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Dis non à la paresse !

Leçon 8 · 4e trimestre 2026 · 08/11/2026 · 21 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

Première bientôt

Dimanche 8 novembre · 10:00 (heure de Brasilia)

Le cours vidéo n'a pas encore été diffusé.

Texte d'or

“Le chemin du paresseux est comme une haie d’épines, Mais le sentier des hommes droits est aplani.” (Proverbes 15:19, LSG) · Lire dans la Bible

La huitième leçon sur les Proverbes aide le préadolescent à distinguer la fatigue de la paresse et à sortir les choses du « plus tard ». L'étude montre ce que coûte la paresse en observant la fourmi et la vigne abandonnée, enseigne à planifier avec l'exemple de Salomon et du Temple, et affronte trois obstacles : le manque de concentration, le désordre et la peur de se tromper. Elle se termine sur Jésus, qui a travaillé, s'est reposé et a achevé l'œuvre qui nous sauve gratuitement.

« Pas maintenant. » « Je le ferai plus tard. » « J'ai tellement sommeil... » Combien de fois l'une de ces phrases est-elle déjà sortie de votre bouche aujourd'hui ? Peut-être aucune. Peut-être les trois avant le déjeuner.

Avant toute chose, voici une vérité que cette leçon tient à dire en premier : vous êtes vraiment plus fatigué. Entre 11 et 12 ans, le corps commence à changer à l'intérieur comme à l'extérieur, le sommeil se modifie, l'énergie monte et descend. Ce n'est ni un caprice ni un manque de caractère. C'est l'étape de la vie que vous traversez. Personne ici ne va vous traiter de paresseux parce que vous avez sommeil.

Mais il y a une énorme différence entre être fatigué et toujours tout repousser. La fatigue demande du repos — et se reposer vient de Dieu. La paresse, elle, demande juste un « plus tard » de plus. Et c'est d'elle que parle le livre des Proverbes aujourd'hui, à travers deux scènes de la vie quotidienne en Israël : une fourmi au travail et une vigne laissée à l'abandon.

La lecture commence par un ordre curieux : "Va vers la fourmi, paresseux ; Considère ses voies, et deviens sage." (Proverbes 6:6) Dieu envoie le paresseux suivre un cours auprès d'un insecte. Et elle se termine par un homme qui passe devant un terrain à l'abandon : "J’ai passé près du champ d’un paresseux, Et près de la vigne d’un homme dépourvu de sens." (Proverbes 24:30)

Le Texte d'or rassemble tout en une seule phrase : "Le chemin du paresseux est comme une haie d’épines, Mais le sentier des hommes droits est aplani." (Proverbes 15:19) Le paresseux n'emprunte pas un chemin difficile par malchance. Il plante lui-même les épines, un « plus tard » à la fois.

Avant de commencer, répondez seulement pour vous-même, intérieurement : qu'avez-vous laissé pour « plus tard » depuis bien trop longtemps ?

Et retenez bien la phrase qui reviendra tout au long du cours : l'animal qu'on appelle le paresseux n'a pas choisi d'être ainsi. Vous, vous choisissez chaque jour.

I — Il faut commencer

De grands pouvoirs, de grandes responsabilités

Vous avez déjà entendu cette phrase dans un film de super-héros. Elle correspond bien à votre âge. À huit ans, quelqu'un vous rappelait tout : le sac à dos, les devoirs, l'heure. Maintenant, petit à petit, cela passe entre vos mains. Personne ne s'est assis avec vous pour en convenir. Cela a simplement commencé à se passer ainsi.

La revue (Lições Bíblicas) dit une chose qui vaut la peine d'être retenue : on ne peut pas vivre une nouvelle étape en se comportant comme à l'étape précédente. Paul en parle lorsqu'il rappelle que, quand il était enfant, il pensait et parlait comme un enfant — et qu'en grandissant, il a laissé derrière lui ce qui était de l'enfant (1 Corinthiens 13:11). Grandir, ce n'est pas devenir adulte d'un seul coup. C'est assumer, petit à petit, ce qui est désormais votre responsabilité.

La paresse est nuisible

La fourmi des Proverbes présente un détail que peu de gens remarquent : "Elle n’a ni chef, Ni inspecteur, ni maître ; Elle prépare en été sa nourriture, Elle amasse pendant la moisson de quoi manger." (Proverbes 6:7-8) Personne n'est sur son dos. Elle agit parce que c'est le moment d'agir. Et, en hiver, elle se repose grâce à ce qu'elle a mis de côté.

Le paresseux fait tout le contraire. Le livre des Proverbes demande, presque en riant : "Paresseux, jusqu’à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ?" (Proverbes 6:9) Et il montre ce que la paresse enlève peu à peu à une personne :

  • Les opportunités. La moisson n'attend pas. "Celui qui amasse pendant l’été est un fils prudent, Celui qui dort pendant la moisson est un fils qui fait honte." (Proverbes 10:5) L'occasion de réviser pour un contrôle, d'aider, d'apprendre cette nouvelle chose passe — et elle ne prévient presque jamais que c'était la dernière.
  • La confiance des autres. Quelqu'un qui s'engage et ne le fait pas une fois, cela passe. Quelqu'un qui manque à sa parole trois fois n'est plus appelé la quatrième. Le livre des Proverbes dit que le paresseux est, pour celui qui compte sur lui, aussi irritant que du vinaigre pour les dents et de la fumée pour les yeux (Proverbes 10:26).
  • La joie de ceux qui ont fait confiance. Père, mère, enseignant, ceux qui prennent soin de vous : ce qui pèse le plus, ce n'est pas la réprimande, c'est la déception de celui qui avait cru en vous.
  • Le désir lui-même. Le paresseux n'est pas quelqu'un qui ne veut rien. Il veut beaucoup de choses. "L’âme du paresseux a des désirs qu’il ne peut satisfaire ; Mais l’âme des hommes diligents sera rassasiée." (Proverbes 13:4) Il veut, mais il trouve toujours une excuse. La plus célèbre de la Bible est presque drôle : "Le paresseux dit : Il y a un lion dehors ! Je serai tué dans les rues !" (Proverbes 22:13) Aucun lion. Juste une excuse.

אב Dans l'original — hébreu. Le mot que le livre des Proverbes utilise pour « paresseux » est 'atsel. Il apparaît dans le Texte d'or (Proverbes 15:19) et dans le passage de la vigne (Proverbes 24:30). Et en Proverbes 18:9 apparaît un autre mot, traduit par « négligent », qui porte l'idée de laisser tomber les mains, de relâcher ses efforts. C'est le portrait de celui qui commence et abandonne en chemin. Quant au mot pour « fourmi » (nemalah), il n'apparaît que deux fois dans toute la Bible, et toutes les deux dans les Proverbes : en 6:6 et en 30:25.

❤ Pour le cœur. Tout ce qui semble lent n'est pas de la paresse. Il y a des camarades qui arrivent fatigués parce qu'ils s'occupent d'un petit frère ou aident beaucoup à la maison. Il y a des personnes qui sont tristes depuis des jours et n'arrivent à rien commencer. Il y en a qui ont du mal à rester attentifs, malgré tous leurs efforts. Rien de tout cela n'est de la paresse, et cette leçon ne donne à personne le droit de coller cette étiquette sur qui que ce soit — pas même sur vous. Si vous vous êtes reconnu ici, parlez-en à un adulte de confiance : père, mère, responsable, enseignant de l'École du dimanche (EBD), pasteur. Vous n'avez pas à régler cela tout seul.

Procrastiner, c'est perdre du temps

Procrastiner est un mot compliqué pour désigner une chose simple : remettre à plus tard ce que vous pourriez faire maintenant. Le livre des Proverbes montre comment cela fonctionne : "Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir !…" (Proverbes 6:10) Somnoler, c'est s'assoupir. Remarquez bien : c'est toujours juste un peu. Personne ne décide de perdre une semaine entière. On perd cinq minutes, puis cinq autres, puis encore cinq.

Et le résultat arrive sans prévenir : "Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, Et la disette, comme un homme en armes." (Proverbes 6:11) Un rôdeur est un voleur. Il ne prend pas rendez-vous. Quand on s'en rend compte, le contrôle est demain, le devoir est pour aujourd'hui et le temps est écoulé.

Le livre des Proverbes dit encore que celui qui abandonne son travail en plein milieu est le proche parent de celui qui jette ses biens : "Celui qui se relâche dans son travail Est frère de celui qui détruit." (Proverbes 18:9) Gaspiller du temps, c'est gaspiller quelque chose qui ne revient pas. L'argent se regagne ; un objet cassé se répare ; la journée d'hier, non. C'est pourquoi Paul a écrit : "rachetez le temps, car les jours sont mauvais." (Éphésiens 5:16) Racheter signifie récupérer, payer pour reprendre. Le temps est un cadeau de Dieu, et chaque jour est une occasion de bien l'utiliser.

La vigne qui s'est écroulée toute seule

La deuxième lecture de la leçon montre la fin de ce chemin. Un homme passe devant un terrain et s'arrête : "Et voici, les épines y croissaient partout, Les ronces en couvraient la face, Et le mur de pierres était écroulé." (Proverbes 24:31)

Remarquez ce qui ne s'est pas produit là. Il n'y a pas eu de tempête. Il n'y a pas eu de fléau. Il n'y a pas eu de voleur. Personne n'a abattu ce mur. Il est tombé tout seul, par abandon. Le propriétaire n'a rien détruit — il s'est juste contenté de ne rien faire.

Et l'homme qui est passé a tiré une leçon de ce qu'il a vu : "J’ai regardé attentivement, Et j’ai tiré instruction de ce que j’ai vu." (Proverbes 24:32) Alors il répète, presque mot pour mot, la phrase du chapitre 6 : "Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir !… Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, Et la disette, comme un homme en armes." (Proverbes 24:33-34) Quand la Bible répète une phrase, c'est parce qu'elle veut qu'elle reste gravée.

Réfléchissez un instant : qu'est-ce qui, dans votre vie, est en train de tomber tout seul simplement parce que vous n'y allez plus ? Vos cahiers, une amitié, votre temps avec Dieu, un talent que vous avez arrêté d'exercer ? Personne ne l'a démoli. Mais cela s'écroule.

II — C'est en planifiant qu'on avance

Rêver est une bonne chose. Beaucoup de grandes réalisations ont commencé par un rêve. Mais un rêve sans plan reste dans la tête et n'en sort jamais. La deuxième partie de la leçon apprend à transformer le « un jour je le ferai » en véritables étapes.

Le premier pas est de planifier

Tout plan commence par un objectif bien défini : savoir où vous voulez arriver. Et voici un secret : un objectif vague ne s'accomplit jamais. « Je veux mieux réussir à l'école » est un souhait. « Je veux rendre tous mes devoirs de mathématiques de ce trimestre à la bonne date » est un objectif, parce qu'on peut vérifier si vous l'avez atteint ou non.

Cela peut sembler réservé aux adultes, mais ce n'est pas le cas. Vous pouvez déjà commencer à réfléchir à ce que vous voulez bâtir — dans vos études, dans un talent, dans le service à l'église, dans vos amitiés. Vos choix d'aujourd'hui comptent. N'oubliez seulement pas qui conduit la route : "Le cœur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas." (Proverbes 16:9) Vous planifiez ; Dieu guide. Planifier, ce n'est pas mettre Dieu de côté. C'est remettre vos projets entre ses mains.

Élaborer un plan

Définir l'objectif n'est que le début. Ensuite vient le plan : les étapes qui y mènent. Et la revue pose une exigence qui peut sembler anodine, mais qui ne l'est pas : le plan doit être noté par écrit. Écrit sur du papier, dans un cahier, sur une liste. Un plan qui n'existe que dans la tête disparaît dès la première journée chargée. Écrire fait sortir l'idée de l'imagination et la place dans le monde réel.

Un plan simple comporte trois éléments : ce que vous voulez (l'objectif), les étapes pour y arriver et le jour prévu pour chaque étape. Sans date fixée, l'étape retourne dans le tiroir du « plus tard ».

Et un bon plan ne se fait pas tout seul. "Les projets échouent, faute d’une assemblée qui délibère ; Mais ils réussissent quand il y a de nombreux conseillers." (Proverbes 15:22) Montrez votre plan à une personne plus âgée en qui vous avez confiance. Et remettez tout à Dieu : "Recommande à l’Éternel tes œuvres, Et tes projets réussiront." (Proverbes 16:3)

L'exemple de Salomon

La revue utilise Salomon et la construction du Temple comme l'exemple de quelqu'un qui a eu un rêve et l'a planifié. Observez les étapes :

  1. Un but précis. Salomon a décidé de bâtir une maison au nom de l'Éternel, comme Dieu l'avait dit à David (1 Rois 5:5). Ce n'était pas « faire quelque chose pour Dieu ». C'était cette maison-là.
  2. Les ressources rassemblées. Il s'est mis d'accord avec Hiram, roi de Tyr, pour le bois de cèdre du Liban (1 Rois 5:6).
  3. Le peuple organisé. Chaque groupe avait sa fonction : ceux qui portaient les charges, ceux qui taillaient la pierre, ceux qui supervisaient (2 Chroniques 2:2). Personne ne faisait tout en même temps.
  4. Le lieu préparé avant le début des travaux.
  5. Un moment fixé pour commencer. Ce n'était pas « quand ce sera possible ». C'était un jour précis (2 Chroniques 3:2) — car « quand ce sera possible » n'arrive presque jamais.
  6. L'œuvre achevée (2 Chroniques 5:1).

Aucune de ces étapes ne dépend d'un talent extraordinaire. Toutes dépendent de l'organisation — et l'organisation, cela s'apprend.

🏛 Curiosité — le chantier sans marteau. Une bonne partie des matériaux du Temple avait déjà été mise de côté avant que Salomon ne monte sur le trône : David a passé des années à rassembler de l'or, de l'argent, du bronze, du fer, du bois et des pierres pour son fils (1 Chroniques 22:14). Les cèdres étaient coupés au Liban, attachés en radeaux et transportés par mer jusqu'à la côte (1 Rois 5:9). Et la Bible raconte un beau détail : les pierres arrivaient déjà taillées depuis la carrière, de sorte qu'on n'entendit ni marteau, ni hache, ni aucun outil de fer dans la maison pendant qu'on la construisait (1 Rois 6:7). Chaque bloc était préparé loin de là et arrivait prêt à être emboîté. Les travaux ont duré sept ans — le texte précise que Salomon l'a bâtie en sept ans (1 Rois 6:38). Le silence de ce chantier était le fruit de la planification, et non de la précipitation.

Salomon n'était pas parfait, et la Bible elle-même raconte que, plus tard, son cœur s'est détourné de Dieu (1 Rois 11:4). L'exemple ici n'est pas « soyez comme Salomon ». C'est de voir comment un plan bien préparé, remis entre les mains de Dieu, devient réalité.

III — 1, 2, 3, Action !

Avec le plan écrit en main, vient le moment d'agir. Et c'est là qu'apparaissent les obstacles — ces choses qui bloquent le plan à mi-chemin. La revue en souligne trois.

Se concentrer sur l'objectif

Le premier obstacle consiste à ne regarder que la difficulté. La difficulté est réelle, personne ne dit le contraire. Mais si c'est la seule chose que vous voyez, vous ne commencez jamais. Salomon a écrit : "Celui qui observe le vent ne sèmera point, et celui qui regarde les nuages ne moissonnera point." (Ecclésiaste 11:4) L'agriculteur qui attend le jour parfait ne plante jamais. Il y aura toujours un vent, un nuage, un « ce n'est pas le bon moment ».

La revue rappelle un conseil des Psaumes : "Recommande ton sort à l’Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira." (Psaume 37:5) Se concentrer, ce n'est pas une question de simple force de volonté. C'est regarder vers le but en sachant que Dieu est avec vous.

La revue rappelle aussi qu'il existe un adversaire qui aimerait voir vos bons projets à l'arrêt. Mais cela ne doit pas vous faire peur : celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4).

Dites non au désordre et à la procrastination

Le deuxième obstacle a ses phrases toutes faites : « je rangerai plus tard », « j'aurai le temps », « je commence demain ». Le livre des Proverbes a une image parfaite pour décrire cela : "La porte tourne sur ses gonds, Et le paresseux sur son lit." (Proverbes 26:14) Les gonds sont les charnières. La porte bouge toute la journée — elle s'ouvre, se ferme, s'ouvre, se ferme — et n'avance pas d'un centimètre. Certaines personnes vivent ainsi : occupées tout le temps, sans que rien n'avance.

Le corps préférera toujours ce qui est le plus confortable. C'est pourquoi, pour faire ce qui doit être fait, il faut parfois sortir de sa zone de confort — cet endroit où rien ne coûte d'effort et où rien n'avance. Ce qui est confortable n'est pas toujours ce qui est bon.

Une astuce qui aide : commencez petit. N'attendez pas d'en avoir envie. Faites seulement le premier pas — ouvrir le cahier, préparer le matériel, lire le premier paragraphe. Presque toujours, l'envie vient après avoir commencé, et non avant.

🕊 Notre lecture. Le Texte d'or affirme que le sentier des hommes droits est bien aplani (Proverbes 15:19). Ce n'est pas la promesse d'une vie facile, ni d'argent, ni de succès garanti pour ceux qui travaillent dur. Des personnes fidèles traversent des épreuves — la Bible en est remplie. Le verset montre autre chose : celui qui fait ce qui est juste au bon moment ne sème pas lui-même des épines sur son propre chemin. Travailler avec soin n'achète rien auprès de Dieu. C'est une manière d'honorer Celui qui nous a déjà tout donné.

La peur d'échouer et la démotivation

Le troisième obstacle est le mieux déguisé : la peur de se tromper. Beaucoup de gens ne commencent même pas parce qu'ils ont peur de ne pas réussir. Et, parfois, ce qui ressemble à de la paresse est une peur déguisée.

Il y a aussi les phrases qui découragent : « ce n'est pas pour toi », « tu ne finis jamais rien », « laisse tomber ». La revue donne un sage conseil : choisissez bien avec qui vous partagez vos rêves. Vous n'avez pas besoin d'en parler à tout le monde. Choisissez peu de personnes — celles qui prient pour vous et qui vous encouragent vraiment, même quand cela prend du temps. Deux ou trois suffisent. Vous n'avez pas besoin d'un public ; vous avez besoin de soutien.

❤ Pour votre vie. Choisir avec qui partager un rêve est différent de cacher des choses à vos parents ou à vos responsables. Eux et les adultes de confiance de votre entourage font toujours partie de ce petit groupe. Et si un adulte vous demande de garder un secret vis-à-vis de vos parents, ce n'est pas un rêve — c'est un signal d'alerte : parlez-en à un adulte de confiance le jour même.

Et si le plan échoue ? La revue répond : priez, faites confiance, réjouissez-vous dans le Seigneur, refaites un plan et allez de l'avant. La Bible dit que le juste peut tomber sept fois et qu'il se relèvera pourtant (Proverbes 24:16). Se tromper n'est pas la fin. C'est renoncer à se relever qui l'est. "Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas." (Galates 6:9) Et souvenez-vous de ce qu'enseigne Jacques : tout projet dépend de la volonté du Seigneur (Jacques 4:15). Si Dieu change le chemin, c'est qu'Il en a un meilleur.

Se reposer n'est pas de la paresse

Avant de terminer, une chose doit être bien claire : la fourmi travaille en été et se repose en hiver. Dieu s'est reposé le septième jour (Genèse 2:2) et a donné à son peuple un jour de repos (Exode 20:9-10). Le psalmiste dit qu'il ne sert à rien de passer la nuit à s'épuiser au travail : "En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil." (Psaume 127:2) Bien dormir est un cadeau de Dieu.

La paresse, ce n'est pas se reposer. C'est remettre à plus tard ce qui peut être fait maintenant et appeler cela du repos. Celui qui se repose reprend des forces pour continuer. Celui qui procrastine ne fait que repousser le fardeau à demain — et demain, il sera encore plus lourd.

Christ dans la leçon

Il serait facile de terminer cette leçon par « soyez comme la fourmi » ou « soyez comme Salomon ». Mais la leçon ne s'arrête ni sur un insecte ni sur un roi. Elle se termine en Jésus.

Jésus a travaillé. Il n'a pas vécu les bras croisés. "Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis." (Jean 5:17) Et Il savait que le temps était court : "Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler." (Jean 9:4)

Jésus s'est aussi reposé. Ce même Jésus a dormi dans une barque au milieu de la tempête : "Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent : Maître, ne t’inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?" (Marc 4:38) Et, lorsque les disciples étaient épuisés, Il n'a demandé à personne de travailler davantage : "Jésus leur dit : Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Car il y avait beaucoup d’allants et de venants, et ils n’avaient même pas le temps de manger." (Marc 6:31) En Jésus, le travail et le repos marchent ensemble, chacun en son temps.

Jésus a achevé l'œuvre. Il n'a rien laissé pour plus tard. La nuit précédant la croix, Il a prié le Père : "Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire." (Jean 17:4) Et sur la croix, Il a déclaré que tout était accompli (Jean 19:30). Il est mort à notre place et Il est ressuscité le troisième jour. L'œuvre la plus importante de toutes — notre salut —, Il l'a accomplie entièrement.

C'est pourquoi la grâce précède l'effort. Vous n'avez pas besoin de travailler pour que Dieu vous aime. "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie." (Éphésiens 2:8-9) Et le verset suivant montre la juste place de l'effort : "Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions." (Éphésiens 2:10) D'abord, Dieu sauve. Ensuite, nous travaillons — non pas pour gagner son amour, mais parce que nous l'avons déjà reçu.

Et Il aide à commencer. Si vous êtes du genre à vous sentir fatigué rien qu'en pensant à tout ce que vous avez à faire, Jésus vous parle : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Matthieu 11:28) Et le Saint-Esprit ne vous laisse pas seul au moment de vous lever : "car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir." (Philippiens 2:13) Il donne le vouloir ; vous répondez par l'action. Parmi les fruits de l'Esprit se trouve la maîtrise de soi (Galates 5:22-23) — et c'est grâce à elle que l'on triomphe du « plus tard ».

L'animal qu'on appelle le paresseux n'a pas choisi d'être ainsi. Vous, vous choisissez chaque jour — et vous ne choisissez pas tout seul.

Application pratique

Sortez une chose du « plus tard ». Choisissez une petite chose que vous repoussez et qui ne dépend que de vous. Écrivez les étapes et notez le jour prévu pour chacune. C'est votre Devoir à la maison.

Commencez par le premier pas, pas par l'envie. Au moment où survient le sentiment de paresse, faites juste le début : ouvrir le cahier, préparer le matériel, lire la première page. Presque toujours, l'envie arrive ensuite.

Reposez-vous sans culpabilité et travaillez sans excuse. Dormir à la bonne heure fait partie des soins de Dieu pour nous. Ce qui ne va pas, c'est d'appeler « repos » ce qui n'est qu'une façon de tout repousser.

Ne collez d'étiquette à personne. Si un camarade semble lent, vous ne savez pas ce qu'il vit à la maison. La fourmi des Proverbes est une leçon qui vous invite à examiner vos propres voies (Proverbes 6:6), et non à pointer du doigt celles des autres.

Prière finale

Seigneur Jésus, merci parce que tu as travaillé, tu t'es reposé et tu as achevé l'œuvre de notre salut. Merci parce que ton amour ne dépend pas de la quantité de choses que nous faisons. Quand nous sommes fatigués, donne-nous un vrai repos. Quand nous ne faisons que tout repousser à plus tard, donne-nous le courage de commencer. Apprends à chacun de ces préadolescents à planifier avec sagesse, à remettre ses projets entre tes mains et à se relever lorsqu'il se trompe. Prends soin de ceux qui portent un fardeau trop lourd à la maison, de ceux qui sont tristes et de ceux qui rencontrent des difficultés, et place près d'eux des adultes capables de les aider. Que le Saint-Esprit produise en nous la maîtrise de soi, et que tout ce que nous faisons soit pour ta gloire. Au nom de Jésus, amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

Que signifie Proverbes 15:19 ?+

Le verset dit : "Le chemin du paresseux est comme une haie d’épines, Mais le sentier des hommes droits est aplani." (Proverbes 15:19). Celui qui passe son temps à tout remettre à plus tard remplit son propre chemin d'épines : les tâches s'accumulent, l'urgence presse, les excuses grandissent. Celui qui fait ce qui est juste au bon moment ne plante pas ces épines. Ce verset ne promet ni une vie facile ni une vie riche ; il montre que le « plus tard » coûte cher.

Être fatigué, est-ce un péché ?+

Non. La fatigue vient du corps, et à cet âge le corps change et demande plus de sommeil. Se reposer est biblique : Dieu s'est reposé le septième jour (Genèse 2:2), et Jésus a dormi dans la barque (Marc 4:38) et a appelé ses disciples à se reposer (Marc 6:31). La paresse est autre chose : c'est pouvoir faire quelque chose maintenant et choisir de le repousser à plus tard, encore et encore. Une tristesse qui ne passe pas, la fatigue de celui qui aide beaucoup à la maison ou la difficulté à rester attentif ne sont pas non plus de la paresse : ce sont des sujets dont il faut parler avec un adulte de confiance.

Qu'enseigne la fourmi de Proverbes 6 ?+

Qu'on peut faire ce qui est juste sans que personne ait besoin de l'ordonner. "Va vers la fourmi, paresseux ; Considère ses voies, et deviens sage. Elle n’a ni chef, Ni inspecteur, ni maître ; Elle prépare en été sa nourriture, Elle amasse pendant la moisson de quoi manger." (Proverbes 6:6-8). La fourmi travaille au moment de travailler et met en réserve pour le moment où ce n'est plus possible. Elle ne travaille pas sans arrêt : elle travaille au bon moment.

Qu'est-ce que procrastiner, selon la Bible ?+

Procrastiner, c'est remettre à plus tard ce que vous pourriez faire maintenant. La Bible n'utilise pas ce mot, mais elle décrit cette habitude : "Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir !…" (Proverbes 6:10). C'est toujours juste un peu, et c'est ainsi que le temps s'en va. Paul recommande le contraire : "rachetez le temps, car les jours sont mauvais." (Éphésiens 5:16).

Si je planifie et que cela échoue, est-ce que cela en valait la peine ?+

Oui, cela en valait la peine. Le plan est le vôtre ; les pas sont entre les mains de Dieu : "Le cœur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas." (Proverbes 16:9). Se tromper n'est pas la fin : même si le juste tombe sept fois, il se relève (Proverbes 24:16). Priez, tirez des leçons de ce qui s'est passé, ajustez votre plan et recommencez.

Si je fais plus d'efforts, Dieu m'aimera-t-il davantage ?+

Non. Dieu vous aime déjà, et le salut est un cadeau : "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu." (Éphésiens 2:8). L'effort vient ensuite, comme une réponse : nous avons été créés en Jésus-Christ pour accomplir de bonnes œuvres (Éphésiens 2:10). On ne travaille pas pour être aimé ; on travaille parce qu'on l'est déjà.

Préadolescents

4e trimestre