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La mission continue en nous

Leçon 13 · 3e trimestre 2026 · 13/09/2026 · 39 min de lecture

Par Equipe Marcas Editora

La vidéo dispose d'un doublage automatique en français. Si vous entendez du portugais, ouvrez les paramètres du lecteur (⚙) → Piste audio → Français.

Texte d'or

“Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations.” (Marc 13:10, LSG) · Lire dans la Bible

La leçon qui clôt le trimestre réunit trois textes que, pris isolément, personne ne comprend vraiment : l'ordre (Matthieu 28:18-20), le moyen (Actes 1:8) et le résultat (Éphésiens 2:13-18). Et elle commence à un endroit qu'on ne lit presque jamais en classe — le verset qui précède la Grande Commission, où Matthieu écrit que le groupe a adoré et que certains ont douté. C'est à ces gens-là que le Ressuscité confie l'évangélisation du monde. Additionnez ce que disent les trois textes : l'autorité appartient à Christ, la puissance vient de l'Esprit, la voix est celle de Christ parlant par la bouche de l'Église, et même les paroles du prédicateur sont une création de Dieu. Ce qu'il nous restait à faire, c'était de nous rendre sur la montagne indiquée. La seule contribution humaine à la plus grande mission de l'histoire a été la disponibilité — et c'est pourquoi personne n'en est dispensé.

Leçon 13 • La mission continue en nous — Étude exhaustive de recherche de la leçon.

Étude complète de Matthieu 28:16-20, Actes 1:8 et Éphésiens 2:13-18 — exégèse du texte, le verset qui précède la Grande Commission, la différence entre autorité et puissance, Éphésiens 2:17 lu avec Ésaïe 57:19, l'histoire du moment où l'Église a failli décider que la mission ne continuait pas, et la clôture de l'arc du trimestre.

Église Marcas do Evangelho — Cariacica/ES (Brésil) • Pasteur Jairo Carvalho et Pasteure Jaciana Carvalho • 3e trimestre de 2026 (Lições Bíblicas Adultes).

✶ Texte d'or — Marc 13:10

"Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations." (Marc 13:10)

Vérité pratique (CPAD, la maison d'édition des Assemblées de Dieu au Brésil) : il faut que l'Église prêche l'Évangile à toutes les nations, car cette mission doit avancer jusqu'aux extrémités de la terre.

  • Texte de l'étude — Matthieu 28:16-20 ; Actes 1:8 ; Éphésiens 2:13-18
  • Lecture en classe — Matthieu 28:18-20 ; Actes 1:8 ; Éphésiens 2:13-18
  • Lecture quotidienne — Lun Marc 13:10 • Mar Actes 1:8 • Mer Actes 28:30, 31 • Jeu Romains 10:14, 15 • Ven 2 Timothée 2:9 • Sam Matthieu 28:18-20
  • Cantiques (Harpa Cristã, recueil de cantiques des Assemblées de Dieu au Brésil) — 115, 127 et 227
  • Version biblique — Les citations bibliques suivent la traduction française de référence. Translittérations selon la norme académique habituelle.

Objectifs et comment utiliser cette étude

Objectifs de la leçon (CPAD) : (I) expliquer le mandat universel de Christ à la lumière de la Grande Commission ; (II) démontrer le rôle de l'Esprit dans l'expansion missionnaire de l'Église ; (III) conduire l'élève à prendre un engagement personnel envers les missions. Objectifs ajoutés ici : (IV) lire la Grande Commission à partir du verset qui la précède, où le groupe mandaté doutait encore ; (V) distinguer l'autorité et la puissance, et montrer qu'aucune des deux n'appartient à l'Église ; (VI) expliquer, à partir d'Éphésiens 2:17 et d'Ésaïe 57:19, comment Christ a évangélisé ceux qui étaient loin par la bouche de l'Église ; (VII) raconter l'histoire de la réception du texte, lorsque l'Église a failli décider que la mission ne continuait pas ; et (VIII) clore tout l'arc du trimestre.

Structure : la Partie I présente le panorama — pourquoi la leçon réunit trois textes et d'où vient le nom « Grande Commission » ; la Partie II expose Matthieu 28:16-20 bloc par bloc ; la Partie III traite d'Actes 1:8 ; la Partie IV, d'Éphésiens 2:13-18 ; la Partie V relie mission et eschatologie ; la Partie VI raconte l'histoire des deux siècles et demi durant lesquels l'ordre a été lu comme caduc ; la Partie VII énumère les erreurs courantes d'interprétation ; et les parties finales présentent Christ dans la leçon, l'arc du trimestre, l'application et la prière.

Convention adoptée : lorsqu'un point fait débat parmi les spécialistes, cela est dit explicitement. Ici, on ne présente pas une hypothèse comme si c'était une certitude, et l'on ne présente pas la tradition de l'Église comme si c'était le texte biblique.

Partie I — Panorama : trois textes, un mandat

1) Pourquoi la leçon réunit Matthieu 28, Actes 1:8 et Éphésiens 2

La revue (Lições Bíblicas) clôt le trimestre avec trois passages qui, ensemble, forment l'architecture complète de la mission — et dont chacun, pris isolément, reste incomplet.

Matthieu 28:16-20 est l'ordre : il donne le fondement (l'autorité de Christ), le contenu (faire des disciples, baptiser, enseigner) et la garantie (la présence). Actes 1:8 est le moyen : la puissance de l'Esprit et la carte de l'expansion. Éphésiens 2:13-18 est le résultat : la communauté nouvelle dans laquelle Juifs et païens, autrefois séparés par un mur, ont accès au même Père.

Ordre, moyen et résultat. C'est ainsi que le trimestre « L'Église des païens » s'achève : l'Église que nous avons vue naître à Antioche, Philippes, Athènes, Corinthe, Éphèse et Rome est le produit exact de ces trois passages. Et nous sommes le chapitre suivant.

2) « Grande Commission » : d'où vient le nom

L'expression ne figure pas dans la Bible. Le titre « Grande Commission » pour Matthieu 28:18-20 s'est imposé dans le langage évangélique au XIXe siècle, à l'apogée du mouvement missionnaire moderne ; certains relèvent des emplois antérieurs, mais c'est à cette époque que le nom s'est fixé.

Cela vaut la peine d'être su pour deux raisons. Premièrement : le nom est utile, mais le texte est plus grand que le nom. « Commission » évoque une tâche, alors que le passage contient aussi l'adoration, le doute, l'autorité et la présence. Deuxièmement : l'histoire même du nom révèle quelque chose que la Partie VI développe — il y a eu une longue période pendant laquelle une bonne partie de l'Église protestante ne traitait pas ce texte comme un ordre vivant. Le nom est né lorsque l'Église a recommencé à le lire ainsi.

3) La montagne en Galilée : où l'ordre a été donné

"Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée." (Matthieu 28:16)

Deux éléments de contexte que l'enseignant ne doit pas sauter.

Le premier est la Galilée. Province du nord, loin de Jérusalem, regardée avec réserve par l'élite religieuse de la capitale — et que Matthieu, en ouvrant le ministère de Jésus, a présentée en citant Ésaïe au sujet du peuple assis dans les ténèbres qui a vu une grande lumière (Matthieu 4:16). Le ministère commence là et se termine là. Cela a du poids : l'ordre d'atteindre toutes les nations a été donné à la marge, non au centre. L'Évangile n'est jamais sorti d'un palais.

Le second est la montagne. Chez Matthieu, la montagne est un lieu de révélation : c'est sur une montagne que Jésus a enseigné les béatitudes (Matthieu 5:1), sur une montagne qu'Il a été transfiguré (Matthieu 17:1) et sur une montagne que le diable Lui a offert tous les royaumes (Matthieu 4:8). Retenez ce dernier point, car il revient dans la Partie II.

Une note d'honnêteté : la tradition chrétienne a associé la scène à différentes montagnes de Galilée, mais le texte n'identifie pas le lieu et aucune source ancienne ne le fixe avec certitude. Ce que Matthieu souligne est autre chose — c'était la montagne que Jésus leur avait désignée, un rendez-vous fixé. Les anges avaient déjà prévenu au tombeau qu'Il les précéderait en Galilée et qu'ils L'y verraient (Matthieu 28:7). La Grande Commission n'a pas été une improvisation. C'était un rendez-vous fixé par le Ressuscité.

Partie II — Matthieu 28:16-20, bloc par bloc

Bloc 1 (v. 16, 17) — Les onze, l'adoration et le doute

"Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes." (Matthieu 28:17)

Ces deux versets restent en dehors de la lecture en classe et sont, peut-être, les plus surprenants du passage. Trois observations.

Premièrement : les onze. Matthieu n'écrit pas « les disciples ». Il compte. Et, en comptant, il oblige le lecteur à se souvenir de la chaise vide. La mission universelle a commencé avec un groupe incomplet et avec une trahison récente dans la mémoire de tout le monde.

Deuxièmement : l'adoration et le doute dans la même phrase. Dans le même groupe, au même instant — et Matthieu ne nomme pas ceux qui ont douté. L'Écriture consigne la faiblesse sans humilier le faible. Retenez cela, car notre tendance est à l'opposé : nous étiquetons, nous chuchotons et nous exposons.

Troisièmement, et c'est décisif : c'est à ce groupe que le Christ ressuscité confie l'évangélisation du monde. Il n'a pas attendu que le doute prenne fin pour mandater.

Le mot que Matthieu a choisi aide à comprendre. Le verbe grec distazō vient de dis, « deux fois », « en deux » : ce n'est pas l'incrédulité de celui qui refuse de croire, c'est l'état de celui qui est partagé, tiré des deux côtés. Et il n'apparaît que deux fois dans tout le Nouveau Testamento — ici et lorsque Pierre s'enfonce dans la mer et s'entend demander, en homme de peu de foi, pourquoi il a douté (Matthieu 14:31). Le lien entre les deux scènes est éclairant. Lorsque le disciple a douté sur la mer, Jésus a tendu la main. Lorsque les disciples ont douté sur la montagne, Jésus s'est approché et leur a parlé (Matthieu 28:18). Les deux fois, la réaction de Christ à l'hésitation humaine a été de s'approcher.

Une note d'honnêteté académique : les spécialistes débattent pour savoir si la construction grecque signifie « quelques-uns doutèrent » (une partie du groupe) ou « ils doutèrent » (tous). La plupart des traductions comprennent « quelques-uns » — et l'enseignant fait bien d'enseigner ainsi, tout en notant que le point pastoral ne change pas dans les deux cas.

🕊 Soin pastoral — ce que le texte enseigne et ce qu'il n'autorise pas

Le texte renverse définitivement l'excuse « quand j'aurai plus de certitude, je servirai » : Christ a mandaté au cœur du doute, et la certitude est venue après, en chemin, lorsque l'Esprit est descendu. Mais le texte ne fait pas l'éloge du doute et ne le transforme pas en vertu. Il est consigné comme une faiblesse, non comme une maturité. Ce qui est enseigné, c'est que Christ ne l'utilise pas comme un critère d'exclusion — Il appelle des personnes hésitantes et les affermit ensuite. Celui qui fait du doute un étendard s'est arrêté au verset 17 et n'est jamais arrivé au 18.

Bloc 2 (v. 18) — Tout pouvoir m'a été donné

"Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre." (Matthieu 28:18)

Le mot traduit par « pouvoir » ici est exousia : l'autorité — le droit légitime d'agir et de commander, la juridiction. C'est le vocabulaire du juge et du gouvernant, non celui de la force brute. Il se distingue de dynamis, le mot d'Actes 1:8, qui est la puissance au sens de capacité. Un agent de la circulation a l'autorité d'arrêter un camion d'une main levée, sans aucune force pour l'arrêter ; un homme fort a la force de le pousser et aucune autorité pour lui ordonner de s'arrêter. Christ a les deux.

Et remarquez le verbe : tout pouvoir Lui a été donné. Ce n'est pas « j'ai ». La forme grecque est ce qu'on appelle le passif divin — l'agent implicite est Dieu. L'autorité du Fils incarné, après la croix et la résurrection, est présentée comme reçue du Père. Si Lui-même ne revendique pas d'autorité propre sur cette montagne, l'Église encore moins.

D'où vient cette autorité ? D'une vision écrite des siècles plus tôt. Daniel a vu quelqu'un semblable à un fils d'homme s'approcher de l'Ancien des jours, et alors la domination, l'honneur et le règne lui furent donnés, afin que tous les peuples, les nations et les langues le servent (Daniel 7:14). Les spécialistes observent que la version grecque de Daniel 7:14 utilise les mêmes termes qui réapparaissent en Matthieu 28:18, 19 — l'autorité et toutes les nations. Jésus, sur la montagne, dit que la vision s'est accomplie en Lui, et que les disciples sont le moyen par lequel tous les peuples viendront à Le servir. Cela change la nature de la Commission : ce n'est ni une invitation ni une suggestion. C'est l'ordre de Celui qui a le droit de donner des ordres.

📜 Les deux montagnes et les deux offres

Ce n'était pas la première montagne sur laquelle quelqu'un offrait à Jésus le monde entier. Au chapitre 4, le diable L'emmena encore sur une montagne très élevée, Lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et Lui proposa de tout Lui donner s'Il se prosternait pour l'adorer (Matthieu 4:8, 9). Au chapitre 28, sur une montagne de Galilée, le Père remet au Fils tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et les disciples L'adorent sans qu'Il ne demande rien. Satan a offert tous les royaumes sans la croix, par un raccourci, en échange de l'adoration ; le Père a accordé toute l'autorité après la croix, par le chemin tout entier. Et l'adoration que le diable a exigée et que Jésus a refusée est la même que les disciples offrent spontanément au Ressuscité. Plusieurs commentateurs de Matthieu soulignent cette correspondance entre la première et la dernière montagne. Elle enseigne une chose qui sert pour toute la vie : toute offre de pouvoir qui saute la croix appartient à la première montagne.

Bloc 3 (v. 19, 20) — Le mandat, le baptême, l'enseignement et la présence

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ." (Matthieu 28:19-20)

Un impératif, trois participes. La grammaire résout une discussion ancienne. Il y a dans la phrase un seul verbe à l'impératif — faire des disciples — et trois verbes auxiliaires qui l'entourent : aller, baptiser et enseigner. Le centre de l'ordre est de former des disciples de Christ ; le verbe aller décrit la circonstance (en allant, après être allés), et baptiser et enseigner décrivent les moyens par lesquels le discipulat s'accomplit.

Élément Forme Fonction dans la phrase
aller participe circonstance : en allant / étant allés
faire des disciples impératif le commandement central
baptiser participe moyen : comment on fait des disciples
enseigner participe moyen : comment on fait des disciples

Cela ne diminue pas les missions transculturelles — cela corrige l'idée que celui qui ne voyage pas n'accomplit pas la Commission. Et cela corrige aussi l'opposé, qui est l'excuse la plus courante dans l'Église : « j'évangélise par mon exemple ». Faire des disciples inclut enseigner, et enseigner exige la parole.

Toutes les nations. Le mot grec ethnē désigne un peuple, une ethnie, un groupe humain — non un État moderne. La revue a raison de parler de « toutes les ethnies » : la cible, ce sont les peuples dans leur diversité culturelle. Et l'expression vient de loin : la promesse faite à Abraham annonçait qu'en lui toutes les familles de la terre seraient bénies (Genèse 12:3). La Commission est l'accomplissement de cette promesse.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. L'expression grecque signifie, littéralement, « vers l'intérieur du nom ». Dans le commerce de l'époque, cette formule était utilisée pour un transfert de propriété — créditer quelque chose sur le compte de quelqu'un. Baptiser « vers l'intérieur du nom » du Dieu trinitaire, c'est déclarer à qui cette vie appartient désormais. Un seul nom, trois Personnes : ce n'est pas un détail liturgique, c'est la signature du Maître de la mission.

Sa présence tous les jours. La promesse ne vient pas après la tâche, comme une récompense. Elle vient avec elle, comme condition de possibilité. Et elle encadre tout l'Évangile :

Texte La promesse Le moment
Matthieu 1:23 on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous Le berceau — l'incarnation
Matthieu 18:20 là où deux ou trois sont assemblés en son nom, Il est au milieu d'eux L'Église rassemblée
Matthieu 28:20 Il est avec nous tous les jours, jusqu'à la fin du monde L'Église envoyée

Trois fois le même « avec nous » : au berceau, dans l'Église rassemblée et dans l'Église envoyée. Et entre la première extrémité et la dernière, il y a une croix. Cet « avec nous » n'est pas un sentiment — il a été racheté.

Note pour l'enseignant : les traductions bibliques diffèrent parfois dans leur formulation des versets 19 et 20, sans aucune divergence de doctrine, car le verbe grec signifie littéralement « faire des disciples », ce qui inclut l'enseignement.

🔬 Critique textuelle — la formule trinitaire est sûre

L'affirmation circule dans des vidéos et sur des sites selon laquelle la formule trinitaire aurait été ajoutée au texte plus tard, parce qu'Eusèbe de Césarée, au IVe siècle, cite plusieurs fois le verset sous une forme abrégée (« en mon nom »). Le fait est réel ; la conclusion est fausse. Tous les manuscrits grecs de Matthieu, sans exception, et toutes les versions anciennes comportent la formule trinitaire — aucun manuscrit connu ne comporte la forme courte. De plus, la Didachè, manuel d'instruction chrétienne daté vers la fin du Ier siècle, ordonne déjà de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce qui montre que la formule était en usage avant tout manuscrit survivant de Matthieu. Eusèbe écrivait de mémoire et résumait, comme le fait tout auteur. Un résumé d'auteur n'est pas une variante de manuscrit.

La Grande Commission : faire de tous les peuples des disciples, sous l'autorité et la présence de Christ.
La Grande Commission : faire de tous les peuples des disciples, sous l'autorité et la présence de Christ.

Partie III — Actes 1:8 : la puissance, les témoins et la carte

"Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." (Actes 1:8)

Le verset comporte trois parties : une promesse (recevoir une puissance), une conséquence (être ses témoins) et une carte (Jérusalem, la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre).

1) La puissance : dynamis, et pourquoi cela libère le croyant

Le mot ici est dynamis — capacité, force agissante ; c'est le mot des miracles, et de lui viennent « dynamo » et « dynamique ». Il est délibérément différent de l'exousia de Matthieu 28:18. Là-bas, le droit ; ici, la capacité. Et l'Église reçoit les deux de l'extérieur.

Arrêtez-vous un instant sur cette phrase, car elle résout la vie de beaucoup de personnes dans la classe. Si l'autorité n'appartient pas au croyant, il n'a pas besoin de se sentir digne pour parler de Christ. Si la puissance ne lui appartient pas, il n'a pas besoin de se sentir capable. Les deux excuses qui ferment le plus la bouche du croyant — « je ne suis pas digne » et « je ne suis pas capable » — ont reçu leur réponse avant même que l'ordre ne soit donné. Et notez à qui la promesse a été faite : à des hommes qui, quelques jours plus tôt, avaient fui, et à un groupe dans lequel certains doutaient. Le revêtement de puissance n'est ni un trophée de spiritualité ni une récompense pour les meilleurs. C'est un outil de travail.

Voici l'un des textes fondateurs de notre doctrine du baptême dans le Saint-Esprit. Nous croyons qu'il s'agit d'une expérience distincte et postérieure à la conversion, avec l'évidence initiale du parler en d'autres langues (Actes 2:4 ; 10:46 ; 19:6), et dont le but est déclaré dans le verset lui-même : donner la capacité de témoigner. La revue a raison de dire que cette puissance « n'est pas humaine, ni le résultat d'une préparation intellectuelle seulement, mais une qualification divine ». Ajoutez en classe ce que le texte ne dit pas : le revêtement ne crée pas une caste de croyants supérieurs et ne remplace pas l'étude, le caractère et l'obéissance. Il existe pour la mission. Celui qui a reçu la puissance et n'a pas ouvert la bouche n'a pas encore compris pourquoi il l'a reçue.

Et il vaut la peine de rappeler l'ordre de Jésus avant la promesse, lorsqu'Il leur demanda de rester dans la ville de Jérusalem jusqu'à ce qu'ils soient revêtus de la puissance d'en haut (Luc 24:49). La hâte de l'Église a toujours été plus grande que celle de Dieu. Il a ordonné d'attendre.

2) Les témoins

Le mot est martyres, « témoins », au sens courant et juridique : celui qui a vu et peut attester. Dans l'Église ancienne, il a changé de sens, parce que tant de personnes qui ont attesté l'ont payé de leur vie — et il est devenu « martyr ».

Remarquez la construction : vous serez mes témoins. Témoins de Lui, d'une Personne, non d'une doctrine, d'une dénomination ou d'une expérience. Un témoin n'a pas besoin d'être éloquent ni d'avoir un diplôme ; il a besoin d'avoir vu. C'est pourquoi la conversation la plus simple de votre semaine peut être plus évangélisatrice qu'un sermon bien construit : personne ne conteste ce qui vous est arrivé.

3) La carte : le sommaire du livre écrit dans la bouche de Jésus

Étape Chapitres Ce qui a poussé l'Église
Jérusalem Actes 1–7 La Pentecôte, la prédication apostolique, la persécution initiale
Judée et Samarie Actes 8–12 La persécution après Étienne (8:1) ; Philippe en Samarie ; la vision de Pierre (10)
Extrémités de la terre Actes 13–28 L'envoi depuis Antioche par l'Esprit (13:2) ; les voyages de Paul ; Rome

Luc a écrit le sommaire du livre dans la bouche de Jésus, avant que le livre ne commence. Mais remarquez la colonne de droite, car elle est déconcertante : l'Église n'est presque jamais partie de sa propre initiative. Elle a été poussée — par la persécution, par une vision, par l'Esprit. Ce n'est ni un éloge ni une accusation ; c'est un diagnostic. Une Église installée dans le confort tend à rester sur place, et Dieu tend à la mettre en mouvement. Mieux vaut se mettre en marche.

Et la séquence n'est pas seulement géographique, elle est théologique : Jérusalem était le centre ; la Samarie, le peuple méprisé ; les extrémités, les païens. La mission avance du centre vers la marge — et chaque étape a coûté un préjugé à l'Église.

Les « extrémités de la terre », d'ailleurs, ne sont pas une expression isolée. Elle vient d'Ésaïe, parlant du Serviteur de l'Éternel établi comme lumière des nations pour apporter son salut jusqu'aux extrémités de la terre (Ésaïe 49:6). C'est précisément ce verset que Paul cite à Antioche de Pisidie pour expliquer le tournant vers les païens, rappelant que le Seigneur l'a établi pour être la lumière des nations et pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre (Actes 13:47). La mission du Serviteur est devenue la mission de l'Église.

Actes 1:8 : témoignage à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre, par la capacité donnée par le Saint-Esprit.
Actes 1:8 : témoignage à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre, par la capacité donnée par le Saint-Esprit.

4) En commençant par Jérusalem

La revue apporte un éclairage que toute Église missionnaire a besoin d'entendre : le meilleur test de notre vocation est le zèle spirituel pour le prochain ici, là où nous habitons ; celui qui n'est pas une bénédiction pour les personnes dont il connaît la langue et les coutumes sera difficilement transformé par un voyage. L'amour qui transforme le monde commence à la maison, même s'il ne s'y arrête pas.

L'ordre d'Actes 1:8 commence à Jérusalem pour une raison : la mission est concentrique, non sélective. On ne saute pas la ville pour atteindre les extrémités. Celui qui ne parle pas à son voisin ne parlera pas à l'étranger ; il changera seulement de public.

Et ce même éclairage apporte un avertissement qu'une École du dimanche (EBD) doit écouter les yeux grands ouverts : il existe le danger de tant nous occuper des mystères de la foi — la Trinité, l'incarnation, l'expiation — que nous en oubliions le Seigneur Lui-même et ceux pour qui Il est mort. Une contemplation qui ne mène pas au devoir « est sans profit ». Nous étudions pour servir, non au lieu de servir.

Partie IV — Éphésiens 2:13-18 : de loin à près, de deux à un seul

"Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié," (Éphésiens 2:13-14)

Tout le passage progresse par paires d'opposés que Christ réconcilie : loin et près (v. 13, 17) ; les deux peuples et un seul (v. 14) ; les deux et un seul homme nouveau (v. 15) ; l'inimitié et la paix (v. 14-16) ; et, en conclusion, les uns et les autres ayant accès auprès du Père dans un même Esprit (v. 18).

Et remarquez qui domine le paragraphe : Lui. Il est notre paix, Il a fait des deux un seul, Il a renversé le mur, Il a détruit l'inimitié, Il a créé l'homme nouveau, Il a réconcilié, Il est venu et a annoncé la bonne nouvelle. L'unité des Juifs et des païens n'est pas une conquête humaine, n'est pas le fruit d'un dialogue et n'est pas une tolérance bien gérée. C'est l'œuvre d'une Personne.

1) Loin et près, et le mur

Dans le vocabulaire juif de l'époque, « ceux qui étaient loin » étaient les païens et « ceux qui étaient près », Israël. La distance n'était pas géographique ; elle relevait de l'alliance.

Le « mur de séparation » est une expression rare. La plupart des commentateurs y voient une allusion à la balustrade du temple de Jérusalem, qui séparait le parvis des païens des zones intérieures, avec des inscriptions en grec et en latin menaçant de mort l'étranger qui la franchirait — des stèles que l'archéologie a retrouvées et qui sont aujourd'hui dans des musées. Et il y a un détail saisissant : Paul écrit à Éphèse, et c'est à cause d'un Éphésien, Trophime, qu'il avait été accusé d'avoir violé précisément cette barrière (Actes 21:29). Le mur qui a failli lui coûter la vie est le mur qu'il annonce renversé.

Appliquez cela sans détour en classe : toute Église construit des murs que le texte a déjà démolis. Mur de classe sociale, de niveau d'études, d'accent, d'ancienneté dans l'assemblée, de famille traditionnelle contre nouveau venu. Christ n'a ni rénové le mur ni ouvert un petit portillon dedans. Il l'a abattu.

2) Le verset que la lecture inclut et que presque personne n'explique

"Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ;" (Éphésiens 2:17)

Voici le point culminant de la leçon, et il commence par un vrai problème.

Le sujet de la phrase est Christ : Il est venu et a annoncé la paix à ceux qui étaient loin — les païens. Mais quand Jésus a-t-Il fait cela ? Dans son ministère terrestre, Il a été explicite en déclarant n'avoir été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël (Matthieu 15:24). Il n'a prêché ni à Éphèse, ni à Corinthe, ni à Rome. Les païens qui étaient loin n'ont jamais entendu la voix physique de Jésus de Nazareth. Et, pourtant, Paul écrit à des païens d'Éphèse qu'Il est venu et leur a annoncé la paix.

Il n'y a qu'une seule réponse, et elle change notre manière de considérer notre propre bouche : Christ a prêché à ceux qui étaient loin par la bouche de l'Église. Lorsque Paul est entré à Éphèse et a ouvert la bouche, Celui qui évangélisait était Christ.

L'Écriture confirme cette identification de manière saisissante. Saul allait à Damas pour arrêter des chrétiens, et la voix du ciel n'a pas demandé pourquoi il persécutait son Église, mais pourquoi Saul Le persécutait Lui-même (Actes 9:4). Jésus s'identifie aux siens au point que les toucher, c'est Le toucher. Et, si l'identification vaut pour la douleur, elle vaut pour la parole. C'est pourquoi Paul a pu écrire que nous sommes ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous (2 Corinthiens 5:20). Les spécialistes d'Éphésiens parviennent à la même conclusion en analysant le verset : Christ a prêché ce message de paix par l'intermédiaire des apôtres.

Le missionnaire, alors, n'est pas celui qui parle de Christ de loin. Il est la bouche par laquelle Christ continue d'arriver.

אב Dans l'hébreu — Ésaïe 57:19 et le verbe de Genèse 1 dans la bouche du prédicateur

Paul n'a pas inventé l'expression adressée à ceux qui étaient loin et à ceux qui étaient près. Il cite Ésaïe, presque mot pour mot. Et le verset entier du prophète dit : "Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près ! dit l’Éternel. Je les guérirai." (Ésaïe 57:19)

Le verbe traduit par « créer » est bara' — exactement celui de Genèse 1:1, où Dieu créa au commencement les cieux et la terre. Dans tout l'Ancien Testament, ce verbe n'a qu'un seul sujet possible : Dieu. Aucun homme ne bara' quoi que ce soit ; c'est le mot réservé à la création à partir de rien.

La conséquence est immense. Dieu déclare qu'Il crée Lui-même le fruit des lèvres qui annonce la paix à ceux qui sont loin et à ceux qui sont près. Même les paroles du prédicateur sont une création divine. Cela nous ôte le poids de devoir être éloquents — et met à notre charge la responsabilité d'ouvrir la bouche, parce que la parole que Dieu créerait n'existe que si quelqu'un la prononce.

3) L'accès

"car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit." (Éphésiens 2:18)

Le mot traduit par « accès » est rare et venait du monde de la cour : c'était le droit d'être introduit en présence d'un roi, le privilège qu'un courtisan accordait à celui qui pouvait s'approcher du trône.

Notez la structure du verset : par Christ, auprès du Père, dans un même Esprit — trinitaire dans sa forme et égalitaire dans sa portée. « Les uns et les autres » ont le même droit d'approche. Il n'existe ni file prioritaire dans le Royaume, ni salon VIP, ni intermédiaire humain. Et le résultat vient au verset suivant : "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu." (Éphésiens 2:19)

Quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds dans une église a, en Christ, le même accès que le croyant qui a quarante ans d'assemblée. Celui qui comprend cela évangélise sans air de supériorité — parce qu'il a découvert qu'il est lui aussi entré par la porte de la grâce.

La réconciliation en Christ réunit Juifs et païens en un seul peuple, ayant accès auprès du Père dans un même Esprit.
La réconciliation en Christ réunit Juifs et païens en un seul peuple, ayant accès auprès du Père dans un même Esprit.

Partie V — La mission et la fin : le Texte d'or lu avec soin

Le Texte d'or relie la mission à la fin : "Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations." (Marc 13:10) Le parallèle dans Matthieu est explicite quant à la conséquence : "Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin." (Matthieu 24:14)

Deux précautions s'imposent, et l'enseignant a besoin des deux.

Premièrement : le texte n'autorise pas l'idée que l'Église « accélère » le retour de Christ par ses propres efforts. On a déjà monté bien des campagnes sur cette confusion, comme si les missions étaient un bouton qui force la main de Dieu. Ce que les deux versets affirment, c'est que la proclamation universelle précède la fin dans le plan divin — non que nous contrôlions le calendrier. Les missions ne sont ni un marchandage, ni un objectif chiffré, ni un quota. Personne n'achète rien à Dieu avec un nombre d'âmes, et personne ne sort d'un cours d'EBD avec une dette qui ne se paierait qu'en statistiques. Nous prêchons par obéissance et par amour pour ceux qui n'ont pas encore entendu.

Deuxièmement : le « il faut » est plus fort qu'il n'y paraît. Le mot grec employé ici est le même que le Nouveau Testament utilise pour la nécessité divine dans les prédictions de la passion — ce qu'il « fallait » qu'il arrivât. La mission appartient au même ordre de nécessité que la croix. Elle n'est pas facultative pour l'Église parce qu'elle n'a pas été facultative dans le plan de Dieu.

Et la revue insiste, avec raison, sur le fait que la mission « n'est pas la tâche exclusive des dirigeants, mais la responsabilité de toute l'Église » (Romains 10:13-15 ; 1 Pierre 2:9), en concluant par l'exhortation adressée à Timothée de prêcher la parole et d'insister en toute occasion, favorable ou non (2 Timothée 4:2). Il vaut la peine de souligner cette expression : dans l'original, c'est « en occasion opportune et inopportune » — quand il y a une ouverture et quand il n'y en a pas. La mission n'attend pas le moment favorable ; elle le crée.

Deux notes de traduction aident l'enseignant, les versions différant dans leur manière de rendre ces passages. En 1 Pierre 2:9, lorsqu'il est question d'annoncer les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière, le mot grec désigne les hauts faits, les attributs glorieux de Dieu : le sacerdoce de tous les croyants n'est pas seulement un accès, c'est une charge d'annonce. Et en Ésaïe 52:7, qui célèbre sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles et qui publie la paix, le mot « paix » est le même qu'Ésaïe répétera au chapitre 57 — et que Paul reprendra en Éphésiens 2:17. Le fil est unique, du prophète à l'apôtre jusqu'à votre conversation du lundi.

Partie VI — Quand l'Église a failli décider que la mission ne continuait pas

Le titre de cette leçon est « La mission continue en nous ». Or il y a eu un temps, et il n'a pas été court, où une bonne partie de l'Église évangélique a lu la Grande Commission et a conclu le contraire.

Après la Réforme, il est devenu courant parmi les théologiens protestants de comprendre que l'ordre de Matthieu 28 avait été donné aux apôtres et accompli par eux au cours de leur propre génération, de sorte qu'il n'obligeait plus l'Église. L'accent portait sur la réforme de l'Église existante, et les missions transculturelles furent, pendant environ deux siècles et demi, l'œuvre surtout des catholiques et de groupes comme les frères moraves.

Il a fallu qu'un cordonnier anglais, William Carey, publie en 1792 tout un livre — une enquête sur l'obligation des chrétiens d'utiliser des moyens pour la conversion des païens — rien que pour prouver que l'ordre était toujours en vigueur. De ce livre est né le mouvement missionnaire moderne. La mission a bien failli ne pas « continuer en nous ».

Retenez la leçon de méthode, car elle dépasse l'épisode : une Église entière peut lire un texte avec sincérité et se tromper — et ce qui corrige l'erreur, ce n'est ni la majorité ni la tradition, c'est de revenir à ce qui est écrit. Si cela est arrivé à cette génération-là, cela peut arriver à la nôtre.

Trois autres voix, dans l'ordre chronologique :

  • Jean Chrysostome, dans ses homélies sur Matthieu, s'arrête sur la promesse de Jésus d'être avec eux et observe que Jésus ne promet pas sa présence seulement aux onze, mais à tous ceux qui viendraient après — parce que les onze ne pourraient pas vivre jusqu'à la fin du monde. Dès le IVe siècle, la lecture était celle de la continuité.
  • Augustin traite l'unité des Juifs et des païens d'Éphésiens 2 comme la figure de la pierre angulaire qui unit deux murs venant de directions opposées. Christ est la pierre de l'angle où les deux murs se rencontrent.
  • John Wesley, dans une lettre de 1739, alors qu'on lui refusait les chaires, a écrit la phrase qui a traversé les siècles : je considère le monde entier comme ma paroisse. C'est la réponse wesleyenne à la lecture restrictive de la Commission — et c'est l'héritage direct de notre famille théologique.

Et le pentecôtisme est né missionnaire. Du réveil d'Azusa Street, en 1906, sont partis des missionnaires vers des dizaines de pays en quelques années, et c'est de cet élan que deux Suédois, Daniel Berg et Gunnar Vingren, sont arrivés à Belém do Pará en 1910 et ont fondé l'Assemblée de Dieu au Brésil l'année suivante. Notre propre Église est le fruit de quelqu'un qui a compris Actes 1:8 comme un ordre en vigueur. Vous êtes assis dans cette classe parce que la mission a continué en quelqu'un.

Note de méthode : lire les anciens, les réformateurs et les pères de notre mouvement n'est pas un appel à l'autorité humaine. L'Écriture gouverne ; les interprètes aident.

Partie VII — Erreurs courantes d'interprétation

  1. « Le commandement principal est "allez". » La grammaire montre que le seul impératif est de faire des disciples ; aller, baptiser et enseigner sont des participes. L'accent n'est pas mis sur le déplacement, mais sur la formation de disciples de Christ où que l'on soit. Cela ne diminue pas les missions transculturelles ; cela corrige l'idée que celui qui ne voyage pas n'accomplit pas la Commission.
  2. « La Grande Commission n'a été donnée qu'aux apôtres et a déjà été accomplie. » Ce fut la lecture d'une bonne partie de la théologie protestante pendant environ deux siècles et demi. Mais la promesse qui accompagne l'ordre va jusqu'à la fin du monde — un délai qui dépasse la génération apostolique — et l'Église est envoyée comme le Fils a été envoyé (Jean 20:21). L'ordre demeure.
  3. « La formule trinitaire de Matthieu 28:19 a été ajoutée plus tard. » Tous les manuscrits grecs et toutes les versions anciennes comportent la formule, et la Didachè l'utilise déjà vers la fin du Ier siècle. Les citations abrégées d'Eusèbe sont un résumé d'auteur, non une variante textuelle.
  4. « Celui qui doute ne peut pas servir. » Le groupe mandaté sur la montagne comprenait des personnes qui doutaient (Matthieu 28:17), et Christ s'est approché d'elles et les a mandatées. Le doute est une faiblesse, non une vertu — mais ce n'est pas un critère d'exclusion. La certitude est venue en chemin, avec l'Esprit.
  5. « Puissance et autorité sont la même chose. » Matthieu 28:18 parle d'autorité (exousia, le droit d'agir) ; Actes 1:8 parle de puissance (dynamis, la capacité d'agir). La confusion engendre deux défauts : celui qui exerce l'autorité sans la puissance de l'Esprit devient autoritaire ; celui qui cherche la puissance sans soumission à l'autorité de Christ devient fanatique.
  6. « La mission est pour ceux qui ont le don d'évangélisation. » Éphésiens 2:17 dit que Christ a évangélisé ceux qui étaient loin — par la bouche de l'Église entière, non de spécialistes. Et Ésaïe 57:19 affirme que Dieu crée le fruit des lèvres de celui qui annonce la paix. La qualification n'a jamais été le talent ; c'est la disponibilité.
  7. « L'Église hâte le retour de Christ en prêchant davantage. » Marc 13:10 et Matthieu 24:14 affirment que la proclamation universelle précède la fin dans le plan de Dieu — non que l'Église contrôle le calendrier divin. Nous prêchons par obéissance et par amour, non pour manipuler l'horloge eschatologique.
  8. « Si je n'évangélise pas, le sang de cette personne est sur mes mains, donc je vis endetté. » Attention à ce raccourci. L'Écriture exige la fidélité, non le résultat : personne ne sauve personne, et la conversion est l'œuvre de l'Esprit sur une personne qui répond. L'urgence de la mission est motivée par l'amour et l'obéissance — lorsqu'elle tourne à la culpabilité chronique, elle produit un croyant épuisé et une évangélisation agressive, et ni l'un ni l'autre ne sont dans le texte.

Christ dans la leçon — ce qu'il reste à faire pour l'Église

Additionnez tout ce que les trois textes disent sur la mission et voyez ce qu'il nous reste.

L'autorité appartient à Christ — tout pouvoir Lui a été donné. La puissance appartient à l'Esprit — vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit. La voix appartient à Christ — Il a annoncé la paix à ceux qui étaient loin, par la bouche de l'Église. Même les paroles du prédicateur sont une création divine — Dieu crée le fruit des lèvres. La certitude n'était pas un prérequis — quelques-uns doutaient. L'équipe était incomplète — ils étaient onze. Le lieu était périphérique — une montagne en Galilée.

Ce que ces gens ont apporté se résume à une seule chose : ils sont allés à la montagne qu'Il avait désignée.

La seule contribution humaine à la plus grande mission de l'histoire a été la disponibilité. C'est exactement pour cela que personne n'en est dispensé — et exactement pour cela que personne n'a besoin de se croire grand pour servir. Et le Christ qui a mandaté des hésitants est le même qui a promis de rester tous les jours : la mission ne dépend pas de la taille de celui qui va, parce que celui qui va ne va jamais seul.

L'arc du trimestre — les treize leçons de « L'Église des païens »

Cette dernière leçon clôt un parcours. Il vaut la peine de mettre les treize leçons côte à côte pour que la classe voie le dessin tout entier : la grâce est sortie du centre, a traversé le monde et est arrivée jusqu'ici.

Leçon Texte Ce que la grâce a fait
1 Actes 13 A franchi la frontière : Antioche envoie Barnabas et Saul
2 Actes 14 A ouvert la porte de la foi aux païens
3 Actes 15 A refusé les ajouts : le concile et le salut par la grâce seule
4 Actes 16 A guidé au-delà des frontières : Philippes, l'Europe
5 Actes 17 A affronté les philosophes à Athènes
6 Actes 18 A suffi à Corinthe
7 Actes 19 A pris feu à Éphèse
8 Actes 20 A fait ses adieux à Milet : rachetés, héritiers, offrande
9 Actes 21–22 A été arrêtée à Jérusalem : le témoignage ajourné et publié
10 Actes 24 A été jugée à Césarée : le prisonnier était le seul homme libre
11 Actes 27 A fait naufrage : la promesse était certaine et les moyens n'étaient pas facultatifs
12 Actes 28 Est arrivée à Rome : sans aucun empêchement
13 Matthieu 28 ; Actes 1 ; Éphésiens 2 Continue en nous : l'ordre donné à un groupe qui doutait encore

Application — quatre points pour la vie de la classe

1. Christ mandate celui qui doute encore. La certitude n'est pas venue avant l'obéissance ; elle est venue en chemin. Celui qui attend la fin du doute pour servir mourra en attendant. La foi n'a jamais été l'absence de questions — c'est la décision d'obéir en les portant dans son sac à dos. Pour réfléchir : que cesseriez-vous de remettre à plus tard aujourd'hui si vous saviez que Dieu n'exige pas une certitude absolue pour utiliser quelqu'un ?

2. Ni l'autorité ni la puissance ne sont à vous. « Je ne suis pas digne » — l'autorité est à Lui. « Je ne suis pas capable » — la puissance est à l'Esprit. Remarquez qu'aucune des deux excuses ne parle du perdu ; toutes deux parlent de vous. Pour réfléchir : laquelle des deux est la vôtre, et depuis combien de temps vous cachez-vous derrière elle ?

3. Approchez-vous de celui qui doute. Devant un groupe traversé par des doutes, Jésus s'est approché, et Matthieu n'a même pas nommé ceux qui ont hésité. Nous faisons le contraire : nous étiquetons, nous chuchotons, nous exposons. Il y a quelqu'un qui chancelle dans votre classe ou dans votre maison et qui a besoin qu'on s'approche, non qu'on recule. Pour réfléchir : de qui vous êtes-vous éloigné juste au moment où cette personne avait le plus besoin que vous vous approchiez ?

4. Quand vous parlez, Il parle. Si Christ a évangélisé ceux qui étaient loin par la bouche de l'Église, votre conversation au portail et votre message vocal à un proche sont la continuation de sa venue — et les paroles elles-mêmes sont créées par Dieu. Cela donne du courage, parce que cela ne dépend pas de votre talent. Et cela donne une responsabilité, parce que, lorsque vous vous taisez, quelqu'un qui était loin n'entend pas la voix qui était déjà en chemin. Pour réfléchir : qui, dans votre rue ou dans votre famille, est encore « loin » — et depuis combien de temps attend-il que la voix de Christ arrive par votre bouche ?

Et, au bout du compte, la question du prophète reste en suspens, exactement telle qu'elle était : qui le Seigneur enverra-t-Il, et qui marchera pour nous (Ésaïe 6:8) ? La réponse vous appartient.

Prière finale

Seigneur, toi qui es monté sur la montagne désignée et qui y as trouvé un groupe incomplet, avec une place vide et des gens qui doutaient encore, merci de ne pas avoir attendu que nous soyons prêts. Si tu avais attendu, personne ici n'aurait été appelé.

Pardonne-nous nos deux excuses, Père. Celle qui dit « je ne suis pas digne », alors que l'autorité a toujours été la tienne. Et celle qui dit « je ne suis pas capable », alors que la puissance a toujours été celle de ton Esprit. Ôte de notre bouche les paroles qui ne parlent que de nous-mêmes, et mets-y le nom de ton Fils.

Enseigne-nous, Seigneur, à nous approcher de celui qui chancelle. Tu t'es approché de ceux qui doutaient au lieu de t'éloigner d'eux ; donne-nous ce même mouvement à la maison, dans la classe et dans l'église. Et garde-nous de transformer ton ordre en pression, en chiffre ou en marchandage : nous ne voulons rien t'acheter, nous voulons t'obéir par amour pour ceux qui n'ont pas encore entendu.

Ouvre notre bouche là où nous habitons, Père. Dans nos rues, dans notre travail, dans notre propre famille. Tu as promis de créer le fruit des lèvres de celui qui annonce la paix — alors crée en nous cette parole, car seuls nous n'en avons aucune qui vaille.

Et merci, Seigneur, pour chacun de ceux qui ne se sont pas arrêtés. Pour ceux qui ont traversé la mer, pour ceux qui sont venus sur cette terre, pour ceux qui sont entrés dans notre maison une Bible sous le bras quand nous étions encore loin. La mission a continué en eux, et c'est pour cela que nous existons. Qu'elle ne s'arrête pas maintenant. Tu as promis d'être avec nous tous les jours, jusqu'à la fin du monde — et c'est seulement pour cela que nous osons aller. Au nom de Jésus, à qui tout pouvoir a été donné dans le ciel et sur la terre. Amen.

Soli Deo Gloria — l'Écriture gouverne ; tout le reste, à genoux.

Questions fréquentes sur cette leçon

La Grande Commission a-t-elle été donnée uniquement aux apôtres et a-t-elle déjà été accomplie par eux ?+

Non, et la phrase même de Jésus ferme cette porte. L'ordre est lié à une promesse qui porte sur la durée : "et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ." (Matthieu 28:20). Aucun des onze n'a vécu jusqu'à la fin de quoi que ce soit — par conséquent, la promesse dépasse cette génération, et l'ordre qui l'accompagne aussi. Ajoutez à cela la manière dont l'Église est envoyée : "Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie." (Jean 20:21). Il est bon que l'enseignant sache que cette lecture restrictive n'est pas une invention d'internet : pendant environ deux siècles et demi après la Réforme, une grande partie de la théologie protestante l'a compris exactement ainsi — que Matthieu 28 n'engageait que les apôtres et personne d'autre. Il a fallu qu'un cordonnier anglais, William Carey, publie en 1792 tout un livre défendant le contraire pour que le mouvement missionnaire moderne commence. La mission a failli ne pas continuer en nous. Il vaut la peine de s'en souvenir avant de traiter cet ordre comme une question réglée.

Si la Commission vaut pour chaque croyant, celui qui ne peut pas voyager est-il alors en faute envers Dieu ?+

Non, il ne l'est pas. Observez la phrase grecque derrière la traduction : il y a un seul verbe d'ordre dans Matthieu 28:19-20 — faire des disciples — et trois verbes auxiliaires qui l'entourent : en allant, en baptisant, en enseignant. Le cœur de l'ordre n'est pas de se déplacer, mais de former des disciples de Christ. L'idée d'aller décrit la circonstance : tout en allant, où que vous alliez, sur le chemin où la vie vous conduit déjà. Cela ne diminue en rien les missions transculturelles — la revue a raison d'insister sur le fait que l'Église doit soutenir, envoyer et partir, et ce sont trois places dans la même œuvre, non trois catégories de sainteté. Ce que l'on corrige ici, c'est l'idée que celui qui reste sur place n'accomplit pas la Commission. La personne alitée qui parle de Christ à ceux qui entrent dans sa chambre fait des disciples. Et il vaut la peine de dire aussi l'inverse, car c'est la tentation la plus courante : dire "j'évangélise par mon exemple" sert souvent d'excuse pour ne jamais ouvrir la bouche. Faire des disciples inclut d'enseigner, et enseigner exige des paroles.

Matthieu 28:17 dit que certains ont douté. Celui qui a des doutes peut-il servir Dieu ?+

Oui — et c'est exactement ce que le texte rapporte. "Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes." (Matthieu 28:17). L'adoration et le doute dans la même phrase, dans le même groupe, au même instant. Et le verset suivant dit que Jésus, en s'approchant, leur a parlé : face à l'hésitation, Il s'est approché. Le mot que Matthieu utilise pour exprimer le doute n'apparaît qu'une seule autre fois dans tout l'Évangile, lorsque Pierre s'enfonce dans la mer et entend Jésus lui demander, en tant qu'homme de peu de foi, pourquoi il a douté (Matthieu 14:31). Dans les deux cas, la réaction de Christ face au doute a été de se rapprocher — sur la mer, en tendant la main ; sur la montagne, en s'approchant. Mais attention à l'étape suivante, car c'est là que beaucoup glissent : le texte ne fait pas l'éloge du doute et ne le transforme pas en vertu. Il est mentionné comme une faiblesse, non comme une marque de maturité. Ce qui est enseigné ici, c'est que Christ n'utilise pas le doute comme un critère d'exclusion — Il appelle des personnes hésitantes et les affermit ensuite. Celui qui fait de son propre doute un étendard s'est arrêté au verset 17 et n'est jamais arrivé au verset 18.

Quelle est la différence entre le "pouvoir" de Matthieu 28:18 et la "puissance" d'Actes 1:8 ?+

Ce sont deux mots différents dans l'original, et les confondre fait des dégâts. Dans Matthieu 28:18, où Jésus déclare que tout pouvoir lui a été donné dans le ciel et sur la terre, le mot est exousia : l'autorité, le droit légitime d'agir et de commander. C'est un vocabulaire de juge et de dirigeant, non de force brute. Dans Actes 1:8, qui annonce la réception de la puissance du Saint-Esprit, le mot est dynamis : la capacité, la force d'accomplir ; c'est de là que viennent "dynamo" et "dynamique". La différence est simple à illustrer : un agent de la circulation a l'autorité d'arrêter un camion en levant la main, mais aucune force pour l'arrêter à la force des bras ; un homme très fort a la force de pousser le camion, mais aucune autorité pour lui ordonner de s'arrêter. Christ possède les deux. Et voyez le détail qui change la vie du croyant timide : l'Église reçoit les deux d'en haut. L'autorité appartient à Christ, la puissance vient de l'Esprit. Quand on les confond, apparaissent les deux travers que nous connaissons bien : celui qui exerce une "autorité" sans la puissance de l'Esprit devient autoritaire, et celui qui cherche la "puissance" sans se soumettre à l'autorité de Christ devient fanatique.

Éphésiens 2:17 dit que Christ est venu annoncer la paix à ceux qui étaient loin. Quand a-t-Il prêché aux païens ?+

C'est la question la plus intéressante de la leçon, et elle a une réponse. Durant son ministère terrestre, Jésus a été explicite : "Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël." (Matthieu 15:24). Il n'a prêché ni à Éphèse, ni à Corinthe, ni à Rome ; les païens qui étaient loin n'ont jamais entendu la voix physique de Jésus de Nazareth. Et pourtant, Paul écrit aux païens d'Éphèse qu'Il est venu leur annoncer la paix. Il n'y a qu'une seule explication, et elle est glorieuse : Christ a prêché à ceux qui étaient loin par la bouche de l'Église. Lorsque Paul est entré à Éphèse et a ouvert la bouche, Celui qui évangélisait, c'était Christ. L'Écriture confirme cette identification d'une manière saisissante : Saul allait à Damas pour arrêter des chrétiens, et la voix venue du ciel n'a pas demandé "pourquoi persécutes-tu mon Église ?", mais lui a demandé pourquoi Saul le persécutait Lui-même (Actes 9:4). Si Jésus s'identifie aux siens au point que leur douleur est sa douleur, leur parole est aussi sa parole. C'est pourquoi Paul a pu écrire : "Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !" (2 Corinthiens 5:20). Le missionnaire n'est pas quelqu'un qui parle de Christ de loin ; il est la bouche par laquelle Christ continue d'arriver.

Marc 13:10 signifie-t-il que l'Église hâte le retour de Jésus si elle prêche davantage ?+

Non. Le Texte d'or dit : "Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations." (Marc 13:10), et le passage parallèle dans Matthieu complète : "Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin." (Matthieu 24:14). Tous deux affirment que la proclamation universelle précède la fin dans le plan de Dieu. Aucun des deux ne dit que l'Église contrôle l'horloge, et il est important de le dire clairement, car on a prêché bien des campagnes sur la base de cette confusion — comme si l'œuvre missionnaire était un bouton sur lequel on appuie pour forcer la main de Dieu. Ce n'est pas le cas. La mission n'est ni un marchandage, ni un objectif chiffré, ni un quota. Nous prêchons par obéissance et par amour pour ceux qui n'ont pas encore entendu, non pour avancer le calendrier. Une remarque aide à mesurer le poids du verset : le verbe d'obligation dans Marc 13:10 est le même mot de nécessité que le Nouveau Testament utilise lorsqu'il dit que le Fils de l'homme devait souffrir. La mission appartient au même ordre de nécessité que la croix. Elle n'est pas facultative pour l'Église parce qu'elle n'a pas été facultative dans le plan de Dieu.

Adultes

3e trimestre