Texte d'or
“L’orgueil d’un homme l’abaisse, Mais celui qui est humble d’esprit obtient la gloire.” (Proverbes 29:23, LSG) · Lire dans la Bible
La douzième leçon sur les Proverbes dissipe la confusion entre humilité et pauvreté, montre le portrait de l'orgueilleux qui n'assume jamais sa faute et la suite de personnes qui sont tombées pour s'être crues au-dessus des autres. Elle enseigne qu'être humble, ce n'est pas se diminuer, mais reconnaître que tout vient de Dieu. Elle se termine sur Jésus, qui s'est dépouillé, a servi et a été exalté par le Père.
L'enseignant pose une question devant toute la classe. Vous ne connaissez pas la réponse. Mais vous levez quand même la main, parce que rester silencieux semble pire. Ou alors : au milieu d'une discussion, vous réalisez que vous avez tort — et vous continuez jusqu'au bout, juste pour ne pas céder.
Il y a deux petites phrases que presque personne de votre âge n'arrive à dire à voix haute. La première est « je ne sais pas ». La seconde est encore plus difficile : « je me suis trompé, pardonne-moi ».
Les Proverbes ont un verset qui explique pourquoi ces phrases pèsent si lourd, et ce qui arrive à celui qui n'arrive jamais à les dire : "L’orgueil d’un homme l’abaisse, Mais celui qui est humble d’esprit obtient la gloire." (Proverbes 29:23). L'orgueil, c'est l'attitude de celui qui se croit au-dessus des autres. Et le verset avertit : celui qui monte trop haut par lui-même finit tout en bas.
La lecture de cette leçon rassemble trois versets des Proverbes qui disent la même chose de trois manières. Le premier est un conseil : "Ne sois point sage à tes propres yeux, Crains l’Éternel, et détourne-toi du mal :" (Proverbes 3:7). Le deuxième montre l'ordre des choses : "La crainte de l’Éternel enseigne la sagesse, Et l’humilité précède la gloire." (Proverbes 15:33). Le troisième montre le chemin inverse : "Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève ; Mais l’humilité précède la gloire." (Proverbes 18:12). Remarquez bien : dans les trois, l'humilité vient avant. L'honneur vient après, et il vient de Dieu.
Avant de commencer, répondez seulement pour vous-même : quelle est la dernière fois où vous avez admis une erreur sans que personne n'ait eu besoin de vous y obliger ?
Retenez la phrase qui va revenir tout au long de cette étude : l'humble n'est pas celui qui se rabaisse ; c'est celui qui n'a rien à prouver.
I — Ne pensez pas que vous savez tout
L'humilité n'est pas la pauvreté
Beaucoup de gens appellent « humble » la personne qui a peu d'argent, une maison simple, des vêtements usés. « Il vient d'une famille humble. » C'est une confusion. L'humilité n'a rien à voir avec la taille de la maison, la marque des baskets ni le compte en banque. Il y a des gens riches qui sont humbles et des gens pauvres qui sont remplis d'orgueil.
L'humilité n'est pas non plus la timidité. L'élève discret au fond de la salle n'est pas, pour cette seule raison, plus humble que l'élève qui parle beaucoup. L'humilité est autre chose — c'est la façon dont vous vous voyez vous-même devant Dieu et devant les autres.
Tout ce que vous avez, vous l'avez reçu
La personne humble reconnaît que tout ce qu'elle a vient du Seigneur. David a prié ainsi : "C’est de toi que viennent la richesse et la gloire, c’est toi qui domines sur tout, c’est dans ta main que sont la force et la puissance, et c’est ta main qui a le pouvoir d’agrandir et d’affermir toutes choses." (1 Chroniques 29:12). Jacques dit la même chose : "toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation." (Jacques 1:17).
Pensez à votre intelligence, à votre santé, à votre voix qui chante, à votre main qui dessine, à votre facilité pour les mathématiques. Vous n'avez rien fabriqué de tout cela. Et il y a plus : beaucoup de bonnes choses dans votre vie viennent de ce que d'autres personnes ont fait pour vous — ceux qui ont pris soin de vous quand vous étiez bébé, ceux qui vous ont appris à lire, ceux qui vous ont emmené à l'église.
Paul a posé trois questions aux Corinthiens qui démontent tout orgueil : "Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?" (1 Corinthiens 4:7). Si vous l'avez reçu, vous ne pouvez pas vous vanter comme si tout venait de votre propre mérite.
🏛 Curiosité — les pieds sur terre. Le mot « humble » vient du latin humilis, qui naît de humus : la terre, le sol. L'humble, à l'origine, est celui qui est proche du sol. Ce n'est pas celui qui rampe ni celui qui se rabaisse pour paraître plus petit. C'est celui qui a les pieds sur terre — il connaît sa vraie mesure et n'a pas besoin de se gonfler.
Personne ne sait tout
La deuxième marque de la personne humble est d'admettre qu'elle ne sait pas tout. Cela semble peu de chose, mais ce ne l'est pas. Celui qui pense tout savoir cesse d'apprendre — auprès de l'enseignant, de ses parents, de ses camarades et de Dieu Lui-même.
Remarquez ce que dit Proverbes 3:7 : ne pas être sage à ses propres yeux. Le danger n'est pas que vous sachiez beaucoup de choses. Étudier et savoir est une bonne chose. Le danger est que vous deveniez votre propre règle — quand votre opinion devient le dernier mot sur tout, la porte de l'apprentissage se ferme.
Et il existe des choses qu'aucun être humain n'atteindra par ses propres efforts : "Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi." (Deutéronome 29:29). Il y a une part que Dieu a montrée dans la Parole, pour que nous puissions la comprendre et la vivre. Et il y en a une autre qui est à Lui et qui reste à Lui. Dire « cela, je ne le sais pas » devant Dieu n'est pas une faiblesse ; c'est de la sagesse.
Pour Sa gloire
La troisième marque complète les deux autres. Si tout vient de Dieu, tout retourne à Lui : "C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !" (Romains 11:36). Vous chantez bien ? C'est pour Sa gloire. Vous réussissez bien à l'école, vous dessinez bien, vous cuisinez bien, vous jouez bien ? Tout cela peut être utilisé pour glorifier le nom du Seigneur et servir les autres. C'est la bonne motivation pour utiliser n'importe quel talent.
Ce que l'humilité N'EST PAS
Ici se trouve une deuxième confusion, et elle blesse beaucoup de jeunes de votre âge. L'humilité ne consiste pas à passer son temps à dire « je ne vaux rien », « je ne sais rien faire », « je suis nul ». Ce n'est pas de l'humilité. C'est un mensonge sur vous-même.
La Bible vous demande de vous voir à la bonne mesure — ni plus grand, ni plus petit : "Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun." (Romains 12:3). L'orgueilleux se voit plus grand qu'il n'est. Celui qui passe son temps à se rabaisser se voit plus petit qu'il n'est. Tous les deux se trompent de mesure. David a prié : "Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien." (Psaume 139:14). Vous avez été fait par Dieu, et Dieu ne fait rien qui soit sans valeur.
Et l'humilité ne consiste pas non plus à supporter en silence que quelqu'un vous humilie. Un surnom qui blesse, des moqueries répétées, une exclusion volontaire, des menaces, des bousculades — cela porte un nom : c'est du harcèlement. Être humble ne veut pas dire laisser les autres vous piétiner. Quand cela arrive, ne vous vengez pas et ne gardez pas cela pour vous seul : parlez-en à un adulte de confiance le jour même — père, mère, responsable, enseignant de l'école, enseignant de l'École du dimanche (EBD), pasteur. Si le premier ne vous aide pas, parlez-en à un autre. L'adulte règle le problème ; vous, vous prévenez.
II — L'orgueil peut provoquer la chute
Le portrait de l'orgueilleux
L'auteur Robert Jeffress, cité dans la revue, décrit l'orgueilleux ainsi : il pense avoir raison dans n'importe quelle dispute, et c'est toujours l'autre qui a tort. Et il pense que tout ce qu'il a de bon est uniquement le résultat de ses propres efforts — il ne voit ni l'aide qu'il a reçue des autres ni la main de Dieu dans ses réussites.
Reconnaissez-vous ce portrait ? Il apparaît dans le match à l'école, dans le travail de groupe, dans la discussion à la maison. Et, si nous sommes sincères, il apparaît parfois dans le miroir.
Ce n'est jamais sa faute
La marque la plus facile à reconnaître chez l'orgueilleux est celle-ci : il n'assume jamais sa faute. Il a perdu le match ? C'est la faute de l'arbitre. Il a eu une mauvaise note ? C'est la faute de l'enseignant. Le travail de groupe a mal tourné ? C'est la faute des autres. Mais, quand tout réussit, tout le mérite lui revient. Ce qui tourne mal est toujours la faute des autres ; ce qui réussit vient toujours de lui.
Les Proverbes montrent où cela se termine : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde." (Proverbes 28:13). Celui qui cache son erreur reste prisonnier d'elle. Celui qui l'admet et l'abandonne trouve la miséricorde. C'est pourquoi « je me suis trompé » est l'une des phrases les plus fortes qui existent.
Ingratitude et injustice
L'orgueil produit deux mauvaises choses qui vont ensemble. La première est l'ingratitude : celui qui pense avoir tout accompli tout seul n'a personne à remercier. La seconde est l'injustice : celui qui ne voit pas l'aide qu'il a reçue ne reconnaît pas non plus le travail des autres — il s'attribue le mérite de son camarade, il méprise celui qui l'a aidé. Et, peu à peu, l'orgueil aveugle la personne face à la grâce de Dieu.
Dieu prend cela au sérieux : "La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal ; L’arrogance et l’orgueil, la voie du mal, Et la bouche perverse, voilà ce que je hais." (Proverbes 8:13). Remarquez la liste. L'orgueil apparaît aux côtés de la bouche perverse et de la mauvaise voie.
🏛 Curiosité — le ballon. Le même auteur cité dans la revue explique que le mot hébreu traduit par « arrogance » porte l'idée de s'élargir, devenir plus grand. C'est la personne qui se gonfle de l'intérieur jusqu'à occuper un espace qui n'est pas le sien. Quiconque a déjà gonflé un ballon de baudruche sait ce qui se passe : plus il est gonflé, plus il est près d'éclater. Paul l'a dit de la même manière : "Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même." (Galates 6:3).
La file de ceux qui sont tombés
"L’arrogance précède la ruine, Et l’orgueil précède la chute." (Proverbes 16:18). La Bible contient une longue file de personnes qui en ont fait l'expérience. Chacun à une époque différente, et tous renversés par la même chose : ils ont pensé être au-dessus de Dieu.
- Au début de l'histoire. Beaucoup de spécialistes comprennent que les prophètes Ésaïe et Ézéchiel, en parlant de l'orgueil des rois de Babylone et de Tyr, laissent aussi entrevoir la chute de Satan, qui a voulu être semblable à Dieu (Ésaïe 14:13, 14 ; Ézéchiel 28:15-17). Et en Éden, Adam et Ève ont désobéi à Dieu en voulant être comme Lui, et le péché est entré dans le monde (Genèse 3:1-6).
- Pharaon n'a pas reconnu la seigneurie de Dieu (Exode 5:1-9) et a fini avec son armée recouverte par la mer (Exode 14:27-31).
- Goliath a méprisé David parce qu'il n'était qu'un jeune garçon. David a répondu qu'il marchait contre lui au nom de l'Éternel des armées (1 Samuel 17:45). Et le géant est tombé (1 Samuel 17:42-49).
- Sanchérib, roi d'Assyrie, s'est moqué du Dieu d'Israël et est rentré chez lui couvert de honte, où il a été tué par ses propres fils (2 Chroniques 32:9-22).
- Nebucadnetsar a regardé Babylone et s'est vanté de l'avoir bâtie par sa propre puissance. Il a perdu la raison et est allé vivre dans les champs, parmi les animaux (Daniel 4:29-33).
- Hérode a accepté d'être acclamé comme s'il était un dieu, et il est mort peu après (Actes 12:20-23).
La Bible raconte ces chutes en peu de mots et sans réjouissance. Elle n'enseigne pas à rire de celui qui tombe. Elle avertit : l'orgueil est une pente glissante, et personne dans cette file ne pensait qu'il allait tomber.
III — Dieu honore les humbles
L'orgueilleux glisse sur sa propre arrogance. L'humble craint l'Éternel et est honoré par Lui. Les versets de la lecture le disent dans les deux sens : le cœur qui s'élève est abaissé, et l'humilité précède la gloire (Proverbes 18:12). Les Proverbes ajoutent encore : "Quand vient l’orgueil, vient aussi l’ignominie ; Mais la sagesse est avec les humbles." (Proverbes 11:2).
Nebucadnetsar : de la poussière à la louange
Vous souvenez-vous de Nebucadnetsar, qui était dans la file de ceux qui sont tombés ? Il apparaît aussi de l'autre côté. Après avoir vécu dans les champs, il a levé les yeux vers le ciel, a reconnu la puissance de Dieu et a été restauré. Ses dernières paroles dans ce chapitre sont celles-ci : "Maintenant, moi, Nebucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil." (Daniel 4:37).
Remarquez ce que cela montre sur Dieu. La chute n'a pas besoin d'être la fin. Pour celui qui se repent et revient, Dieu abat l'orgueil afin de relever la personne.
Jésus, le plus grand exemple
Beaucoup de personnes dans la Bible ont été honorées parce qu'elles étaient humbles. Mais le plus grand exemple de tous est Jésus. Il s'approchait des gens riches, comme Zachée, et des gens pauvres, malades et méprisés — "Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu." (Luc 19:10).
Et remarquez la question qu'Il a posée à un aveugle qui criait vers Lui au bord du chemin, en lui demandant ce qu'il voulait qu'Il fasse pour lui (Marc 10:51). Celui qui pouvait commander à tout s'est mis à la disposition d'un mendiant. C'est la manière de faire de Jésus : une attitude de service. "C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs." (Matthieu 20:28).
Et le Père a honoré le Fils. Jésus a vaincu la mort et Il est à la droite de Dieu, après être monté au ciel (1 Pierre 3:22).
Celui qui est humble pense à son prochain
Paul a transformé cela en conseil pour l'Église : "Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres." (Philippiens 2:3-4).
La vaine gloire, c'est faire les choses pour être vu et félicité. Considérer les autres comme au-dessus de soi-même ne veut pas dire penser que vous ne valez rien ; cela veut dire traiter l'autre comme quelqu'un d'important, lui laisser la place, l'écouter, l'aider. Et remarquez le mot « aussi » : regarder à ce qui est aux autres aussi. Vous n'avez pas besoin de vous oublier vous-même. Vous ne devez simplement pas ne regarder qu'à vous-même.
En pratique : dans un travail de groupe, mentionner ce que le camarade a fait. Dans la file d'attente, ne pas passer devant les autres. Dans le jeu, saluer celui qui a perdu sans lui étaler la victoire sous le nez. À la maison, aider sans l'annoncer.
L'honneur qui vient de Dieu
Attention à une idée fausse : « soyez humble et vous serez promu, vous deviendrez célèbre, vous gagnerez tout ». Ce n'est pas cela. L'honneur dont parlent les Proverbes est celui qui vient du Seigneur, en Son temps et à Sa manière — parfois ici-bas, toujours devant Lui. L'humble ne passe pas sa vie à courir après les applaudissements. "Qu’un autre te loue, et non ta bouche, Un étranger, et non tes lèvres." (Proverbes 27:2).
Et la promesse est pour celui qui choisit ce chemin : "Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera." (Jacques 4:10). S'humilier, ici, ce n'est pas ramper devant les hommes. C'est s'incliner devant Dieu.
Christ dans la leçon
Il serait facile de conclure par « soyez humble ». Mais personne n'apprend l'humilité en se regardant dans le miroir. On l'apprend en regardant à Jésus — et Lui-même nous y a invités : "Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes." (Matthieu 11:29).
Il est descendu. Paul a écrit : "Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme," (Philippiens 2:5-7). Jésus n'a jamais cessé d'être Dieu. Mais Il a renoncé à la gloire qu'Il avait et est venu comme un serviteur. Le seul qui avait tous les droits de s'élever est Celui qui est descendu.
Il a servi. Lors du dernier repas, le Seigneur a pris une serviette et a lavé les pieds des disciples, un travail d'esclave. Puis Il a dit : "Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ;" (Jean 13:14).
Il est allé jusqu'au bout. "il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix." (Philippiens 2:8). Il est descendu jusqu'à la dernière marche qui existe. Il est mort à notre place — aussi pour notre orgueil — et Il est ressuscité le troisième jour.
Le Père L'a élevé. "C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom," (Philippiens 2:9). C'est exactement le chemin des Proverbes : l'humilité précède la gloire.
Il donne la grâce à celui qui s'humilie. "Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles." (Jacques 4:6). Dieu ne force personne : Il appelle, et vous répondez. Sa grâce rend capable, le Saint-Esprit transforme le cœur de l'intérieur, et vous coopérez — en choisissant de dire « je ne sais pas », « je me suis trompé » et « c'est toi qui m'as aidé ». Celui qui a Jésus n'a rien à prouver à personne.
Application pratique
Dites « je ne sais pas » quand vous ne savez pas. En classe, à la maison, à l'église. Celui qui admet qu'il ne sait pas est celui qui apprend.
Dites « je me suis trompé » quand vous vous trompez. Sans excuse toute prête, sans « mais c'était à cause de lui ». Une seule phrase, à la bonne personne. C'est votre Devoir à la maison.
Donnez le mérite à celui qui vous a aidé. Pour une bonne note, un travail de groupe, un but marqué : souvenez-vous de ceux qui y ont participé et remerciez Dieu.
Ne confondez pas humilité et humiliation. Vous n'avez pas à vous rabaisser ni à supporter quelqu'un qui vous humilie. Si cela arrive, parlez-en à un adulte de confiance le jour même.
Prière finale
Seigneur Jésus, merci parce que, tout en étant Dieu, Tu es descendu, Tu as pris une forme de serviteur et Tu T'es humilié jusqu'à la mort de la croix pour nous. Merci parce que Tu es ressuscité et que le Père T'a souverainement élevé. Pardonne notre orgueil : les fois où nous avons pensé tout savoir, où nous avons rejeté la faute sur les autres et où nous n'avons pas dit merci. Apprends à ces préadolescents à dire « je ne sais pas » et « je me suis trompé » sans crainte. Délivre celui qui passe son temps à se rabaisser du mensonge selon lequel il n'a aucune valeur, et protège celui qui subit des humiliations, en plaçant près de lui un adulte de confiance qui l'écoute et l'aide. Que le Saint-Esprit forme en nous un cœur doux et humble comme le Tien. Au nom de Jésus, amen.
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.
Questions fréquentes sur cette leçon
Que signifie Proverbes 29:23 ?+
C'est le Texte d'or de la leçon : "L’orgueil d’un homme l’abaisse, Mais celui qui est humble d’esprit obtient la gloire." (Proverbes 29:23). L'arrogance est l'orgueil de celui qui se croit au-dessus des autres et de Dieu. Le verset montre deux chemins : celui qui s'élève finit par être abattu, et celui qui est humble d'esprit reçoit un honneur qu'il n'a pas eu besoin de rechercher. C'est Dieu qui abaisse et qui élève.
Qu'est-ce que l'humilité selon la Bible ?+
L'humilité, ce n'est pas être pauvre, timide ou simple. C'est reconnaître que tout ce que vous avez vient de Dieu et de l'aide d'autres personnes, puisque vous n'avez rien que vous n'ayez reçu (1 Corinthiens 4:7). L'humble admet qu'il ne sait pas tout (Proverbes 3:7), assume ses propres erreurs et pense aussi aux autres, et pas seulement à lui-même (Philippiens 2:3, 4).
Être humble, est-ce se diminuer ou accepter d'être humilié ?+
Non. L'humilité, ce n'est pas dire 'je ne vaux rien' ni refuser tout compliment. La Bible demande de ne pas avoir de soi-même une opinion plus haute qu'il ne convient, mais de garder une juste mesure (Romains 12:3) : ni au-dessus, ni en dessous de la vérité. Et l'humilité, ce n'est pas non plus supporter en silence les surnoms blessants, l'humiliation, les menaces ou le harcèlement. Dans ces cas-là, ce qu'il faut faire, c'est en parler le jour même à un adulte de confiance.
Pourquoi l'orgueil mène-t-il à la chute ?+
Parce que l'orgueilleux n'apprend pas, n'admet pas ses erreurs et ne reconnaît pas la main de Dieu dans sa propre vie. "L’arrogance précède la ruine, Et l’orgueil précède la chute." (Proverbes 16:18). La Bible en montre plusieurs exemples : Pharaon, Goliath, Sanchérib, Nebucadnetsar et Hérode, tous abattus lorsqu'ils se sont crus au-dessus de Dieu.
Comment Jésus a-t-il fait preuve d'humilité ?+
Bien qu'étant Dieu, Jésus s'est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur et s'est humilié en devenant obéissant jusqu'à la mort sur la croix (Philippiens 2:7, 8). Il a lavé les pieds des disciples, s'est approché des riches et des pauvres et demandait aux gens ce qu'ils voulaient qu'il fasse pour eux (Marc 10:51). C'est pourquoi Dieu l'a exalté (Philippiens 2:9).
Est-ce de l'orgueil de se réjouir d'une réussite ?+
Non. Se réjouir d'une bonne note, d'un but ou d'un beau dessin n'est pas un péché. L'orgueil commence quand une personne pense avoir tout réussi toute seule, se place au-dessus des autres ou a besoin que tout le monde le sache. L'humble célèbre sa réussite, remercie Dieu et ceux qui l'ont aidé, et laisse les compliments venir des autres : "Qu’un autre te loue, et non ta bouche, Un étranger, et non tes lèvres." (Proverbes 27:2).
Guide de l'enseignant
Essence du cours
L'humble n'est pas celui qui se rabaisse, c'est celui qui reconnaît que tout vient de Dieu et qui n'a rien à prouver — l'orgueil tombe, et Dieu relève celui qui s'incline, comme Il a relevé Jésus, qui est descendu jusqu'à la croix.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–5 min | Ouverture — les deux phrases difficiles : « je ne sais pas » et « je me suis trompé » |
| 5–13 min | Point 1 — Ne pensez pas que vous savez tout (et ce que l'humilité n'est pas) |
| 13–22 min | Point 2 — L'orgueil peut provoquer la chute |
| 22–29 min | Activité — la balançoire à bascule |
| 29–37 min | Point 3 — Dieu honore les humbles + Christ |
| 37–40 min | Conclusion + défi + prière |
Commencez ainsi
Écrivez au tableau, en grand, deux phrases : JE NE SAIS PAS et JE ME SUIS TROMPÉ. Demandez à toute la classe : « Pourquoi ces deux phrases sont-elles si difficiles à dire devant les autres ? » Laissez deux ou trois élèves répondre. Vous entendrez : « parce qu'on a l'air bête », « parce qu'ils vont se moquer », « parce que personne ne veut perdre la discussion ». Approuvez et dites qu'aujourd'hui la Bible va montrer que celui qui parvient à dire ces phrases est plus fort, et non plus faible.
Ensuite, posez une question à laquelle chacun répondra intérieurement : « Quelle est la dernière fois où vous avez admis une erreur sans que personne ne vous y oblige ? » Laissez une dizaine de secondes de silence. Présentez la phrase du cours et demandez-leur de la répéter : « L'humble n'est pas celui qui se rabaisse ; c'est celui qui n'a rien à prouver. »
Attention lors de l'ouverture : la question posée à voix haute porte sur une opinion générale. Ne demandez pas « qui ici est orgueilleux ? », ne demandez pas d'exemple concernant un camarade et ne désignez personne. Dans un cours sur l'humilité, personne ne doit repartir humilié.
Point 1 — Ne pensez pas que vous savez tout
- Dans la revue : point 1, « Ne pensez pas que vous savez tout », sous-points a, b et c, et l'exercice « Cochez d'un X ».
- Ce qu'il faut enseigner : l'humilité n'est ni la pauvreté ni la timidité. C'est reconnaître que tout vient de Dieu et de l'aide des autres (1 Chroniques 29:12 ; 1 Corinthiens 4:7 ; Jacques 1:17), admettre qu'on ne sait pas tout (Proverbes 3:7 ; Deutéronome 29:29) et utiliser ses dons pour Sa gloire (Romains 11:36). Terminez par ce que l'humilité n'est pas : ce n'est pas dire « je ne vaux rien » (Romains 12:3 ; Psaumes 139:14) et ce n'est pas supporter l'humiliation en silence.
- Verset d'ancrage : "Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ?" (1 Corinthiens 4:7).
- Question clé : « Si l'humilité n'est pas le fait d'être pauvre, qu'est-ce que c'est ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « c'est ne pas se croire supérieur » ; « c'est ne pas frimer » ; « c'est être simple ». Approfondissez : « Et celui qui passe son temps à dire "je ne sais rien faire", est-il humble ? » Laissez la classe arriver à la réponse : non, c'est juste une autre façon de se tromper de mesure (Romains 12:3).
- Si personne ne parle : faites l'exercice « Cochez d'un X » de la revue à voix haute : lisez les trois phrases et laissez la classe dire laquelle complète « l'humilité implique de... ». Puis revenez à la question.
Mise au point sur « l'humilité n'est pas se rabaisser » : à cet âge, beaucoup d'élèves parlent déjà mal d'eux-mêmes (« je suis bête », « je suis moche »). Ne laissez pas la leçon renforcer cela. Dites clairement : Dieu ne vous demande pas de vous détester ; Il vous demande de vous voir à la bonne mesure. Et dites aussi, à toute la classe, que l'humilité ne consiste pas à laisser quiconque vous humilier : un surnom blessant, des moqueries, une exclusion volontaire et des menaces doivent être signalés à un adulte de confiance le jour même — et dites que vous faites partie de ces adultes.
Point 2 — L'orgueil peut provoquer la chute
- Dans la revue : point 2, « L'orgueil peut provoquer la chute », sous-points a, b et c, et l'exercice « Lisez les références bibliques et reliez les colonnes ».
- Ce qu'il faut enseigner : l'orgueilleux pense avoir toujours raison, n'assume jamais sa faute et s'attribue tout le mérite. Cela engendre de l'ingratitude et de l'injustice et aveugle face à la grâce de Dieu (Proverbes 8:13 ; 28:13). Le mot « arrogance » porte l'idée de se gonfler, de se faire plus grand qu'on ne l'est (Galates 6:3). Et la fin est la chute (Proverbes 16:18) : Pharaon, Goliath, Sanchérib, Nebucadnetsar et Hérode.
- Verset d'ancrage : "L’arrogance précède la ruine, Et l’orgueil précède la chute." (Proverbes 16:18).
- Question clé : « Pourquoi l'orgueilleux ne demande-t-il presque jamais pardon ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce qu'il pense avoir raison » ; « parce qu'il a honte » ; « parce qu'il pense qu'il va perdre ». Approfondissez avec Proverbes 28:13 : « Celui qui cache son erreur reste prisonnier d'elle. Qu'arrive-t-il à celui qui l'avoue et l'abandonne ? »
- Si personne ne parle : faites l'exercice consistant à relier les colonnes de la revue. Lisez chaque phrase et laissez la classe dire de qui il s'agit. Puis revenez à la question.
Mise au point sur la file de ceux qui sont tombés : racontez les chutes avec les phrases courtes de la Bible et de la revue, sans détails : ne décrivez pas la mort de Goliath ou d'Hérode, pas de scène choquante. Ne transformez pas les personnages en plaisanterie : rire de celui qui est tombé est exactement ce que cette leçon condamne. Au sujet de Satan, tenez-vous-en à ce que dit la revue (Ésaïe 14 ; Ézéchiel 28) et expliquez que beaucoup de spécialistes lisent ces textes ainsi ; n'ouvrez pas de spéculation sur les anges et les démons.
Mise au point sur le portrait de l'orgueilleux : décrivez le comportement, jamais une personne. Ne demandez pas « qui connaît quelqu'un comme ça ? » et ne laissez pas la classe désigner un camarade, un frère, une sœur ou un proche.
Protocole pastoral : si, au moment de parler d'humiliation et de harcèlement, un élève raconte qu'il est humilié, menacé ou exclu — à l'école, sur Internet ou à la maison —, accueillez sa parole immédiatement, sans demander de détails devant la classe (« merci de me l'avoir dit ; tu as bien fait ; nous allons en parler après le cours »). Ne promettez pas le secret (« je ne peux pas te promettre le secret, mais je te promets de t'aider »). N'affrontez pas l'auteur des faits et ne contactez pas sa famille de votre propre initiative. Transmettez la situation au pasteur ou à la direction de l'église le jour même. S'il y a un risque pour l'enfant, la démarche consiste à saisir les services de protection de l'enfance ou le numéro d'urgence dédié à l'enfance en danger. N'ignorez jamais, n'exposez jamais l'enfant, ne réglez jamais cela tout seul.
Point 3 — Dieu honore les humbles
- Dans la revue : point 3, « Dieu honore les humbles », sous-points a, b et c, et la conclusion.
- Ce qu'il faut enseigner : l'humble craint l'Éternel et est honoré par Lui (Proverbes 15:33 ; 18:12 ; 29:23). Nebucadnetsar est tombé, a reconnu la puissance de Dieu et a été restauré (Daniel 4:37). Jésus est le plus grand exemple : Il s'approchait des riches et des pauvres, demandait ce que l'on voulait qu'Il fasse (Marc 10:51), est venu pour servir (Matthieu 20:28) et a été honoré par le Père (1 Pierre 3:22). Celui qui est humble pense aussi à son prochain (Philippiens 2:3, 4). Terminez avec Philippiens 2:5-9 : Il est descendu jusqu'à la croix et Dieu L'a souverainement élevé.
- Verset d'ancrage : "Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes." (Philippiens 2:3).
- Question clé : « Jésus pouvait commander à tout le monde. Pourquoi demandait-Il ce que l'on voulait qu'Il fasse ? »
- Réponses probables (+ approfondissement) : « parce qu'Il était bon » ; « parce qu'Il voulait aider » ; « pour que la personne demande avec foi ». Approfondissez : « Si le Roi de l'univers s'est mis à la disposition d'un mendiant, qu'est-ce que cela dit sur la façon dont je traite ceux que j'estime "en dessous" de moi ? »
- Si personne ne parle : donnez vous-même le premier exemple concret de Philippiens 2:4 — veiller aussi aux intérêts des autres dans le travail de groupe, dans la file de la cantine, à la maison — et demandez-en un autre à la classe.
Mise au point sur l'honneur : ne promettez pas que l'humble sera promu, deviendra célèbre ou gagnera tout. L'honneur vient de Dieu, en Son temps et à Sa manière. L'humilité n'est pas une stratégie pour monter.
Activité
- Objectif : voir de ses propres yeux que celui qui est en haut tombe de plus haut, et que l'humble ne reste pas en bas parce qu'il se méprise, mais parce qu'il sert (Philippiens 2:3).
- Matériel : une règle (de préférence de 30 cm) et une gomme, comme le demande la revue ; deux bouchons de bouteille ; des petits papiers et des stylos pour tout le monde.
- Déroulement étape par étape : (1) Sur la table, à la vue de tous, montez la balançoire à bascule : la gomme en dessous, au milieu de la règle, avec une extrémité de la règle en l'air et l'autre posée sur la table. (2) Posez un bouchon à chaque extrémité. Demandez : « Si les deux tombent maintenant, lequel tombe de plus haut ? » Laissez le bouchon de l'extrémité haute glisser jusqu'à la table. (3) Expliquez : l'orgueilleux est comme celui qui s'assoit sur l'extrémité haute de la bascule — il regarde tout le monde de haut, se sent supérieur, et quand il tombe, il se fait beaucoup plus mal. L'humble s'assoit sur l'extrémité basse, non pas parce qu'il s'estime inférieur aux autres, mais parce qu'il a choisi de servir, en considérant les autres comme au-dessus de lui-même (Philippiens 2:3). (4) Distribuez maintenant un petit papier à chacun et écrivez au tableau quatre « phrases des pieds sur terre » : JE NE SAIS PAS · JE ME SUIS TROMPÉ · AIDE-MOI · C'EST GRÂCE À TOI, MERCI. Demandez à chacun d'écrire sur le papier, sans le montrer à personne, laquelle de ces phrases est la plus difficile à dire. (5) Chacun plie son papier et le garde dans sa Bible. Personne ne lit rien à voix haute.
- Conclusion (retour au texte) : "L’orgueil d’un homme l’abaisse, Mais celui qui est humble d’esprit obtient la gloire." (Proverbes 29:23). L'extrémité haute semble meilleure, jusqu'à l'heure de la chute. Jésus a choisi l'extrémité la plus basse de toutes — la croix — et c'est le Père qui L'a relevé. La phrase que vous avez écrite est votre première marche vers le bas, et c'est par là que Dieu relève.
- Ce que nous avons ajusté et pourquoi : la revue suggère la bascule faite d'une règle et d'une gomme, et nous l'avons gardée. Nous veillons simplement à ce qu'aucun élève ne devienne « l'orgueilleux » ou « l'humble » de la scène : les rôles sont joués par les bouchons, pas par les personnes. Ne demandez pas qui ressemble à qui, et n'utilisez pas de prénom d'élève pour les bouchons. La phrase difficile reste sur le papier, pliée ; ne demandez à personne de la lire ni d'expliquer pourquoi.
Si on vous pose cette question
- « Si j'admets que je me suis trompé, les autres ne vont-ils pas me trouver faible ? » Certains peuvent même rire sur le moment. Mais pensez aux personnes que vous respectez vraiment : ce sont généralement celles qui assument ce qu'elles ont fait, et non celles qui ne cèdent jamais. La Bible dit que celui qui avoue ses fautes et les délaisse obtient miséricorde (Proverbes 28:13). Admettre son erreur coûte une minute de honte ; cacher son erreur coûte beaucoup plus cher. Dire « je me suis trompé », c'est une attitude de personne forte.
- « Être fier de ce que j'ai réussi, est-ce un péché ? » Se réjouir d'une bonne note, d'un but ou d'un beau dessin n'est pas un péché. Le problème commence quand vous pensez avoir tout fait tout seul, que vous vous placez au-dessus des autres ou que vous avez besoin que tout le monde le sache. L'humble célèbre sa réussite, remercie Dieu et ceux qui l'ont aidé, et laisse le compliment venir des autres : "Qu’un autre te loue, et non ta bouche, Un étranger, et non tes lèvres." (Proverbes 27:2).
- « Être humble, est-ce tout accepter en silence et ne jamais défendre mon opinion ? » Non. Vous pouvez avoir une opinion et l'exprimer avec respect ; l'humilité, c'est être disposé à écouter et à changer d'avis si vous avez tort (Proverbes 3:7). Et l'humilité ne consiste jamais à supporter l'humiliation : si quelqu'un vous menace, vous humilie encore et encore ou vous fait du mal, ne restez pas silencieux et ne vous vengez pas — parlez-en à un adulte de confiance le jour même. L'adulte règle le problème ; vous, vous prévenez.
- « Quand quelqu'un me félicite, dois-je dire que je ne suis pas doué ? » Ce n'est pas nécessaire. Dire « je suis nul » quand vous avez bien fait quelque chose n'est pas vrai non plus. La Bible vous demande d'avoir de vous-même une opinion modérée (Romains 12:3) — ni au-dessus, ni au-dessous. Dites « merci », souvenez-vous intérieurement de Celui qui vous a donné ce don et, s'il y a lieu, mentionnez ceux qui vous ont aidé.
- « Si Dieu résiste aux orgueilleux, est-ce qu'Il me déteste quand je suis orgueilleux ? » Dieu résiste à l'orgueil parce que l'orgueil vous détruit, mais Il continue d'appeler : "Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles." (Jacques 4:6). Nebucadnetsar est tombé et a été relevé quand il s'est humilié (Daniel 4:37). La porte est ouverte : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9).
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : « Vous vous souvenez de la bascule ? Celui qui s'assoit tout là-haut en regardant tout le monde de haut tombe de plus loin. L'humilité, ce n'est pas être pauvre, ce n'est pas se rabaisser et ce n'est pas laisser quiconque vous humilier. C'est reconnaître que tout vient de Dieu, admettre qu'on ne sait pas tout et assumer ses propres erreurs. Jésus, tout en étant Dieu, est descendu jusqu'à la croix pour nous, Il est ressuscité, et le Père L'a souverainement élevé. Avec Lui, vous n'avez rien à prouver. Répétez avec moi : l'humble n'est pas celui qui se rabaisse ; c'est celui qui n'a rien à prouver. »
- Défi : Dites « je me suis trompé » à une personne. Cette semaine, pensez à une situation où vous saviez que vous aviez tort et où vous n'avez pas voulu céder — une discussion, une réponse sèche, une faute que vous avez rejetée sur un autre. Allez trouver cette personne en privé (en face à face ou par message) et dites, en une seule phrase et sans « mais » : « Je me suis trompé là-dessus. Pardonne-moi. » Vous n'avez pas besoin qu'elle réponde quoi que ce soit ; votre part, c'est de le dire. Attention : c'est pour une erreur qui était la vôtre. Ne vous excusez pas pour ce qu'on vous a fait subir, et, si la situation implique quelqu'un qui vous humilie, vous menace ou vous fait du mal, elle ne concerne pas ce défi — parlez-en à un adulte de confiance le jour même. Dimanche, revenez avec votre récit. Lors du retour le dimanche suivant, demandez qui a réussi à le faire et comment il s'est senti après. Personne n'a besoin de dire le nom de la personne ni de raconter quelle était l'erreur. Celui qui n'a pas réussi reçoit le même accueil que celui qui a réussi : demandez ce qui l'a bloqué. Et ne transformez jamais ce retour en confession publique.
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez les trois points de la revue, la conclusion, la rubrique « En savoir plus » et la « Salle de l'enseignant ». Marquez dans votre Bible : Proverbes 3:7 ; 8:13 ; 11:2 ; 15:33 ; 16:18 ; 18:12 ; 27:2 ; 28:13 ; 29:23 ; 1 Chroniques 29:12 ; 1 Corinthiens 4:7 ; Jacques 1:17 ; Deutéronome 29:29 ; Romains 11:36 ; 12:3 ; Psaumes 139:14 ; Galates 6:3 ; 1 Samuel 17:45 ; Daniel 4:37 ; Luc 19:10 ; Marc 10:51 ; Matthieu 11:29 ; 20:28 ; Jean 13:14 ; Philippiens 2:3-9 ; 1 Pierre 3:22 ; Jacques 4:6, 10 ; 1 Jean 1:9. Montez la bascule à l'avance, pour la tester. Sachez exactement à qui vous allez transmettre, le jour même, tout cas grave qu'un élève vous confierait, et ayez noté le numéro d'urgence de protection de l'enfance.
- Sur le Texte d'or : la revue cite Proverbes 29:23 dans une traduction en langage courant, qui diffère de la traduction classique par le choix des termes, mais il s'agit du même verset. Lisez-le à voix haute dans votre Bible et expliquez que l'orgueil de celui qui se croit au-dessus finit par l'abaisser.
- Sur le point 3 de la revue : vérifiez dans votre Bible la référence qui relie l'humilité et la gloire. Le verset qui dit que l'humilité précède la gloire est Proverbes 18:12, qui figure dans la lecture ; s'il apparaît « Proverbes 18:2 », sachez que ce verset parle de l'insensé. Et là où la revue parle de « succès », la traduction biblique classique parle de gloire ou d'honneur (Proverbes 15:33 ; 18:12) : gardez le mot de la Bible.
- Apportez : votre Bible, une règle, une gomme, deux bouchons de bouteille, des petits papiers et des stylos pour tout le monde.
- Priez avant : demandez à Dieu d'être le premier à donner l'exemple, en disant « je ne sais pas » et « je me suis trompé » quand c'est le cas ; qu'aucun élève ne reparte humilié de ce cours ; que celui qui passe son temps à se rabaisser découvre la valeur qu'il a en Dieu ; que celui qui subit des humiliations trouve le courage d'en parler à un adulte — peut-être vous ; et que tous regardent à Jésus, qui est descendu pour nous relever.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Dites « je me suis trompé » à une personne. Cette semaine, pensez à une situation où vous saviez que vous aviez tort et où vous n'avez pas voulu céder — une discussion, une réponse sèche, une faute que vous avez rejetée sur un autre. Allez trouver cette personne en privé (en face à face ou par message) et dites, en une seule phrase et sans « mais » : « Je me suis trompé là-dessus. Pardonne-moi. » Vous n'avez pas besoin qu'elle réponde quoi que ce soit ; votre part, c'est de le dire.
Attention : c'est pour une erreur qui était la vôtre. Ne vous excusez pas pour ce qu'on vous a fait subir. Si la situation implique quelqu'un qui vous humilie, vous menace ou vous fait du mal, elle ne concerne pas ce devoir : parlez-en à un adulte de confiance le jour même.
Pourquoi
Parce qu'il est écrit : "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde." (Proverbes 28:13), et que l'humilité précède la gloire (Proverbes 18:12). L'humble n'est pas celui qui se rabaisse ; c'est celui qui n'a rien à prouver. Jésus, tout en étant Dieu, s'est humilié Lui-même (Philippiens 2:8) — et avec Lui, vous ne perdez rien lorsque vous assumez ce que vous avez fait.
Comment savoir que vous l'avez fait
Vous savez dire à qui vous avez parlé, ce que vous avez dit et quand. Si la phrase « je me suis trompé » est sortie de votre bouche (ou de votre téléphone) à destination d'une vraie personne, vous l'avez fait.
Dimanche, revenez avec votre récit
Le prochain cours commencera avec ceux qui raconteront comment cela s'est passé de dire « je me suis trompé » — sans dire le nom de la personne et sans raconter quelle était l'erreur. Ne restez pas en dehors de cela.






