par Ton sang. Apprends à chacun à repérer l'appât de loin, à résister au diable et à s'éloigner de ce qui entraîne vers le mal. Garde leur cœur. Donne-leur le courage de parler à un adulte de confiance lorsque quelqu'un leur demande un secret ou lorsqu'ils voient quelque chose qu'ils n'auraient pas dû voir. Et, si quelqu'un ici est déjà tombé, entoure sa vie de Ton pardon. Que chacun apprenne à courir : loin de la tentation et tout près de Toi. Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que commande la Bible face à la tentation : résister ou fuir ?+

Les deux choses, chacune à sa place. Face au diable, la Bible ordonne de lui résister afin qu'il fuie loin de nous (Jacques 4:7). Face aux situations qui nourrissent le péché, elle ordonne de fuir l'immoralité sexuelle (1 Corinthiens 6:18) ainsi que les passions de la jeunesse (2 Timothée 2:22). En pratique, résister vraiment, c'est s'éloigner, et non rester tout près pour prouver qu'on peut tenir bon.

Avoir une tentation, est-ce déjà un péché ?+

Non. Jésus a été tenté en toutes choses, mais sans commettre de péché (Hébreux 4:15). Ressentir l'attirance n'est pas pécher. Jacques montre que le péché naît lorsque la personne accepte le désir et le poursuit (Jacques 1:14, 15). C'est pourquoi il est toujours temps de s'arrêter à mi-chemin, et Dieu promet le moyen d'en sortir (1 Corinthiens 10:13).

Que signifie 1 Corinthiens 6:18 ?+

Paul a écrit : "Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps." (1 Corinthiens 6:18). La fornication désigne l'immoralité sexuelle : utiliser le corps et la sexualité en dehors du plan de Dieu, qui a réservé cela au mariage. Juste après, Paul en explique la raison : le corps du croyant est le temple du Saint-Esprit et a été racheté à un grand prix (1 Corinthiens 6:19, 20). Le corps n'est pas quelque chose de laid : il est si précieux que Jésus a payé pour lui.

Pourquoi Joseph a-t-il fui la femme de Potiphar ?+

Parce qu'il savait que c'était un péché contre Dieu et qu'il ne pouvait pas commettre un si grand mal et pécher contre Lui (Genèse 39:9). Elle insistait tous les jours, et il ne restait même pas près d'elle (Genèse 39:10). Lorsqu'elle l'a attrapé par son vêtement, il lui a laissé son vêtement dans la main et s'est enfui (Genèse 39:12). Joseph n'était nullement coupable de ce qu'elle a fait : il travaillait, et c'est elle qui a mal agi. Même emprisonné injustement, l'Éternel était avec Joseph (Genèse 39:21).

J'ai vu sans le vouloir quelque chose d'inapproprié sur internet. Ai-je péché ?+

Vous n'êtes pas coupable d'avoir vu cela sans le vouloir, ni du fait que quelqu'un vous l'ait montré. Que faire : fermez tout de suite, éloignez-vous et parlez-en à un adulte de confiance le jour même. Vous n'aurez pas d'ennuis pour en avoir parlé. Et si un adulte ou quelqu'un sur internet vous demande un secret, une photo, un contact physique ou un rendez-vous, parlez-en également le jour même. S'il n'y a personne à proximité, appelez le Disque 100.

Je suis déjà tombé dans une tentation. Dieu veut-il encore de moi ?+

Oui, Il veut de vous. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9) Parlez à Dieu, sans rien cacher, et cherchez un adulte de confiance pour vous aider à fermer cette porte. "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ." (Romains 8:1) Jésus n'est pas mort pour ceux qui ne tombent jamais : Il est mort pour ceux qui tombent et reviennent à Lui.

Préadolescents

4e trimestre