Texte d'or
“Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.” (Matthieu 19:14, LSG) · Lire dans la Bible
Le bébé Timothée avait une mamie appelée Loïs et une maman appelée Eunice, et toutes les deux ouvraient la Bible pour lui dès tout petit. En grandissant, Timothée est devenu le compagnon de l'apôtre Paul — et la foi qu'il avait a commencé sur les genoux, à la maison. Le cours clôt la revue avec une seule vérité dans la main du tout-petit : Jésus prend soin de ma famille. Et le Texte d'or dit pourquoi cela compte : Jésus appelle les petits enfants tout près de lui.
La classe des Bébés de cette semaine tient dans un objet : la Bible dans la main du bébé. Non pas la Bible rangée sur l'étagère, ni la Bible que seul l'adulte touche — mais la Bible douce, large, lavable, que le tout-petit attrape, serre, retourne dans tous les sens et porte à son visage. C'est ce geste que l'enfant emporte à la maison.
L'histoire est toute courte et se trouve dans deux lettres de l'apôtre Paul. Il y avait un bébé appelé Timothée. Il avait une grand-mère appelée Loïs et une maman appelée Eunice, et toutes les deux aimaient Papa du ciel. Depuis que Timothée était tout petit, elles ouvraient la Bible et lui racontaient ce qui y était écrit. Timothée a grandi, a cru en Jésus et est devenu compagnon de voyage de l'apôtre Paul — et la foi qu'il avait n'a pas commencé dans une école : elle a commencé sur les genoux, à la maison.
De là vient la phrase du cours, toute courte à dessein : "Jésus prend soin de ma famille."
Et de là vient aussi le mot du jour, que le petit groupe va entendre scandé en syllabes bien des fois : "Bi-ble."
Un avertissement avant de commencer. Le père de Timothée était grec et n'était pas croyant (Actes 16:1) — c'est vrai et cela compte beaucoup dans la conversation avec les parents, mais cela n'entre pas dans le cercle de la classe des Bébés et ne devient jamais, sous aucun prétexte, une comparaison entre les familles de la salle. On ne transforme pas non plus la foi sans feinte en exigence : un bébé n'est pas évalué. L'enfant de 0 à 2 ans entend ceci et seulement ceci : grand-mère Loïs et maman Eunice ouvraient la Bible pour le bébé Timothée, et Jésus prend soin de ma famille. Et souvenez-vous qu'un très jeune enfant ne suit pas un cours magistral — il alterne : cinq à dix minutes par moment.
Une dernière remarque avant de préparer la salle. C'est la dernière leçon de cette revue : dimanche prochain, une nouvelle commence. Cela vaut la peine de soigner les au revoir, d'en parler aux parents et de les encourager à revenir — le souvenir que la famille emporte des trois mois est celui du dernier dimanche.
I — Accueil et le verset
Accueillez chaque famille à la porte, en vous baissant à la hauteur du bébé, avec son prénom sur les lèvres : "La paix du Seigneur, (prénom) ! Que c'est bon que tu sois venu !" Saluez aussi les responsables par leur prénom et demandez comment s'est passée la semaine — à cet âge, celui qui se calme en premier est l'adulte, et le bébé le ressent.
Jetez un coup d'œil à la salle avant l'arrivée de tout le monde, et faites-le pendant la semaine, pas le dimanche matin : berceaux solides et sans pièce détachée, sol doux et propre, prises protégées, jouets lavés, rien de petit à portée de la bouche. Dans cette leçon, la précaution supplémentaire concerne le matériel de l'activité — le coton, la colle et le papier présentent tous un risque s'ils restent à la portée de mains qui portent tout à la bouche. Ils restent avec vous, et vous les distribuez au moment voulu, un par un.
Il vaut aussi la peine de retenir un avertissement que la revue elle-même donne et qui change le dimanche de celui qui accueille : au début de la première année, l'enfant veut beaucoup plus qu'il ne peut faire. Il veut demander et le mot ne sort pas, il veut attraper et le bras n'y arrive pas, il veut grimper et la jambe ne tient pas — et alors viennent les pleurs de colère, qui ne sont pas un caprice de mauvais caractère, mais la frustration d'un petit corps. Dans ces moments-là, ce qui résout les choses, c'est la patience et les bras, pas la réprimande. Calmez-le, nommez ce qu'il veut ("tu veux le hochet, n'est-ce pas ?") et offrez une issue possible. L'enfant apprend la sécurité en étant accueilli dans son pire moment, pas dans son meilleur.
Ensuite, le verset. Avec le bébé dans les bras, invitez-le : "Nous allons lire la Bible, la Parole de Dieu." Ouvrez lentement la Bible pour enfants, laissez le tout-petit voir la page tourner, et dites, en glissant son prénom dans la phrase : "(prénom), Jésus t'aime. Jésus t'appelle tout près de lui."
Avec les enfants de 1 et 2 ans, rassemblez le petit groupe dans le coin de la Bible. Tenez la Bible en tissu ouverte, montrez l'image et faites-les répéter avec vous, toujours de la même façon, en scandant les syllabes : "Jé-sus t'ap-pel-le !" (Matthieu 19:14). Répétez trois fois. Ensuite, dites le mot du jour en tapant des mains en rythme : "Bi-ble ! Bi-ble !" Celui qui veut toucher la Bible la touche, chacun son tour, pendant que vous la tenez ; celui qui ne veut pas tape des mains. Personne n'est obligé de toucher quoi que ce soit. Dans la classe des Bébés, la répétition ne lasse pas : c'est elle qui enseigne.
Une remarque pour la personne qui prépare l'affiche du verset. "Jésus t'appelle" est la forme courte que l'enfant arrive à répéter, mais le texte est plus long. Imprimez à côté la rédaction complète du verset, pour que les parents la lisent : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14). L'enfant répète la version courte ; les parents lisent la Parole.
II — L'histoire : grand-mère Loïs, maman Eunice et la Bible ouverte
Avant de raconter, préparez vraiment le groupe : voyez qui a besoin d'eau, qui a besoin d'une couche propre, offrez vos bras à celui qui est arrivé en pleurant. Un bébé mal à l'aise n'écoute pas d'histoire. Installez ensuite chacun dans le coin de l'histoire et racontez ainsi, avec les images de la leçon et la Bible en tissu à la main :
"Chut... Regardez ici ! (Montrez la Bible en tissu, tout doucement.) Qu'est-ce que c'est ? C'est la Bi-ble ! La Bible est le Livre de Papa du ciel.
Il était une fois un bébé. Son nom était Ti-mo-thée. On le dit ensemble ? Ti-mo-thée !
Le bébé Timothée avait une maman. Son nom était Eu-ni-ce. Et il avait une grand-mère. Son nom était Lo-ïs.
Maman Eunice et grand-mère Loïs aimaient beaucoup le bébé Timothée. Elles lui donnaient à manger, lui donnaient le bain, le prenaient dans leurs bras. (Faites le geste de bercer.) Do-do, do-do...
Et savez-vous ce qu'elles faisaient encore ? (Ouvrez la Bible en tissu devant eux, lentement.) Elles ouvraient la Bible et racontaient son histoire au bébé Timothée !
Chaque jour, grand-mère Loïs ouvrait la Bible. Chaque jour, maman Eunice parlait de Papa du ciel.
Et le bébé Timothée a grandi... grandi... (levez la main lentement) et il est devenu grand ! Et il aimait Jésus.
Papa du ciel a donné à Timothée une famille qui lui parlait de la Bible. Et Papa du ciel t'a donné une famille à toi aussi.
Jésus prend soin de ma famille ! (Entourez-vous de vos propres bras, bien fort, et souriez.) Quel bon câlin !"
❤ Pour le cœur de l'enfant. Papa du ciel t'a donné une famille pour prendre soin de toi — et il a donné la Bible pour que ta famille te parle de Jésus. Jésus t'appelle tout près de lui. Jésus prend soin de ma famille.
III — Chanter, jouer, goûter et l'activité du coton
Louange. La louange n'est pas là pour meubler le temps : même sans savoir parler, le bébé apprend à adorer par l'exemple de la personne qui est devant lui. Commencez en disant : "Nous allons louer Jésus. Nous allons chanter pour Papa du ciel." Distribuez des hochets — grands, lavables, sans pièce susceptible de se détacher — et chantez le cantique indiqué dans la revue, très lentement et à voix douce. Ensuite, si vous voulez une seule phrase de cette leçon à répéter plusieurs fois, servez-vous de celle-ci, sur une mélodie que vous connaissez déjà : "Ma famille est un cadeau que Papa du ciel m'a donné." Chantez trois ou quatre fois, en vous balançant en rythme. Vous pouvez remplacer "ma famille" par le prénom de chaque enfant de la salle, chacun son tour — entendre son propre prénom chanté est ce qui capte le plus l'attention à cet âge.
Jeu. Installez les bébés sur les grands coussins et offrez à chacun un livre illustré d'histoires bibliques pour tout-petits afin qu'il le feuillette à sa façon, en disant : "Tu lis la Parole de Papa du ciel." Laissez-le tourner les pages comme il le peut, même si c'est tout d'un coup. Avec les enfants de 1 et 2 ans, couvrez le sol de tapis, asseyez tout le monde en cercle et jouez à "Où est la Bible ? La voilà !" — les étapes détaillées se trouvent dans la Dynamique, dans le Guide de l'enseignant. Profitez aussi du jeu "Jacques a dit" en version pour tout-petits : un seul geste, très simple, fait par tous ensemble — se caresser la joue, taper dans ses petites mains, envoyer un bisou. Personne n'est choisi pour aller au milieu du cercle et personne n'est éliminé du jeu ; à cet âge, jouer consiste à imiter ensemble, pas à rivaliser.
Goûter. Parlez à l'avance avec les parents des allergies et des restrictions alimentaires et ne servez que ce qui a été autorisé. Ne forcez jamais personne à manger ou à goûter. Offrez une collation saine — la revue demande très clairement d'exclure les sodas, les jus industriels, les biscuits fourrés, les bonbons et les friandises. Nettoyez les petites mains avant, coupez tout en petites lamelles tendres, rien de rond, rien de dur, rien en petites boules, et restez à côté d'eux tout le temps. Avant de manger, remerciez Papa du ciel en une seule phrase, en faisant le lien avec l'histoire : "Merci, Papa du ciel, pour notre famille et pour notre petit goûter."
Prière. Appelez les enfants dans le coin prière. Petites mains jointes, petits yeux fermés, voix toute basse — et ils répètent avec vous, lentement : "Papa du ciel, merci beaucoup pour ma famille. Au nom de Jésus, amen !" Gardez trois secondes de silence avant l'amen ; c'est dans cette pause que le bébé regarde votre visage et apprend ce qu'est la révérence.
Activité. Avec les enfants de 1 et 2 ans, la revue demande la feuille de la leçon avec du coton coloré collé sur l'image. Donnez la feuille, laissez l'enfant montrer du doigt et sentir la texture du coton sous votre doigt — et mettez la colle et fixez le coton vous-même, un tout petit morceau à la fois, sans jamais laisser de touffe détachée dans les petites mains de ceux qui portent encore tout à la bouche. Pendant que vous travaillez, répétez la phrase que la revue suggère pour ce moment : "Nous pouvons tous prier et parler avec Papa du ciel, tout comme Timothée le faisait." Avec les bébés plus petits, remplacez le collage par l'exploration de la Bible en tissu sur vos genoux en tournant les pages avec votre main posée sur la leur. Inscrivez le prénom de chaque enfant sur la feuille et remettez-la à la famille à la sortie.
Au revoir. Récitez le verset encore une fois, remerciez Dieu pour le cours et remettez chaque enfant à son responsable avec la même tendresse qu'à son arrivée. Prévenez les familles que dimanche prochain commence une nouvelle revue et encouragez-les à revenir. Trois mois de constance valent plus que n'importe quel beau dimanche isolé.
Christ dans la leçon
Paul est en prison, proche de la fin, écrivant à un homme plus jeune qu'il traitait comme un fils. Et la première chose qu'il fait n'est pas de donner un ordre — c'est de rappeler d'où vient ce jeune homme : "gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi." (2 Timothée 1:5). Deux femmes. Aucun titre, aucune estrade, aucune chaire. Une grand-mère et une mère, à la maison, avec la Parole ouverte.
Remarquez ce que Paul appelle une foi sans feinte. Le mot est fort : c'est une foi sans masque, sans théâtre, la même au-dedans et au-dehors. Il n'est pas dit que la maison de Timothée était parfaite — Luc rapporte qu'il était le fils d'une femme juive croyante, mais d'un père grec (Actes 16:1), ce qui signifie que cette mère a instruit son fils dans la foi sans avoir son mari à ses côtés sur ce point. L'Écriture ne cache pas la fissure du foyer et ne diminue pas pour autant ce qui y a été accompli. Dieu fait une œuvre durable dans des maisons qui ne sont pas idéales. Il est bon de le dire à voix haute dans une salle de bébés, car la moitié des mères présentes portent exactement ce fardeau.
Et remarquez aussi ce que Paul ne dit pas. Il ne dit pas que la foi s'est transmise par le sang. Il nomme trois personnes et trois fois : celle de Loïs, celle d'Eunice et celle de Timothée. La foi ne s'hérite pas comme on hérite d'un nom de famille. Ce qui passe de génération en génération, c'est l'enseignement ; la foi, chacun la remet à Dieu par lui-même. Dieu appelle véritablement, sa grâce arrive la première et rend capable — mais il y a une réponse, et cette réponse est libre. C'est pourquoi la mission d'un foyer chrétien n'est jamais de garantir le résultat ; c'est d'être fidèle dans les semailles et de prier pour que cet enfant, un jour, dise son propre oui.
Qu'enseignaient ces deux femmes ? "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Timothée 3:15). Deux choses ressortent dans ce verset. La première : cela a commencé dès l'enfance, dans la toute petite enfance, sur les genoux — pas quand il "aurait l'âge de comprendre". La seconde, et c'est celle qui empêche la leçon de tourner à la morale de bonne famille : l'Écriture rend sage à salut par la foi en Jésus-Christ. La Bible n'a pas été donnée pour produire des enfants bien sages. Elle a été donnée pour conduire des êtres humains à Christ. Un foyer peut enseigner toute la Bible et manquer la cible s'il s'arrête avant Lui.
Cet enseignement à la maison n'est pas une invention du Nouveau Testament. Dieu a ordonné que la Parole soit enseignée au rythme ordinaire de la journée : "Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:7). Assis, en marchant, en se couchant, en se levant — autrement dit, tout le temps, sans heure fixe et sans solennité. Et le psalmiste explique pourquoi cela ne peut pas s'arrêter à une seule génération : "Nous ne le cacherons point à leurs enfants ; Nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, Et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés." (Psaume 78:4), "Afin qu’ils missent en Dieu leur confiance, Qu’ils n’oubliassent pas les œuvres de Dieu, Et qu’ils observassent ses commandements," (Psaume 78:7). Loïs et Eunice faisaient exactement cela, probablement sans savoir que quelqu'un écrirait leurs noms dans un livre.
Et maintenant le texte d'or de cette leçon, qui est le cœur de tout. On amena des petits enfants à Jésus afin qu'Il leur imposât les mains et priât pour eux, et les disciples — les adultes organisés, occupés, ayant des affaires importantes — reprirent ceux qui les amenaient (Matthieu 19:13). La réponse de Jésus fut une porte grande ouverte : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14). Marc raconte la même scène et ajoute le détail qu'aucune classe de bébés ne devrait oublier : "Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains." (Marc 10:16). Jésus les a pris dans ses bras. Il n'a pas demandé d'attendre qu'ils grandissent.
Rejoignez les deux bouts et la leçon se referme d'elle-même. D'un côté, une grand-mère et une mère portant la Parole jusqu'au berceau d'un petit garçon. De l'autre, le Seigneur de cette Parole disant : amenez-les, ne les empêchez pas, laissez-les venir. Ce que la famille de Timothée faisait à la maison, c'était, au fond, amener ce petit garçon à Jésus — et c'est ce qu'une salle de bébés fait chaque semaine, avec un hochet, des bras accueillants et une Bible en tissu. Le travail est le même. Et Celui qui accueille au bout du chemin est le même.
Un dernier mot, pour l'enseignant. Paul termine ce passage en rappelant à Timothée de ranimer le don de Dieu qu'il a reçu (2 Timothée 1:6), et juste après : "Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse." (2 Timothée 1:7). Celui qui s'occupe des bébés à l'église a souvent l'impression de faire le plus petit travail de la maison. Ce n'est pas le cas. Il fait le premier.
Application pratique
Une seule phrase, répétée toujours à l'identique. "Jésus prend soin de ma famille." N'inventez pas de synonymes au fil du dimanche — le tout-petit apprend par la forme exacte, pas par le sens abstrait.
Mettez vraiment la Bible dans la main du bébé. Une Bible en tissu ou une Bible pour enfants résistante, lavable, sans pièce qui se détache. L'enfant a besoin d'associer le livre à quelque chose de bon et qu'il a le droit de toucher. Une Bible que seul l'adulte prend enseigne, sans le vouloir, que la Parole n'est pas pour lui.
Honorez la Bible pour ce qu'elle dit, jamais comme un objet magique. Pas question de traiter le livre comme une amulette, pas de "Bible sous l'oreiller pour éloigner les mauvaises choses". L'enfant apprend la théologie par la manière dont nous utilisons les choses, bien avant d'apprendre par les mots.
Ne comparez pas les familles de la salle. Le père de Timothée n'était pas croyant, et l'Écriture le rapporte sans humilier personne. Dans votre petit groupe, il y aura des foyers avec deux croyants, des foyers avec un seul, des foyers sans aucun, des enfants élevés par leur grand-mère, des enfants élevés par leur tante. Parlez de la foi en famille sans jamais dessiner le "modèle parfait" au tableau — celui qui n'entre pas dans le moule disparaît de l'École du dimanche (EBD) en silence.
Appelez la grand-mère par son prénom. Cette leçon offre une occasion rare : dire à voix haute, au moment du départ, que la grand-mère qui amène son petit-enfant à l'église fait exactement ce que Loïs a fait. Beaucoup d'entre elles n'ont jamais entendu cela de la bouche de personne.
Les pleurs de colère ne sont pas un mauvais comportement. Au cours de la première année, la volonté est plus grande que le corps, et la frustration tourne à la crise. Accueillez, nommez ce que l'enfant veut, offrez une issue possible. La réprimande ne résout pas une limite motrice.
Traitez les soins comme une partie du cours, pas comme une interruption. Changer une couche, bercer, offrir de l'eau et accueillir les pleurs constituent le contenu même qui est enseigné. C'est ainsi que le tout-petit découvre, dans son corps, qu'il existe quelqu'un qui prend soin de lui — et plus tard, il découvrira son nom.
Prière finale
Papa du ciel, merci pour Ta Parole, qui n'est pas restée enfermée dans le temple et qui est arrivée jusqu'au berceau d'un petit garçon. Merci pour grand-mère Loïs et pour maman Eunice, deux femmes ordinaires qui ont ouvert la Bible à la maison et ont changé l'histoire de toute une famille. Merci parce que Jésus n'a pas demandé aux petits enfants d'attendre de grandir : Il les a pris dans ses bras et les a bénis. Donne à chaque père, à chaque mère et à chaque grand-mère de cette petite salle la constance de répéter la même vérité sans se lasser. Et que ces tout-petits, lorsqu'ils pourront choisir, choisissent le Seigneur. Au nom de Jésus, amen.
Questions fréquentes sur cette leçon
Mon enfant a 1 an et ne comprend pas un mot. Est-ce utile de lui lire la Bible ?+
Oui, c'est utile, et c'est précisément à cet âge que l'Écriture dit que tout commence. Paul écrit à Timothée : "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Timothée 3:15). Le mot traduit par "enfance" désigne ici la toute petite enfance, le temps où l'on est encore dans les bras. Votre enfant ne retient pas encore le contenu — il retient le son de votre voix, le poids du livre dans la main et l'heure fixe de la journée. Quand la compréhension viendra, la Bible fera déjà partie de sa maison, et ne sera pas une nouveauté que quelqu'un devra lui présenter à partir de zéro.
Chez moi, je suis la seule personne croyante. Mon enfant est-il désavantagé ?+
Non, il ne l'est pas. La Bible dit que Timothée était le fils d'une femme juive croyante, mais d'un père grec (Actes 16:1) — son foyer était divisé dans la foi, et c'est de là qu'est sorti l'un des hommes les plus utiles à l'Évangile. Ce que l'Écriture loue dans la famille de Timothée, ce n'est pas un foyer parfait : c'est la foi véritable d'une grand-mère et d'une mère (2 Timothée 1:5). Faites votre part avec constance et sans transformer la maison en champ de bataille — le Nouveau Testament montre la conduite quotidienne comme le moyen de gagner son conjoint, et non la dispute (1 Pierre 3:1, 2). Priez, enseignez et laissez le reste à Dieu.
La foi s'hérite-t-elle ? Si je suis fidèle, mon enfant est-il déjà sauvé par ricochet ?+
Non, elle ne s'hérite pas. Remarquez comment Paul l'écrit : la foi a d'abord habité chez sa grand-mère Loïs et chez sa mère Eunice, avant d'habiter aussi en Timothée (2 Timothée 1:5). Il nomme la foi de chacun, l'une après l'autre. Ce qui se transmet de génération en génération, c'est l'enseignement ; la foi, chacun la donne à Dieu personnellement. C'est pourquoi la classe des Bébés n'est pas un coup de tampon, mais des semailles : nous enseignons de tout notre cœur, nous prions et nous attendons le jour où cet enfant dira son propre oui. Dieu appelle véritablement et accorde la grâce — mais Il ne force personne à entrer.
Puis-je laisser mon bébé prendre, mordiller et embrasser la Bible ? Cela ne risque-t-il pas de devenir de la superstition ?+
Vous pouvez le laisser la prendre, et c'est même une bonne chose — avec une Bible en tissu ou une Bible pour enfants résistante, lavée fréquemment et désinfectée entre chaque enfant. La vigilance se situe ailleurs : l'honneur que nous accordons à la Bible tient à ce qu'elle dit et à Celui qu'elle annonce, jamais à l'objet en lui-même. La couverture et le papier n'ont aucun pouvoir. Pas de Bible sous l'oreiller "pour éloigner les mauvaises choses", pas question de traiter le livre comme une amulette — ce n'est pas la foi chrétienne, c'est de la superstition, et l'enfant apprend très tôt la différence à la manière dont nous utilisons les choses.
Je n'ai pas le temps et je ne sais pas enseigner. Par où commencer ?+
Commencez petit et à heure fixe. L'Écriture n'a jamais décrit l'enseignement à la maison comme un cours : elle l'a décrit comme une conversation — "Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:7). Un verset par jour, toujours le même, toujours à la même heure. Loïs et Eunice n'étaient pas professeures de théologie ; c'étaient une grand-mère et une mère qui ont ouvert la Parole à la maison. Il n'est pas nécessaire d'en savoir plus pour commencer dès ce soir.
Guide de l'enseignant
Essence du cours
Grand-mère Loïs et maman Eunice ouvraient la Bible pour le bébé Timothée — et Jésus appelle les tout-petits tout près de lui. Jésus prend soin de ma famille.
Plan du cours
| Temps | Étape |
|---|---|
| 0–8 min | Accueil à la porte, le prénom de chaque bébé, discussion avec les parents |
| 8–13 min | Commencez ainsi : la boîte surprise et la Bible en tissu |
| 13–18 min | Verset (Matthieu 19:14) dans le coin de la Bible + le mot "Bi-ble" |
| 18–25 min | Histoire : grand-mère Loïs, maman Eunice et la Bible ouverte |
| 25–31 min | Louange avec des hochets et la dynamique "Où est la Bible ? La voilà !" |
| 31–38 min | Goûter, avec la prière de remerciement |
| 38–45 min | Activité du coton coloré, livre dans les petites mains et au revoir à la revue |
Commencez ainsi
Asseyez-vous par terre, à leur hauteur, avec une boîte colorée fermée sur vos genoux. Secouez légèrement la boîte : à l'intérieur se trouve un hochet, qui fait du bruit et éveille la curiosité avant même la moindre parole. Dites avec une voix de confidence : "Regardez ce qui est arrivé ! Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir là-dedans ?"
Tapotez doucement sur le couvercle — "Toc, toc, toc" — et comptez lentement : "un... deux... trois !" Sortez de l'intérieur la Bible en tissu, très lentement, et serrez-la contre votre poitrine : "C'est la Bi-ble ! La Bible est le Livre de Papa du ciel !"
Attendez. Comptez trois secondes en silence, en souriant — c'est pendant cette pause que le bébé réagit. Ensuite, cachez la Bible derrière votre dos et demandez, d'un air étonné : "Où est la Bible ? Elle a disparu !" Attendez à nouveau. Ramenez-la devant vous : "La voilà ! La Bi-ble !" Laissez-les toucher, un enfant à la fois, en gardant toujours la Bible entre vos mains. Attendez que les petits doigts pointent et que les petites mains veuillent l'attraper — c'est ainsi qu'ils posent des questions.
Point 1 — Grand-mère Loïs et maman Eunice ouvraient la Bible
- Dans la revue : le moment de l'histoire biblique, avec les illustrations de la leçon.
- Ce qu'il faut enseigner : le bébé Timothée avait une grand-mère et une mère qui aimaient le Seigneur et lui parlaient de la Parole depuis qu'il était tout petit. Elles prenaient soin de son corps — repas, bain, câlins — et prenaient soin de son cœur, en ouvrant la Bible. Dans la classe des Bébés, cela s'enseigne avec un objet à la main et une phrase : "grand-mère et maman ouvraient la Bi-ble pour le bébé Timothée."
- Verset d'ancrage : "gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi." (2 Timothée 1:5)
- Question clé : "Où est la Bible ? On va la trouver !" (cachez la Bible en tissu derrière vous et montrez-la de nouveau).
- Réponses probables (+ approfondissement) : des rires, le bébé qui pointe du doigt, celui qui tend le bras pour attraper, celui qui tire sur la page, celui qui regarde très sérieusement. Approfondissez : "La voilà ! La Bi-ble ! La Bible est le Livre de Papa du ciel."
- Si personne ne parle : faites-le vous-même trois ou quatre fois, toujours de la même façon, toujours avec le même air surpris au moment de dire "la voilà !". À cet âge, imiter, c'est déjà répondre — et l'enfant qui ne fait qu'observer apprend lui aussi.
Point 2 — Jésus appelle les tout-petits tout près de lui
- Dans la revue : le moment du verset, dans le coin de la Bible, et le moment des activités, avec la feuille et le coton coloré.
- Ce qu'il faut enseigner : on a amené des petits enfants à Jésus et les adultes ont voulu les en empêcher ; Jésus a demandé de laisser venir les petits enfants, les a pris dans ses bras et les a bénis. C'est pour cela que la famille de Timothée comptait et c'est pour cela que cette salle existe : le travail de tout foyer chrétien est d'amener l'enfant jusqu'à Jésus. L'enfant retient la scène : des bras ouverts, un câlin, et le nom de Jésus.
- Verset d'ancrage : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14)
- Question clé : "On le dit tous ensemble ? Jé-sus t'ap-pel-le !"
- Réponses probables (+ approfondissement) : des syllabes isolées, un enfant qui ne répète que la dernière syllabe, un autre qui tape des mains, un autre qui tend les bras pour être porté. Approfondissez : "Oui ! Jésus t'appelle. Jésus prend soin de ta famille."
- Si personne ne parle : répétez-le vous-même, très lentement, en détachant les syllabes et en ouvrant les bras au rythme des paroles. À cet âge, le geste retient davantage l'attention que la parole — parlez comme si vous chantiez.
✝ Christ dans la leçon. Ce que Loïs et Eunice faisaient à la maison avait un but : "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Timothée 3:15). La Bible n'a pas été donnée pour produire des enfants bien sages, mais pour conduire des êtres humains à Christ. Et Christ les accueille : "Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains." (Marc 10:16).
Dynamique
- Objectif : ressentir, par le jeu, la joie de voir la Bible disparaître puis revenir — et relier cette joie au Livre de Papa du ciel.
- Matériel : une Bible en tissu ou en mousse, grande, douce, lavable, sans bouton, sans ruban, sans perle, sans pièce collée susceptible de se détacher ; et un petit carré de tissu en coton large et court pour la couvrir. Rien de plus. N'utilisez pas de cordon, de ruban fin, de paillettes, de ballon en latex ni de Bible en papier fin : le papier se déchire et finit dans la bouche, et tout petit objet avec un bébé présente un risque d'étouffement.
- Déroulement : tout le monde sur le tapis moelleux ou sur les genoux des aides, avec la Bible toujours entre vos mains. Montrez la Bible en tissu, pressez-la, laissez-la faire un bruit d'étoffe : "La Bi-ble !" Couvrez-la avec le tissu et demandez, d'une voix enjouée : "Où est la Bible ?" Attendez environ trois secondes en silence, en souriant — cette pause est le temps dont le bébé a besoin pour réagir. Découvrez-la d'un seul coup : "La voilà ! La Bi-ble !" Célébrez en applaudissant doucement. Répétez trois ou quatre fois. Ensuite, présentez la Bible en tissu aux petites mains de ceux qui veulent la tenir, chacun son tour, en la désinfectant entre chaque enfant, et laissez-les la presser, la retourner et la feuilleter comme ils le peuvent. Personne n'est désigné, personne ne va au milieu du cercle, personne n'est obligé de la prendre. Rangez le carré de tissu avant que les bébés ne retournent dans leurs berceaux.
- Conclusion : "La Bible est réapparue ! Grand-mère Loïs et maman Eunice ouvraient la Bible comme cela pour le bébé Timothée. La Bible parle de Jésus — et Jésus t'appelle tout près de lui" (Matthieu 19:14).
Conclusion + défi de la semaine
- Conclusion : "Le bébé Timothée avait une grand-mère appelée Loïs et une maman appelée Eunice. Elles aimaient Papa du ciel et ouvraient la Bible chaque jour pour lui parler de Jésus. Timothée a grandi et a aimé Jésus toute sa vie. Papa du ciel t'a donné une famille à toi aussi, et il a donné la Bible pour que ta famille te parle de Jésus. Jésus t'appelle tout près de lui. Jésus prend soin de ma famille."
- Défi : parents, faites-le ensemble. Une fois par jour, toujours à la même heure, mettez la Bible ouverte dans la petite main de votre enfant et lisez à voix haute le même verset, toute la semaine — suggestion : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14). Avant de lire, dites toujours la même phrase : "Voici le Livre de Papa du ciel." S'il y a à la maison une grand-mère, un grand-père, un oncle ou un grand frère croyant, invitez cette personne à être celle qui lit au moins une fois dans la semaine. Dimanche, revenez avec l'histoire. (Faites le suivi le dimanche suivant : ouvrez le cours en demandant aux parents combien de jours cela a fonctionné, quelle heure a été choisie et qui d'autre à la maison a lu.)
Kit de l'enseignant
- Avant : lisez pendant la semaine 2 Timothée 1:1-7 et 2 Timothée 3:14-17, et lisez Matthieu 19:13-15 avec Marc 10:13-16 jusqu'à bien posséder la scène sur le bout de la langue. Lisez aussi Actes 16:1-3 en sachant que cette partie reste pour vous et n'entre pas dans le cercle des bébés. Préparez la Bible en tissu (douce, lavable, sans bouton, sans ruban, sans pièce détachée), la boîte surprise et le petit tissu. Faites l'inspection de sécurité de la salle pendant la semaine, pas le dimanche — et retirez tout fil, cordon, ruban, paillette ou petite pièce. Confirmez auprès des familles les allergies et restrictions alimentaires. Convenez avec l'église de la règle d'avoir toujours deux adultes dans la salle, avec la porte ouverte ou munie d'un hublot.
- Apportez : Bible pour enfants et Bible en tissu, les illustrations de la leçon, la boîte surprise avec le hochet, de grands hochets lavables, des livres illustrés d'histoires bibliques pour tout-petits, des crayons de cire, la feuille d'activité, le coton coloré et la colle (à utiliser par vous-même, pas à laisser dans les mains de l'enfant), du gel hydroalcoolique ou des lingettes pour désinfecter la Bible entre les enfants, et le petit goûter autorisé, coupé en lamelles tendres.
- Priez avant : remerciez Jésus d'avoir accueilli les petits enfants dans ses bras au lieu de leur demander d'attendre (Marc 10:16), et demandez au Seigneur deux choses très concrètes : la patience de répéter la même phrase sans vous lasser et des yeux attentifs au confort et à la sécurité de chaque bébé. Priez aussi, en les nommant par leur prénom, pour les familles de votre petit groupe — avec une attention particulière pour celles qui portent seules la foi du foyer, comme Eunice l'a portée.
Devoir à la maison
Votre mission de la semaine
Parents, faites-le ensemble. Une fois par jour, toujours à la même heure, mettez la Bible ouverte dans la petite main de votre enfant et lisez à voix haute le même verset, toute la semaine : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14). Avant de lire, dites toujours la même phrase : "Voici le Livre de Papa du ciel." S'il y a à la maison une grand-mère, un grand-père, un oncle ou un grand frère croyant, invitez cette personne à être celle qui lit au moins une fois dans la semaine.
Pourquoi
La foi de Timothée n'a pas commencé du haut d'une chaire : "gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi." (2 Timothée 1:5). Et elle a commencé tôt : "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Timothée 3:15). Votre enfant ne comprend pas encore les mots. Il comprend votre voix, l'objet dans sa main et l'heure qui ne change pas. C'est ainsi que la Parole entre dans une maison : répétée, sur les genoux, chaque jour.
Comment savoir que vous l'avez fait
Sept jours, la même heure, le même verset, la Bible dans sa petite main. Si votre enfant tend déjà la main quand il voit arriver la Bible, vous l'avez fait.
Dimanche, revenez avec l'histoire
Le prochain cours commence avec le récit des parents : quelle heure a été choisie chez vous, combien de jours cela a fonctionné et qui d'autre dans la famille a lu pour le bébé ?
Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.







