Aller au contenu

La famille de Timothée

Leçon 13 · 3e trimestre 2026 · 13/09/2026 · 18 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.” (Matthieu 19:14, LSG) · Lire dans la Bible

Le bébé Timothée avait une mamie appelée Loïs et une maman appelée Eunice, et toutes les deux ouvraient la Bible pour lui dès tout petit. En grandissant, Timothée est devenu le compagnon de l'apôtre Paul — et la foi qu'il avait a commencé sur les genoux, à la maison. Le cours clôt la revue avec une seule vérité dans la main du tout-petit : Jésus prend soin de ma famille. Et le Texte d'or dit pourquoi cela compte : Jésus appelle les petits enfants tout près de lui.

La classe des Bébés de cette semaine tient dans un objet : la Bible dans la main du bébé. Non pas la Bible rangée sur l'étagère, ni la Bible que seul l'adulte touche — mais la Bible douce, large, lavable, que le tout-petit attrape, serre, retourne dans tous les sens et porte à son visage. C'est ce geste que l'enfant emporte à la maison.

L'histoire est toute courte et se trouve dans deux lettres de l'apôtre Paul. Il y avait un bébé appelé Timothée. Il avait une grand-mère appelée Loïs et une maman appelée Eunice, et toutes les deux aimaient Papa du ciel. Depuis que Timothée était tout petit, elles ouvraient la Bible et lui racontaient ce qui y était écrit. Timothée a grandi, a cru en Jésus et est devenu compagnon de voyage de l'apôtre Paul — et la foi qu'il avait n'a pas commencé dans une école : elle a commencé sur les genoux, à la maison.

De là vient la phrase du cours, toute courte à dessein : "Jésus prend soin de ma famille."

Et de là vient aussi le mot du jour, que le petit groupe va entendre scandé en syllabes bien des fois : "Bi-ble."

Un avertissement avant de commencer. Le père de Timothée était grec et n'était pas croyant (Actes 16:1) — c'est vrai et cela compte beaucoup dans la conversation avec les parents, mais cela n'entre pas dans le cercle de la classe des Bébés et ne devient jamais, sous aucun prétexte, une comparaison entre les familles de la salle. On ne transforme pas non plus la foi sans feinte en exigence : un bébé n'est pas évalué. L'enfant de 0 à 2 ans entend ceci et seulement ceci : grand-mère Loïs et maman Eunice ouvraient la Bible pour le bébé Timothée, et Jésus prend soin de ma famille. Et souvenez-vous qu'un très jeune enfant ne suit pas un cours magistral — il alterne : cinq à dix minutes par moment.

Une dernière remarque avant de préparer la salle. C'est la dernière leçon de cette revue : dimanche prochain, une nouvelle commence. Cela vaut la peine de soigner les au revoir, d'en parler aux parents et de les encourager à revenir — le souvenir que la famille emporte des trois mois est celui du dernier dimanche.

I — Accueil et le verset

Accueillez chaque famille à la porte, en vous baissant à la hauteur du bébé, avec son prénom sur les lèvres : "La paix du Seigneur, (prénom) ! Que c'est bon que tu sois venu !" Saluez aussi les responsables par leur prénom et demandez comment s'est passée la semaine — à cet âge, celui qui se calme en premier est l'adulte, et le bébé le ressent.

Jetez un coup d'œil à la salle avant l'arrivée de tout le monde, et faites-le pendant la semaine, pas le dimanche matin : berceaux solides et sans pièce détachée, sol doux et propre, prises protégées, jouets lavés, rien de petit à portée de la bouche. Dans cette leçon, la précaution supplémentaire concerne le matériel de l'activité — le coton, la colle et le papier présentent tous un risque s'ils restent à la portée de mains qui portent tout à la bouche. Ils restent avec vous, et vous les distribuez au moment voulu, un par un.

Il vaut aussi la peine de retenir un avertissement que la revue elle-même donne et qui change le dimanche de celui qui accueille : au début de la première année, l'enfant veut beaucoup plus qu'il ne peut faire. Il veut demander et le mot ne sort pas, il veut attraper et le bras n'y arrive pas, il veut grimper et la jambe ne tient pas — et alors viennent les pleurs de colère, qui ne sont pas un caprice de mauvais caractère, mais la frustration d'un petit corps. Dans ces moments-là, ce qui résout les choses, c'est la patience et les bras, pas la réprimande. Calmez-le, nommez ce qu'il veut ("tu veux le hochet, n'est-ce pas ?") et offrez une issue possible. L'enfant apprend la sécurité en étant accueilli dans son pire moment, pas dans son meilleur.

Ensuite, le verset. Avec le bébé dans les bras, invitez-le : "Nous allons lire la Bible, la Parole de Dieu." Ouvrez lentement la Bible pour enfants, laissez le tout-petit voir la page tourner, et dites, en glissant son prénom dans la phrase : "(prénom), Jésus t'aime. Jésus t'appelle tout près de lui."

Avec les enfants de 1 et 2 ans, rassemblez le petit groupe dans le coin de la Bible. Tenez la Bible en tissu ouverte, montrez l'image et faites-les répéter avec vous, toujours de la même façon, en scandant les syllabes : "Jé-sus t'ap-pel-le !" (Matthieu 19:14). Répétez trois fois. Ensuite, dites le mot du jour en tapant des mains en rythme : "Bi-ble ! Bi-ble !" Celui qui veut toucher la Bible la touche, chacun son tour, pendant que vous la tenez ; celui qui ne veut pas tape des mains. Personne n'est obligé de toucher quoi que ce soit. Dans la classe des Bébés, la répétition ne lasse pas : c'est elle qui enseigne.

Une remarque pour la personne qui prépare l'affiche du verset. "Jésus t'appelle" est la forme courte que l'enfant arrive à répéter, mais le texte est plus long. Imprimez à côté la rédaction complète du verset, pour que les parents la lisent : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14). L'enfant répète la version courte ; les parents lisent la Parole.

II — L'histoire : grand-mère Loïs, maman Eunice et la Bible ouverte

Avant de raconter, préparez vraiment le groupe : voyez qui a besoin d'eau, qui a besoin d'une couche propre, offrez vos bras à celui qui est arrivé en pleurant. Un bébé mal à l'aise n'écoute pas d'histoire. Installez ensuite chacun dans le coin de l'histoire et racontez ainsi, avec les images de la leçon et la Bible en tissu à la main :

"Chut... Regardez ici ! (Montrez la Bible en tissu, tout doucement.) Qu'est-ce que c'est ? C'est la Bi-ble ! La Bible est le Livre de Papa du ciel.

Il était une fois un bébé. Son nom était Ti-mo-thée. On le dit ensemble ? Ti-mo-thée !

Le bébé Timothée avait une maman. Son nom était Eu-ni-ce. Et il avait une grand-mère. Son nom était Lo-ïs.

Maman Eunice et grand-mère Loïs aimaient beaucoup le bébé Timothée. Elles lui donnaient à manger, lui donnaient le bain, le prenaient dans leurs bras. (Faites le geste de bercer.) Do-do, do-do...

Et savez-vous ce qu'elles faisaient encore ? (Ouvrez la Bible en tissu devant eux, lentement.) Elles ouvraient la Bible et racontaient son histoire au bébé Timothée !

Chaque jour, grand-mère Loïs ouvrait la Bible. Chaque jour, maman Eunice parlait de Papa du ciel.

Et le bébé Timothée a grandi... grandi... (levez la main lentement) et il est devenu grand ! Et il aimait Jésus.

Papa du ciel a donné à Timothée une famille qui lui parlait de la Bible. Et Papa du ciel t'a donné une famille à toi aussi.

Jésus prend soin de ma famille ! (Entourez-vous de vos propres bras, bien fort, et souriez.) Quel bon câlin !"

❤ Pour le cœur de l'enfant. Papa du ciel t'a donné une famille pour prendre soin de toi — et il a donné la Bible pour que ta famille te parle de Jésus. Jésus t'appelle tout près de lui. Jésus prend soin de ma famille.

III — Chanter, jouer, goûter et l'activité du coton

Louange. La louange n'est pas là pour meubler le temps : même sans savoir parler, le bébé apprend à adorer par l'exemple de la personne qui est devant lui. Commencez en disant : "Nous allons louer Jésus. Nous allons chanter pour Papa du ciel." Distribuez des hochets — grands, lavables, sans pièce susceptible de se détacher — et chantez le cantique indiqué dans la revue, très lentement et à voix douce. Ensuite, si vous voulez une seule phrase de cette leçon à répéter plusieurs fois, servez-vous de celle-ci, sur une mélodie que vous connaissez déjà : "Ma famille est un cadeau que Papa du ciel m'a donné." Chantez trois ou quatre fois, en vous balançant en rythme. Vous pouvez remplacer "ma famille" par le prénom de chaque enfant de la salle, chacun son tour — entendre son propre prénom chanté est ce qui capte le plus l'attention à cet âge.

Jeu. Installez les bébés sur les grands coussins et offrez à chacun un livre illustré d'histoires bibliques pour tout-petits afin qu'il le feuillette à sa façon, en disant : "Tu lis la Parole de Papa du ciel." Laissez-le tourner les pages comme il le peut, même si c'est tout d'un coup. Avec les enfants de 1 et 2 ans, couvrez le sol de tapis, asseyez tout le monde en cercle et jouez à "Où est la Bible ? La voilà !" — les étapes détaillées se trouvent dans la Dynamique, dans le Guide de l'enseignant. Profitez aussi du jeu "Jacques a dit" en version pour tout-petits : un seul geste, très simple, fait par tous ensemble — se caresser la joue, taper dans ses petites mains, envoyer un bisou. Personne n'est choisi pour aller au milieu du cercle et personne n'est éliminé du jeu ; à cet âge, jouer consiste à imiter ensemble, pas à rivaliser.

Goûter. Parlez à l'avance avec les parents des allergies et des restrictions alimentaires et ne servez que ce qui a été autorisé. Ne forcez jamais personne à manger ou à goûter. Offrez une collation saine — la revue demande très clairement d'exclure les sodas, les jus industriels, les biscuits fourrés, les bonbons et les friandises. Nettoyez les petites mains avant, coupez tout en petites lamelles tendres, rien de rond, rien de dur, rien en petites boules, et restez à côté d'eux tout le temps. Avant de manger, remerciez Papa du ciel en une seule phrase, en faisant le lien avec l'histoire : "Merci, Papa du ciel, pour notre famille et pour notre petit goûter."

Prière. Appelez les enfants dans le coin prière. Petites mains jointes, petits yeux fermés, voix toute basse — et ils répètent avec vous, lentement : "Papa du ciel, merci beaucoup pour ma famille. Au nom de Jésus, amen !" Gardez trois secondes de silence avant l'amen ; c'est dans cette pause que le bébé regarde votre visage et apprend ce qu'est la révérence.

Activité. Avec les enfants de 1 et 2 ans, la revue demande la feuille de la leçon avec du coton coloré collé sur l'image. Donnez la feuille, laissez l'enfant montrer du doigt et sentir la texture du coton sous votre doigt — et mettez la colle et fixez le coton vous-même, un tout petit morceau à la fois, sans jamais laisser de touffe détachée dans les petites mains de ceux qui portent encore tout à la bouche. Pendant que vous travaillez, répétez la phrase que la revue suggère pour ce moment : "Nous pouvons tous prier et parler avec Papa du ciel, tout comme Timothée le faisait." Avec les bébés plus petits, remplacez le collage par l'exploration de la Bible en tissu sur vos genoux en tournant les pages avec votre main posée sur la leur. Inscrivez le prénom de chaque enfant sur la feuille et remettez-la à la famille à la sortie.

Au revoir. Récitez le verset encore une fois, remerciez Dieu pour le cours et remettez chaque enfant à son responsable avec la même tendresse qu'à son arrivée. Prévenez les familles que dimanche prochain commence une nouvelle revue et encouragez-les à revenir. Trois mois de constance valent plus que n'importe quel beau dimanche isolé.

Christ dans la leçon

Paul est en prison, proche de la fin, écrivant à un homme plus jeune qu'il traitait comme un fils. Et la première chose qu'il fait n'est pas de donner un ordre — c'est de rappeler d'où vient ce jeune homme : "gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi." (2 Timothée 1:5). Deux femmes. Aucun titre, aucune estrade, aucune chaire. Une grand-mère et une mère, à la maison, avec la Parole ouverte.

Remarquez ce que Paul appelle une foi sans feinte. Le mot est fort : c'est une foi sans masque, sans théâtre, la même au-dedans et au-dehors. Il n'est pas dit que la maison de Timothée était parfaite — Luc rapporte qu'il était le fils d'une femme juive croyante, mais d'un père grec (Actes 16:1), ce qui signifie que cette mère a instruit son fils dans la foi sans avoir son mari à ses côtés sur ce point. L'Écriture ne cache pas la fissure du foyer et ne diminue pas pour autant ce qui y a été accompli. Dieu fait une œuvre durable dans des maisons qui ne sont pas idéales. Il est bon de le dire à voix haute dans une salle de bébés, car la moitié des mères présentes portent exactement ce fardeau.

Et remarquez aussi ce que Paul ne dit pas. Il ne dit pas que la foi s'est transmise par le sang. Il nomme trois personnes et trois fois : celle de Loïs, celle d'Eunice et celle de Timothée. La foi ne s'hérite pas comme on hérite d'un nom de famille. Ce qui passe de génération en génération, c'est l'enseignement ; la foi, chacun la remet à Dieu par lui-même. Dieu appelle véritablement, sa grâce arrive la première et rend capable — mais il y a une réponse, et cette réponse est libre. C'est pourquoi la mission d'un foyer chrétien n'est jamais de garantir le résultat ; c'est d'être fidèle dans les semailles et de prier pour que cet enfant, un jour, dise son propre oui.

Qu'enseignaient ces deux femmes ? "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Timothée 3:15). Deux choses ressortent dans ce verset. La première : cela a commencé dès l'enfance, dans la toute petite enfance, sur les genoux — pas quand il "aurait l'âge de comprendre". La seconde, et c'est celle qui empêche la leçon de tourner à la morale de bonne famille : l'Écriture rend sage à salut par la foi en Jésus-Christ. La Bible n'a pas été donnée pour produire des enfants bien sages. Elle a été donnée pour conduire des êtres humains à Christ. Un foyer peut enseigner toute la Bible et manquer la cible s'il s'arrête avant Lui.

Cet enseignement à la maison n'est pas une invention du Nouveau Testament. Dieu a ordonné que la Parole soit enseignée au rythme ordinaire de la journée : "Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:7). Assis, en marchant, en se couchant, en se levant — autrement dit, tout le temps, sans heure fixe et sans solennité. Et le psalmiste explique pourquoi cela ne peut pas s'arrêter à une seule génération : "Nous ne le cacherons point à leurs enfants ; Nous dirons à la génération future les louanges de l’Éternel, Et sa puissance, et les prodiges qu’il a opérés." (Psaume 78:4), "Afin qu’ils missent en Dieu leur confiance, Qu’ils n’oubliassent pas les œuvres de Dieu, Et qu’ils observassent ses commandements," (Psaume 78:7). Loïs et Eunice faisaient exactement cela, probablement sans savoir que quelqu'un écrirait leurs noms dans un livre.

Et maintenant le texte d'or de cette leçon, qui est le cœur de tout. On amena des petits enfants à Jésus afin qu'Il leur imposât les mains et priât pour eux, et les disciples — les adultes organisés, occupés, ayant des affaires importantes — reprirent ceux qui les amenaient (Matthieu 19:13). La réponse de Jésus fut une porte grande ouverte : "Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19:14). Marc raconte la même scène et ajoute le détail qu'aucune classe de bébés ne devrait oublier : "Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains." (Marc 10:16). Jésus les a pris dans ses bras. Il n'a pas demandé d'attendre qu'ils grandissent.

Rejoignez les deux bouts et la leçon se referme d'elle-même. D'un côté, une grand-mère et une mère portant la Parole jusqu'au berceau d'un petit garçon. De l'autre, le Seigneur de cette Parole disant : amenez-les, ne les empêchez pas, laissez-les venir. Ce que la famille de Timothée faisait à la maison, c'était, au fond, amener ce petit garçon à Jésus — et c'est ce qu'une salle de bébés fait chaque semaine, avec un hochet, des bras accueillants et une Bible en tissu. Le travail est le même. Et Celui qui accueille au bout du chemin est le même.

Un dernier mot, pour l'enseignant. Paul termine ce passage en rappelant à Timothée de ranimer le don de Dieu qu'il a reçu (2 Timothée 1:6), et juste après : "Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse." (2 Timothée 1:7). Celui qui s'occupe des bébés à l'église a souvent l'impression de faire le plus petit travail de la maison. Ce n'est pas le cas. Il fait le premier.

Application pratique

Une seule phrase, répétée toujours à l'identique. "Jésus prend soin de ma famille." N'inventez pas de synonymes au fil du dimanche — le tout-petit apprend par la forme exacte, pas par le sens abstrait.

Mettez vraiment la Bible dans la main du bébé. Une Bible en tissu ou une Bible pour enfants résistante, lavable, sans pièce qui se détache. L'enfant a besoin d'associer le livre à quelque chose de bon et qu'il a le droit de toucher. Une Bible que seul l'adulte prend enseigne, sans le vouloir, que la Parole n'est pas pour lui.

Honorez la Bible pour ce qu'elle dit, jamais comme un objet magique. Pas question de traiter le livre comme une amulette, pas de "Bible sous l'oreiller pour éloigner les mauvaises choses". L'enfant apprend la théologie par la manière dont nous utilisons les choses, bien avant d'apprendre par les mots.

Ne comparez pas les familles de la salle. Le père de Timothée n'était pas croyant, et l'Écriture le rapporte sans humilier personne. Dans votre petit groupe, il y aura des foyers avec deux croyants, des foyers avec un seul, des foyers sans aucun, des enfants élevés par leur grand-mère, des enfants élevés par leur tante. Parlez de la foi en famille sans jamais dessiner le "modèle parfait" au tableau — celui qui n'entre pas dans le moule disparaît de l'École du dimanche (EBD) en silence.

Appelez la grand-mère par son prénom. Cette leçon offre une occasion rare : dire à voix haute, au moment du départ, que la grand-mère qui amène son petit-enfant à l'église fait exactement ce que Loïs a fait. Beaucoup d'entre elles n'ont jamais entendu cela de la bouche de personne.

Les pleurs de colère ne sont pas un mauvais comportement. Au cours de la première année, la volonté est plus grande que le corps, et la frustration tourne à la crise. Accueillez, nommez ce que l'enfant veut, offrez une issue possible. La réprimande ne résout pas une limite motrice.

Traitez les soins comme une partie du cours, pas comme une interruption. Changer une couche, bercer, offrir de l'eau et accueillir les pleurs constituent le contenu même qui est enseigné. C'est ainsi que le tout-petit découvre, dans son corps, qu'il existe quelqu'un qui prend soin de lui — et plus tard, il découvrira son nom.

Prière finale

Papa du ciel, merci pour Ta Parole, qui n'est pas restée enfermée dans le temple et qui est arrivée jusqu'au berceau d'un petit garçon. Merci pour grand-mère Loïs et pour maman Eunice, deux femmes ordinaires qui ont ouvert la Bible à la maison et ont changé l'histoire de toute une famille. Merci parce que Jésus n'a pas demandé aux petits enfants d'attendre de grandir : Il les a pris dans ses bras et les a bénis. Donne à chaque père, à chaque mère et à chaque grand-mère de cette petite salle la constance de répéter la même vérité sans se lasser. Et que ces tout-petits, lorsqu'ils pourront choisir, choisissent le Seigneur. Au nom de Jésus, amen.

Questions fréquentes sur cette leçon

Mon enfant a 1 an et ne comprend pas un mot. Est-ce utile de lui lire la Bible ?+

Oui, c'est utile, et c'est précisément à cet âge que l'Écriture dit que tout commence. Paul écrit à Timothée : "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Timothée 3:15). Le mot traduit par "enfance" désigne ici la toute petite enfance, le temps où l'on est encore dans les bras. Votre enfant ne retient pas encore le contenu — il retient le son de votre voix, le poids du livre dans la main et l'heure fixe de la journée. Quand la compréhension viendra, la Bible fera déjà partie de sa maison, et ne sera pas une nouveauté que quelqu'un devra lui présenter à partir de zéro.

Chez moi, je suis la seule personne croyante. Mon enfant est-il désavantagé ?+

Non, il ne l'est pas. La Bible dit que Timothée était le fils d'une femme juive croyante, mais d'un père grec (Actes 16:1) — son foyer était divisé dans la foi, et c'est de là qu'est sorti l'un des hommes les plus utiles à l'Évangile. Ce que l'Écriture loue dans la famille de Timothée, ce n'est pas un foyer parfait : c'est la foi véritable d'une grand-mère et d'une mère (2 Timothée 1:5). Faites votre part avec constance et sans transformer la maison en champ de bataille — le Nouveau Testament montre la conduite quotidienne comme le moyen de gagner son conjoint, et non la dispute (1 Pierre 3:1, 2). Priez, enseignez et laissez le reste à Dieu.

La foi s'hérite-t-elle ? Si je suis fidèle, mon enfant est-il déjà sauvé par ricochet ?+

Non, elle ne s'hérite pas. Remarquez comment Paul l'écrit : la foi a d'abord habité chez sa grand-mère Loïs et chez sa mère Eunice, avant d'habiter aussi en Timothée (2 Timothée 1:5). Il nomme la foi de chacun, l'une après l'autre. Ce qui se transmet de génération en génération, c'est l'enseignement ; la foi, chacun la donne à Dieu personnellement. C'est pourquoi la classe des Bébés n'est pas un coup de tampon, mais des semailles : nous enseignons de tout notre cœur, nous prions et nous attendons le jour où cet enfant dira son propre oui. Dieu appelle véritablement et accorde la grâce — mais Il ne force personne à entrer.

Puis-je laisser mon bébé prendre, mordiller et embrasser la Bible ? Cela ne risque-t-il pas de devenir de la superstition ?+

Vous pouvez le laisser la prendre, et c'est même une bonne chose — avec une Bible en tissu ou une Bible pour enfants résistante, lavée fréquemment et désinfectée entre chaque enfant. La vigilance se situe ailleurs : l'honneur que nous accordons à la Bible tient à ce qu'elle dit et à Celui qu'elle annonce, jamais à l'objet en lui-même. La couverture et le papier n'ont aucun pouvoir. Pas de Bible sous l'oreiller "pour éloigner les mauvaises choses", pas question de traiter le livre comme une amulette — ce n'est pas la foi chrétienne, c'est de la superstition, et l'enfant apprend très tôt la différence à la manière dont nous utilisons les choses.

Je n'ai pas le temps et je ne sais pas enseigner. Par où commencer ?+

Commencez petit et à heure fixe. L'Écriture n'a jamais décrit l'enseignement à la maison comme un cours : elle l'a décrit comme une conversation — "Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." (Deutéronome 6:7). Un verset par jour, toujours le même, toujours à la même heure. Loïs et Eunice n'étaient pas professeures de théologie ; c'étaient une grand-mère et une mère qui ont ouvert la Parole à la maison. Il n'est pas nécessaire d'en savoir plus pour commencer dès ce soir.

Bébés

3e trimestre